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PASS VERDON
1 semaine dans le Verdon = 2 campings pour découvrir la richesse de ce lieu exceptionnel !

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Découvrir les lacs et montagnes du Verdon

Les sentiers dans les villages voisins de Castellane.

Soleilhas

  • Le tour du défens des Colettes
  • La chapelle Saint-Pierre par la Sagne
Partez à la découverte du village de Soleilhas, de ses fontaines, de ses lavoirs et emprunter le GR4 pour vous élever vers la montagne de Sainte-Foujasse. Vous rejoindrez la chapelle Saint-Pierre près de cascades de travertin et d'anciennes plâtrières vestiges d'un artisanat aujourd'hui abandonné. Le retour vers le village emprunte un chemin bordé d'oratoires qui jalonnent le pèlerinage vers la chapelle. Sous une forêt de hêtres, la boucle sportive vous emmène jusqu'au village de la Sagne, et rejoint la chapelle Saint-Pierre en passant par le superbe domaine des Colettes et son système d'irrigation constitué d'un canal d'environ un kilomètre de long. Ce dernier est équipé de passerelles, taillées dans des souches qui permettent à l'eau de franchir les vallons. Une bien belle randonnée où vous contemplerez des paysages variés, à la recherche de traces d'activités humaines contemporaines ou disparues.

Le tour du défens des Colettes

  • Remonter la rue des Bayles, tourner à droite pour suivre la rue principale (prenez le temps d'admirer le lavoir et la fontaine). Plus haut, devant la croix de mission prendre à droite la variante du GR4 (chemin de la Sagne) qui traverse un pont et un champ.
  • Au premier virage, le GR quitte la piste et s'élève jusqu'à basculer sur l'autre versant (point de vue sur Soleilhas, le Teillon). Le chemin s'enfonce entre prairies et bois de pins sylvestres puis monte au milieu des genêts sur le versant en face. Continuer jusqu'à une intersection, prendre à droite sur GR.
  • Plus loin le sentier descend vers les ruines de Verraillon.
  • Sous la ruine, tourner à droite, dans la prairie et longer le ruisseau. Passer à gauche au-dessus de la clue (zone encaissée entre deux montagnes).
  • Descendre à travers la chênaie pubescente (5 mn). À l'intersection de deux sentiers (vous apercevrez la ruine d'une ancienne plâtrière dans le fond du vallon), continuer tout droit, le chemin s'élève à nouveau au milieu des rochers, et plonge vers la chapelle Saint-Pierre.
  • Suivre les indications de l'itinéraire « la Chapelle Saint-Pierre par la Sagne» à partir du 3.
Entre 3h et 4h, 8.5km de marche, 300m de dénivelés, balisage blanc et rouge, balisage jaune. Randonnée de difficulté moyenne, à faire en toutes saisons.

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La chapelle de Saint-Pierre par la Sagne

Conseil des écogardes :

Eviter les fortes chaleurs, partir tôt. Il est fortement déconseillé de se baigner dans les vasques de la cascade car l’eau est utilisée par les habitants du domaine des Colettes. Merci pour eux…
  • Départ identique à l’itinéraire « le tour du défens des Colettes » jusqu’aux ruines de Verraillon.
  • Sous la ruine de Verraillon, tourner à gauche sur le GR puis à droite 10 m plus haut. Le sentier longe des prairies puis passe sous un bois de pin. En passant sur l'autre versant, le GR descend vers le village de la Sagne sous les hêtres. Au fond du vallon, sous le village, traverser à gué le ruisseau puis rejoindre la Sagne.
  • Le chemin débouche sur la rue principale. Quitter le GR, tourner à droite, traverser le village.
  • Passer devant la fontaine, suivre l'avenue Avengudo sur 30 m et plonger à droite sur le chemin des Claus. Prendre la direction des Colettes (balisage jaune et VTT chemins du soleil).
  • Au carrefour de quatre pistes, aller tout droit. Plus loin, traverser quatre ponts en bois. Au niveau du ruisseau, passer à gué, le sentier monte jusqu'à la ferme des Colettes (à environ 25 minutes de marche). Un vestige de four à chaux est visible pendant l’ascension. Devant la ferme, suivre à droite le chemin montant vers la chapelle Saint-Pierre en longeant un petit canal (admirez les passerelles creusées dans des souches pour permettre à l'eau de s'écouler).
  • Après avoir visité la chapelle, suivre la direction de Soleilhas (sous la chapelle). 20 m avant la cascade, prendre à droite le sentier rocailleux et escarpé montant au-dessus de la clue. Le chemin passe à gué, 100 m en amont et rejoint Soleilhas.
  • À environ 45 minutes de marche, le chemin gagne une piste, tourner à droite devant un oratoire, et rejoindre le village par cette piste en observant les nombreux oratoires présents.
Entre 5h et 6h, 13km de marche, 500m de dénivelés, balisage blanc et rouge, balisage jaune. Randonnée difficile, à effectuer en toutes saisons.

La chapelle Saint-Pierre des Coulettes

Il s'agit d'une chapelle romane qui fit sans doute office d'église paroissiale puisque ce secteur constituait autrefois une paroisse (et peut-être aussi un fief disparu au haut Moyen Age). Son abside semi-circulaire en cul-de-four, ses deux travées rectangulaires, l'arc doubleau qui les sépare, l'appareillage soigné de ses murs clairs, tout indique qu'elle fut bâtie entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe. Elle a été restaurée dans les années 1980. Plus tardive est la statue de saint Pierre fichée dans le mur nord, puisque l'inscription fidelis usque ad aras y est suivie du millésime 1552.
On s'y rendait en pèlerinage chaque 29 juin. Les habitants de la Sagne, de Briançonnet et de Saint-Auban accompagnaient ceux de Soleilhas.

Le village de Soleilhas

L'essentiel des habitations de la commune se rassemble au village de Soleilhas qui s'est implanté au bord de sa petite plaine depuis la seconde moitié du XVIIe siècle. C'est en effet à cette période que fut abandonné le village féodal situé à 1 142 mètres d'altitude, aux alentours de la chapelle Notre-Dame, sur le relief de Teillette plus à l'ouest. En 1278, ce village fortifié comptait 60 foyers payant l'impôt, ce qui correspond à une population de 330 habitants environ. Mais ce n'était pas la seule agglomération: Verraillon, également campé sur un relief à cette période, abritait alors 15 familles imposables et une famille noble, soit environ 80 personnes. Tandis que les habitants construisaient leurs maisons dans le village actuel, le seigneur local y faisait édifier son château. Sans doute cette grande bâtisse rectangulaire fut-elle alors dotée de tours, à la mode du temps. Aujourd'hui réhabilité et transformé en appartements, il conserve des fenêtres à meneaux dans sa façade méridionale. Sa cheminée monumentale, les gypseries dont il était orné, constituent un témoignage de sa qualité. Soleilhas est également caractérisé par la présence, sur son territoire, de la voie romaine menant de Castellane à Entrevaux via le col de St-Barnabé et les alentours de Verraillon. Une borne milliaire dédiée aux césars Chlore et Galère (293 à 305 de notre ère) est utilisée en réemploi aux abords du village de Soleilhas elle constitue le piédestal d'une croix de mission.

Peyroules

Cette promenade vous emmènera sur les hauteurs, au milieu d'anciennes zones cultivées, sur le site du hameau abandonné de Ville dominant la vallée du Jabron et le village de Peyroules.

Circulaire de Peyroules, le Hameau de Ville

  • Depuis le parking, suivre la départementale en direction de la Foux. A la sortie du village (carrefour avec la route D452 du Mousteiret), suivre le chemin goudronné montant à gauche (rue du Collet). Passer devant un hangar et prendre le sentier partant sur la gauche. Il contourne le vallon, puis s'élève dans la colline au milieu des pins et des chênes. Plus loin, il rejoint le petit ruisseau de Ste-Anne. Le traverser et gagner à 100 m un chemin plus large. Monter par celui-ci sur 300 m. Droit dans la pente, il rejoint le carrefour avec l'itinéraire du col des Portes.
  • Suivre à gauche le chemin du circulaire de Peyroules. Il mène à la ferme du Pré Neuf. Laisser l'accès à celle-ci et suivre la piste qui contourne l'habitation. Rapidement elle gagne d'anciennes zones cultivées. Prendre à gauche et traverser le plateau. Suivre le chemin principal qui descend en direction de l'imposante chapelle romane et du hameau abandonné de Ville
  • A la chapelle, possibilité de suivre la piste pour rejoindre le hameau perché de Ville et découvrir le panorama sur la vallée. Sinon, depuis la chapelle, descendre par le sentier en direction du sud-est. Passer un collet. Le sentier longe un vallon, traverse le ravin de Ville et descend à flanc de colline jusqu'à la route. Le retour au point de départ se fait par la départementale, sur 800 m environ.

2h, 4.5km de marche, 200m de dénivelés, balisage jaune. Randonnée de difficulté moyenne.

La grand’ route

Vivre au bord de la grand’ route, c'était voir passer des cohortes de muletiers transportant les denrées essentielles depuis les villes de la côte, c'était aussi accueillir les colporteurs qui, leur hotte sur le dos, vendent "leur balle", c'est-à-dire des épingles, des lunettes, de la mercerie, quelques livres et des almanachs, des coupons de tissu, etc. Les auberges se nommaient les "logis". Elles possédaient des noms enchanteurs et jalonnaient les chemins, se nommant "logis du Soleil, des Trois Rois, du Mouton, du Cheval Blanc, de la Colombe, du Lion d'Or, du Chapeau Rouge". Des enseignes imagées pendaient devant leurs portes. Mais l'intérieur y était spartiate, Toepffer raconte comment, au XIXe siècle, au Logis du Pin, dans une commune voisine de Peyroules, le mobilier de la salle basse consistait en une table et des bancs chancelants, avec des peaux de lapins séchant au plafond. Les voyageurs dormaient tous ensemble à l'étage dans une salle sans fenêtres, sur des lits de feuilles avec des couvertures en peau de lapin. Au moins y avait-il un dortoir, il n'était pas rare de loger les voyageurs dans un grenier à foin Et encore à propos de circulation, mentionnons aussi ce curieux pèlerinage de Peyroules appelé Saint-Pierre le Courréïre (le coureur en provençal) parce que l'on parcourait à pied tout le territoire de la commune.

Petit casse-tête historico-archéologique

Quel nom de lieu étrange que celui de « Ville »! Il faut, pour atteindre ce quartier, gravir, aux sources mêmes de la rivière de Jabron, l'un des escarpements du massif qui limite la commune au nord. Le replat où l'on aboutit finalement s'appelle Ville, les pentes qui le surplombent sont l'Adret de Surville. Que faut-il en penser?
L'affaire est simple à démêler. Le mot Ville, issu du latin "villa", désigne un groupement d'habitations dès le haut Moyen-Âge. Nous dirions aujourd'hui un village (ce mot est d'ailleurs formé à partir de "villa"). Un village fortifié se trouvait donc déjà là au Moyen- Âge; la chapelle ruinée qui y subsiste en était alors l'église castrale. Ce qu'il reste de son architecture atteste bien qu'il s'agit d'un édifice de cette période. La carte nous montre, juste au-dessus, en cime de relief, le Col des Portes qui permet de basculer sur la commune de Soleilhas.
Devons-nous penser que le Peyroules initial se trouvait à Ville? Rien n'est moins sûr. Ceci dit, nous constatons que l'habitat de cette commune est constitué de trois hameaux principaux: la Bâtie, la Rivière et la Foux. Peyroules est une altération de "peirola" qui désigne, toujours au haut Moyen-Âge, une auberge. C'est un toponyme fréquent que vous rencontrerez toujours sur un axe important au Moyen-Âge. Il n'y a donc rien d'étonnant à le trouver ici, puisque déjà la via Salinaria, voie antique menant de Digne à Grasse, passait là. Cette auberge s'est forcément implantée en bordure de route et non pas à Ville, petite place forte un peu à l'écart dont nous ignorons également le nom. Mais où?

La Garde

  • La chapelle Saint-Martin
  • Les Quatre Termes, Sommet du Teillon
Au pied des falaises du Teillon se tient la petite chapelle de Saint-Martin restaurée et facilement accessible aux familles (en aller/retour). En prolongeant la balade, les randonneurs pourront atteindre les pâturages du Teillon et les Quatre Termes, sommet au panorama exceptionnel culminant à 1 893 m.

La chapelle Saint-Martin

  • Depuis le parking, suivre la petite rue longeant l'auberge et descendant dans le village. Passer le porche et suivre la ruelle à gauche (quitter le GR4). La petite route part en direction des falaises du Teillon. Laisser à droite la route d'Eoulx et rejoindre la RN 85. La suivre à droite sur 50 m.
  • Prendre à gauche le chemin en terre d'accès à la chapelle St-Martin (balisage jaune). Suivre le chemin principal et laisser les voies d'accès aux propriétés.
  • Après 500 m, prendre le chemin à gauche et rejoindre la chapelle St-Martin (aire de pique-nique). Possibilité de revenir au village par le même itinéraire (parcours famille 1 h), ou de poursuivre sur le sentier montant le long du ruisseau des Gravières (grand tour - 2 h 30).
  • Après 300 m, le sentier oblique à droite et part en direction des falaises.
  • L'itinéraire monte un petit pierrier, s'engage dans le sous-bois et débouche sous les falaises (quelques voies d'escalade). Continuer à monter sous celles-ci à gauche par le sentier principal (passages raides).
  • Après avoir dépassé un redent rocheux (point de vue sur le village de la Garde), continuer à monter doucement à flanc de montagne au-dessus du vallon des Gravières. Rejoindre l'intersection avec le sentier du sommet du Teillon.
  • Descendre au vallon, le traverser, et suivre le sentier sur le versant opposé. Au milieu de la garrigue, la vue s'ouvre sur la vallée. Le sentier rentre en forêt et rejoint le GR4 à 800 m.
  • Prendre à gauche l'itinéraire en direction de la Garde (balisage blanc et rouge). Le sentier descend la colline. Bordé de murets en pierres sèches, il rejoint, sur le bas, le village de la Garde en face de l'auberge.
1h (2h30 aller/retour), 2.5km de marche (5km A/R), 100m de dénivelés (400m A/R), balisage jaune, balisage blanc et rouge. Randonnée facile.

Prendre le pli

Les spectaculaires falaises qui dominent la chapelle St-Martin illustrent la puissance des forces géologiques qui ont façonné la Provence.
A l'origine, tout est paisible. Un fond marin où se déposent les sédiments (restes d'algues et d'animaux marins alluvions apportées par les rivières) qui donneront au fil du temps, les bancs calcaires si communs dans les paysages de Provence. C'est à l'ère tertiaire que les choses se gâtent quand d'un coup de tête rageur, l'Italie vient emboutir l'Europe. Comprimés, les bancs calcaires vont se plisser pour encaisser le choc. Plus tard, enfin, l'érosion tranchera dans ces plis, créant des reliefs de falaises.

Les Quatre Termes, Sommet du Teillon

  • Depuis le village, suivre le GR (balisage blanc et rouge) montant en face de l'auberge vers Soleilhas et le Teillon. Le sentier s'élève progressivement dans la colline, puis pénètre en forêt. A 1,3 km, il rejoint, sur un replat, l'intersection entre le Teillon et Soleihas.
  • Quitter le GR, et prendre à droite le sentier balisé en jaune. Il monte en sous-bois pendant encore 800 m, puis continue à flanc de colline au-dessus du vallon des Gravières. Passer sur l'autre rive et gagner le carrefour avec le sentier de la Chapelle St-Martin.
  • Poursuivre la montée sur le sentier du Teillon.
  • Après avoir dépassé la ruine d'une cabane pastorale, franchir un ruisseau et monter tout droit dans la pente. Croiser un chemin transversal. Un peu plus haut, sur un replat, partir sur la gauche à plat sur 100 m puis continuer à s'élever droit dans la pente. Après avoir croisé le chemin d'accès à une cabane, rejoindre la crête.
  • Encore une petite demi-heure pour gagner le sommet du Teillon en montant droit dans la pente.
  • Le retour s'effectue soit par le même itinéraire, rentrer par le sentier de la chapelle St-Martin (balisage jaune).
6h, 10km de marche, 980m de dénivelés, balisage blanc et rouge, balisage jaune. Randonnée difficile.

Les Quatre Termes

Le relief du Teillon contient le lieu-dit le "sommet des Quatre Termes". C'est que quatre communes se rejoignent là, celles de la Garde, Peyroules, Soleilhas et Demandolx. Les termes sont les bornes qui fixent les limites des territoires. Il s'en trouve donc une sur le sommet du Teillon dont les quatre faces correspondent aux quatre communes qu'elle limite.
Les opérations de bornage ont, de tous temps, requis une série d'actions précises et ritualisées dont témoignent aujourd'hui les liasses de procès contenus dans les archives. Imaginez les représentants de chaque communauté se rendant sur le sommet du Teillon un beau matin, en compagnie des personnes chargées de planter la borne (elles l'ont apportée jusque-là avec ses accessoires, elles transportent également une pioche). On rencontre également le plus souvent une ou deux personnes chargées de la justice locale, ou faisant fonction de géomètre. Des témoins accompagnent la petite troupe.
Après que chacun se sera mis d'accord sur l'emplacement des limites, l'on cassera une pierre en deux parties, qui seront enfouies, brisures vers le bas, sous la borne. Celle-ci devra à peine dépasser du sol. Les deux parties brisées, appelées "témoins", constitueront, pour les générations futures, les preuves qu'il s'agit bien de la borne. On les déterrera et les deux morceaux devront "être frères et bien accordans", comme le précisent les écrits du XVIIe siècle. C'est-à-dire qu'ils doivent s'imbriquer parfaitement.

La tour, prends garde !

Le village contemporain de la Garde, avec ses maisons alignées au bord de la route nationale 85 que l'on nomme également route Napoléon, ne fait pas immédiatement penser à la présence d'une tour de garde. Et pourtant ... Si vous jetez un œil sur l'église paroissiale dédiée à Notre-Dame des Ormeaux, et si vous êtes accompagné d'un ancien du lieu, vous apprendrez que la tradition rapporte qu'une tour de guet se trouvait sur la colline à proximité de l'église. Il n'est pas rare de rencontrer ainsi, en Provence, un clocher édifié sur les soubassements d'une ancienne tour. Mais cette église en cache une autre, bien camouflée en son cœur. C'est une chose vraiment curieuse, elle englobe une partie d'église romane qu'elle prolonge de part et d'autre. Vous le remarquerez de l'intérieur: les travées centrales, romanes, sont voûtées en berceau et les raccords entre les parties anciennes et modernes sont évidents.
L'existence de la Garde est donc liée à la route qu'il convient de surveiller mais aussi a voisinage de Castellane dont les puissants barons surent établir un réseau serré de positions défensives tout autour de leur célèbre place forte. Ils se souciaient d'ailleurs beaucoup de la vie de ces sites, ne les voit-on pas, en 1341, solliciter l'autorisation d'ouvrir de nouvelles foires en ville mais aussi une (annuelle) à la Garde?

Saint-Julien-du-Verdon

  • La barre des Pidanoux
  • Le sommet de Crémon
La barre des Pidanoux est une randonnée très agréable. Après un cheminement relativement plat (accessible aux familles) suit une petite montée (quelques passages raides), avant de gagner la crête et d'offrir une vue dominante sur le Lac de Castillon et le village de Saint- Julien-du- Verdon.
Tôt le matin et par temps clair, vous apercevrez depuis le sommet de Crémon (1 760 m) la Corse, la trouée des Gorges du Verdon au sud-ouest, le Mont Chiran (1 905 m) avec l'observatoire de Haute Provence à point culminant du nord-nord-ouest, le Cheval Blanc (2 323 m).

La barre des Pidanoux

  • Depuis le village, gagner le grand virage de la route de St-André-les-Alpes, à 500 m, juste avant le mémorial de la Résistance.
  • Quitter la N202 et suivre la petite route à droite. Bordée de murets en pierres, elle aboutit à 700 m, après la dernière maison, à un chemin en terre. Poursuivre sur le chemin plat pendant encore 800 m environ.
  • A la fin du chemin (aire de retournement), le parcours se poursuit par un petit sentier qui s'élève sous les chênes puis sous les pins (quelques passages raides).
  • En fin de montée, il gagne la crête de la barre de Pidanoux.
  • Continuer sur le sentier en crête pendant 1 km, nombreux points de vue sur le village, le lac de Castillon, le sommet de Crémon (en face), et le sommet de Chamatte (à l'est).
  • L'itinéraire passe le point culminant (1 23 7 m) puis se prolonge pendant encore 500 m. Le cheminement se termine lorsque le sentier redescend de manière abrupte vers la vallée de Vergons et la route nationale que l'on aperçoit en contrebas.
  • Revenir par le même itinéraire au village.
Entre 3h30 et 4h30, 9km de marche, 325m de dénivelés, balisage jaune. Randonnée de difficulté moyenne, privilégier le printemps et l’automne.

La transhumance

La transhumance ne se fait plus guère à pied, aujourd'hui, la loi n'autorisant plus la circulation des troupeaux sur les routes hormis dans les camions. Mais il est des éleveurs irréductibles qui poursuivent cette pratique et quelques dérogations leur sont ainsi attribuées, qui offrent aux habitants des lieux traversés comme aux automobilistes le plaisir inégalé de croiser un troupeau ou de le regarder passer devant chez soi.  "Vieille comme le monde, la transhumance émeut toujours en nous je ne sais quel instinct ou quel souvenir nostalgique et aboli de notre race", écrivait très justement Marie Mauron.
Les troupeaux transhumants originaires du Var traversaient, encore il n'y a pas si long- temps, le terroir de Saint-Julien-du-Verdon pour se rendre, via Saint-André-les-Alpes, dans les pâturages de Thorame. Ils faisaient halte dans un pré - un "relarguier" comme l'on dit en provençal - loué pour l'occasion. Les bêtes s'y reposaient au plus chaud de la journée, elles s'y nourrissaient aussi.
Les "carraïres", ces voies larges dévolues aux troupeaux transhumants, n'existent plus parfois et force est souvent de passer sur le bitume. Les milliers de têtes d'ovins ruissellent alors sur la route, accompagnés des mulets bâtés, des chiens heureux de partir en montagne, des bergers fiers de leur travail comme de leurs bêtes. Mais de la transhumance, nous ne connaissons souvent plus que l'estive, celle où l'on "amontagne" en juin pour "démontagner" en octobre-novembre. C'est la transhumance d'été, celle où l'on loue une montagne pour les troupeaux de basse Provence. Attention, une "montagne" en français régional, n'a rien à voir avec un relief : c'est une montagne pastorale, un alpe dit-on aussi. D'où le très grand nombre de toponymes de type l'Aup, l'Aupet, la Montagne, la Montagnette, etc.
Il semble pourtant avéré que la transhumance d'hiver exista en premier: Pline raconte déjà comment les moutons "par milliers convergent depuis les régions lointaines pour [...] brouter [...] les Plaines-de-pierres", c'est-à-dire la Crau, en basse Provence.
Au Moyen-Âge, cet hivernage est important, nous le connaissons par les comptes de Jean d'Apulie, receveur et collecteur des droits de pasquerium (dépaissance) du comte de Provence en 1300-1301, dans les baillages de Brignoles et Saint-Maximin (Var). Les troupeaux hivernants (plus de 20 000 brebis venaient de l'Ubaye, de l'Asse, de la Bléone du Var et du Verdon (3 960 bêtes seulement dans cette vallée).
Entre le XVe et le XVIe siècle, les troupeaux des hautes vallées du Verdon, de la Vaire et du Var hivernent, de la fin novembre au 1er mai, dans la région de Barjols (Var). Le prix de la location des terres est fixé par trentenier (unité de compte des troupeaux correspondant à 30 têtes) et souvent pour plusieurs années.

Les Pistoles et les pruneaux

«  Ah c'est que le peleur de prunes / peleur de prunes / doit être au travail, tout le temps / 'vail tout le temps / Ah, comme c'est amusant! »

Voici le refrain de la chanson qui dit comment on confectionnait ces prunes pelées, dénoyautées, séchées et aplaties entre les doigts que l'on a fabriquées dans les vallées des Asses mais aussi dans le haut Var, moyen Verdon et les Hautes Alpes. On les nommait les "pistoles" car elles évoquaient, une fois apprêtées, ces pièces de monnaie du XVIIe siècle.
Les prunes de la variété "pardigone" (du provençal pardigon, le perdreau, car leur couleur rappelle celle de la gorge de la perdrix rouge) sont ébouillantées puis pelées ("plumées", dit la chanson) : "À chaque prune que l'on plume / Un jus tout noir salit les doigts / Et toute rouge sort l'écume / ça vous colle comme de la poix."
Le séchage se fait en deux fois, pendant quelques jours à chaque fois sous un soleil indirect. Il se fait sur des claies ou bien sur des brindilles effilées réunies en buisson où les prunes sont embrochées. Les fruits sont dénoyautés entre ces deux périodes de séchage. Les vastes séchoirs ouverts à tous les vents dont les piliers soutiennent la toiture ne se rencontrent plus guère, leurs propriétaires ont généralement repris leurs habitations et cette spécificité architecturale a quasiment disparu. Les pruneaux étaient des prunes séchées mais non "plumées", plus faciles à préparer mais de moindre valeur marchande. Pruneaux et pistoles étaient conditionnés dans des caissettes tressées en osier ou bien en bois de peuplier. Les pistoles ratées portaient les noms d' "écartes" ou bien de "manquées" et de "pistoles du pauvre". Elles furent rarement commercialisées, on les conservait pour la consommation familiale. Il arrivait également que l'on nomme "Brignoles" les "pistoles". Saint-Julien-du-Verdon a possédé de nombreux pruniers de cette variété et commercialisé leurs fruits. Ces pistoles comptaient parmi les treize desserts de Noël, on les dégustait lors des repas de fête (noces, repas de famille, etc.).

Le sommet du Crémon

  • Emprunter le sentier montant au-dessus de la route en direction du sommet de Crémon. Cet itinéraire permet de rejoindre également les villages de Vergons et de Demandolx. Au débouché sur une piste, suivre celle-ci à la montée en décrivant un lacet à droite. Cent mètres après, prendre le sentier à gauche.
  • Il s'élève sous les pins et gagne à nouveau la piste (la traverser). Ensuite la montée se fait moins raide. L'itinéraire chemine sous les mélèzes et rejoint une grande aire plate à la limite entre les versants adret et ubac (source en contrebas, derrière le talus de la piste).
  • Suivre la piste à droite sur 50 m, puis prendre le sentier montant à gauche en amont de celle-ci. Bien marqué, il rejoint le col de Demandolx à 1,5 km.
  • Au col (1336 m), suivre la piste à gauche en direction de Vergons et du sommet de Crémon.
  • Après 1 km, l'itinéraire emprunte un sentier partant sur la droite. Il rejoint la ligne de crête de la montagne de Crémon.
  • Laisser le sentier partant sur le versant ubac vers le village de Vergons et prendre à droite l'itinéraire montant au sommet.
  • Les 400 derniers mètres de dénivelés s'effectuent d'abord en sous-bois, puis dans les pâturages.
  • Le retour s'effectue par le même itinéraire.
4h30, 14km de marche, 860m de dénivelés, balisage jaune, rando difficile.

Les noix confites du Verdon

Le noyer est amateur de sols profonds et bien drainés et la région autour de Saint-André-les-Alpes lui plaît beaucoup, les terres de Saint-Julien-du-Verdon également. Les noyers étaient autrefois beaucoup plus nombreux qu'aujourd'hui. La production d'huile de noix primait, bien sûr, en des lieux où l'olivier ne poussait pas. Il suffit par ailleurs, quel que soit le village, de flâner dans ses rues les plus anciennes pour remarquer la présence de portes plus ou moins ouvragées, réalisées dans ce même bois. Les noix confites étaient également très prisés. Elles sont réalisées à partir des fruits verts cueillis avec leur écale, en juin. Les noix, très jeunes, ne sont pas encore dures et bien formées, on traverse facilement l'ensemble avec une aiguille à tricoter.
L'amertume propre au fruit doit être chassée : on l'ébouillante pendant neuf jours pour ce faire. Puis on la confit pendant autant de jours dans du sucre ou du miel, ou les deux. Les noyers ont largement disparu: les gelées survenues dans les premières décennies du XXe siècle, mais surtout la mode, à cette même période, de ce bois pour confectionner des meubles et son renchérissement en sont la cause.

La voie romaine

Le village contemporain de Saint-Julien se situe à neuf kilomètres seulement de la capitale des Suetrii appelée Ducelia, puis de Salinae, la ville antique de Castellane établie dans la plaine non loin des berges du Verdon. Une voie antique et préromaine reliant Cimiez à Riez via Annot et Entrevaux tra- versait la zone basse de la commune, aujourd'hui noyée sous les eaux du lac. Le tronçon reliant Vergons (capitale des Vergunii) à Castellane franchissait le Verdon, entre Saint-Julien et Castillon, par un pont curieusement nommé le pont Julien. Le lien ne doit pas, en effet, être fait entre ce prénom et le nom du village.
La tradition voudrait qu'il s'agisse d'un pont romain, mais il fut peut-être seulement médiéval. Plus aucune vérification n'est aujourd'hui possible: le pont dort au fond du lac et nous savons seulement qu'il fut restauré au XVIIe siècle.

La houille blanche de Castillon

Les projets de barrages à établir sur les rivières de Haute Provence voient le jour au début du XXe siècle, il s'agit de développer la production électrique dans une zone où le charbon manque totalement. L'enthousiasme des premiers aménageurs du territoire est intense, il leur faudra cependant attendre la fin de la première guerre mondiale pour voir se réaliser la plupart des projets et l'électrification des campagnes, tributaire de l'équipement hydroélectrique des rivières bas-alpines, tardera encore quelques décennies. Le barrage de Castillon et sa retenue furent édifiés à partir de 1924, mais leur réalisation dura plus de vingt ans, ce projet a en effet connu une longue pause de six années. Une entreprise allemande réalisa les premiers travaux au titre de la réparation des dommages d de la première guerre mondiale. Les travaux cessèrent de 1932, lors de la prise du pouvoir par Hitler en Allemagne. Puis ils reprirent en 1938 pour dix nouvelles années, de très nombreuses personnes vont y travailler : 3000 seront engagées dans cette construction.
La mise en eau se fit en 1949 sur 500 hectares, elle noya la majeure partie de la commune de Castillon qui fut rattachée, cette année-là, à celle de Castellane. Seuls le hameau de Blaron et ses terres émergent aujourd'hui, en rive droite du lac. Demandolx, commune voisine, y laissa aussi quelques hectares.
Les basses terres de Saint-Julien se trouvèrent également noyées, vergers, prairies et moulin à plâtre, disparurent sous les eaux qui viennent presque, aujourd'hui, lécher les pieds du village.
Cet ouvrage d'art, outre la création du paysage particulièrement spectaculaire auquel il contribue, produit de l'énergie électrique; il régule aussi le débit du Verdon, soutient son niveau d'étiage, favorise les réseaux d'irrigation de la région et prévient les crues de la rivière, autrefois réputées pour être terribles.

Demandolx

  • La ferme brûlée
  • Saint-Barnabé-Vauplane la ferme brûlée
Partez du village de Demandolx pour une randonnée à la découverte des paysages colorés des Alpes du sud. Sur la boucle de la Ferme brûlée, vous passerez non loin de ruine et rejoindrez un joli point de vue sur les lacs de Castillon et de Chaudane ainsi que sur les montagnes environnantes (le point de vue est "équipé" d'une table de pique-nique et d'une table de lecture de paysage). Pour un itinéraire plus difficile, vous prolongerez la balade par un aller-retour en passant par la chapelle Saint-Barnabé en rejoignant le stade de neige de Vauplane et sa zone humide (très belle au printemps car fleurie de trolles et d’orchidées).

La ferme brûlée

Départ : En entrant dans Demandolx, passer devant le bistrot de pays (place de la Liberté). Descendre sur le premier chemin goudronné à droite (chemin du Thuveras). Garer votre véhicule sur le parking des terrains de sport.
  • Revenir sur le chemin du Thuveras, descendre à droite, en longeant deux villas. Continuer tout droit sur le chemin agricole (panneau indiquant la boucle de la Ferme brûlée vers GR4).
  • Le chemin longe d'anciennes cultures en terrasses (laisser les accès aux prés), puis plonge vers le ravin de Saint-Barnabé. Observer les murs de pierre sèche, quel travail pour retenir un peu de terre! Au fond du ravin, traverser le pont de bois. Le sentier s'élève sur le versant en face. Monter jusqu'à gagner une intersection. 
  • 1 Prendre à gauche la direction du GR4 et de Saint-Barnabé. Le sentier serpente et rejoint une esplanade, sous une ligne haute tension. Suivre la piste (balisage rouge et blanc, GR4) vers la droite, en direction de la Ferme brûlée. 
  • Depuis l'esplanade, marcher sur 700 m environ, jusqu'à ce que la piste se sépare en deux. Quitter le GR4, pour descendre sur la piste de droite. Au Pied de la ferme en ruine, remonter à droite sur le sentier passant au-dessus des deux restanques. Monter à travers les buis, jusqu'au « Cognas », une table et un panneau d'orientation sont installés sur un beau point de vue. On peut voir entre autre, les retenues artificielles de Castillon et de Chaudanne, le village de Demandolx ... Le chemin passe en contrebas de la table et rejoint le point 1 de la randonnée. Descendre à gauche et regagner le village par l'itinéraire emprunté à l'aller.
Entre 2et 3h, 6.5km de marche, 300m de dénivelés, balisage jaune et blanc, balisage rouge. Rando de difficulté moyenne, à faire en toutes saisons. Partir tôt pour éviter les fortes chaleurs.

Saint-Barnabé-Vauplane la ferme brûlée

Départ : Identique jusqu'au point 2 de la boucle Ferme brûlée.
  • 2 Sur l'esplanade, tourner à gauche, direction Soleilhas (balisage rouge et blanc, GR4), en empruntant la piste sur 3 km, jusqu'à la départementale.
  • 3 Après être passé devant la croix du Clos d'Agnun, traverser la route et filer tout droit en longeant la ligne électrique. Plus haut, le chemin croise une piste.
  • Tourner à gauche et rejoindre la chapelle Saint-Barnabé. Passer au-dessus de la chapelle, traverser les prés (attention à ne pas vous mouiller les pieds, la zone est humide).
  • Le sentier s'élève sous les pins, serpente puis gagne une zone déboisée. Laisser deux sentiers partant droite au niveau de deux épingles (belle vue sur la montagne du Teillon derrière vous). Plus haut le GR4 débouche sur le stade de neige de Vauplane (tenir les chiens en laisse, présence des troupeaux). 
  • Faire demi-tour et revenir au point 2 du circuit de la boucle familiale de la Ferme brulée. 
  • Suivre le descriptif de cet itinéraire pour rejoindre le village.
Entre 5h et 6h, 18km de marche, 550m de dénivelés, balisage jaune et blanc, balisage rouge. Rando difficile, à faire en toutes saisons en évitant toutefois les périodes de fortes chaleurs.

La chapelle Saint-Barnabé

Cette chapelle est romane, son abside en cul-de-four, l'appareil d'une partie des murs latéraux de sa nef indiquent qu'elle fut sans doute érigée au XIIIe siècle. Sa pierre d'autel, constituée d'une inscription funéraire gallo-romaine utilisée en réemploi, était autrefois enduite. Des travaux de décapage ont permis la découverte de cette épigraphie. La fonction originelle de cette chapelle reste mal connue, sans doute faut-il y voir la possible existence d'un village ou d'un monastère au Moyen Age qui reste à définir : on sait en effet que les chapelles faisant l'objet de fêtes patronales et de pèlerinages importants constituent en général les marques ultimes de l'existence de ces agglomérations médiévales disparues. Et celui de Saint-Barnabé a donné lieu à d'importantes manifestations.

Le village de Demandolx

Aujourd'hui implanté sur les pentes occidentales du vaste relief de Crémon, le village a longtemps occupé un escarpement situé plus au nord. Ses ruines se nomment Ville. En 1315, ce village désert comptait 38 foyers payant J'impôt, ce qui correspond à une population d'un peu plus de 200 habitants. Il s'appelait alors Mandols, il s'agit du castrum de Mandolis que l'on rencontre dans les chartes de cette période, la préposition "de" s'est progressivement agglutinée au toponyme. Le provençal a par la suite conservé cette manière de la nommer. Puis ce nom a suivi sa population au fur et à mesure de son déplacement vers les zones plus accessibles et confortables où il se tient aujourd'hui.
Depuis Demandolx, en suivant la D102 en direction du barrage de Castillon-Demandolx, on accède en 30 minutes de marche à ce site médiéval impressionnant, par un sentier qui mène aux quelques ruines subsistantes (soyez prudent et ne vous en approchez pas) fichées au pied des rochers, à 1175 mètres d'altitude. La retenue du barrage de Castillon scintille en contrebas.

La zone humide de Vauplane

Peu avant d'arriver au bâtiment de la station de ski, le sentier, accolé à un versant herbeux, longe une petite zone humide qui s'est nichée dans le creux du cirque de Vauplane. Qu'appelle-t-on une zone humide ? Pour qu'un milieu puisse être qualifié de zone humide, il faut au moins que l'un des 3 critères suivants soit réuni:
  • la présence d'eau au moins une partie de l'année,
  • la présence de sols dits « hydromorphes », i.e. qui montrent des signes de saturation en eau (sols engorgées, même temporairement), 
  • la présence d'une végétation dite « hygrophile», i.e. composée d'espèces adaptées à la submersion ou aux sols régulièrement saturés en eau.
Au printemps, il est ainsi possible de voir de nombreuses plantes typiques de ces petites dépressions humides d'altitude que l'on peut rencontrer dans le Verdon. Entre juin et juillet, vous pourrez ainsi découvrir la floraison des trolles d'Europe, grandes renoncules aux fleurs jaunes et de la Dactylorhize à larges feuilles, belle orchidée aux fleurs purpurines et parfois aux feuilles tâchées de violet. Il serait dommage de les cueillir car elles se faneraient très rapidement et ne tiennent pas en vase. De plus, les zones humides étant de moins en moins nombreuses en France et menacées (drainage, urbanisation...), les espèces qu'elles hébergent sont elles aussi de plus en plus rares.

Saint-Pancrace - Digne
Digne
Vallée de la Bléone - Digne
Digne
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