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Architecture dans le Verdon

La tuile à Loup

Aux arêtes des toits de tuiles vernissées du clocher de Comps-sur-Artuby on remarque de curieuses petites protubérances. Ce sont de petits bulbes creux qui ont la particularité de siffler lorsque souffle le vent. On appelle les tuiles qui en sont munies des tuiles à loup, parce que dit-on, lorsque le vent soufflait, chassant le loup des hauteurs où il vit habituellement, ce sifflement avertissait, les habitants qu'il fallait rentrer les poules et le menu bétail...

Chapelles

Entre Comps-sur-Artuby et Bargème, via Trigance, et jusqu'à Châteauvieux, le territoire de l'Artuby est émaillé de petites chapelles rurales, dont le charme tient tout autant aux bâtiments qu'aux sites dans lesquels elles sont implantées. Leur nombre dénote la vitalité et l'importance ancestrale de la vie religieuse en Provence; mais ici, leur variété surtout, illustre les innombrables motivations à l'origine de leur construction. Avec trois chapelles protégées au titre de Monument Historique, Comps fait figure de privilégiée. La présence, attestée, d'une Commanderie de templier n'y est pas pour rien.
Saint-André se signale de très loin par sa haute stature un peu raide dominant le village. Entre sa construction et sa fonction de chapelle, le statut de l'église a beaucoup évolué. Accolée autrefois au château, aujourd'hui disparu, elle servait à la fois de chapelle seigneuriale et d'église paroissiale. Trop petite peut-être et surtout trop perchée lorsque le village, petit à petit, est descendu vers la vallée, on lui a substitué l'église actuelle pour répondre aux besoins des habitants. Sa construction est très soignée et l'appareillage de pierre calcaire de ses murs parfaitement régulier.
Elle présente la particularité d'offrir trois types de couverture: des lauzes sur le chevet, la partie la plus ancienne, des tuiles sur la nef et des tuiles vernissées sur le clocher, revêtement réservé aux constructions les plus prestigieuses. Juste à côté, la chapelle Saint-Jean est beaucoup plus modeste mais tout aussi intéressante. On l'attribue parfois directement aux Templiers, notamment en raison du saint auquel elle est vouée, Saint Jean. Un peu à l'écart, Saint-Didier, isolé sur sa butte et d'une simplicité extrême. Il est probable qu'il s'agissait d'une chapelle funéraire, veillant sur un cimetière légèrement à l'extérieur du village.
En arrivant à Trigance on ne peut manquer la chapelle Saint-Roch légèrement à l’extérieur du village et précédée d'un porche. Le mur façade est ajouré, protégé par une rambarde en bois, ce qui permettait d'y faire halte et d'adresser une prière même si les portes étaient closes. Les jours d'affluence, la foule restait en contact avec l'intérieur et  pouvait suivre la bénédiction. La forme particulière de ces chapelles est fréquente dans la région. Surtout sur les itinéraires de pèlerinage. A Trigance, Saint-Roch fut construite en 1629 par les habitants pour être protégés de la peste qui sévissait alors dans toute la région. Saint Roch passe pour éloigner les maladies contagieuses. Ici c'est ce que l'on appelle une chapelle votive.
A Bargème l’origine de la chapelle est plus étonnante encore. Sa construction fut imposée par le Parlement de Provence aux habitants du village coupables d'avoir assassiné le seigneur du lieu en plein milieu d'un office. La communauté ne put que s'exécuter. La chapelle est vouée à Notre-Dame-des-Sept-douleurs. C'est ce que l'on appelle une chapelle expiatoire. Enfin en bas de Bargème sur la D21 on croisera un petit bâtiment tout simple récemment restauré: la chapelle Sainte-Pétronille. Pétronille passe pour protéger les troupeaux transhumants. Chaque année le buste de cette sainte était porté en procession dans cette chapelle à l'époque de la grande migration. On y bénissait les troupeaux ainsi que le pain et le sel. D'autres chapelles sont présentes tout au long des itinéraires. Leur histoire se perd dans la nuit des temps. On ne peut qu'imaginer les innombrables prières dont elles ont été le réceptacle. Toutes restent l’occasion d’une halte et d’un moment de détente.

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Châteaux de campagne

Au centre du village de La Palud-su-Verdon, enserré dans ses petites rues étroites, se trouve "le Château". Il faut s'éloigner légèrement du village, en direction de la Route des Crêtes, pour en saisir toute l'imposante masse, grosse construction carrée, flanquée de quatre tours d'angle qui proportionnellement semblent fines, façades sobres, régulièrement percées de nombreuses fenêtres sur deux étages, soubassement formant terrasse... Le château de La Palud-sur-Verdon, quoique s'appuyant sur une structure plus ancienne, dont on distingue la "couture" sur le mur nord et les restes de fenêtres à meneaux, est caractéristique des constructions nobiliaires de la région entre les XVIIe et XVIIIe siècles. Tout autour du Verdon on peut encore observer celles de Saint-Laurent-du-Verdon (Var), d'Eoulx (commune de Castellane) et surtout d'Aiguines (de l'autre côté des gorges) qui se distingue par ses toits couverts de tuiles vernissées polychromes en écailles de poisson, production des faïenceries de Moustiers-Sainte-Marie. A mi-chemin entre la ferme mi- seigneuriale mi- paysanne des siècles précédents, que l'on peut voir dans les gorges (domaine de Mayreste) ou près de Moustiers (L'Hert) et la bastide bourgeoise du XIXe siècle du type de Valx, que l'on croise après Moustiers en direction de La Palud, ces « châteaux » qui n'ont plus rien de défensif n'affichent plus que par leurs dimensions le rang de leur propriétaire. A l'intérieur cependant et selon la mode locale, elles étaient souvent décorées de gypseries. Après la Révolution, ces propriétés trop grandes furent souvent morcelées en plusieurs logements, A La Palud plusieurs potiers s'installèrent dans ces murs, utilisant les abords de la construction pour l'entrepôt et la préparation de l'argile. Au pied de la tour sud-est du château on peut encore voir le four du dernier potier Ce château abrite la Maison des Gorges du Verdon, espace muséographique du Grand Canyon.

Architecture de galet

Pour construire les maisons, les routes, les murets, les habitants du plateau (et d'un peu plus loin...) ont largement utilisé le matériau le plus proche et le plus facile à extraire : les galets du sous-sol. Le temps et la mode de la pierre apparente font ressurgir sur de nombreuses habitations la structure de ces murs. À l'origine, pour être protégés de la pluie, de l'humidité et du vent, ils étaient tous enduits. Miniatures de constructions, les innombrables cabanons qui se trouvaient auprès des terres cultivées et dans les vallées, montrent bien cette architecture issue directement de son environnement naturel. Les pierres provenaient d'ailleurs souvent du champ sur lequel se trouve le cabanon. Ces cabanons servaient à l'origine d'abri au paysan. Il y entreposait quelques outils. Parfois, l'homme et l'animal y passaient la nuit pour éviter d'avoir à revenir quand le champ était loin de la ferme. Leurs formes sont très variées. Certains possèdent deux pièces, un foyer, un étage pour entreposer du foin, ou un pigeonnier. La fiente des pigeons enrichissait la terre... L'économie rurale ne laisse rien au hasard... Avec la mécanisation et le départ de nombreux agriculteurs, certains de ces cabanons se transforment en "résidence secondaire" et ont été agrandis.

Le jas des Terres du Roux

Giono écrivait « Je me demande si ce que je vois là-bas est une ferme à forme de colline ou une colline à forme de ferme ». Il faut franchir le seuil de l’une de ces bergeries bâties sans mortier ni ciment, de cette pierre blanche détachée de la montagne de Lure. À l'ombre fraîche des coupoles du jas des Terres du Roux, le sentiment d'être en présence d'un art abouti est profond. Tout ici est essentiel, beau et simple : à l'abri d'un muret (le vent souffle fort sur la montagne de Lure), une cabane pour le berger, une nef à quatre dômes pour le troupeau, une aiguière pour l'eau du ciel. La qualité de cette architecture, peut-être millénaire, a été reconnue par le classement du jas comme monument historique, en 1993.

Les pigeonniers

Le pays de Forcalquier fut, sous l'Ancien Régime, le royaume des pigeons car le droit de colombier n'y était pas privilège seigneurial. Qui possédait et cultivait des terres pouvait édifier un pigeonnier et y accueillir des coulons, en nombre toutefois proportionnel à la taille de la propriété ; cet élevage peu coûteux était d'un grand intérêt : les pigeons sauvages étaient attirés à l'aide d'aliments salés  traditionnellement une queue de morue séchée (dont ils sont friands et devenaient rapidement fidèles au pigeonnier), tout en continuant à se nourrir seuls dans les champs voisins ; la fiente de pigeon, la colombine, est un engrais léger, facile à transporter jusqu'aux vergers des collines et la viande, un apport nutritif non négligeable. Peu d'entretien est nécessaire puisque la récolte de la colombine ne s'effectuant que trois à quatre fois par an. Les pigeons craignent le froid, le vent, le bruit ; ils sont la proie de prédateurs tels que rats, fouines, belettes. Ces données constituent autant de contraintes architecturales pour les pigeonniers : qu'ils soient en forme de tour ronde, rectangulaires, surmontés d'un pan de toiture de tuiles canal ou intégrés à la ferme, ils sont ouverts au sud ou à l'est, à l'abri du vent dominant. Ils sont hauts, pour que les oiseaux les repèrent de loin, et possèdent des aires d'envol protégées par une corniche saillante et un encadrement de carreaux vernissés pour faire patiner les rats. À l'intérieur, chaque couple a son nid dans un boulin, cavité à ouverture circulaire faite de brique, de plâtre ou de terre cuite. Certains pigeonniers ont plus de deux mille boulins. Ces constructions sont anciennes : la commune de Limans possède plusieurs pigeonniers des XVIe et XVIIe siècles ; celui du maire Caton, grande tour carrée de quinze mètres de haut, est daté de 1553.

Les cabanons pointus

Deux périodes géologiques (le Jurassique supérieur et le Miocène) ont laissé sur ces terres de Haute Provence, un trésor dans le champ et il a fallu creuser, comme dans la fable. Car il fallait bien épierrer ces terres ingrates pour les rendre cultivables. Alors pourquoi ne pas utiliser cette moisson de pierres sèches pour monter des murets qui délimitaient une terre ou qui soutenaient les terrasses de culture sur les terrains pentus, ou bien construire des abris pour ranger les outils, s'abriter ou abriter son troupeau. Le matériau est abondant, disponible, gratuit, solide et, dès le Néolithique, il est employé pour édifier les premières maisons de la sédentarisation ; les enceintes des oppida gaulois l'utilisent également. Et au fil des siècles, les constructions de pierres sèches, cabanes, fours, ruchers mais aussi fermes se multiplieront, s'appuyant sur des techniques de plus en plus élaborées. En pays de Forcalquier, les cabanons pointus sont très nombreux. En moyenne, un de ces cabanons a nécessité, dans sa construction de 200 000 à 300 000 pierres, pour un poids total de 30 à 50 tonnes. Deux parements sont montes en parallèle, entre lesquels, est inséré un blocage, lui-même constitué de pierres. Le choix des pierres, dans leur qualité (leur résistance au gel et au soleil en est le meilleur gage) et leurs dimensions, est déterminant pour la solidité du cabanon. La construction en encorbellement des coupoles ou des berceaux ne va pas sans poser des problèmes techniques. Dans le cas des coupoles, il n'a pas besoin de coffrage, mais plus la pente de la coupole est faible, plus elle est difficile à réaliser. Tout un savoir-faire qui s'est transmis de père en fils, affiné et améliore, au fil des générations, par les réussites et les échecs.


Verdon
Verdon
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Verdon
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pédalo dans le lac de Sainte-Croix
Accrobranche
Rafting
Pont de Galetas
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