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Découvrir l'Artuby

A coté de Castellane, il existe une autre vallée, et d'autres gorges que celles du Verdon. Ainsi l'Artuby, le Verdon et le Jabron se côtoient, s’emmêlent, se séparent ou se rencontrent à nouveau et rendent les randonnées et promenades uniques et magnifiques.
Ainsi, sur cette page nous verrons les différents sentiers que l'on peut effectuer dans la vallée de l'Artuby.

  • La Martre-Châteauvieux
  • Comps-sur-Artuby
  • Brenon
  • Le Bourguet
  • La Bastide
  • La Martre
  • Trigance

L’Artuby : La Martre-Châteauvieux

Ce circuit, entre Châteauvieux et la Martre, alterne passages en sous-bois et portions le long des ruisseaux des Frayieres et de Font Freye. Il vous permettra de découvrir ces villages voisins par les anciens chemins, d'accéder à Châteauvieux par le bas, par les champs, et à la Martre par le haut, par la colline (nombreux points de vue). En prolongeant la marche jusqu'au pont de Madame (ou pont de la Serre), vous découvrirez, face à la montagne de Brouis, un très joli ouvrage d'art dressé au-dessus de l'Artuby.

Le Sentier de l’Avelanier

Deux départs possibles, depuis les villages de Châteauvieux (Départ 1) et de la Martre (Départ 2).
D1 : Parking à l'entrée du village de Châteauvieux, juste avant le restaurant
D2 : Sous le village de la Martre, route en direction de l'Artuby et des Mauniers
  • Depuis l'aire de stationnement, descendre par la route D52 en direction de la Martre. Juste après le panneau de sortie de village, suivre la petite route montant à gauche (balisage blanc et vert). L'itinéraire, en direction de la Martre, quitte le chemin goudronné à 200 m, puis s'engage sous les bois. Il remonte le vallon en rive droite, franchit une clôture, puis se poursuit sur l'autre versant jusqu'au sommet de la colline du Deffends. Le sommet, boisé, n'offre pas de point de vue. Prendre le chemin forestier de droite redescendant en crête, entre chênes et pins sylvestres, au vallon des Frayieres.
  • Il débouche à une borne en pierre marquant la limite de commune. Prendre à gauche et remonter le vallon jusqu'à la route.
  • Traverser la route et prendre en contrebas le chemin de l'Avelanier. Il monte sous les bois puis se prolonge rapidement par un agréable sentier entre pins, buis et genêts jusqu'au chemin de crête dominant la Martre. Suivre le chemin sur la droite jusqu'au village (nombreux points de vue sur la Martre et les sommets avoisinants).
  • Traverser le village (fontaine, bistrot de Pays) et suivre, en contrebas, la petite route en direction de l'Artuby, des Mauniers et du pont de Madame. Cette section, non balisée, suit la route sur 1,7 km le long du ruisseau des Frayieres. A la première intersection sur la droite (panneau de randonnée - lieu-dit "Bastide des Mauniers), suivre le chemin balisé en blanc et vert remontant le vallon de Font Freye (possibilité de continuer à descendre par la route pour aller voir le pittoresque Pont de Madame à 1 km).
  • Il débouche aux clairières situées sous le village. Monter aux maisons et traverser Châteauvieux par la rue principale s'engageant sur la droite pour rejoindre le parking devant le restaurant. 

2h30, 8.5km de marche, 250m de dénivelés, balisage blanc et vert. Randonnée à pied ou en VTT, de difficulté moyenne.


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Châteauvieux

De La Martre à Châteauvieux, entre Artuby et Jabron (deux affluents du Verdon), le paysage est constitué de plusieurs petits vallons où se cachent de nombreuses sources. L'une d'elles, au quartier dit "Saint-Pierre-en-Demueyes", à proximité de cet itinéraire, est même réputée miraculeuse. Est-ce la présence d'une abbaye à ses côtés qui forgea cette croyance? Ou alors la découverte sur le site d'une tombe anthropomorphe (c'est-à-dire creusée en forme d'homme), probablement d'époque gallo-romaine? On l'ignore mais l'habitude de venir ici chercher la guérison s'est maintenue jusqu'au milieu du siècle dernier.
La tradition locale voulait même que le sarcophage soit celui de saint Pierre en personne! Il ne reste rien de la petite abbaye du XIIe siècle, plusieurs fois livrée au pillage durant son histoire. Rien, si ce n'est quelques traces et une chapelle dédiée à saint Pierre. Elle est datée de 1615 mais l'origine de sa construction, sur les lieux mêmes des bâtiments de l'abbaye, est probablement plus ancienne et pourrait remonter au XIIe siècle. Quoiqu'il en soit, le site, aménagé, offre un cadre idéal pour une halte paisible et mérite le détour.
La particularité du village de Châteauvieux est d'être double. On distingue un "Plus Haut Village" et un "Plus Bas-Village" nettement séparés l'un de l'autre. Vers 1579, pendant les guerres de religion, l'ancien château seigneurial est dévasté et avec lui probablement, un certain nombre d'habitations groupées à ses côtés. Il sera reconstruit à la fin du XVIIe siècle. C'est aussi à cette époque que l'on trouve pour la première fois la mention d'un "bas village". Entre ces deux dates, une partie des habitants s'est donc déplacée. Mais contrairement à ce que l'on constate ailleurs (à La Bastide ou au Bourguet par exemple), le foyer ancien de Châteauvieux n'a jamais été complètement abandonné.

Chevreuil ou sanglier ?

….la marque de fabrique : A première vue, il semble difficile de confondre le sanglier et le chevreuil. Et pourtant, lors de cette balade, il est fort probable que vous croiserez (si vous êtes un peu attentif aux zones boueuses) les pistes de ces deux compères sans forcément pouvoir les distinguer.
  • si vous avez affaire à un sanglier adulte, vous remarquerez le plus souvent la trace des deux onglons derrière et latéralement à celle des sabots.
  • l'empreinte du chevreuil ne dépasse pas 4 cm de long et donne une impression de finesse (largeur d'un sabot ne dépassant pas 1 cm), celle du sanglier peut atteindre 5 cm et semble plus trapue (largeur de 2 cm).

L’Artuby : Comps-sur-Artuby

La commune de Comps-sur-Artuby est riche d'un patrimoine architectural remarquable protégé au titre des Monuments Historiques. En vous promenant sur ces trois itinéraires situés autour du village, vous irez à la découverte d'un édifice classé : la chapelle Saint-André, et de trois édifices inscrits: les chapelles de Saint-Jean et de Saint-Didier et le vieux Pont de la Souche.
En prolongeant la balade jusqu'au Mauvais Pont vous découvrirez au pied du village un joli pont dressé au-dessus des gorges de l'Artuby permettant d'accéder au hameau de l'Avelan, aujourd'hui dans le camp militaire de Canjuers. Départ place de la République devant la mairie.
  1. Circuit des chapelles
  2. Le mauvais pont
  3. Le pont de la souche
  4. Le Fayet
  5. Le sommet de Siounet

Circuit des chapelles

  • Depuis la mairie, parcourir la rue de la Bourgade en suivant la direction du circuit des chapelles.
  • Passer devant la Fontaine, longer l'école du village, l'église et monter aux chapelles par la rue des Templiers. Le chemin, balisé en blanc et vert, conduit également au hameau de la Souche (à 2,5 km) et au village de Bargème.
  • A l'intersection suivante, suivre la voie de gauche montant à la chapelle Saint-André qui domine le village. Du haut de la colline, juste au-dessus de l'imposante chapelle, on bénéficie d'une vue panoramique à 3600 sur Comps-sur-Artuby, le village de Bargème et son château, le hameau de la Souche et les sommets des Gorges du Verdon. Continuer sur l'itinéraire. Passer la chapelle Saint-André et poursuivre sur le sentier du patrimoine en direction de la deuxième chapelle : Saint Jean.
  • L'accès à la chapelle, isolée sur la colline, se fait au milieu des vestiges du village médiéval. Le retour au point de départ se fait par le sentier empierré partant en contrebas.

1h, 1km de marche, 50m de dénivelés, aucun balisage, randonnée à pied, facile.

La chapelle Saint-Didier

Elle se situe à 700 m du village par la route. Depuis Comps, suivre la départementale D955 en direction de Trigance et prendre à 200 m la première route à gauche. Elle conduit directement à la chapelle.

Les chapelles

Outre de nombreux oratoires, les villages comptent souvent plusieurs chapelles, témoins de la vitalité religieuse des siècles passés. Beaucoup de ces édifices, de plus ou moins grande qualité architecturale en fonction des moyens de leurs bâtisseurs ont disparu, petit à petit laissés à l'abandon, parfois détruits lors d'évènements politiques, voire transformés au fil du temps. Le village de Comps a la chance d'avoir conservé trois chapelles qui méritent le détour et dont la qualité justifie qu'elles soient aujourd'hui classées ou inscrites au titre des monuments historiques.
La plus importante de ces chapelles se signale de loin : c'est Saint-André. C'était autrefois l'église paroissiale de Comps. L'essentiel du village se concentrait alors autour d'elle. Il reste d'ailleurs quelques traces d'habitat médiéval à ses pieds. La disparition du château, le déplacement progressif des habitants vers la vallée et enfin un coup de foudre, en 1761, entraînèrent petit à petit sa désaffection. La chapelle des Pénitents blancs, reconstruite, devint l'église principale à sa place. Mais Saint-André garde fière allure et sa haute silhouette ne perd rien à être admirée de plus près.
L'appareillage des pierres, régulier, est d'un très bel effet et ses trois types de couverture (lauzes, tuiles et tuiles vernissées) animent joliment le bâtiment et retracent son histoire. Non loin de Saint-André et toujours dans les limites du village médiéval, on rejoint la chapelle Saint-Jean. Construite à même la roche, simple et trapue, cette chapelle passe pour être d'origine templière. Sur sa façade, un œil de bœuf et sur son chevet, une meurtrière en croix, constituant une visée avec le lever du soleil, le 24 juin, jour de la Saint-Jean.
Quant à la troisième chapelle, de l'autre côté du village, elle est beaucoup plus simple. Petit vaisseau régulier terminé par un chevet élégant, il s'agit probablement d'une chapelle funéraire qui veillait autrefois ses morts sur un petit enclos. Elle est dédiée à Saint-Didier, patron de Comps et son isolement ajoute à son charme.

Le Mauvais Pont

Pas de panique, ce pont ne vous veut aucun mal! La dénomination "mauvais pont", comme celle de "pont du diable", était autrefois assez répandue. Dans les documents anciens, le Mauvais Pont de Comps est parfois aussi appelé le Petit Pont (et l'on devine facilement pourquoi en le voyant ...) de l'Avelon, du nom du lieu-dit situé de l'autre côté de l'Artuby.
Le pont servait à rejoindre ces terres hautes et à leurs habitants de gagner plus rapidement le village. C'est un bel exemple des innombrables petits aménagements à usage" micro-local" construits autrefois et qui laissent souvent leur marque dans la toponymie. Mais pourquoi l'appellation de "Mauvais Pont" a-t-elle peu à peu remplacé celle de "Petit Pont" ? L'environnement resserré des gorges a peut être joué dans l'imaginaire collectif. A moins que sa petitesse et sa stabilité n'aient pas inspiré confiance ... Il a peut-être été le théâtre d'un évènement malheureux ...
  • Depuis la mairie, suivre le même itinéraire que pour le circuit des chapelles. A la place de la fontaine, prendre la deuxième petite rue descendant à droite (chemin de l'Avelan). Le chemin goudronné passe au-dessus des petits potagers et rejoint à 200 m une bifurcation en Y.
  • Suivre la voie de gauche jusqu'à son extrémité, elle descend à la station d'épuration du village.
  • Du bout du chemin part un sentier qui descend en lacets au Mauvais Pont. Le retour se fait par le même itinéraire.

1h (A/R), 3km de marche, 100m de dénivelés, aucun balisage, randonnée à pied, facile.

Le pont de la Souche

Il y a des "mauvais" ponts, et il y en a de beaux. Celui de la Souche se classe plutôt dans la seconde catégorie et son environnement n'inspire aucune méfiance. On y fait même halte avec plaisir. C'est un très bel aménagement qui date du XVIIe. Il remplace un pont plus ancien en pierre ou en bois. Il repose sur des pieux de bois enfoncés dans les alluvions recouverts de dalles à la façon romaine. Son intérêt tient essentiellement dans sa forme savante qui s'incurve pour rejoindre la terre ferme et dans ses arches consolidées par des "becs". Ronds ou triangulaires, aménagés pour per- mettre aux piétons de s'écarter du passage ils facilitent l'écoulement de la rivière. Un tel ouvrage s'explique parce qu'autrefois la route très fréquentée (Toulon-Entrevaux) passait dans le hameau de la Souche et que les crues de l'Artuby étaient très importantes.
Ce fut sans doute un objet de fierté pour les habitants. Il peut l'être encore aujourd'hui car ce pont est inscrit au titre de monument historique.
  • Depuis la mairie, suivre le même itinéraire que pour le circuit des chapelles. Après l'église laisser l'accès à la chapelle Saint-André, passer sous la chapelle Saint-Jean et descendre par le sentier balisé en blanc et vert jusqu'à l'Artuby. Prendre le chemin goudronné portant vers la gauche.
  • Il passe devant l'usine, le plan d'eau de l'écluse, devant une aire de pique-nique et rejoint la route de la Bastide.
  • Traverser la départementale et se rendre ou hameau de la Souche. Passer devant les deux fontaines. Après le village, la route franchit l'Artuby par le vieux pont de la Souche, remarquable ouvrage d'art inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques, terme de cette randonnée. Le retour se fait par le même itinéraire.
  • 1h45 (AR), 5.5km de marche, 150m de dénivelés, balisage blanc et vert, rando à pied, facile.

Le Fayet

Avec le Sommet du Siounet, deux petites randonnées sur la commune de Comps-sur-Artuby qui vous mèneront, après deux courtes ascensions et par de larges chemins, aux sommets des collines et à la découverte des forêts de chênes blancs et de hêtres. Au milieu des bois: vous découvrirez d'anciennes charbonnières, des points de vue remarquables sur les massifs du Verdon (Montdenier, sommets des gorges, collines de l'Artuby ...) et quelques sites propices à une halte pique-nique en forêt.
  • Départ : Quitter le village par la rue de St-Bayon partant face à la mairie. La ruelle se poursuit par la route de l'ancienne carrière qui pénètre dans le bois de Combasq. Passer devant le terrain militaire de Canjuers (entrée interdite) et suivre le chemin forestier de l'Ubac (forêt de pins, de chênes et de hêtres) qui rejoint à 2,5 km la gorge de Verjon.
Variante : possibilité de rentrer directement à Comps par la variante de Verjon (à 3km du village).
  • Continuer à monter en direction du Fayet. Le chemin, longeant le terrain militaire, monte sur 1,6 km jusqu'au sommet de la colline du Fayet (1 178 m) où dominent les hêtres et les chênes. Légèrement avant le sommet, l'itinéraire bifurque à droite et redescend à l'adret (quelques beaux points de vue sur les massifs et les sommets alpins avoisinants). La longue descente par le chemin de Fayet rejoint sur le bas le chemin de randonnée de Comps à Trigance.
  • A quelques mètres, juste avant la route, se trouve une aire de pique-nique. Rentrer à Comps par le chemin de droite, balisé en blanc et vert, partant en direction de Verjon. 1 km plus loin, l'itinéraire rejoint la route, la traverse et descend le long des clairières.
  • A Verjon, un itinéraire balisé en blanc et vert part vers le nord en direction du hameau de Jabron (3,5 km) et du GR49. Laisser ce chemin et continuer tout droit. Cette fin de parcours, parallèle au CD 71 , est plate et ombragée jusqu'au village. Arrivé à la départementale, continuer en face par la route passant sous la maison forestière et le long du pré de la croix et du jeu de boules.

3h30, 12km de marche, 200 de dénivelés, balisage blanc et vert. Randonnée à pied ou en VTT, difficulté moyenne.

Pour les glandeurs…

Le chêne blanc (ou pubescent, ou truffier, c'est le même, Quercus pubescens Willd pour les botanistes) qui infiltre ici progressivement la hêtraie (peut-être une conséquence du réchauffement climatique), est l'une des deux essences naturelles les plus fréquentes de Haute-Provence. Peu réputé comme bois d'œuvre car difficile à travailler en menuiserie, et ne présentant que rarement une taille et une forme intéressantes pour les charpentes, c'est par contre un bon bois de chauffage. Il a longtemps été utilisé pour la fabrication d'un excellent charbon de bois. Les traces de charbonnières sont omniprésentes, encore bien visibles comme des aires circulaires au sol noirci et encore plus ou moins stérilisé ne laissant se développer qu'une rare végétation basse.

Le Sommet de Siounet

  • Départ : À 2,5 km du village, à partir du CD 71 suivre le chemin partant le long de la borne d'appel secours et se rendre au sommet de Siounet par la voie forestière du relais de télévision. Profiter de la montée pour découvrir, en direction du nord-ouest, le village de Trigance et les sommets des gorges du Verdon.
  • Au sommet de Siounet, la vue est obstruée par la végétation. Descendre par le sentier s'engageant sur l'autre versant (agréables passages en sous-bois).
  • A quelques mètres de l'itinéraire, on découvre de jolis points de vue sur le hameau et la vallée du Jabron, les sommets de l'Artuby et le village de Comps. Au pied de la colline, rejoindre la route. La suivre sur 50m et rentrer au point de départ par le chemin partant sur la droite. 

1h, 3km de marche, 90m de dénivelés, balisage blanc et vert, randonnée à pied ou en VTT, facile.

Zone interdite

On ne peut pas sortir de Comps-sur-Artuby comme on veut ... Une grande partie du territoire de la commune (presque les deux tiers) se trouve en effet en "zone interdite". Dans les années 60, il est question de créer un nouveau camp d'entraînement militaire en France; Mourmelon et La Courtine sont devenus trop petits face aux nouveaux impératifs du matériel de défense. L'attention de l'Etat se porte alors sur la zone du plateau de Canjuers, dans le Var. Avec 35000 hectares, ce haut plateau calcaire (de 900 à 1300 mètres d'altitude) semble le site idéal. Qualifié parfois de "désert français", ces causses arides souffrent depuis plusieurs décennies de l'exode rural. Le village de Brovès ou les cinq hameaux de Comps: Saint-Bayon, Sauvechane, Guent, Chardan et l'Avelan ne comptent déjà plus qu'une poignée de propriétaires dont l'activité principale reste le pastoralisme traditionnel. Le projet ne se fit cependant pas sans grincements de dents et la population s'opposa à l'installation. Malgré cela, le camp fut officiellement créé en 1964. Il est aujourd'hui le plus, grand camp d'entraînement d'Europe et s'étend sur 13 communes. Indépendamment de cette situation particulière, la zone de Canjuers reste d'un grand intérêt géologique. Les formes karstiques y abondent et la Réserve Géologique de Haute-Provence, en accord avec les autorités militaires, y mène parfois des recherches. La population locale, elle, a dû s'habituer à ce périmètre interdit qui ne facilite pas les déplacements. Les troupeaux transhumants, sur autorisation spéciale, obtiennent le droit de traverser le camp militaire pour rejoindre leurs pâturages d'été.

L’Artuby : Brenon

Au départ de la petite commune de Brenon, cette randonnée vous conduira au sommet de la colline de Clare d'où le panorama s'étend sur l'Artuby, les massifs préalpins et les sommets de gorges du Verdon. Le point de vue n'est pas le seul intérêt de cette balade qui vous fera également découvrir les différentes essences méridionales et, dans la colline, le karst et ses avens, nombreux dans le secteur de Clare.

Le Sommet de Clare

  • Départ devant la fontaine des Henry, au carrefour entre la D52 et l’accès au village de Brenon.
  • Depuis la fontaine (panneau randonnée), suivre la départementale en direction de Châteauvieux pendant 800 m, puis prendre le sentier balisé en blanc et vert montant à droite sous les bois en direction de Plan d'Anelle. Après 500 m à l'ombre des pins passer un col, descendre à l'adret, et rejoindre le carrefour de Mauvasque (vue sur les vallées de l'Artuby). Laisser la direction du Plan d'Anelle et suivre le sentier montant à droite au sommet de Clare.
  • Le sentier rejoint un chemin de terre puis, au collet suivant, une clairière. Quitter le chemin et suivre le sentier montant en face en lisière du bois. La montée en lacets, parfois un peu raide, rejoint un passage rocheux délicat rendant cet itinéraire impraticable aux vététistes et cavaliers, mais sans risque pour les piétons. Plus haut l'ascension se poursuit sous les pins entre les restanques (murets en pierres sèches) et rejoint en haut de la colline, au milieu des lapiaz, le sommet de Clare offrant une vue dégagée à 360°.
  • L'itinéraire du retour descend à l'ubac à travers la forêt domaniale de Maurin-Clare. La longue descente, d'abord sous une végétation luxuriante puis sous des couverts moins denses, se fait par un sentier qui traverse à plusieurs reprises la piste forestière (nombreux points de vue). Au bas de la colline l'itinéraire suit la piste jusqu'à la route de Brenon.
  • Descendre sur la route jusqu'au virage et prendre à droite le chemin en direction du village. Construit sur un ancien muret en pierres, le chemin rejoint le vallon des Fonduas, le traverse, et monte à la route. Suivre la départementale pendant 200 m, puis au carrefour de Fumereau (panneau de randonnée) montée par le sentier à droite balisé en blanc et vert Celui-ci, pour éviter les derniers 600 m de goudron, monte par une pente un peu forte à un chemin forestier avant de redescendre, sous les bois, aux premières maisons des Henry.

3h30, 8.5 km de marche, 490m de dénivelés, balisage blanc et vert, randonnée à pied, facile.

Brenon

Avec une superficie de 559 hectares, Brenon est la plus petite commune du Parc Naturel Régional du Verdon mais aussi l'une des plus petites du département du Var. A l'extrémité ouest du village, à quelques 1000 m d'altitude, se trouvait autrefois un château qui dominait le Jabron. D'origine médiévale la construction avait été réaménagée à la fin du XVIe siècle avant d'être détruite par un incendie au XIXe. En descendant de Clare cependant, on distingue encore quelques vestiges de ses anciens murs accrochés à leur piton rocheux. Ces quelques pierres rappellent l'ancienneté du village de Brenon, cité sous le nom de "Brennono" vers les années 1200. Mais leur origine témoigne surtout de l'époque tourmentée, aux alentours de l'an mil, à laquelle une multitude de petits fiefs se partageaient un territoire naturellement morcelé en cherchant à y asseoir leur autorité. La plupart de ces petites seigneuries, plus d'une centaine dans la région de Castellane et des gorges du Verdon, ont peu à peu disparu, délaissées par leurs occupants ou tombées sous la coupe de plus puissants voisins. Les châteaux, inutiles, ont été abandonnés et sont tombés en ruine. Si certains, comme ceux de Bargème ou de Trigance constituaient de véritables châteaux forts, la plupart d'entre eux restaient modestes. Ils étaient constitués d'une simple tour, d'un logis et d'une petite enceinte. Leur fonction était plus symbolique que réellement défensive.
Ils signifiaient que l'espace environnant était occupé, "tenu" et surtout qu'un seigneur en tirait des revenus. On assiste dès cette époque à un véritable "maillage" du territoire. Aujourd'hui, il n'est pas rare de rencontrer les restes de quelque pan de mur d'époque féodale solitairement perché. Les archives qui les concernent sont peu nombreuses et le mauvais état de conservation rend difficile toute interprétation mais ce n'est pas le moindre de leurs charmes que de garder quelques secrets. A quelques mètres de cette construction, dont il dépendait étroitement, le village de Brenon s'est maintenu, petite île irréductible au milieu de son espace boisé. La commune comptait une trentaine d'habitants au XVIe siècle, un peu plus de cent avant la Révolution et quinze en 1975. Aujourd'hui 26 personnes vivent à Brenon, ce qui, ramené à la superficie du territoire donne une densité de 4 habitants au km2. Pour mémoire la moyenne française se situe aux alentours de 110 habitants au km2. De tout temps on s'en doute, les habitants ont tiré leurs ressources des produits de l'agriculture. Au XIXe siècle, les moutons représentaient la majeure partie de l'activité du village mais on cultivait aussi le froment. Pour le reste les jardins contribuaient à l'autosubsistance et les noyers permettaient de produire de l'huile. Loin des sentiers battus, Brenon aujourd'hui, constitue un véritable voyage. L'élevage ovin s'y est maintenu et participe à l'entretien du territoire. Vous croiserez certainement le beau troupeau du village. Ne dérangez pas les moutons habitués à la tranquillité de ces montagnes.

L’Artuby : Le Bourguet

Au départ du village, voici une agréable balade (praticable aussi en VTT), qui vous fera remonter le vallon du Bourguet jusqu'aux clairières. Par les chemins en terre, vous irez découvrir les bergeries, celle de Saint-Pierre blottie contre la colline, et celle de Bagarry, aujourd'hui en ruine. En route, vous rencontrerez une étonnante robine et, au point culminant de la balade, accéderez à un belvédère offrant une jolie vue sur les collines de l'Artuby et le village du Bourguet.

Bagarry

  • Depuis le village, passer devant la mairie, la fontaine et descendre par la petite route à gauche. L'itinéraire remonte en rive gauche le vallon dit du Bourguet par le chemin goudronné de St-Pierre. Il passe devant une importante roubine et rejoint, à 2 km, le carrefour de St-Pierre. Suivre la piste du Pylône, à gauche, en direction de Bagarry. Le chemin en terre longe le plateau. Au milieu des près, au pied de la colline, vous apercevez la bergerie de St-Pierre. Après une légère montée sous les pins, rejoindre le col où se trouve la bergerie en ruine de Bagarry (point de vue sur le Jabron et l'Artuby).
  • Continuer sur le chemin principal, en terre, bordé de poiriers sauvages. Il rejoint le pylône (laisser les différents chemins partant sur la droite). 100 m avant celui-ci (point de vue sur le village et la vallée) prendre le petit sentier portant à gauche (balisage bleu). Le sentier, ombragé, descend jusqu'au village. Au Pied de la colline, suivre la route en direction de l'auberge et de la mairie.

1h30, 5 km de marche, 180m de dénivelés, balisage blanc et vert, puis bleu. Randonnée à pied ou à VTT, facile.

Comme on fait son lit

Au flanc nord de la colline, le sentier passe au pied d'un spectaculaire affleurement. Des bancs de grès jaunes sont séparés par des lits de marnes noires. Datée de 110 Millions d'années (période du Crétacé, une de trois divisions de l’Ère Secondaire), cette formation nous renseigne sur la physionomie de la Provence à cette époque. A chaque type de roche correspondent des conditions de formation bien précises. Marnes et grès sont de roches sédimentaires. Leur structure fine et leur disposition témoignent d'un dépôt sous-marin à une profondeur moyenne (± 500 m.), à proximité d'un continent volcanique ou métamorphique soumis à l'érosion. Vous marchez donc sur ce qui, à la fin de l’Ère Secondaire, devait être une mer bordée par un continent riche en fer et en silice (l'Estérel).

Temple y est ?

A l'extérieur du village se dresse une jolie chapelle entourée de son petit cimetière. Elle est dédiée à Sainte-Anne. De style roman, elle est surtout remarquable par la belle mise en œuvre de ses pierres aux couleurs douces. On remarquera aussi ses élégantes fenêtres étroites caractéristiques de son grand âge. On ne connaît cependant pas exactement sa date de construction. Certains la font remonter au XIe siècle, d'autres y voient un édifice du XIIe. Au XIIIe siècle, Sainte-Anne est citée comme "prieuré rural", petit établissement religieux doté de revenus et dépendant d'une seigneurie ou d'un monastère. Comme pour de nombreux autres édifices de ce type, cette chapelle a été considérée comme "templière". S'il est vrai que les Templiers, ordre religieux et militaire créé au début du XIIe siècle pour protéger la route des pèlerins vers Jérusalem, avaient de nombreuses possessions dans la région, rien ne prouve que Sainte-Anne leur ait effectivement appartenue. Malheureusement pour elle, les Templiers ont connu une nouvelle postérité au XXe siècle alimentée par leur fin tragique en 1308 et sur hypothétique trésor caché... que certains cherchent encore, à coup de pelles et de pioches. Hélas! Pour pallier tout vandalisme, la chapelle est aujourd'hui fermée. Elle est protégée au titre de monument historique.

L’Artuby : La Bastide

Monter pour voir… Ces deux randonnées au parcours commun, une courte et une plus longue, vous feront prendre de la hauteur et vous emmèneront vers les sommets contempler d'exceptionnels panoramas.
En route vous rencontrerez les restanques et clapiers des anciennes parcelles agricoles, les ruines d'un ancien château, la flore de Haute-Provence, les forêts de pins, et peut-être sur le haut, les troupeaux ovins en pâture. Au sommet du Mont Lachens plus haut sommet du département du Var (1715 m) ; point de vue panoramique de la mer Méditerranée aux Alpes, vous trouverez une table d'orientation vous permettant d'identifier les principaux sommets de la Provence, du Verdon et des Préalpes.

Le château de Sainte-Madeleine

  • Depuis la place de l'église, monter par la ruelle du "Chemin de l'Aire" en suivant le balisage du GR®49 (blanc et rouge). En haut du village, à la fin de la section goudronnée, à 300 m, quitter le GR® et suivre le sentier partant sur la gauche en direction du sommet du Lachens (panneau de randonnée, lieu-dit" Fouan du Bouis ").
  • Le cheminement se fait sur un agréable sentier ombragé (balisage bleu), le long de murets en pierres, jusqu'à une clairière. La laisser sur la droite et continuer à monter par le chemin principal sur la gauche en direction du rocher de Ste-Madeleine. Rapidement le sentier, bien marqué, s'engage sous les pins (quelques sections assez raides) et sort du bois légèrement avant le rocher. En arrière-plan, on découvre la plaine de la Bruyère avec le village perché de Bargème et son château (en ruine).
  • Le sentier s'engage à nouveau sous les pins et rejoint à un carrefour l'itinéraire du sommet du Lachens. Quitter le balisage bleu (sentier de droite vers le Lachens) et continuer tout droit vers le château et le rocher de Ste-Madeleine. Point de vue remarquable sur la vallée. Le retour s'effectue par le même itinéraire.

(2h aller-retour), 3km de marche, 260m de dénivelés, balisage blanc et rouge, balisage bleu, randonnée de difficulté moyenne.

Le sommet du Lachens

L'itinéraire est commun avec le parcours du château de Ste-Madeleine jusqu'à l’abandon de la balise bleue.
  • Laisser le sentier d'accès aux ruines du château, à gauche, et continuer à monter par l'itinéraire balisé en bleu. Le sentier s'élève à flanc de montagne, en lacets, au-dessus de la plaine de la Bruyère puis rapidement sous les bois, entre buis, genêts et pins sylvestres, jusqu'à une piste (quelques passages roides).
  • Continuer à monter par celle-ci. A 500m, après le passage d'un collet et juste avant un virage, prendre le sentier peu marqué balisé en bleu montant à droite. Il rejoint plus haut la route du sommet du Lachens. Suivre la route (balisage blanc et rouge). Passer au-dessus d'une aire de pique-nique (point de vue), devant une citerne, et prendre le sentier coupant le virage.
  • Traverser la route et continuer à monter par la sente. En lisière de forêt, l'itinéraire chemine sur la croupe de la montagne du Lachens au milieu des pâtures et des lapiaz. Suivre la crête jusqu'à la table d'orientation. La balade se termine au sommet situé à 1.685m juste en face du point culminant du Mont Lachens (1.715 m). Le retour s'effectue par le même itinéraire.

(5h aller-retour), 8 km, 810m de dénivelés, balisage blanc et rouge, balisage bleu, randonnée difficile.

Avoir Lachens d’apercevoir la mer

Le mont Lachens, parfois appelé le toit du Var, culmine à 1713 mètres au-dessus de la mer. Du sommet, le paysage est exceptionnel, à peine gâché par les vestiges malheureux d'une station de ski dont le projet n'a jamais abouti ... L'idée était effectivement tentante. Imaginez des skieurs sur ces hauteurs provençales ! On dit même que par temps clair on peut apercevoir la Corse ... Seule la neige aurait fait défaut. D'autres vestiges, beaucoup plus anciens, subsistent sur les flancs du Lachens. Au sommet d'un promontoire, à mi pente, se tenait jusqu'au XIVe siècle le village originel de la Bastide: c'est l'ancien Esclapon ou Bastide de Sclapon. Cité au XIIIe siècle, le village est alors fortifié, entouré de murs dont il subsiste de beaux vestiges et les restes d'un donjon. Le site semble avoir été hautement défensif. On devine aussi les restes des habitations qui se groupaient autour de leur château. Ruiné par Turenne au XIVe siècle, ses habitants préférèrent s'installer ailleurs, plus bas dans la vallée : c'est l'origine des villages de La Bastide (qui désigne traditionnellement en Provence un domaine agricole isolé) et de La Roque-Esclapon tout proche.

Dans la lune…

Moins de 1% de sa surface dépasse les 1500 m d'altitude, le Var est, ce n'est pas un scoop, un département de plaines et de collines baignées par une ambiance méditerranéenne. Avec ses 1713 m, le Lachens présente donc une double originalité climatique. Premier relief à intercepter les dépressions qui viennent du golfe de Gènes, il est nettement plus arrosé que le reste du département, ce qui permet, associé aux basses températures dues à l'altitude, le développement d'une flore de montagne remarquable. C'est ainsi que l'on trouve le Botryche lunaire dans la pelouse qui coiffe le sommet du Lachens. Cette curieuse petite fougère est une montagnarde convaincue qui se trouve là en limite extrême de son aire de répartition.

L’Artuby : La Martre

Cette agréable randonnée au départ du village de la Martre vous emmènera sur les contreforts de la montagne du Brouis. Le parcours alterne cheminement en sous-bois, sur d’agréables sentiers, et passages au bord de l’eau (sur les ponts, le long de l’Artuby ou à gué !). Entre l’eau et les bois, la découverte des gorges de l’Artuby, du pont de Madame et des anciens bâtiments de scieries sont les principaux moments forts de ce parcours.

Le sentier de la Combe et du Brouis

  • Depuis la place de la mairie, passer devant l'église, monter par les ruelles au-dessus du village et à " Mon Martre ", prendre la ruelle partant sur la droite sous le cimetière. La petite route descend aux nouveaux bâtiments de la salle polyvalente. Prendre la première voie goudronnée montant à gauche et suivre au deuxième parking le chemin de gauche balisé en blanc et vert. Par un agréable sentier en sous-bois, l'itinéraire contourne une propriété, gagne un chemin goudronné et remonte par celui-ci au Coulet.
  • Au sommet, suivre la voie de droite et descendre par la route sur 700m jusqu'à la départementale. Rejoindre le pont des Passadoires par le sentier en amont de la route. Après avoir longé la clôture du centre de vacances, l'itinéraire débouche au pont.
  • Au pont, suivre le chemin en rive gauche de l'Artuby descendant en direction des Combes. Après une clairière l'itinéraire se poursuit par un sentier montant en sous-bois. Quelques passages offrent de jolis points de vue sur les gorges de l'Artuby. Continuer l'ascension à l'ubac jusqu'à franchir la crête sous un pic rocheux et descendre sur l'autre versant au vallon des Combes.
  • Quitter le balisage blanc et vert et suivre le chemin forestier de droite descendant le vallon des Combes. Au Pied de la montagne du Brouis, cet agréable chemin gagne l'Artuby (passage à gué) et rejoint la clairière de l'ancienne scierie de la Martre (aire de pique-nique). Passer devant les bâtiments en ruine et déboucher au pont de Madame, ouvrage d'art remarquable franchissant l'Artuby.
  • Au pont, retrouver le balisage blanc et vert et rentrer sur la Martre par le chemin principal. 300 m après le pont, laisser la piste de droite (chemin des Fours à chaux) et suivre la route qui remonte le ruisseau des Frayières pendant 2 km jusqu'au village. Variante : Possibilité de rentrer sur la Martre par le chemin des Fours à chaux. Ce chemin forestier traverse les bois sur 3 km jusqu'à la route départementale. La suivre sur la droite sur 300 rn, retrouver le pont des Passadoires et rejoindre la Martre par le même itinéraire qu'à l'aller.

(3h30h, 10km de marche, 400m de dénivelés, balisage blanc et vert)

Faire feu de tout bois

Dès la sortie du village, le décor est planté ... d'arbres. Comme sur presque toutes les communes du canton de l'Artuby, la forêt domine le territoire de La Martre. Rien d'étonnant à cela lorsque l'on sait que le département du Var est l'un des plus boisés de France. Cependant cette forêt est essentiellement aujourd'hui une forêt de reboisement, dans laquelle les résineux se taillent la part belle ... Du Moyen-Age au début du XXe siècle, les forêts représentent une source de revenu indispensable pour les communes rurales. Ce milieu naturel semble inépuisable et, à ce titre, surexploité. On y coupe le bois de chauffage, le bois de construction; on y fait paître les troupeaux, on récolte les fruits, les feuilles, les branches, l'écorce des arbres ... Le bois, c'est aussi le combustible pour les nombreux petits fours locaux, fours à chaux ou à gypse (c'est-à-dire à plâtre), sans oublier l'indispensable four à pain. On retrouve cette activité dans le nom du chemin qui longe la forêt au nord des gorges : "le chemin des fours à chaux".

Dans les choux

Facilement reconnaissable à la pointe et aux deux tâches noires de son aile antérieure, la piéride du chou est un des papillons les plus fréquents d'Europe. Deux à trois générations annuelles permettent de le voir voler de mai à août sur les prairies et cultures (ici du lavandin). Il doit son nom, comme les autres piérides (Piéride de l'aubépine, de la rave, de l'ibéride, etc.), à la plante dont se nourrit sa chenille, le chou en l'occurrence, une espèce de "Brassica" pour les botanistes. Cette dépendance aux crucifères peut le faire mal voir des jardiniers et des agriculteurs. Il paye alors un lourd tribu (comme la plupart des insectes) aux traitements insecticides.

L’Artuby : Trigance

Une agréable randonnée au départ du village pour aller observer, depuis un belvédère aménagé (prévoir des jumelles), les vautours fauves des gorges du Verdon. En chemin, vous découvrirez également les Granges de Breis (ancienne ferme en ruine dans la colline), quelques chênes remarquables (lors de la montée aux Granges) et les ponts de Carajuan et de Sautet, franchissant le Verdon et le Jabron.

Les Granges, Belvédères des Vautours

  • Traverser le village par la rue de l'horloge. Passer devant l'épicerie, le musée du patrimoine et continuer sur la petite route en direction des gorges du Verdon (rue du St-Esprit). Laisser la route d'accès au château (ne se visite pas). Au virage suivant (Combaou de Breis), emprunter le sentier en direction des ponts de Carajuan et de Sautet (balisage blanc et vert). À la sortie des pins et des épicéas, laisser le chemin venant de droite, et poursuivre sur 500 m jusqu'au carrefour avec l'itinéraire des Granges de Breis.
  • Prendre à gauche (le chemin de droite est l'itinéraire du retour par le pont de Carajuan). Le chemin en terre (balisage jaune) monte progressivement sous les bois (pins sylvestres, chênes blancs) et rejoint, à hauteur d'une ancienne clairière, sur la droite, les ruines bien cachées de la ferme des Granges de Breis. Plus haut, lorsque le chemin amorce la redescente, prendre le sentier partant sur la gauche. La sente passe devant un ancien four à chaux (sorte de cratère dans lequel on faisait " cuire " la pierre, calcaire, à l'aide du bois récolté sur place) puis s'élève à flanc de montagne jusqu'au belvédère des Vautours (à quelques mètres à gauche au niveau de l'intersection). Le site offre un point d'observation remarquable sur la falaise de la Barre de l'Aigle, sur la commune de Rougon, où a été installée la volière des vautours fauves.
  • Descendre par le sentier à l'ubac jusqu'au pont de Carajuan (250 m de dénivelé). Depuis le pont (zone de confluence entre le Verdon et le Jabron), passer au-dessus de l'aire de pique-nique et rentrer sur Trigance par le chemin principal, balisé en blanc et vert. À mi-parcours (2 km), possibilité de descendre au remarquable pont roman de Sautet (20 mn aller/retour).

2 à 3h, 8,5km de marche, 260m de dénivelés, balisage blanc et vert, balisage jaune, balisage blanc et vert à nouveau, randonnée de difficulté moyenne, automne et printemps.

Le Vautour fauve

Le Vautour Fauve avait disparu du ciel du Verdon depuis près de 60 ans quand l'association "Vautours en Haute-Provence" l'a, avec l'aide du Parc du Verdon et de l'ONF, réintroduit dans les grandes gorges en 1999. Douze adultes ont été relâchés, effectif renforcé dans les années suivantes. C'est, avec son cousin alpin le Gypaète, le plus grand rapace de France qui peut atteindre près de 3 m d'envergure pour un poids de 6 à 7 kg. Comme tous les charognards, les vautours, en "recyclant" les cadavres font œuvre de salubrité publique et participent au grand cycle biologique de la matière. Forts du succès de cette réintroduction, les parrains et acteurs de celle-ci ont réintroduit des vautours moines.

Parcourir, passer, traverser

A Trigance, une grande partie du territoire communal se trouve de l'autre côté du Jabron, accessible par seulement deux ponts. Au XVIIIe siècle, c'est aussi de l'autre côté du Jabron que se trouve le moulin à blé du village. On comprend facilement l'importance de la traversée de la rivière. Pour les habitants de Rougon, le Pont de Tusset est le seul passage qui permet de rejoindre la rive gauche du Verdon et les terres communales qui s'étendent au-delà. Mais l'importance des ponts n'est pas seulement économique. Ils créent aussi un lien entre les habitants, un vecteur d'échange culturel, familial, marital. Si l'on préfère aujourd'hui des chemins plus rapides (mais pas toujours plus courts), la présence des ponts apporte toujours aux sites qu'ils enjambent une touche supplémentaire de poésie et le souvenir discret du passé.
Le tour des Granges passe à proximité de plusieurs ponts dont celui de Sautet sur le Jabron et celui de Tusset au-dessus du Verdon qui comptent parmi les plus élégants de la région. Tendus d'une seule arche d'une rive à l'autre, ces" ouvrages d'art" étonnent encore par leur hardiesse et la finesse de leur ligne. Il est difficile de dater ces constructions. Leur présence est attestée dans les archives au  moins depuis le XVIe siècle mais tout au long des siècles suivants, ils ne cessent de faire l'objet de réparations et de reconstructions dont on ignore si elles furent totales ou partielles... C'est essentiellement les crues qui causent leur ruine ... et celle des villages qui doivent les réparer! Mais le rôle économique et social des ponts est tel que les communautés ne peuvent pas faire l'économie de ces travaux.

Verdon
Verdon
Verdon
Verdon
Verdon
pédalo dans le lac de Sainte-Croix
Accrobranche
Rafting
Pont de Galetas
Pont du Roc

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