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Secrets des villes du Verdon

Aiguines ou la mémoire du bois

Sur les flancs de la montagne de Margès à l’entrée du défilé des Gorges du Verdon, le territoire d’Aiguine est essentiellement recouvert de forêts et de landes.  Ce milieu agricole assez pauvre ne permettait guère que l'élevage de chèvres et de moutons... Pourtant, les habitants d'Aiguines surent tirer profit de leur environnement en développant l'artisanat du bois et en particulier du bois tourné. Traditionnellement, on trouve des tourneurs sur bois dans de nombreux villages, mais Aiguines fit de cette activité, attestée dès le XVIe siècle, une véritable spécialité, la hissant au XIXe au rang d'industrie villageoise. De nombreux ateliers, puis deux fabriques au début du XXe siècle, employaient plusieurs dizaines de personnes. La matière première ne manquait pas et coûtait peu. Le chêne, le hêtre et surtout le buis se trouvent ici en abondance. En abondance... mais pas "à portée de main". Pour le buis surtout, l'essence la plus recherchée, celle dont le "grain", très fin, permet un polissage parfait, il fallait savoir prendre des risques et s'aventurer au bord du vide. L'exercice nécessitait parfois d’être encordé. Au village ce bois durement gagné et ramené à dos d’homme se transformait alors en une quantité d’objets quotidiens : manches d’outils, cuillères, barreaux de chaises, boites ou quilles, jeu féminin qui se pratique dans toute la Provence.
Mais la réputation d'Aiguines tenait surtout à la fabrication des boules cloutées, ancêtres de nos boules de pétanque et légèrement plus grosses. Le cœur de la boule, en buis dégrossi, était recouvert de clous serrés qui lui conféraient l'arrondi et la solidité nécessaires. L'opération de cloutage était faite à la maison par les femmes, "les ferreuses". Quand il faisait beau, on s'installait devant sa porte et la rue résonnait de petits coups secs et répétés. A partir d'archives, d'entretiens et d'observations passionnées, Marie Wallet a retracé l'histoire du bois tourné à Aiguines dans un livre très complet où l'on trouvera même de nombreuses planches techniques pour la fabrication d'objets en bois tournés; "Les tourneurs sur bois à Aiguines", éditions Jeanne Laffite; Marseille, 1983. Dans le village, on peut visiter le Musée des Tourneurs, créé à partir de l'atelier du dernier artisan qui exerça l'art du bois à Aiguines et rangea ses ciseaux à bois en 1979.

La dernière sorcière d'Aiguines

La mère Bousquet fut la dernière des sorcières de Provence. Elle habitait un mas près d'Aiguines ("la ferme de la Médecine"), où elle préparait de nombreuses potions et liqueurs secrètes avec des plantes cueillies sur le plateau de Canjuers et aux abords des falaises du Verdon.
Elle les connaissaient toutes et savait à quel moment les ramasser : la saison, la lune et même l'heure de la cueillette avaient leur importance.
La ronce pour les angines, la lavande pour les piqûres d'insectes ou de vipères, et tant d'autres.
Aucune maladie ne résistait à la vieille "masque" et on venait parfois de très loin pour la consulter.

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La Fontaine de Trigance

Un enfant généreux... Au centre de Trigance, sur la petite place ombragée on trouve une curieuse fontaine, la fontaine Giraud, droite et crénelée comme une tour. Elle porte le nom de son généreux donateur, un enfant du pays, qui ayant fait fortune à Paris, fit un don à la commune pour financer une fontaine. Son argent finança aussi une vaste citerne, réserve quasi inépuisable pour la fontaine puisqu'elle pouvait contenir 500000 litres d'eau. Après cela les Trigançois furent définitivement à l'abri de la "disette d'eau" si redoutée en Provence.

Bargème

Il n'est pas seulement le plus haut village du Var, c'est aussi l'un des "plus beaux villages de France", distinction nationale qu'il n'est pas facile d’obtenir. Cette reconnaissance, Bargème la doit d'abord à son site exceptionnel. L'arrivée sur le village, de quelque côté que l’on vienne, est impressionnante. Accroché sur les flancs de la montagne de Brouis, le village est dominé par l'orgueilleux château médiéval de la famille des Pontevès, depuis le XIIe siècle. Mais du centre du village que l'on atteint en franchissant l'une des portes fortifiées, la vue sur la vallée et les terres agricoles de Bargème est tout autant impressionnante. L'environnement se lit ici à ciel ouvert: en bas les terres agricoles et le hameau de l'Estang, protégés d'un côté par la montagne et de l'autre par trois mamelons couverts de forêts et que l'on appelle les Serres. Au-delà des terres on lit encore très bien l’aménagement des terrasses qui partent à l’assaut du Brouis, autrefois plantées de céréales et d'amandiers, de pois et de fruitiers, juste avant les hauteurs pelées de la montagne, dont on exploita intensivement les ressources forestière jusqu’au début du siècle dernier. A l'intérieur de ce qu'il reste de l'enceinte médiévale, le village a été entièrement restauré et remis en valeur. Le château, dont les hautes ruines se distinguent de tous les villages environnants, possède encore quatre belles tours rondes très élancées et deux tours carrées. A l'intérieur, peu d'éléments subsistent, belles allées dallées, départ de voûtes qui témoignent de son occupation. Mais Bargème possède aussi une très belle église dédiée à Saint Nicolas. Toute proche du château, elle remplissait les fonctions d'église paroissiale. A droite du portail d'entrée, on remarque encore le bel appareil des murs de la chapelle privée des seigneurs de Bargème. Hors des remparts à l'ouest du château, une petite chapelle du XVIIe rappelle l'un des évènements les plus tragiques de l'histoire du village. Le seigneur local. Antoine de Pontevès fut assassiné dans l'église en 1595. Le parlement d'Aix s'éleva contre ces pratiques peu chrétiennes et imposa à la population de bâtir une chapelle pour expier cet outrage... ce qui fut fait en 1607. La chapelle fut dédiée à Notre Dame des sept douleurs.

Le Gaoubi

La première fontaine de Brenon se situe en bordure de route à quelques mètres d'un hameau appelé les Henry et c'est probablement pour cette famille Henry qu'elle fut construite. Il existe une autre fontaine à Brenon mais il faut s'armer de patience pour la découvrir. Ou alors demander à quelqu'un "Ia fontaine du Gaoubi". Et l'on vous demandera « savez-vous ce que cela veut dire Gaoubi »? Si vous ne savez pas, il se peut qu’on ne vous l’indique pas. Mais à l’inverse, si vous répondez que ce mot signifie "habileté" en provençal, on pourra aussi vous dire que puisque vous êtes si malin, vous n'avez qu'à la trouver tout seul... De toute façon elle est à sec...

La scierie de la Martre

Chacun s’en souvient à la Martre et pourtant ils sont de moins en moins nombreux à l’avoir connue en fonctionnement. Le plus étonnant c’est qu’il ne reste presque plus rien des nombreux bâtiments de l’ancienne scierie qui exploita pendant plusieurs dizaines d’année les bois de la montagne de Brouis, peuplés de pins. La scierie a fermé ses portes en 1923 suis à un incendie. Elle employa jusqu’à 40 personnes.

Châteauvieux, village double

Nombreux sont les villages qui se sont déplacé tout au long de leur histoire. L'histoire de Châteauvieux est complexe mais sa particularité actuelle est que deux sites sont encore occupés, à quelques mètres l'un de l'autre. A Châteauvieux, on distingue cependant précisément le plus haut village et le plus bas village. Chacun d'eux possède une fontaine et un lavoir quasi identiques. Sur la route — très courte — qui les relie, une croix tente de faire la jonction.

L’église Saint-Thyrse de Robion

Au milieu de la plaine qui domine Robion, douce et ouverte comme la paume d’une main, se dresse le petit clocher de l’église de Saint-Thyrse. On sait peu de choses de ce minuscule vaisseau roman, isolé et protégeant l’enclos de son cimetière. Aujourd’hui simple chapelle, il servit autrefois d’église paroissiale au village, aujourd’hui hameau de Castellane. Peut-être s’agissait-il d’un prieuré… Les questions demeurent sans rien enlever à la poésie du lieu. La Construction remonte probablement au milieu du XIIe siècle. La nef voûtée s'est effondrée au XVIIIe siècle. A l'intérieur comme à l'extérieur, elle présente un décor de bandes lombes emprunté à la tradition du haut Moyen Âge. Il parait s’être longtemps perpétué dans les zones alpines où on le retrouve souvent (en particulier sur les clochers, à Moustiers-Sainte-Marie). La chapelle a subi de nombreuses réparations et malheureusement de nombreux actes de vandalisme et de vol. Elle reste cependant ouverte et est inscrite aujourd'hui au titre de Monument Historique.

Village du Poil

Curieux nom village. Son origine viendrait du provençal lou péu, le pieu référence peut-être à l’énorme piton rocheux qui domine le site. Mais plus étonnant an que le nom, l'arrivée au village du Poil est saisissante. Perdu au milieu des rochers, le village en ruine évoque la solitude de ces montagnes. Ses derniers habitants ont quitté leurs maisons en 1929. Pourtant en 1856 le village comptait 335 habitants. Il y avait deux cafés, plusieurs écoles et une église. En 1900 ils ne sont plus que 200, puis 80 en 1914. Aujourd'hui le Poil est rattaché à la commune de Senez. On mesure la rapidité avec laquelle à partir du XXe siècle, l'exode rural s'est abattu sur ces zones rurales. Pourtant les terres du village n'étaient pas ingrates. L'agriculture traditionnelle associait élevage de moutons et de cochons, culture de blé, de légumes et cueillette de lavande et de miel en appoint. Mais la vie était rude : "Dans ces montagnes, dès que l'hiver arrivait, une épaisse couche de neige ensevelissait tout durant trois mois ou plus: la pelle ne quittait plus le devant de la maison. On était coupés de tout. Au Poil, début décembre, il fallait avoir fait les provisions pour tout l'hiver et les huit familles du village s'apprêtaient à vivre coupées du monde, au rythme ralenti de la morte saison". "La Vie de ceux d'avant" (souvenirs d'un simple paysan de la vallée de l'Asse) par Albert COTTE. Éditions Les Alpes de Lumière. 1990. En 150 pages émouvantes, Albert Cotte se souvient de son enfance au village du Poil, où il est né en 1907 et qu'il quittera en 1922 pour suivre ses parents dans la vallée de l'Asse. Il retrace avec une mémoire étonnante, les travaux des champs, la transhumance, la cueillette de la lavande, et les fêtes.

L'enfant de Valensole

Valensole n'a pas seulement donné son nom au plateau qui l'entoure; elle a aussi laissé sa trace dans l'histoire, grâce à un enfant du pays, Moyeul (ou Maïeul) qui dirigea la puissante abbaye de Cluny en Bourgogne de 954 à 994. Issu d'une riche famille de Haute-Provence largement dotée à Valensole, Moyeul (dont on n'est pas bien sûr qu'il soit né dans la ville...) fit don des possessions paternelles à son abbaye. Un prieuré dépendant de Cluny et composé d'une poignée de bénédictins perdura à Valensole jusqu'à la Révolution française. On peut encore voir la cour du Doyenné, centre de la communauté monastique, à côté de l'église paroissiale qui domine le village de toute sa masse. Moyeul est une figure importante dans l'histoire religieuse de son temps. Fait prisonnier par les Sarrasins, il est libéré contre rançon. À la suite de cet événement épique, c'est en son nom que les Provençaux chasseront les envahisseurs. Après sa mort, il est rapidement élevé au rang de saint, et son culte reste très fervent durant tout le Moyen Âge. À Valensole une chapelle lui est dédiée. Ne vous étonnez pas si vous rencontrez un petit garçon appelé Moyeul le prénom est encore répandu sur le plateau.

Histoire de Valensole

L'histoire du plateau de Valensole fut marquée par la présence romaine à partir du 1er siècle de notre ère. Plusieurs voies romaines le traversaient, reliant notamment Fréjus à Sisteron. À l'intersection de ces routes, les Romains développèrent l'antique capitale des Reii, peuplade autochtone, pour en faire une cité de droit latin. De cette époque glorieuse, Riez (prononcez RieS) a gardé 4 colonnes, vestiges d'un temple, aujourd'hui isolées à la sortie de la ville, au milieu d'un pré. Au printemps, entourées de moutons, elles évoquent davantage la Grèce que Rome. Dans la ville et aux environs, les traces de cette époque sont nombreuses : bornes milliaires*, pierres sculptées, sépultures, mosaïques et objets mobiliers. Mais l'histoire de la ville ne s'est pas arrêtée là. Dès le Ve siècle, la ville est le siège d'un évêché. Non loin des colonnes se trouvent les vestiges de la cathédrale de cette époque le baptistère*, construction isolée dont il reste peu d'exemples en France. Puis les habitants se réfugièrent sur la colline qui la domine, avant de redescendre à son emplacement actuel vers le 'ove siècle. De belles maisons Renaissance, dont l'hôtel de Mazan et celui de Ferrier, décorés de gypseries, sont le signe d'un important développement économique et culturel. La visite de la vieille ville procure une étrange sensation, empreinte de poésie. On se sent parfois comme les premiers à parcourir ces petites rues médiévales qui communiquent entre elles par de nombreux passages, les andrones. Aujourd'hui Riez, ses commerces et ses deux marchés hebdomadaires attirent de nombreux touristes. Sur la route de Quinson, un haut silo de béton des années 1930, encore en activité, nous rappelle la vocation agricole de la région. Entre les quatre colonnes romaines et ce silo, Riez compte 2000 ans d'histoire ininterrompue.

Guillestre

Guillestre qui tire son nom du latin Guil extra (hors du bassin du Guil et de ses crues), est située à la porte du Queyras. Peuplé dès l’Antiquité, le site apparait pour la première fois dans l’histoire en 1118, dans une bulle du pape Gélase II. Possession de l’archevêque d’Embrun à partir de 1147, Guillestre le restera jusqu’à la Révolution. Dès 1150, un château est édifié sur la hauteur dominant le bourg, résidence occasionnelle des archevêques d’Embrun. La construction des remparts, les barris, est entreprise en 1392, durant la guerre de Cent Ans, pour défendre la ville contre les ravages des Grandes Compagnies : il en subsiste les tours d’Eygliers et des Remparts, et des portes comme celle de Sainte-Catherine. Au XVe, siècle, Guillestre obtient des franchises pour ses foires — celle de la Saint Luc se tient toujours en octobre. C'est à la fin du Moyen Age qu'est reconstruite l'église Notre-Dame d'Aquilon, pour remplacer celle du XIe, siècle ; un marbre rose local, dit marbre de Guillestre, est l'un des matériaux employés ; les deux colonnes centrales du porche, protégé par un réal, reposent sur des lions accroupis, gardiens fort débonnaires : un chien repose sa tête sur l'une des pattes du lion ; la porte possède une serrure de fer forgé où figure le visage de l'archevêque d'Embrun, seigneur de Guillestre, encadré de ceux d'un échevin et d'un juge de la ville, et de deux oiseaux. Le clocher carré, de trois étages, est surmonté d'une flèche octogonale. En 1515, la cité voit passer les troupes de François Ier, en route vers l'Italie et d'immortelles victoires. Pendant les guerres de Religion, restée catholique, Guillestre résiste à deux reprises, en 1586 et 1587, aux troupes du duc de Lesdiguières. Lors des dernières guerres d'Italie, Louis XIII et Richelieu font halte dans la cité. En 1692, durant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, c'est à Guillestre que les troupes du comte de Schomberg rejoignent, à la fin du mois de juillet, celles du duc de Savoie. Cette armée de trente mille hommes met le pays à feu et à sang, brûlant, au passage, le château de Guillestre dont le bourg est investi après trois jours de siège. Louis XIV décide aussitôt une révision des places frontières, et c'est Guillestre qui nourrira les troupes et fournira le bois nécessaire à la construction de Mont-Dauphin. À l'arrivée sur Guillestre par la route qui vient d'Eygliers, un défilé se glisse entre deux hautes parois calcaires. Il porte le nom étrange de rue des Masques.

Rue des Masques

La rue des Masques avait mauvaise réputation. D'étranges lueurs y brillaient et ses parois résonnaient de voix mystérieuses qui s'exprimaient en une langue inconnue. Elle était fréquentée par des mascs, des sorciers... La nuit de Noël, au premier coup de minuit, la roche s'ouvrait sur une grotte remplie d'or pour se refermer au douzième coup. Une habitante d`Eygliers venait de perdre son mari, mort aux Amériques où il était allé chercher fortune. Sans un sou, la pauvre femme, son enfant dans les bras, s'en fut la nuit du 25 décembre à la rue des Masques. La grotte s'ouvrit mais, le temps d'aller chercher un panier, elle se referma; emprisonnant l'enfant. Folle de douleur, la pauvresse revint tous les soirs mais ne put retrouver son vrai trésor, son fils, que le Noël suivant : il attendait souriant, assis sur l'or des sorciers.

Les instituteurs de Barcelonnette : Une plume, deux plumes...

Les montagnes de Haute-Provence furent, de longue date, parmi les régions les plus alphabétisées de France ; elles envoyaient leurs régents, puis leurs instituteurs vers les contrées moins favorisées. À Barcelonnette, dès le XIIIe siècle, les trois quarts de la population masculine savent lire et écrire. Au XVIIIe siècle, cette ville est célèbre pour sa foire aux instituteurs, qui a lieu le 30 septembre de chaque année. Ce jour-là, les candidats viennent offrir leurs services pour les écoles qui ouvrent leurs portes pendant la durée de l'hiver. Les attributs de leur chapeau expriment leurs compétences : avec une plume d'oie, le postulant est apte à enseigner la lecture et l'écriture ; avec deux plumes, il peut ajouter le calcul, et avec trois, un peu de grammaire et de latin.

Colporteurs..., jusqu'à Mexico !

Dès le XVIIIe siècle, des habitants de l'Ubaye, devenus colporteurs, parcouraient l'Europe pour vendre les productions des fabriques locales de tissu de laine et de fils de soie. En 1814, Joseph-Antoine Couttolenc fut le premier « Barcelonnette » à partir chercher fortune au Mexique. Il avait dix-huit ans. Il fut suivi, en 1821, par les frères Arnaud, de Jausiers, qui transitèrent par La Nouvelle-Orléans, avant de rejoindre Mexico où ils ouvrirent un magasin de tissu à l'enseigne « el cajon de ropa de las siete puertas ». Vers 1830, ils firent venir trois de leurs anciens employés dont deux rentrèrent au pays, quinze ans plus tard, avec un pactole de deux cent cinquante mille francs or, chacun. C'est alors la ruée vers le Mexique : au début du XXe siècle, cinq mille familles de Barcelonnettes y sont fixées, passant du commerce de tissus au détail à la vente en gros et à l'industrie textile. Un groupe achète la Banque Londres, Mexico et Amérique du Sud qui bat monnaie pour tout le Méxique. Près de quatre-vingt-dix pour cent des émigrants restèrent au Mexique et devinrent mexicains : aujourd'hui, le nombre des descendants des Barcelonnettes est estimé à cinquante mille, résidant, majoritairement à Mexico. Parmi ceux qui rentrèrent au pays, quelques-uns le firent « cousus d'or » et placèrent leur argent dans la pierre, qu'elle soit celle de leurs somptueuses villas ou celle de leurs tombeaux ! La plupart de ces villas furent construites entre 1880 et 1930. L'une des premières, La Sapinière, appartenait à Alexandre Reynaud, père de l'homme d'État Paul Reynaud. Peu de références au Mexique dans le traitement architectural de ces villas : seuls quelques-uns de leurs noms évoquent ce qui fut pour leurs propriétaires le pays de cocagne : Puebla, Tapatia, Morelia...

Colmars-les-Alpes

Colmars-les-Alpes est la « colline de Mars » des Romains. Au confluent de la Lance et du Verdon, aux limites du comté de Provence, caparaçonnée de fortifications, elle constitua trois siècles durant un avant-poste français face à la Savoie, l'ennemi potentiel qui à moins de dix kilomètres, occupait Allos depuis 1388. La ville actuelle doit à François Ier le tracé de ses rues et l'aspect de ses remparts, rescapés des différents incendies dont eu à souffrir la ville. La construction de l'église Saint-Martin date de la même époque, adossée au mur d'enceinte. En 1690, le duc de Savoie déclarait la guerre à la France et ses troupes, aux ordres du marquis de Parelli, incendiait Villars-Colmars, sans pouvoir investir la cité. Vauban intervint et deux redoutes, au nord le fort Saint-Martin appelé depuis fort de Savoie, et au sud le fort du Calvaire désormais fort de France, toutes deux reliées à la ville par des caponnières (de capon, froussard) ou communication protégées. Vauban ne suivit pas directement les travaux et exprima haut et fort son désaccord sur la réalisation de certaines parties. De fait, ces fortifications ne servirent jamais puisqu’en 1713, le traité d’Utrecht rendit l’Ubaye et le Haut-Verdon à la France.
Bonaparte, en 1793 fit une étape prolongée dans la ville, avant d'entreprendre sa campagne d’Italie. Il confia la garde du fort de Savoie à Desaix et celle du fort de France à Soult. Dans la paix retrouvée après la signature du traité d'Utrecht, Colmars fut réputée un temps  pour sa production de draperies et le secret d'une teinture végétale bleue. La cascade de la Lance, en amont de la rivière, est une halte rafraîchissante dans un cirque de roches noires et blanches. Au sud de Colmars, débouchant sur Beauvezer, les gorges de Saint-Pierre sont peu fréquentées, elles doivent leur nom à l'ermite qui s'y réfugia jadis. Un sentier vertigineux, taillé dans la roche, serpente en corniche à flanc de falaise.

Le faiseur d'or de la Palud-sur-Verdon

Un nommé De l'Isle vivait à la Palud. Outre ses occupations de forgeron-armurier, il se livrait à la transmutation du fer en or. Ce fait pourrait faire sourire certains, pourtant de nombreux personnages de l'époque l'ont attesté. La nouvelle se propagea, à la vitesse de l'éclair, aux oreilles du Roi qui le fit chercher sur le champ! Notre homme, méfiant, ne voulut quitter son village. Les cavaliers du roi durent le ramener pieds et poings liés. Le roi le reçut très courtoisement, mais De l'Isle refuser d'opérer devant lui, persuadé que les mauvais traitements reçus étaient du fait des ordres du roi. Le roi, déçu, n'insista pas et lui rendit sa liberté. Un de ses ministres, connaissant l'affaire, fit emprisonner notre "faiseur d'or" lui faisant mille promesses s'il acceptait de travailler pour lui. De l'Isle refuse et mourut sous les tortures, emportant son secret avec lui.

La falaise de L'Escalès

On prétend qu'au Moyen-Age déjà, les seigneurs de Trigance, voulant attaquer les habitants de La Palud-sur-Verdon, auraient franchi la formidable falaise de l'Escalès, en un endroit où la barre rocheuse s'abaisse à 60m. Stratagème dangereux certes...mais à l'aide de traverses de buis plantées dans le rocher, ils auraient réussi à franchir l'obstacle. Une façon à eux de faire de "l'artif". La redoutable falaise a gardé le nom de ces barreaux rudimentaires :" lou escalès" voulant dire "échelle" en provençal.

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