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Milieu naturel du Verdon

Doline

On remarquera çà et là des dépressions rondes, au fond couvert d'une végétation herbacée bien différente des landes ou sous-bois clairs avoisinants. Il s'agit de dolines, manifestation tangible des phénomènes karstiques qui, au cours du temps, par dissolution du calcaire, sont à l'origine de la formation de gouffres, de rivières souterraines avec leurs résurgences, ou encore du dépôt de tuf à l'émergence des sources pétrifiantes. Par réaction chimique, l'eau de pluie riche en gaz carbonique dissout de la roche le carbonate de calcium. Petit à petit, par infiltration des eaux de ruissellement, le calcaire dissout est évacué, tandis que les impuretés qu'il contient (silex, argiles, oxydes métalliques divers), insolubles, restent en place. Au cours du temps (on parle de dizaines de millions d'années), la "fuite" du calcaire forme une dépression dont le fond est tapissé d'une couche plus ou moins imperméable d'argile. Une doline est née.

Avec le vent...

Le Mistral est particulièrement redouté sur tout le plateau de Valensole. II faut dire qu'il ne trouve, sur cette immensité plane, aucun obstacle à sa course, quand, descendant de la vallée du Rhône il s'engouffre dans celles de la Durance puis de l'Asse. S’il peut refroidir l'air en quelques heures, le Mistral chasse aussi les nuages et dégage l'horizon pour le plus grand bonheur des photographes. On dit souvent qu'il peut souffler 3, 6 ou 9 jours d'affilée.., mais rien ne prouve qu'il respecte ces délais. Le plus grand méfait du vent reste de décoiffer les toitures recouvertes de tuiles canal (dites romanes...) en général simplement posées sur les voliges. La dernière rangée de tuiles est parfois maintenue en place par des pierres dites "de rive". Mais ce sont surtout les clochers qui sont exposés au vent et c'est ainsi qu'on explique la tradition des campaniles apparus au XVIIe siècle mais dont le développement se situe surtout au XIXe. On dit que c'est la raison pour laquelle on prit l'habitude d'enfermer la cloche de l'horloge communale dans une "cage de fer" comme on appelait les campaniles au XVIIIe siècle. D'ailleurs, le campanile proprement dit désigne plutôt la tour qui supporte les cloches. Très répandus dans toute la Provence, les campaniles sont en règle générale présents dans tous les villages du plateau: très ouvragés, comme celui de Valensole (XVIIIe siècle) ou plus simples (comme celui de Saint-Martin-de-Brômes). On remarque aussi certaines similitudes entre ceux d'Allemagne-en-Provence et de Roumoules, certainement réalisés par le même ferronnier.  Derrière cette (relative) utilité, les campaniles sont aussi une marque distinctive pour le village, traduisant une volonté d'embellissement...


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Terres noires

Mais que sont ces "Terres Noires" présentes tout au long de ce trajet? Premier indice, ce sont des marnes, c'est-à-dire un mélange de calcaire et d'argile. Les calcaires proviennent de l'accumulation de débris de coquilles ou de squelettes d'animaux à faible profondeur, où se concentre la majorité de la vie aquatique. Les argiles, elles, sont issues de l'érosion et transportées par les rivières et les torrents, se déposent à plus grande profondeur. Dans quels cas argiles et calcaires sédimenteront-ils ensemble?  
  • L'aplomb d'un fleuve où les apports d'argiles se mélangeraient aux calcaires? Ici, l'étendue et la régularité des couches permettent d'écarter cette hypothèse.
  • Un grand lac? En "zonant" un peu, on trouve, dégagées par l'érosion, des petites ammonites. Celles-ci ne vivaient que dans les océans.
On va donc en conclure que nous sommes en mer, ni trop près (il n'y aurait que des calcaires), ni trop loin (il n'y aurait que des argiles) du rivage. Quant à la couleur noire qui, en milieu sédimentaire provient de l'enfouissement rapide de végétaux, elle témoigne d'un climat tropical, à végétation luxuriante.

Gypse et gypseries

Le gypse est une roche saline sédimentaire dont on trouve de nombreux gisements en Provence. La pierre était d'abord cuite puis réduite en poudre dans un moulin tel que celui qu’on peut visiter à Saint-Jurs. La meule y était actionnée par la force animale, d'où le nom de "moulin à sang " (très imagé) qui distingue ce mode de production des moulins à vent ou à eau. La poudre obtenue est d'abord tamisée et donne ce que l’on appelle communément le plâtre. Mélangé à de l'eau celui-ci se solidifie et mérite à nouveau le nom de gypse que la langue provençale a gardé de même que le français du Canada. Connu dès la plus haute Antiquité, le plâtre est l'un des premiers matériaux utilisés pour la construction: mortier, enduit et même brique; étaient réalisés en plâtre. Il constitue en outre un excellent pare-feu. On en recouvrait les poutres intérieures et les structures extérieures en bois. A Paris en 1667, à la suite de l'incendie qui ravagea Londres, Louis XIV imposa que les maisons à pans de bois soient recouvertes de plâtre (on trouve aussi du gypse en abondance dans le bassin parisien). Mais le plâtre dès la Renaissance fut aussi employé à des fins décoratives, appelées gypseries en Provence: le plâtre, ou plutôt le gypse, sculpté ou moulé sur place, agrémentait les voutes et les rambardes d'escaliers, les plafonds et les chemines, donnant l'apparence de la pierre tout en testant plus facile à mettre en œuvre. Riez fut un foyer important de l'art de la gypserie. L'escalier de l'hôtel de Mazan, plusieurs maisons de la Grande Rue et les cheminées de l'Hôtel Ferrier en gardent la trace. A différents niveaux ces gypseries se retrouvent dans tous les villages des alentours, principalement dans les maisons les plus riches, à Allemagne-en-Provence, Valensole, Moustiers. A Saint Jurs l'extraction du plâtre est attestée dès le XVIe siècle. Au XIXe la commune comptait 5 fabriques dont la dernière cessa son activité dans les années 1920. En contrebas de l'église, un moulin à plâtre récemment restauré retrace la technique de cet artisanat

Des grottes dans les gorges

Occupées depuis au moins 400 000 ans les basses et les moyennes Gorges du Verdon sont des témoins privilégiés de l'installation et de l'évolution des hommes en Haute-Provence. Au Paléolithique inférieur et moyen, les anténéandertaliens (Baume Bonne) puis leurs descendants, les Hommes de Neandertal (Baume Bonne, Abri Breuil Grotte Sainte-Maxime) ont trouvé dans ces gorges à la fois des abris (contre le froid la pluie, les bêtes sauvages), une faune abondante (bouquetins sur les falaises, bisons sur les plateaux, castors dans le Verdon, chevaux dans la Plaine de Quinson) et la matière première pour leurs outils (chaille, silex sous forme de galets). Il semblerait que les premiers hommes modernes (Paléolithique supérieur) aient peu occupé les rives du bas Verdon, les seules traces de leur passage se retrouvant à la Baume Bonne. De même, on remarque la présence très ponctuelle des derniers chasseurs-cueilleurs du Mésolithique (Abri du Pont de Quinson). Au Néolithique (apparition de populations d'agriculteurs sédentaires) et pendant l'âge du Bronze, les gorges sont de nouveau investies. Les hommes y vivent (Abri du Jardin du Capitaine, réseau de l'Eglise, Grotte Murée), y meurent (Abri du Pont de Quinson, Abri des Points rouges, Grotte Murée, dolmens de Saint-Laurent) et y pratiquent peut-être des cérémonies (Abri Donner, réseau de l'Eglise, Aven de Vauclare).A partir de l'Âge du Fer, les hommes cessent d'occuper les grottes et abris de manière régulière pour s'installer en hauteur (oppidum de Saint-Michel). Tout au long des siècles suivants, les gorges serviront de refuge en périodes troublées, d'abri aux "marginaux" (le célèbre bandit Gaspard de Besse), d'habitat aux bergers, (grottes murées de Montpezat et d'Esparron).

Une histoire d'eau

Dans le Parc naturel régional du Verdon, l'eau est un thème récurrent autour duquel les communes se sont fédérées. Actuellement en phase d'étude, un Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau (SAGE) sera bientôt mis en place sur l'ensemble du bassin versant de la rivière. A une échelle locale plus petite, deux sentiers d'interprétation s'appuient sur ce thème pour raconter l’histoire et la vie du village d'Artignosc. L'eau constitue un élément majeur de la vie d'autrefois. Nous avons oublié les efforts qu’il fallait parfois faire quotidiennement pour s’en procurer et la crainte régulière d’en manquer. Elle dessine une sorte d’histoire intime des communautés villageoises : ici, comme à Moissac, c’est la vente d’un bois communal qui permet d’acquérir une source abondante. A Trigance c’est un généreux donateur qui permet à la commune de construire citerne et fontaine. Les archives communales regorgent de délibérations concernant l’eau : recherche de nouvelles sources, entretien des puits, querelles autour de son usage. Le plus souvent, une seule source alimentait un village de 200 personnes et la fontaine était le cœur du village. Au départ d'Artigriosc, on peut suivre pas à pas l’histoire de l’eau, de la roche où elle prend naissance jusqu’au moulin qu’elle fait tourner, en passant par la fontaine, le lavoir et le pesquier sans oublier la fontaine de prestige du seigneur.
Autant d’étape de ce « chemin de l’eau » qui illustrent le principe d’une utilisation rationnelle, des besoins les plus propres (la boisson des hommes), à l’irrigation des jardins et des prés. Un parcours de deux heures qui vient à point nommé enrichir notre prise de conscience environnementale sur la ressource en eau.

Lac de Sainte-Croix

Si le lac porte aujourd'hui le nom de Ste-Croix, la commune sur laquelle fut construit le barrage, c'est cependant le village des Salles-sur-Verdon qui paya le plus lourd tribut à l'aménagement hydro-électrique de la vallée. L’ancien village, entièrement détruit et englouti en 1974 lors de la mise en eau du lac, fut reconstruit quelques centaines de mètres plus haut. Malgré son aménagement moderne et le développement d'activités touristiques liés au nautisme et à la baignade, la commune vit encore avec douleur le traumatisme subi, et ne veut pas perdre la mémoire. Dans le village, un parcours historique fait le lien entre l'ancien et le nouveau village à travers les monuments publics. Autour du lac, un sentier botanique raconte ce qu'était la vie dans la vallée avant le barrage. Enfin à la "maison du lac", une exposition permanente présente à travers films, photos et maquettes ce qu'était l’ancien village... Autant de découvertes originales et émouvantes d'une histoire à proprement parler "extraordinaire".
Tuf Les résurgences fossiles ou encore actives qui ponctuent les falaises calcaires sont souvent soulignées par des "coulées" brun-jaunâtre de tuf qui dessinent l'écoulement de l'eau. Le tuf ou travertin (les deux mots sont synonymes) est une roche friable qui se forme par précipitation du calcaire dissous dans l'eau. Rien ne se crée, rien ne se perd, cette réaction chimique est l'inverse exact de la dissolution qui se produit sur les plateaux quand l'eau de pluie en "attaquant" le calcaire est à l'origine de la formation du karst. La teneur maximale de calcaire dissout que peut contenir l'eau est fonction, entre autre, de sa teneur en gaz carbonique. Lorsque, après son séjour souterrain dans le réseau karstique, l'eau resurgit, elle perd une partie de son gaz carbonique, ce qui provoque la précipitation du calcaire dissout (c'est le même phénomène qui entartre les robinets). Les sources pétrifiantes résultent de l'encroûtement de la végétation avoisinante par le tuf qui précipite dans les éclaboussures. Les turbulences des cascades, en "aérant" l’eau sont une autre cause de "perte" de gaz carbonique, et donc de dépôt de travertin.

Lac de Castillon

Dès le début du XXe siècle, l’État a envisagé d'utiliser les eaux du Verdon pour produire de l'électricité, Le Lac de Castillon fut le premier grand lac de retenue du département.
La construction du barrage a fait l'objet de travaux considérables pour l'époque et s'est échelonnée de 1929 à 1948. Lors de sa mise en eau, le village de Castillon fut englouti ainsi que la route N212. On peut d'ailleurs, quand le niveau d'eau baisse, apercevoir l'ancien Pont Julien. Aujourd'hui, le Lac de Castillon couvre une superficie de 500 hectares et s'étend sur une longueur de 8 km en aval de Saint-André-les-Alpes. Il contient environ 150 millions de m3 d'eau qui servent principalement à la production hydroélectrique et constituent une réserve pour l'irrigation agricole et l'alimentation en eau potable de la région,
Les plages aménagées et bases nautiques de Saint-André-les-Alpes, Saint-Julien-du-Verdon et Castellane permettent la pratique des loisirs nautiques et de baignade, cette dernière étant surveillée en juillet et août sur les trois sites.

L'argent du Fournel

L'Argentière-la-Bessée doit son nom aux mines de plomb argentifère, exploitées dès le Moyen Âge ; cette richesse lui valut d'être concédée au dauphin Guigues V en 1155. On exploitait alors la mine de façon très primitive ; la roche, très dure, ne pouvait être attaquée au marteau qu'après dilatation par le feu. On imagine les dangers de cette technique ! Les galeries ainsi excavées étaient étroites, tortueuses et mal étayées. Au total, douze mille tonnes de minerai furent extraites en deux siècles. Délaissée pendant cinq cents ans, la mine fut remise en service au me siècle. Grâce aux progrès techniques — la dynamite, les pompes hydrauliques —, le chantier s'étendait alors sur les deux rives du torrent du Fournel, sur plus de quatre cents mètres ; en 1855, cent trente-cinq ouvriers y travaillaient et y habitaient avec femmes et enfants. L'exploitation prit fin en 1908 avec l'épuisement du filon.

Sous les skis, les chourums

Les skieurs de Superdévoluy dévalant la piste du Chourum savent-ils que le mot désigne, en patois local, un gouffre creusé par les eaux d'infiltration dans le sol calcaire ? II existe plus de 400 chourums dans le Dévoluy. Les plus profonds dépassent 1000 mètres et certains sont envahis de glace. Martel, l'inventeur du Verdon, fut le premier à descendre dans un chourum en 1896, et depuis les spéléologues les explorent avec méthode. Il s'agit d'immenses glacières : si le puits d'entrée reste à l’abri du soleil, la neige qui y pénètre se tasse, se transforme et se recristallise par strates, en volutes aux teintes changeantes épousant le relief de la cavité ; la température n'y excède jamais 1°C. Au fond du Chourum Clot, à l'ouest d'Agnières, furent découverts, après un important dégel, des troncs de mélèze vieux de près de 400 ans.

Comme des oiseaux

Le ciel de Haute-Provence est un paradis pour tout ce qui vole. L'ensoleillement, les formes et les directions du relief créent, en effet, des conditions exceptionnelles pour le vol à voile et les activités de vol libre. Le planeur utilise les ascendances thermiques, nées de réchauffement de l'air, et les ascendances dynamiques, créées par le relief. Sur les faces sud et ouest des parois rocheuses, les deux types se combinent, permettant de fortes vitesses ascensionnelles. Le planeur s'élève en spirale dans les ascendances thermiques ou thermodynamiques, ou monte en ligne droite le long des pentes exposées au vent. Il peut couvrir des distances de plus de mille kilomètres sur un circuit programme à l'avance. Les machines récentes atteignent des performances impressionnantes qui s'expriment par leur coefficient de finesse, elles peuvent parcourir, à partir d'une altitude de mille mètres, une distance en vol plané d'une soixantaine de kilomètres. En théorie, car si l'air est animé d'ascendances, il existe aussi des mouvements en sens inverse, qui peuvent entraîner un atterrissage forcé dans un pré. Les terrains de vol à voile de la région dont le plateau aéronautique de Saint-Auban, sont, chaque été, le lieu de concentration des pratiquants de ce sport. Affronter la falaise du pic de Bure à la recherche de la plus forte zone ascendante, côtoyer les aigles, émerger soudain au-dessus de la crête dans le grand bleu du ciel, constituent autant d'expériences inoubliables. En vol libre, parapente et deltaplane, de l'expérience et une bonne connaissance de l'aérologie de montagne, constituent le viatique nécessaire pour se lancer du haut d'un sommet. Mais il existe des écoles qui évitent aux Icare en puissance, de se brûler les ailes au soleil provençal !

La route des Crêtes

Du belvédère de Trescaïre, à celui de l'Imbut, en passant par ceux de l'Escalès, du Tilleul et des Glacières, la route des Crêtes longe le canyon en contournant le Collet Barris qui culmine à 1 460 mètres d'altitude. Elle est jalonnée de nids d'aigle surplombant le Verdon et ménageant autant de points de vue vertigineux sur la partie amont des gorges. D'autres belvédères, peut-être moins impressionnants, comme ceux de la Dent d'Aire ou encore des Guègues, ont une toponymie plus imagée. La falaise de l'Escalès est réputée pour ses nombreuses voies d'escalade ; les amateurs de varappe, conquérants d'un inutile si nécessaire aujourd'hui, sont, ainsi, les héritiers pacifiques d'autres conquérants, ces chevaliers de Trigance qui, il y a quelques siècles, pour bénéficier de l'effet de surprise dans leur assaut de La Palud-sur-Verdon construisirent sur ces parois abruptes, un escalier de buis qui donna son nom au site. Une école d'escalade prépare de nouvelles générations de grimpeurs. Situé entre les belvédères des Glacières et de l’Imbut, le Chalet de la Maline est le point d'accès au sentier Martel. Il est en effet préférable (fréquentation et sécurité obligent) que tous l'empruntent dans le même sens. D'un passé marqué par les luttes entre seigneurs locaux et comtes de Provence, La Palud-sur-Verdon n'a conservé qu'un clocher roman, coiffé, au XIXe siècle, d'un campanile. Il possède, aussi, un château dont les tours d'angle rappellent celui d'Aiguines. Aujourd'hui, c'est le camp de base des sportifs, de toutes disciplines, et le siège du bureau des guides. Au-delà, la route de Moustiers-Sainte-Marie suit le ravin de Main Morte et franchit le col d'Ayen ; les belvédères du col d'Ayen, de Mayreste offrent les derniers points de vue sur le canyon et, passé le col de l'Olivier, celui du Galetas, au pied des sources et des grottes de Saint-Maurin, donne, en prime, le premier sur le Lac de Sainte-Croix.

La Corniche Sublime

A Aiguines, s'amorce la route de la Corniche qui surplombe la rive sud du Verdon. Au col d'Illoire, des perspectives s'ouvrent sur le lac de Sainte-Croix et le canyon. Dans le cirque de Vaumale, où jaillit une source d'eau fraiche, le parcours devenu forestier, se fait à quelque cinq cents mètres au-dessus du lit de la rivière et à près de deux cents mètres au-dessus du bord du plateau de la rive droite qui apparaît en contrebas. Au pas de l'Imbut et à la falaise de Baucher, c'est de nouveau la confrontation avec des paysages vertigineux. C'est au pied de la falaise du Baucher que les eaux du Verdon jouent une fantastique partie de cache-cache avec un chaos de blocs effondrés : c'est le passage du Styx. Édouard Martel lui donna ce nom, lors de sa première expédition en 1905, après qu'Armand, tombé dans les eaux tumultueuses, se soit écrié : « C'est l'enfer ! ». La falaise des Cavaliers, où se trouve un restaurant, la vue est imprenable. Le marcheur intrépide peut rejoindre le lit tout en galets du Verdon, par un sentier vertigineux. La passerelle de l’Estellié, emportée par la rivière en 1994 permettait de gagner la rive droite et de rejoindre le sentier Martel. Elle a été reconstruite depuis. Sur la rive gauche, le sentier (en corniche) de l’Imbut est taillé à flanc et toujours délicat. Il permet de rejoindre le Styx, et se poursuit jusqu’’au pied de l’Imbut.
Au niveau de l'Étroit des Cavaliers, la route s'écarte du canyon, le rejoint au tunnel du Fayet, percé d'une enfilade d'ouvertures, et s'en écarte de nouveau avant de contourner le Pilon du Fayet. Enfin la route franchit le canyon de l'Artuby à quelques centaines de mètres en amont de la Mescla.
Prouesse technique au temps de sa construction, en 1936, I’ immense arche de béton armé du pont de l'Artuby enjambe, d'un seul élan, les cent dix mètres qui séparent les deux parois très abruptes du canyon. Aujourd'hui les amateurs d'émotions fortes pratiquent le saut à l'élastique en s'élançant depuis le parapet de l'ouvrage. Les Balcons de la Mescla surplombent le seul méandre en épingle à cheveux que le Verdon décrit autour d'une arête rocheuse, deux cent cinquante mètres en contrebas entre les Baumes aux Hirondelles et aux Chiens, en amont, et la Baume aux Bœufs en aval. Ces grottes, creusées par les tourbillons de la rivière, servaient d'abri aux bêtes sauvages ou non, et quelquefois, à l'homme. La rivière aborde cet obstacle naturel tangentiellement en face des Baumes Fères et c'est à la pointe même de son méandre, à la Mescla, que les eaux de l'Artuby se mêlent aux siennes. Vers l'amont, le regard peut suivre, sans obstacle, le ruban vert et presque rectiligne de la rivière qui passe au pied des barres de l'Escalès.

Verdon
Verdon
Verdon
Verdon
Verdon
pédalo dans le lac de Sainte-Croix
Accrobranche
Rafting
Pont de Galetas
Pont du Roc

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