Version FrançaiseEnglish VersionNederlandse versieDeutsch Version
PASS VERDON
1 semaine dans le Verdon = 2 campings pour découvrir la richesse de ce lieu exceptionnel !

En savoir plus

Glossaire

Androne, passage couvert reliant deux rues. Dans les villages provençaux, aux longues rues étroites, ces passages sont très nombreux.
AOC, appellation d'Origine Contrôlée, accordée par le Ministère de l'Agriculture et certifiant la qualité d'un produit et origine géographique.
Baptistère, lieu où l'on baptisait les premiers chrétiens. A l’origine le baptistère est un petit édifice isolé, proche de la cathédrale peu à peu remplacé par les fonts baptismaux.
Bastide, en Provence, grosse propriété de campagne, en général isolée.
Baume, terme provençal qui désigne une grotte ou un abri sous roche. C'est un toponyme très fréquent.
Borne milliaire, dites aussi "Milliaires", ces bornes jalonnaient les itinéraires romains, marquant les milles, c'est à dire mille pas ou environ 1500m.
Brouillade, se dit d'une préparation aux œufs, battus et cuits en général au bain-marie, à laquelle on ajoute un ingrédient, des champignons par exemple mais surtout des truffes. "La Brouillade" s'entend généralement comme une brouillade de truffes.

Cairn, en provençal quiho (quille) : empilement de pierres que l'on rencontre au bord des chemins et des routes et qui servent de bornes. Les cairns ou quiho se constituent peu à peu, chaque passant et surtout les bergers, apportant sa pierre à l'édifice.

Calade, la calade désigne en général un espace pavé de galets posés sur champ. Par extension les rues recouvertes ainsi sont appelées des "calades". On utilise aussi le verbe "calader" pour désigner cette technique qui évite le ravinement des voies pentues ou boueuses.

Campagne, dans le midi de la France "une campagne" est une propriété agricole, une ferme d'importance. On la désigne alors sous le nom de "Campagne X".
Campanile, armature de ferronnerie qui supporte une cloche au sommet des clochers et des tours de ville.
Carraïre, voie qu'empruntaient les troupeaux transhumants. On parle aussi de draille.
Cassoir, atelier où l'on cassait la coque des amandes. Le provençal parle pour cette opération de " dégovage ".
Castellaras, du mot " castel ", château et du suffixe provençal "as" ou "ras" qui ajoute une note péjorative pour désigner quelques chose de vieux, de passé, voire de détruit. Aux abords des villages on trouve souvent un site perché désigné sous le nom de Castelas, Castelleras ou Castallaras...

Charbonnière, construction de bois que l'on laisse se consumer lentement pour produire du charbon de bois. La charbonnière désigne aussi parfois le site de production. Charbonnier était un métier à part entière au XIXe siècle. En provençal on utilise le mot « bouscatier » pour le désigner.

Clapier, du provençal clap,  qui signifie tas de pierre. Amas pierreux provenant de l'épierrement d'un champ.
Clos, désigne un espace cultivé de petite superficie délimité par des murets ou plus souvent par des végétaux.
Clue, forme régionale du mot « cluse » : gorge étroite, défilé, résultant de l’action d’une rivière.
Colle, toponyme fréquent en Provence. Il désigne une grosse colline aux formes assez douces, facilement repérable dans le paysage.
Combe, large vallée évasée, souvent constituée de terres fertile.
Défens, aussi écrit deffens ou deffend. Zone boisée où tout pâturage était à l'origine interdit. Les défens constituaient une réserve de bois mais luttaient aussi efficacement contre l'érosion due au surpâturage.
Doline, large cuvette d'effondrement, de forme circulaire et à fond plat. Les dolines se forment à la surface des milieux calcaires.
Draille, comme la carraïre, la draille désigne une voie tracée par le passage des moutons transhumants. Sur le Plateau de Valensole, l'un de ces chemins porte encore le nom de "draille des troupeaux d'Arles".
E.N.S., Espace Naturel Sensible. Espace reconnu d'intérêt écologique et placé depuis 1985 sous la responsabilité des départements qui en définissent la politique d'ouverture de protection et de gestion.
Eouvière, eouvé en provençal désigne le chêne vert. Les éouvières sont des forêts de chênes verts dont on utilisait essentiellement le bois sous forme de charbon.
Fayet, du mot fayard qui désignait autrefois le hêtre. La Faye, Le Fayet, la Fayère sont des toponymes très répandus. L'exploitation du bois de hêtre, très recherché en menuiserie, a fait disparaître de nombreuses forêts de hêtres replantées par la suite avec d'autres essences mais dont le nom est resté.

Font, en provençal, Font désigne tout à la fois la source et la fontaine. C'est un toponyme très répandu, attestant la présence de l'eau.
Fuste, terme qui désigne le bois destiné à la construction.
Fuye, fuie, petite volière à pigeons. Sous l'Ancien Régime, le droit d'élever des pigeons (posséder un pigeonnier haut ou à pied) était réservé aux seigneurs. En Provence, cependant, le droit coutumier permettait aux paysans de posséder une fuye pour l'élevage de quelques pigeons (recherchés pour leur chair et leurs déjections très fertilisantes).

Gavots, sobriquet que l'on donne en Provence aux montagnards des Alpes.
Gypserie, décoration architecturale, intérieure ou extérieure, réalisée en plâtre. L'art de la gypserie se développa tout particulièrement à l'époque Renaissance. Ne pas confondre avec le stuc auquel on ajoute de la poussière de marbre.

Iscles, bancs de sable et de graviers qui se forment aux bords des rivières. Toponyme fréquent le long des plus larges cours d'eau, les iscles restent des zones inondables accueillant une végétation ripisylve (saules, roseaux, peupliers...). Elles pouvaient parfois être cultivées.

Jas, bâtiment bas et généralement assez long servant à la fois de bergerie et d'habitation au berger. Parfois entouré de quelques terres cultivables.
Karst, terme désignant les reliefs calcaires à l'origine de l'adjectif "karstique" utilisé pour tous les phénomènes caractéristiques de ces milieux : érosion, formation de lapiaz, de galeries d'infiltration, sources résurgentes ...
Lapiaz, calcaire de surface que le ruissellement des eaux a entaillé de sillons plus ou moins profonds. Glissants, les lapiaz sont redoutés des bergers pour les troupeaux.
Lavande fine (ou lavande vraie), plante aromatique que l’on trouve au-dessus de 800m dans les régions calcaires et ensoleillées. Elle est et de la utilisée en parfumerie ; Le lavandin, hybride de la lavande fine et de la lavande aspic, se cultive à une altitude moindre et offre un meilleur rendement. Son essence est cependant moins parfumée.

Magnan, terme provençal désignant le ver à soie dont la culture se développa à partir du 18e siècle. La pièce réservée à cette activité s'appelait la magnanerie. C'est un toponyme et par extension un nom de famille, très fréquent en Provence.

Marches climatiques
, strates de végétation bien différenciée révèle le passage d'un type de climat à un autre en fonction de l'altitude et de la latitude.
Mine, galerie souterraine creusée pour conduire l'eau de la source à une fontaine ou à un bassin, parfois sur plusieurs kilomètres de long.
Mourre, mot désignant à l'origine une haute montagne, visible de loin et dominant le paysage. En provençal, le mot mourre désigne aussi le museau.
O.N.F., Office National des Forêts.
Oppidum, habitat de l'âge du fer ou de l'âge de bronze, installé en hauteur et défendu par une ou plusieurs enceintes de pierre sèche.
Oratoire, petite construction en pierre abritant une niche dans laquelle on plaçait la représentation d'un saint. A l'entrée des villages, sur le bord des routes ou devant certaines propriétés, les oratoires protègent les hommes.

Pesquier, bassin naturel ou artificiel pouvant servir de réserve de pêche.
Plan, large plaine cultivable.
Poudingue, formation géologique faite de pierres et de galets liés entre eux par un ciment argilo-calcaire. C'est le cas de tout le plateau de Valensole.
Puy, colline aux flancs escarpés et généralement bien individualisée dans le paysage. Le mot se retrouve dans quelques toponymes pour la forme de "pré", "puy" ou "pui".
Ramée, branches coupées avec leurs feuilles utilisées pour la litière et l'alimentation des moutons, chèvres, mulets, vaches...
Restanques, murets construits en pierre sèche qui retiennent la terre et permettent de façonner un paysage de cultures en terrasse. La restanque désigne aussi ce mode de culture, indispensable sur ces reliefs pentus. Le terme provençal bancau, banquette désigne particulièrement la surface cultivable proprement dite.

Robine, lieu raviné, ravine, montagne de nature schisteuse.
RTM ou Restauration des Terrains de Montagne. A la fin du XIXème, la surexploitation des terrains de montagnes, (pâturage: déboisements) entraina de nombreux dysfonctionnement, lessivage des terres agricoles, effondrements…  L’État acquit de nombreuses terres et organisa un reboisement systématique et la construction d’ouvrages de soutènement : murets, enrochements.

Sagne, en provençal sagno. Autre nom du réseau à massette qui se développe dans les zones humides. Toponymes fréquents : seigne, sagne, saigne…pré marécageux.
Serre, en ancien provençal, le serre désigne une colline, un monticule. Dans le vocabulaire géographique français, serre désigne une colline étroite et allongée résultant de la formation d’une vallée encaissée.
Signal, jalon qui marque le sommet d’une montagne.
Souleiaire, lieu où l’on expose au soleil, séchoir abrité du vent, terrasse d’une maison.
Truffière, champ planté de chênes truffiers.

Provence
Provence
Provence
Provence
Provence
Valensole

Retour aux questions sur Glossaire