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PASS VERDON
1 semaine dans le Verdon = 2 campings pour découvrir la richesse de ce lieu exceptionnel !

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Découvrir les Gorges du Verdon

​Les gorges du Verdon

La Palud-sur-Verdon

Le sentier des Pêcheur permet de cheminer au plus près du Verdon. Après une courte descente, vous longerez les berges de ce cours d’eau si souvent inaccessible. Sur le chemin du retour, bous traverserez un site classé en réserve naturelle régionale pour sa richesse exceptionnelle et fragile (merci de ne pas sortir du sentier). Ce site peut se découvrir par une visite guidée proposée par la Maison des Gorges. Après avoir emprunté la petite route du village abandonné de Châteauneuf-les-Moustiers, le tour de Barbin vous fera découvrir les contrastes entre les différents versants de la montagne de Barbin. A l'ubac, sous les pins et les hêtres, vous découvrirez les sommets du Verdon culminant à plus de 1900 m d'altitude (Mont Chiran, Mourre de Chanier). A l'adret, entre buis et genêts, vous dominerez le secteur des Gorges du Verdon et la plaine, où siège le village de la Palud.
Enfin le sentier du Bastidon, au départ du village de la Palud, vous fera découvrir toutes les diversités de ce secteur : le Verdon, que vous suivrez pendant presque 2 heures par le sentier du Bastidon et que vous découvrirez au belvédère de Mayreste; les forêts de pins et de hêtres qui couvrent la montagne de Barbin ou encore les bergeries et murs en pierres sèches témoins de l'occupation humaine de ces zones isolées et de la vocation pastorale de ces reliefs.
  1. Le sentier des Pêcheurs
  2. Le tour de Barbin
  3. Le sentier du Bastidon

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Le sentier des Pêcheurs

Conseils des écogardes

Ce sentier, comme tous les sentiers des gorges, nécessite d'avoir une bonne condition physique (déconseillé aux femmes enceintes et aux enfants en bas âge). Baignade impossible. Pas de sentier pour rejoindre le lac. La descente vers le Verdon est assez technique et peut être glissante. Attention passage avec main courante (passage délicat, on doit se tenir à un câble en acier). Équipements à prévoir chaussures de randonnée, 2 litres d'eau par personne et un chapeau.
  • Depuis le col, laisser le chemin d'accès au pré de Saint-Maurin, qui sera emprunté au retour, et suivre à gauche le sentier des pêcheurs. Le sentier descend rapidement au fond d'un vallon, le traverse et remonte sur l'autre versant. Le cheminement en balcon domine le Verdon. Après une nouvelle descente, on découvre la rivière dans sa partie amont. Le sentier se dédouble. Laisser à gauche la descente vers le gué de Mayreste et suivre le sentier à droite.
  • Le sentier descend au Verdon et le longe, par les berges, pendant environ 2 km, à l'ombre des chênes et des buis (attention, une main-courante vous aidera à franchir un passage rocheux rendu glissant par les pas des nombreux randonneurs). 
  • Le sentier remonte à flanc de colline. Il gagne un premier petit replat. Poursuivre la montée et gagner sur le plateau le pré de Saint-Maurin. Prendre à droite un sentier (passages raides) qui s'élève à 20 m de la route. L'itinéraire passe juste en contrebas de la départementale, descend légèrement pendant 400 m environ puis remonte en traversée jusqu'au parking du départ.

Entre 2h30 et 3h30, 6.5km de marche, 300m de dénivelés, balisage jaune. Randonnée moyenne, privilégier le printemps et l’automne, période plus fraîche et moins fréquentée.

Ne pas confondre Tuf et eau et tuffeau

Sur  ce parcours, l'eau est présente de haut en bas. Cette eau de source, avant de jaillir à la surface, traverse les roches calcaires de hauts plateaux et se charge de sédiments qui en s'accumulant petit à petit finissent par former une roche d'aspect poreux appelée "tuf". Ce tuf, même s'il s'apparente à la même famille calcaire que le tuffeau n'en est pas une abréviation. C'est le même processus qui se produit parfois sur les fontaines de village. Après quelques années, si l'eau est suffisamment chargée de calcaire, il se forme des concrétions dures, de couleur blanchâtre. L'un des exemples les plus frappants de ce phénomène se rencontre à Saint-Martin-de-Brômes, où le pilier central de la fontaine du village a aujourd'hui complètement disparu sous la masse de tuf qui forme tout autour un énorme champignon. Et pourtant cette fontaine ne date que du milieu du XIXe siècle! Le processus est donc relativement rapide. En fait, c'est le même phénomène qui se produit sur les résistances de votre machine à laver.
Dans un pays où les roches dures ne se taillent pas facilement, le tuf est providentiel. Malgré des qualités constructives irrégulières et bien inférieures au tuffeau de Loire, au granit ou au grès, il a souvent été utilisé dans les encadrements de baies ou le chaînage d'angle des murs. On reconnaît facilement dans l'architecture locale cette roche dont la couleur va du blanc jaune au brun et présente de nombreuses petites alvéoles.

Vieille croûte

Dans sa partie aval, entre la route et le Verdon, le sentier est tracé dans des affleurements de tuf. Cette roche, friable et poreuse, se forme à la sortie des résurgences des reliefs calcaires. Elle est une manifestation des phénomènes "karstiques" (du karst, nom d'un massif d'Europe centrale). L'eau de pluie s'infiltre sur les plateaux. Si elle rencontre une couche étanche, elle la suit jusqu'à, éventuellement, sortir du massif. Le calcaire dont elle s'est chargée pendant son trajet souterrain précipite, encroûtant la végétation qui jouxte la source ou la résurgence. Les végétaux emprisonnés finissant par se décomposer, les vides ainsi créés donnent son aspect poreux au tuf.

Le Verdon en contre-plongée

Comme son nom l'indique, le sentier des Pêcheurs permet d'accéder à la rivière du Verdon et d'en suivre les bords sur plus d'un kilomètre et demi après une descente un peu abrupte mais relativement courte. Toutes les randonnées qui sillonnent les gorges, en raison des forts dénivelés cette faille exceptionnelle (certains pans de la falaise peuvent atteindre une hauteur de plus de 700 mètres !) n'offrent pas cette possibilité ... Près du cours d'eau, l'atmosphère et les paysages n'ont rien à envier aux panoramiques des sommets. Plus calme, et dans une ambiance plus fraîche, la vue des gorges en contre-plongée reste impressionnante. C'est un point de vue totalement différent sur ce site si photographié d'en haut. Attention toutefois aux lâchers d'eau du barrage EDF en amont qui peuvent provoquer de brusques remontées du niveau de la rivière! Ces lâchers ont pour but de délester les retenues d'une partie de leurs eaux lorsque celles-ci sont hautes et de réguler ainsi la pression sur le barrage et le débit des turbines. Ils sont annoncés longtemps à l'avance. Renseignez-vous avant d'entamer la descente, comme vous le conseillent les panneaux au début du sentier.
Le sentier des Pêcheurs conduit à un gué aménagé en gros rochers, le gué de Mayreste. Il permettait autrefois aux habitants de la rive droite de rejoindre Aiguines de l'autre côté de la rivière, puis Aups et Draguignan. Rendu inutile au milieu du XIXe siècle par la construction de la route qui relie Moustiers à La Palud, le gué s'est peu à peu effacé, ses pierres se sont désorganisées et les chemins qui y conduisaient se sont naturellement refermés. Un tel parcours semble aujourd'hui long et laborieux; son tracé correspond pourtant à la distance la plus courte entre les deux villages ... à vol d'oiseau. Le nom de cet ancien gué rappelle aussi l'histoire de toute la partie en surplomb du Verdon dont les terres constituaient autrefois une seigneurie indépendante: la seigneurie de Mayreste. On en trouve une mention dès le XIVe siècle. En 1400, elle comptait quatre familles roturières, et à ce titre imposables. Petite seigneurie donc, dont le siège se situait sur un étroit promontoire plat qui forme belvédère et semble surveiller l'entrée des gorges. La maison proprement dite date du siècle. Elle a été agrandie au XVIIe à chaque extrémité par deux petites tours. Un peu en retrait, se situait une chapelle dédiée à la vierge sous le vocable de Notre-Dame de Mayreste mais dont il ne reste rien aujourd'hui. Mayreste, son gué, sa bergerie, ses bâtiments illustrent bien l'organisation territoriale de cette haute Provence, morcelée en de nombreux fiefs, parfois minuscules et dont l'habitat s'éparpille dans les recoins introuvables de ce territoire accidenté. Cette situation perdurera longtemps. Les terres de Mayreste ont été rattachées à la commune de La Palud après la Révolution française.

Le tour de Barbin

Conseils des écogardes :

Éviter les fortes chaleurs estivales, partir tôt. Prévoir. 2L d'eau par personne, un chapeau et des chaussures de randonnée. Attention troupeaux, tenir vos chiens en laisse.
  • Depuis la place de l'église, descendre à la départementale et la suivre sur 30 m en direction de Castellane jusqu'à la Croix de Mission. Prendre à gauche la petite route partant vers la maison forestière. A 300 m, elle rejoint la route de Châteauneuf-les-Moustiers. La suivre à la montée. Passer devant la campagne du Brec, un oratoire et prendre à 200 m le premier chemin partant sur la gauche (panneau interdisant l'accès du chemin aux véhicules à moteur).
  • Le chemin rejoint une barrière puis remonte, sous les pins, le vallon de Val d'Orsière. En sortie de vallon, l'ancienne piste forestière grimpe vers l'ubac boisé de la montagne de Barbin. Plus haut, quand le chemin forme un virage en épingle vers la droite, emprunter en aller-retour (3 mn), le petit sentier, peu marqué, à gauche dans le virage. Il rejoint un superbe point de vue sur le village de la Palud-sur-Verdon et les montagnes alentours. La montée se poursuit sous la hêtraie de l'ubac de la montagne de Barbin. A un premier espace déboisé, suivre le chemin de gauche en légère montée et gagner à la côte 1 453 m, dans un lacet, une intersection de piste (point culminant de la randonnée).
  • Prendre la piste descendant à droite. A travers la forêt, on aperçoit le lac de Ste-Croix et le plateau de Valensole. La piste descend régulièrement. Après le deuxième virage en lacet, quitter la piste et suivre le sentier partant sur la gauche. Celui-ci remonte légèrement et rejoint le GR4 à 300 m. 
  • Suivre le balisage blanc et rouge à gauche en direction de la Palud (village à 45 minutes). A la sortie du bois, le sentier change de versant (vue panoramique sur le secteur des failles des gorges du Verdon). Il se poursuit à flanc de montagne de Barbin. Après le passage d'une ruine et d'une source, le sentier descend en lacets sous les bois et offre, à la sortie du massif, une vue complète sur la plaine et le village de la Palud. Au pied de la colline, il traverse une piste et rejoint la route du village en contrebas, à hauteur de l'oratoire St-Jean. Continuer tout droit pour rejoindre la Palud.

Entre 3h et 4h, 11 km de marche, 580m de dénivelés, balisage jaune, balisage blanc et rouge. A effectuer en toutes saisons, randonnée de difficulté moyenne.

Lecture de paysage

Le sommet de Barbin (difficilement accessible) permet de se faire une image plus nette du relief des gorges. Légèrement en retrait, le haut de la montagne jouit d'une vue d'ensemble qui englobe en même temps le Lac de Sainte-Croix et le cours de la rivière en contrebas. On peut être sur- pris par la sinuosité des routes qui tentent de se frayer un passage au milieu de cette géologie torturée. Sur son petit plan, la bergerie de Mayreste signale la vocation pastorale de ces reliefs.

Zone de Palud

Palus, Paluau, la Palud, les Paluds, sont des noms très répandus. Ils désignent, comme ici, un village ou parfois, simplement le quartier d'une ville (il existe un "Plan de la Palud" et un hameau du même nom au nord de Castellane). L'origine du mot remonte au latin palus, paludis qui signifie étang ou marais et s'applique à des zones humides. Mais là où nous pourrions ne voir que des terrains spongieux et malsains, les habitants d'autrefois voyaient des terres fertiles où l'eau n'était pas rare. En Provence, ces zones humides étaient particulièrement recherchées. Elles permettaient la culture de certaines plantes : roseaux, chanvre, saules, toutes plantes d'eau, et surtout fournissaient pour le bétail des pâturages sur lesquels l'herbe, plus grasse, restait verte plus longtemps que sur les prairies sèches des pentes. A la Palud-sur-Verdon, la grande plaine que surplombent le château et l'église et à laquelle le village doit son nom possède ces qualités. On trouvait là autrefois des saules, qui donnent l'osier dont on fait les paniers, et du chanvre qui, après un long traitement, procure des fibres susceptibles d'être ensuite tissées. En bref, des ressources locales. Ce ne fut évidemment pas la seule ressource économique du village. Bien située, la Palud tirait surtout profit de ses pâturages et des pentes avoisinantes pour développer une économie ovine qui reste aujourd'hui encore l'une des traditions de la Palud.
La proximité des gorges permettait aussi d'exploiter la forêt et en particulier le buis. Quant au sous-sol il recèle des argiles qui permirent le développement d'une activité de céramique et de poterie, attesté dès la fin du XVe siècle. Cette activité perdurera jusqu'au début du XXe siècle où un atelier de poterie était encore en activité. Isolée au milieu des gorges du Verdon (car il ne faut pas oublier que la route qui relie le village Castellane et Moustiers date seulement de 1860 la Palud sut développer une économie variée.

Végétation des crêtes

Le bord de la plaine de Barbin domine la zone du canyon et la sortie des gorges. Et si les sous-bois de pin sylvestre et chêne blanc sont un haut-lieu de cueillette de champignons, c'est plutôt vers ce rebord du plateau que se dirigera le promeneur botaniste (attention quand même de ne pas vous perdre et il y a du vide dessous !). Outre la vue exceptionnelle, c'est l'occasion de découvrir la végétation des crêtes ventées. Le rare genêt de Villars, en coussin rampant et épineux, est une des espèces les plus faciles à identifier, particulièrement fin mai quand il se couvre de fleurs.

Village de Châteauneuf-les-Moustiers

Châteauneuf-les-Moustiers mérite pour les plus courageux un petit aller-retour. Le village est aujourd'hui entièrement abandonné et ses maisons se transforment petit à petit en ruines. Châteauneuf fut pourtant pendant long- temps un village bien placé sur la route de Moustiers à Castellane et antérieur à la création de La Palud, située à l'origine sur son territoire. La visite du site a quelque chose de poignant et de poétique. On se laisse aller à la rêverie d'une vie que nous ne connaissons plus. Après la construction de la route actuelle entre La Palud et Moustiers en 1860, le village périclita peu à peu et finit par s'éteindre totalement. En 1974, son territoire fut rattaché à celui de la Palud.
 Inversion du cours de l'histoire. Un petit guide permet de découvrir l'histoire de ce village. A noter que les villages abandonnés ne sont pas rares dans la région. Leur isolement a souvent conduit, à toutes les époques, à un exode définitif des habitants. Si le village de Châteauneuf acquiert une place particulière, c'est probablement en raison de son abandon récent qui permet encore de lire le tissu villageois et d'imaginer la vie de ceux qui l'habitaient.

Le sentier du Bastidon

  • Sortir du village par la route de Moustiers-Ste-Marie. A 150 m, se trouve un oratoire, prendre la route à gauche (balisage blanc et rouge). Après avoir longé le Camping, elle se poursuit par le chemin, non goudronné, de la Maline. Au bout de la colline, l'itinéraire suit le chemin à droite, traverse le vallon par un petit pont, et descend à la Route des Crêtes.
  • Descendre par la route pendant 250 m, puis suivre le premier chemin à droite (balisage jaune). Passer en amont de la bâtisse de Bonlau et continuer en traversée par le chemin de gauche. A 300 m environ, l'itinéraire quitte le chemin et descend à gauche par un petit sentier à travers la forêt. Il rejoint en contrebas la route dans un virage. Continuer sur la départementale pendant 1 km environ (balisage blanc et rouge). 
  • L'itinéraire quitte le GR4 et suit à droite, 100 m après le parking, le sentier du Bastidon (balisage jaune). Le sentier descend à travers la garrigue au vallon de Mainmorte. Il remonte en face, franchit un petit col et continue en traversée. L'itinéraire, à flanc de montagne, chemine au milieu des spectaculaires falaises des gorges du Verdon : il passe plusieurs ravins (les rares passages délicats sont sécurisés) et après le vallon de Ferné monte au plateau. Il rejoint la route dans un virage. 
  • Aller au belvédère de Mayreste découvrir le remarquable point de vue sur le Verdon. Revenir à la départementale et monter par celle-ci jusqu'au virage suivant. Prendre le sentier remontant le ravin de Grinhan en direction du plateau de Barbin. La montée (très) raide s'effectue d'abord en rive gauche du ravin du Brusc (nombreux points de vue sur la bergerie de Mayreste). Le sentier passe sur l'autre versant, monte un goulet rocheux, longe la baume du Brusc, et débouche, après le ravin de Grinhan, au plateau de Barbin. Après un cheminement sous les pins et le passage d'une ruine, le chemin rejoint la piste du GR4. 
  • Prendre à droite la direction de la Palud (village à 2h de marche; balisage blanc et rouge). L'itinéraire coupe le virage de la piste, la traverse à nouveau à 150 m et continue sur le chemin en face qui descend légèrement vers le vallon du Brusc. Le GR se poursuit sous les pins jusqu'à la clairière du Jas de Barbin que l'on aperçoit sur la gauche du chemin. 
  • L'itinéraire monte à droite sous les bois. Rapidement il traverse une hêtraie et se poursuit sous les pins jusqu'à une piste forestière. La suivre sur la droite et au premier virage, continuer sur le sentier à droite. Il gagne à 150 m l'intersection avec le parcours du Tour de Barbin. Continuer sur le GR4. A la sortie du bois, le sentier change de versant (vue panoramique sur le secteur des gorges du Verdon). Il se poursuit à flanc de montagne de Barbin. Après le passage d'une ruine et d'une source, le sentier descend en lacets sous les bois et offre, à la sortie du massif, une vue complète sur la plaine et le village de le Palud. Au pied de la colline, il traverse une piste et rejoint la route du village en contrebas, à hauteur de l’oratoire St-Jean. Continuer tout droit pour rejoindre la Palud.

6h, 16km de marche, 750m de dénivelés, balisage blanc et rouge, balisage jaune. Randonnée difficile.

L’histoire du sentier

Le sentier du Bastidon reste à mi-hauteur des gorges dont il permet une découverte presque "de l'intérieur", à flanc de falaise. On est ici au cœur de la roche et de sa végétation naturelle. Au belvédère de Mayreste, le regard embrasse une partie des gorges et permet d'évaluer la distance qui sépare la route de la rivière. On pénètre ensuite dans le vif du sujet.
Dans son ouvrage "l'Histoire des Gorges du Verdon jusqu'à la Révolution" (Edisud, 2001), Jacques CRU évoque ce sentier sous son nom originel de Coulet de la Bastié: "le cadastre "napoléonien" (1835) le désigne encore sous cette appellation mais récemment on a substitué à celle-ci le toponyme de "Bastidon", qui n'est pas un terme local mais plutôt de la région marseillaise".
Un tel nom, comme bastion ou bastide, évoque une entreprise de fortification. Dans le même ouvrage, on apprend que les traces de plusieurs enceintes de pierre se discernent encore sur ces reliefs. Elles sont cependant difficiles à repérer. Peu importe. Leur existence atteste surtout des efforts que firent les seigneurs locaux pour protéger, barricader, surveiller l'ensemble de la région du Verdon. Ce type de fortifications, castels perchés ou simples murs de pierres se rencontrent par- tout, en plus ou moins bon état. Il faut savoir être attentif car là où-nous croyons parfois rencontrer une nature vierge, il arrive que nous foulions sans le savoir un sol aménagé il y a très longtemps.

Son altesse

Les sentiers des gorges du Verdon permettent de découvrir quatre espèces endémiques du Verdon, c'est à dire quatre plantes qui, à la surface de la Terre, n'existent que dans le canyon ou ses zones voisines. A tout seigneur, tout honneur, sur les parois sèches et ombragées, une petite fougère qui se développe en se moulant sur les aspérités de la roche. C'est l'Asplenium de Jahandiez, du nom d'un botaniste varois du début du XXe siècle, à qui l'a dédié le "descripteur" de cette espèce. Attention, plaisir des yeux seulement, sa rareté et son originalité lui valent une protection totale.

Rougon

Perché à plus de 1 200 m d'altitude et dominant le village de Rougon, le plateau de Suech est un site unique, en réel contraste avec le sentier Blanc-Martel et le belvédère du Point Sublime situés à peine 400 m plus bas. Ici vous découvrirez le pastoralisme, les anciennes bergeries en pierre sèche, les vues panoramiques sur les secteurs de Castellane: de la Palud, du Grand Canyon, et apercevrez peut-être, dans le ciel, le vautour fauve des gorges du Verdon.

Le plateau de Suech

Conseils des écogardes :

Attention, ne pas approcher les troupeaux, présence de Patous (chiens de garde). Prévoir 2L d'eau, un chapeau et des chaussures de randonnée.
  • Rejoindre le village, passer devant l'épicerie -bar-restaurant et suivre, aussitôt après, la rue de la Cabane montant à gauche. L'itinéraire balisé en blanc et rouge (GR4) longe les maisons et s'élève le long de murets en pierres sèches. Il passe devant un réservoir d'eau, traverse un chemin et continue à monter par un petit sentier. Après l'oratoire St Antoine l'itinéraire suit, pendant environ 2 km, le chemin d'accès au plateau de Suech (vue panoramique sur la vallée, le Grand Canyon, le village de Rougon...).
  • Le chemin débouche à l'entrée du plateau de Suech.A 100 m, intersection entre les chemins de Blieux et de Castellane, suivre à droite le GR qui traverse le plateau en suivant approximativement les poteaux de la ligne électrique. En fin de traversée, il s'en écarte et s'élève sur la gauche jusqu'à un petit col (point de vue sur la vallée de Castellane). 
  • Juste avant les ruines d'une ancienne bergerie, quitter le GR et suivre à gauche le sentier partant en direction de Blieux et de la Palud (balisage orange). Après une deuxième ruine, l'itinéraire rejoint une source - abreuvoir et se poursuit par un chemin plus large en direction de l'ouest Après une petite montée le chemin se dédouble. Prendre à gauche et gagner le bout du plateau. 
  • Légèrement avant la ruine de Peicard, quitter les chemins de Blieux et de la Palud et suivre à gauche sentier longeant la barre de la Grau en limite du plateau (balisage jaune).A environ 50 m du bord, l'itinéraire se faufile au milieu des buis et des bancs calcaires (panorama sur la plaine de la Palud, la route des Crêtes, le Grand Canyon ... ; suivre les cairns et le marquage au sol) il rejoint le chemin du plateau à environ 100 m de l’entrée du plateau de Suech. Rentrer au village par la piste empruntée à l'aller.

Entre 2h et 4h, 9 km de marche, 400m de dénivelés, balisage blanc et rouge, balisage orange, balisage jaune. Randonnée moyenne, à faire au printemps de préférence.

Rocailleux

Cinq espèces de genévriers poussent naturellement en France ... et elles se rencontrent toutes dans le Verdon. Le "sabine" est un des deux plus rares. Montagnard, on ne le trouve qu'au dessus de 1200 m, où il fréquente les versants rocailleux et secs bien ensoleillés (les botanistes parlent d'espèce héliophile, qui aime le soleil, xérophile, qui aime la sécheresse et thermophile, qui aime la chaleur). Quelques pieds ornent les bancs calcaires qui bordent la dépression de Suech, mais c'est le long de la crête du Montdenier qu'il est le plus fréquent. Il est toxique, et le simple contact de son" essence" est irritant pour la peau et les muqueuses. Cela n'empêche cependant pas son utilisation fréquente dans les "jardins de rocaille".

Lavande Fine

Du bord de mer aux sommets du Verdon se succèdent en altitude trois espèces de lavan- des. "Maritime" en bord de mer, "à large feuilles" en plaine, puis en moyenne montagne, comme à Rougon, la lavande "fine". Le lavandin cultivé sur le plateau de Valensole est un hybride stérile entre les deux dernières. Le lavandin, aux fragrances "rustiques" est réservé aux lessives et autres produits d'entretien.
La lavande fine est la seule recherchée par les parfumeurs. Pour les reconnaître, votre nez restera le moyen le plus sûr car les différences botaniques sont peu nettes et assez relatives: hampe florale ramifiée et inflorescence développée pour le lavandin, hampe simple et inflorescence courte pour la lavande fine.

La toponymie, nom de noms !

Les noms de lieux nous renseignent sur l'histoire du territoire auquel ils s'appliquent. Ils disent par exemple la nature des sols, celle de l'habitat et des cultures qui s'y trouvaient antérieurement. Il est difficile de déterminer ce que signifie véritablement Rougon, nom de lieu très ancien issu de parlers prélatins, mais d'autres noms, nés à partir du Moyen-Age et provenant de la langue romane, sont particulièrement éloquents. Considérons par exemple les deux hameaux situés au cœur de cette langue de terres qui prolonge la commune au sud du Verdon et donne à la carte communale les contours d'un champignon. Ce sont Encastel et Entreverges. Encastel signifie "au château" tout simplement. Devons-nous en déduire qu'un château se serait dressé sur ces escarpements? Et bien oui, il était là au Moyen- Âge, entouré d'habitations. Ce fief complètement oublié, disparu des mémoires comme des documents parvenus jusqu'à nous, a bien existé. La toponymie le révèle aujourd'hui, l'archéologie le confirme. Entreverges se trouve dans la petite plaine en contrebas. Ce nom de lieu est constitué de deux termes: "entre" qui signifie "au milieu", et "verges", altération du germanique "berg" qui signifie montagne. Nous voici donc en présence d'une locution qui signifie "au milieu de: montagnes".
Mais Entreverges s'étend en plaine alors que c'est justement là, au milieu des reliefs, que se situe Encastel. Il faut en déduire que ce fief disparu se nommait Entreverges au haut Moyen-Âge. Une fois le château et son village ruinés, seule la plaine fut cultivée, quelques habitations s'y élevèrent bientôt et le toponyme Entreverges suivit. Mais la mémoire du château seigneurial subsistait, on renomma alors ces escarpements abandonnés de la locution "au château". D'où la naissance du toponyme Encastel.
La Font Sainte est un nom de lieu proche du hameau de Lioune, il se traduit par la source sainte ou bénie. Une source particulière coulait donc en ce lieu. Les Fonts Saintes, très fréquentes dans le Verdon, sont en général de très anciennes sources miraculeuses ou guérisseuses vers lesquelles se tournent les malades, les infirmes, les pèlerins en quête d'un vœu à réaliser. La fonction de la plupart d'entre elles s'est perdue, aucune légende, aucun rite, aucune tradition ne s'y rapporte plus. C'est le cas de celle de Rougon.

La vie sur un plateau

Le plateau de Suech, cette étendue pierreuse posée là comme une vaste respiration silencieuse parmi les reliefs alentour, grouillait de vie il n'y a pas si longtemps. C'était d'abord, avant la création de la route des gorges (début XXe siècle), le lieu de passage obligé pour qui se rendait de Castellane à Moustiers, Saint-Jurs ou la Palud. Cet itinéraire de hauteur recouvre d'ailleurs une voie romaine, témoin de son ancienneté. Un chemin de moindre importance s'en détachait à partir du lieu-dit Caron, il permettait de rallier le village de Rougon en contrebas. Le plateau et ses alentours constituent aujourd'hui une zone de dépaissance pour les ovins. Cette mise en valeur est relativement récente: le plateau de Suech comme les pieds de pente qui le bordent étaient dévolus à la culture des céréales. Chaque famille rougonaise y possédait quelques parcelles. Les murets de soutènement des terrasses de cultures s'y devinent encore en lumière rasante, et les clapiers (ces tas de pierres provenant de l'épierrement des labours) ponctuent les lieux. Le Clot des Ordes, un replat de hauteur au nord du plateau, témoigne aussi du fait que l'on y cultivait de l'orge (ordi en provençal). Les montagnes pastorales de Rougon se réduisaient donc à la partie haute des vastes reliefs de Traversières et au quartier dit de la Grau, situé à l'ouest de Suech.
Cette zone contient des espaces épierrés afin que l'herbe y pousse mieux. L'automne venu, les ovins gagnaient les chaumes des terres céréalières, alors moissonnées. Et ce n'est pas tout: une forêt occupait les reliefs à l'est du plateau jusqu'au XVIIe siècle, elle fut détruite au cours du XVIIIe. Ses usages (ramassage du bois mort, coupe du bois de charpente, etc.) furent strictement réglementés dès le Moyen-Âge. Les bêtes de somme (bœufs, ânes, mulets et bourriques) mangeaient là l'herbe qui poussait sous les arbres comme les feuilles des branches basses depuis la fête de Pentecôte jusqu'à la fin août, sous la conduite d'un gardien communal.
Le sommet de la barre de Catalan au sud du plateau contient une série d'enceintes concentriques en pierres sèches qui laissent supposer la présence d'un oppidum protohistorique. Les lieux furent donc très tôt habités.

La Palud-sur-Verdon – Rougon

Le sentier Blanc-Martel permet d'entrer dans les profondeurs des gorges du Verdon. Vous suivrez le cours de la rivière, depuis le Chalet de la Maline jusqu'au Point Sublime, où les panoramas sont superbes et souvent vertigineux.
Tantôt au bord de la rivière, la surplombant parfois, il vous faudra franchir des escaliers et traverser des tunnels. Une faune variée (chamois, vautours fauves et vautours moines ...), vit autour de cette rivière domestiquée par la construction de nombreux barrages. Attention, cette randonnée est difficile, elle peut se révéler éprouvante. D'une longueur de 15 km, le Blanc-Martel comporte des passages techniques, et une montée en fin de parcours. Une bonne condition physique est requise.

Le sentier Blanc-Martel

Attention, ce sentier n'est pas une boucle, mais un aller simple entre le Chalet de la Maline et le Point Sublime. Il est conseillé d’emprunter la navette ou un taxi qui vous déposeront au départ et vous reprendront à l’arrivée. Très pratique, la navette fonctionne d’avril à septembre, au départ de Castellane (avec arrêts dans les campings). Si vous arrivez dans les gorges par Moustiers-Sainte-Marie, elle vous prendra à la Palud-sur-Verdon. Pour les horaires et les contacts, renseignez-vous auprès des campings ou des offices du Tourisme. Les navettes et taxis vous permettent de découvrir les gorges sans avoir à conduire et à vous soucier du stationnement.

Conseils des écogardes :

Sentier interdit aux enfants de moins de 8 ans et aux chiens en raison des équipements. Sentier interdit aux VTT. Sentier à éviter si vous êtes sujet au vertige. Passages délicats: échelles, pierriers, rochers glissants. Attention, soyez prudent si vous vous approchez des berges, le niveau de l'eau peut varier rapidement en fonction des lâchers d'eau des barrages situés en amont.
Équipement : chaussures de randonnées, une lampe, 2 litres d'eau par personne au minimum, aliments (sucre, barres énergétiques ...), un vêtement chaud et un chapeau.
  • Depuis le chalet de la Maline, le sentier (GR4, balisage blanc et rouge) longe la route en contrebas et traverse le ravin de Charençon. Descendre vers le fond des gorges (nombreux lacets, rester sur le sentier) et emprunter les escaliers du pas d'Issane (un premier escalier puis un deuxième équipé d'une main courante, passage délicat). Le chemin serpente puis rejoint une intersection.
  • Au Pied des lacets, à l'intersection, suivre à gauche, en direction du Point sublime (panneau) le chemin de droite conduit à la passerelle de l'Estellier. Le chemin longe le Verdon jusqu'aux escaliers de Guègues qu'il faut descendre avec précaution. Puis le sentier s'élève au-dessus du Verdon, en face de la Baume aux bœufs et gagne une deuxième intersection. 
  • Au niveau de l'intersection, tourner à gauche vers le Point Sublime et poursuivre jusqu'à la brèche Imbert par une montée difficile. En prenant à droite au niveau de cette intersection, vous pouvez gagner la confluence entre le Verdon et l'Artuby, « la Mescla » qui signifie « mélange » en provençal (aller-retour en 40 mn, balisé en jaune). 
  • Une fois à la brèche Imbert, vous êtes à mi-parcours. Escalader avec précaution le rocher à droite pour accéder au belvédère. Descendre l'escalier métallique raide et étroit de la brèche Imbert, passage délicat pouvant impressionner (être prudent si vous croisez des personnes). Cette étape franchie, le sentier continue à flanc de falaises puis descend au bord du Verdon par quelques lacets, au niveau de la Baume aux chiens.
  • De ce point, il reste 1 h30 de marche avant de rejoindre le premier tunnel (tunnel des baumes, 110 m de long), puis un deuxième, beaucoup plus long (tunnel de Trescaire, 610 m). Ces tunnels sont les vestiges d'un projet hydroélectrique de dérivation du Verdon, datant du début du vingtième siècle. Ils permettent de parcourir l'un des secteurs les plus étroits des gorges, le couloir Samson.
  • A la sortie du deuxième tunnel, le sentier redescend au niveau de la rivière, puis traverse le torrent du Bau par un petit pont et remonte vers le belvédère Samson (aire de retournement d'une route en impasse). 
  • Traversez vers la gauche l'aire de retournement. Le sentier se poursuit au-dessus de la route et longe le Pied de la falaise (150 m de dénivelé positif, 30 minutes de marche avec de superbes vues sur le couloir Samson). Le sentier débouche sur la route principale. De là, le Point Sublime est à gauche, à deux minutes.

Journée entière, entre 6h et 7h, 15km de marche, 600m de dénivelés, balisage blanc et rouge. Rando difficile, privilégier le printemps et l’automne (à éviter en juillet et août où le sentier est très fréquenté, ainsi qu’en hiver à cause des éventuelles chutes de pierres.

Au fond des gorges : l’aventure en barque

Pour connaître l'origine du nom du sentier (Blanc-Martel), il faut se transporter en l'été 1905, le Il août, au bord de la rivière, côté Rougon. Il y a là Edouard-Alfred Martel, aujourd'hui qualifié de "père de la spéléologie moderne". Il est mandaté par le Ministère de l'agriculture pour prospecter les gorges jusqu'à Aiguines avec ses équipes. Trois hommes de Rougon vont les accompagner, dont l'instituteur Isidore Blanc, chantre local des beautés du lieu, sans qui l'exploration n'aurait pu se faire. Ils sont familiers des gorges qu'ils franchissent de temps en temps sur le pont du Tusset. Mais ils n'ont jamais exploré ainsi, au fil de son eau, la rivière qui coule entre deux hautes falaises et sans doute sont-ils un peu inquiets. L'aventure durera trois jours et demi, au cours desquels les barques chavirent et se déchirent. Qu'à cela ne tienne, on les répare sur place et on poursuit l'aventure. A son retour, Martel assure que « cela dépasse tout ce qu'il connaît ». Le sentier de randonnée, aménagé en 1928 par le Touring Club de France, porte depuis 2005 leurs deux noms associés. Une stèle, édifiée au Point Sublime, garde la mémoire de cette épopée et l'écomusée de la Maison des Gorges à la Palud en développe les conditions et répercussions dans l'histoire.

Les Vautours Fauves

Les voici de retour au cœur du Verdon depuis une dizaine d'années, ils ont été réintroduits à Rougon par l'association « Vautours en Provence ", en collaboration avec l'Office national des Forêts, la Ligue pour la protection des oiseaux et le Parc du Verdon. Vous admirerez certainement leur grand vol plané sur fond de roches, ou bien leur montée nonchalante dans les airs lorsqu'ils utilisent les courants ascendants. Ce sont les vautours fauves dont l'appellation savante est Gyps fulvus. Munissez-vous de jumelles vous verrez leur long cou, leur tête blanche qui tranche sur le brun de leur plumage, et leur gros bec de rapace charognard. Vous n'en finirez pas d'observer ce gros oiseau de sept kilos et de deux mètres et demi d'envergure, un grand équarrisseur naturel qui se nourrit de cadavres d'animaux sauvages et des moutons morts en montagne.
Le vautour fauve vivait autrefois en Provence, en zone montagneuse mais il fut éradiqué. Les acteurs de sa réintroduction ont d'abord implanté une grande volière au sommet d'une barre rocheuse proche du village de Rougon, nommée "barre de l'Aigle". Dans cette vaste cage ont été installés quarante jeunes immatures venus des Pyrénées. Objets de toutes les attentions, ils se sont familiarisés avec les gorges du Verdon, puis ont été libérés à l'âge adulte. L'aventure leur a plu et ces nouveaux venus occupent maintenant les falaises où ils nichent. Une colonie autonome s'est développée dans ce secteur, pour le plus grand plaisir de tous.

Numéros utiles :

MAISON DES GORGES
Tél/Fax. 04 92 77 32 02
maisondesgorges@wanadoo.fr
www.lapaludsurverdon.com

OFFICE DE TOURISME DE CASTELLANE
Tél. 04 92 83 6114 - Fax: 04 92 83 76 89
office@castellane.org
www.castellane.org

Transports Delhaye (navette) : 04 92 34 22 90

Parc naturel régional du Verdon
Tél. 0492746800 - Fax: 04 92 74 68 01
info@parcduverdon.fr - www.parcduverdon.fr

Relais du Parc à Castellane 04 92 83 53 89
MÉTÉo: 08 99 71 02 04
APPEL D'URGENCE : 112

Aiguines

Depuis le site des Cavaliers, plongez au fond des gorges, dans une ambiance unique et intimiste. Le sentier longe le Verdon, sous une végétation luxuriante et diversifiée. Ici pousse, parmi d'autres espèces remarquables, une petite fougère endémique (la Doradille du Verdon qui a pour unique refuge les falaises du Verdon). Partez à la découverte du chaos rocheux de l'Imbut du Styx et de bien d'autres merveilles ... Attention, ce sentier, taillé dans la falaise, surplomb la rivière d'une centaine de mètres par endroits. Il est donc réservé aux randonneurs avertis.

Le sentier de l’Imbut

  • Départ 1 : Depuis le site des cavaliers (sentier en boucle, 9km de marche, 450 de dénivelés, entre 4h30 et 5h30), balisage rouge et banc, balisage jaune. Rando difficile, à effectuer en toutes saisons sauf hiver.
  • Départ 2 : Depuis le chalet Maline (circuit aller-retour), 10 km de marche, 400m de dénivelés, balisage rouge et blanc, balisage jaune. Rando difficile, à effectuer en toutes saisons sauf hiver.
Attention, depuis le chalet de la Maline ce sentier n'est pas une boude, mais un aller-retour. Il est conseillé d'emprunter les navettes ou un taxi car les places de stationnement sont limitées. Pour tout renseignement concernant les horaires et les périodes de fonctionnement, contacter la maison des gorges à la Palud-sur-Verdon, les offices de tourisme ou le relais du Parc à Castellane (numéros des offices de tourisme ci-dessous, numéro navette : 04 92 34 22 90).

Conseils des écogardes :

  • Sentier déconseillé aux moins de 10 ans.
  • Le sentier Vidal est interdit dans le sens de la descente. 
  • Attention passages impressionnants (jusqu'à 100 m de vide sous vos pieds, Il est parfois difficile de se croiser). 
  • Les pierres sont polies par les nombreux passages et donc glissantes. Sentier fortement déconseillé par temps de pluie. 
  • Les chiens sont interdits sur le sentier Vidal (échelles et mains courantes à franchir, mise en danger d'autrui). 
  • Traversée de la passerelle de l'Estellié 10 personnes simultanément (maximum), accompagnement par adulte obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans. 
  • Soyez prudent si vous vous approchez des berges, le niveau de l'eau peut varier rapidement en fonction des lâchers d'eau des barrages situés en amont. 
  • Équipements : des chaussures de randonnée, 2 litres d'eau par personne, un chapeau, de la nourriture et un vêtement de pluie.

(D1) De la zone de stationnement, descendre sur la route en direction d'Aiguines sur 100 mètres, en passant sous le parking de l'auberge. Quitter la route à droite et emprunter le GR 99 descendant vers l'Estellié (certains passages sont glissants). Arrivé à proximité du Verdon, le sentier bifurque vers la gauche pour suivre le cours d'eau. Rejoindre la passerelle de l'Estellié. Ne pas la traverser, filer tout droit, en suivant le balisage jaune.
(D2) Du chalet de la Maline, emprunter le GR 4. Le sentier descend en lacets en empruntant les escaliers du Pas d'Issane. Au niveau de l'intersection au bas de la descente, prendre à droite et suivre la direction de la passerelle de l'Estellié que vous traversez, avant de tourner à droite (suivre le balisage jaune).
  • 1) Le chemin suit le Verdon entre les rochers et les troncs polis déposés, à plus de dix mètres au-dessus du lit actuel, par les fortes crues. Quelques centaines de mètres plus loin, franchir une main courante (câble d'acier fixé à la falaise), puis passer en dessous d'une grotte.
  • Le sentier s'élève petit à petit, jusqu'à gagner une nouvelle section de mains courantes et d'escaliers. Le cheminement se fait sous des baumes (cavernes en Provence). Observer la végétation des falaises, les genévriers de Phénicie et leur tronc tortueux parfois millénaire, accrochés au calcaire... Plus loin, un panneau discret indique « le Styx », goulet étroit, où des galets tournants, entrainés par le courant, creusent des vasques (ou marmites). Après le Styx, contempler la baume du Maugué, en partie effondrée. Continuer sur le sentier, creusé à même la falaise, équipé d'une longue section de mains courantes. Se croiser à cet endroit est périlleux, soyez très prudent.
  • Après la stèle à la mémoire d'un kayakiste disparu, le sentier devenu sinueux s'élève, gagnant une intersection.
  • 2) À l'intersection, prendre à droite. À 15 minutes de marche, le sentier se rapproche de la rivière. Celle-ci disparait sous un amas rocheux : voici le chaos de l'imbut!
  • Vous pouvez rejoindre la berge, en étant attentif aux variations de niveau du Verdon. Puis faire demi-tour et rejoindre l'intersection point 2. Attention : après l'Imbut, l'accès au Bau Béni (balisage blanc au sol sur les rochers) n'est pas sécurisé, il est dangereux et déconseillé. 
  • Retour vers le chalet de la Maline (D2) : emprunter le sentier de l'Imbut en sens inverse, jusqu'à la passerelle de l'Estellié, la traverser puis remonter le long du GR 4 vers le chalet de la Maline. 
  • Retour vers les Cavaliers (D1) : la boucle s'effectue en remontant le sentier Vidal, taillé à même la falaise (tout droit à l'intersection, point 2). Le chemin s'élève brusquement (mains courantes, zone surplombant la rivière pouvant impressionner). Il serpente ensuite à travers des pierriers. Des échelles et des mains courantes vous permettront de rejoindre la route des gorges, rive gauche.
  • 3) Circuit en boude : au sommet du sentier du Vidal, traverser la route des gorges, pour rejoindre le sentier qui monte sous des chênes pubescents et rejoint le GR® 99 sur une piste forestière. Prendre à gauche (direction les Cavaliers). Après 500 m, la piste se ramifie, suivre celle de gauche. 300 m plus loin, continuer sur le GR 99 à gauche, quittant la piste. Le sentier rejoint la route qu'il faut longer par la droite jusqu'au point de départ.

Les grandes gorges : à l’envers et à l’endroit

L'écrivain Jean Giono qualifiait le Verdon, avec le lyrisme dont il était familier de « roi souterrain » s'enfonçant, dans les grandes gorges, « dans des ténèbres vertes », tant il est vrai que leur fond, descend à 400 mètres en moyenne. Mais avait-t-il remarqué l'étrange particularité de leur écosystème ? Les étages floristiques s'y inversent en effet et l'on trouve, tout en bas, des végétaux poussant habituellement en altitude en zone de moyenne montagne. Près de la rivière, la fraîcheur et la luminosité moindre ont favorisé la croissance de hêtres qui pensent peut-être occuper là l'un de ces ubacs humides qu'ils affectionnent ordinairement.
On y rencontre également une fougère discrète aux frondes légères, nommée asplenium jahandiezii, la Doradille du Verdon. Les chênes pubescents (nommés aussi chênes blancs en raison du duvet dont sont dotés les revers de leurs feuilles) que l'on rencontre habituellement sur les pentes des adrets, se sont installés dans la zone médiane des gorges, qui reçoit le soleil quelques heures par jour.
Au sommet des falaises du Verdon peut pousser le chêne vert, la yeuse dit-on localement. Ce petit arbre peut passer pour une variété de houx aux yeux du profane tant ses feuilles sont parfois dotées de piquants.
Et l'on constate, lorsque le regard quitte le spectacle des gorges pour se tourner vers le ciel où s'inscrivent les hauts reliefs du Margès, près d'Aiguines, que ces arbres sont implantés en miroir par rapport à ceux des gorges: les chênes verts sur les basses pentes bien exposées, les chênes pubescents à mi-pente, et les hêtres perchés vers les sommets. Et c'est ainsi que la flore des gorges a inventé un monde à l'envers.

La longue histoire de la faille et de l’eau vive

Au début il y a eu l'eau, une mer alpine très exactement. C'était pendant Ère secondaire, voici plus de 200 millions d'années. Le climat était tropical et les récifs coralliens s'y développaient.
Ces coraux qui, sur une épaisseur importante, ont progressivement occupé une large superficie et ont été bousculés au fil des millénaires. On était alors à Ère tertiaire et les Alpes se soulevaient à grand fracas. Le monde basculait, la mer se retirait et les récifs, émergés, entamaient leur longue vie de montagnes calcaires. Ils ont aligné leurs reliefs selon un axe est-ouest et sont entrecoupés de puissantes barres de calcaires tithoniques.
Et le Verdon, direz-vous? Il arrive. Il descend du cœur des Alpes, impétueux comme il sait l'être, selon un axe nord-sud. Au sortir de la zone de Castellane, il rencontre des failles, des fossés d'effondrement nés du grand bouleversement précédent. Infléchissant alors sa course, il s'y faufile et prend la direction de l'ouest. Il entaille et mord les roches, les creuse lors de ses grandes crues. Rien ne lui résiste; le voici qui crée peu à peu les grandes gorges et s'y enfonce, toujours taillant, toujours rognant. Leur profondeur varie entre 250 et 700 m, leur largeur entre 6 et 100 mètres aujourd'hui. « Il n'est guère d'exemples plus remarquables sur la terre d'entaille pratiquée par les eaux dans l'épaisseur des roches », écrivait le géographe Elysée RECLUS en 1877.

Verdon
Verdon
Verdon
Verdon
Verdon
pédalo dans le lac de Sainte-Croix
Accrobranche
Rafting
Pont de Galetas
Pont du Roc

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