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​Lacs et Montagnes du Verdon

Castellane

Au sommet d’un pittoresque rocher qui, de ses 180m de hauteur, domine Castellane et ses environs, la chapelle Notre-Dame du Roc reçoit tout au long de l’année le passage de nombreux pèlerins. Après le chemin de croix d’accès à la chapelle, vous pourrez poursuivre votre promenade par le Tour du Roc, traversant les ruines de Petra Castellana et rejoignant le Verdon puis le Pont du Roc, ou gagner le village par les anciennes parcelles agricoles épierrées du tour du Serre.
Dominant le Verdon à plus de 1545m, les falaises des Cadières de Brandis marquent le paysage. Brandis et les Cadières de Brandis sont des randonnées qui offrent des vues remarquables sur cette curiosité géologique, les sommets avoisinants, et par les vieux chemins, vous pourrez accéder aux hameaux isolés de Brandis et de Villars-Brandis.
La Montagne de Robion (1660m) est un des plus hauts sommets de la commune de Castellane. En faisant le tour de la montagne, vous emprunterez un agréable sentier dominant le Verdon, avant de passer aux hameaux de Robion et Petit Robion, à proximité des chapelles de Saint-Thyrs et de Saint-Trophisme. En gagnant le sommet, vous découvrirez un panorama unique sur les massifs alpins des Ecrins, du Mercantour et du Verdon.
Concernant la randonnée du Sommet de Destourbes, elle s’effectue en grande partie à couvert dans la forêt qui recouvre le grand plan incliné de Destourbes. La récompense est à l’extrémité de cette montée qui culmine à 1543m où l’on découvre les principales hauteurs de la région : Chiran (vers l’ouest, 1900m), Teillon (de l’autre côté, nord-est, 1890m), Lachens (point culminant Lachens (point culminant de Var, 1750m, sud-est) et enfin, presque « à vos pieds » et cependant plus haut le Robion (1660m).
Voici 40 millions d'années, le col des Lèques était sous la mer. Dans une mer chaude, vivaient de paisibles mammifères marins : les siréniens (ancêtres des dugongs et lamantins actuels). Cette promenade vous permet de découvrir un site unique au monde, aménagé par la Réserve géologique de Haute-Provence. Vous partirez ainsi à la découverte de fossiles conservés sur place, vieux de 35 millions d'années.
  • Le tour du Roc
  • Tour du Serre
  • Brandis
  • Les Caidières de Brandis 
  • Le sommet de Robion
  • Le tour de Robion
  • Le sommet Destourbes
  • Le sentier des Siréniens

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Le tour du Roc

  • Depuis l'office de tourisme, suivre, par les trottoirs, la route nationale montant en direction de Digne-les-Bains. Passer devant le parking St-Michel et, en face d'une station-service, prendre à droite le chemin montant à la chapelle Notre-Dame du Roc. L'itinéraire longe les remparts et se poursuit par un chemin (calade). Après avoir cheminé le long des remparts et être passé au pied de la tour pentagonale, le sentier se poursuit par un chemin de croix jalonné de quatorze oratoires.
  • La montée (points de vue sur Castellane) se poursuit jusqu'au carrefour entre l'accès à la chapelle et le tour du Roc. 
  • Monter à la chapelle Notre-Dame du Roc, dominant le village situé 180 m plus bas. Revenir par le même itinéraire. Suivre l'itinéraire à gauche puis, à 10 m, prendre à droite le "Tour du Roc ", chemin du retour sur Castellane.
  • Le parcours traverse les ruines (vestiges de Petra Castellana). Peu après avoir dépassé l'ancien captage d'une source, le sentier décrit un lacet et rejoint en contre-bas un ravin. Descendre celui-ci jusqu'à une voie d'accès aux habitations, puis une petite route le long du Verdon. 
  • Prendre à droite et après être passé sous le roc et devant le pont, classé monument historique, gagner te parking de la Boudousque. Rejoindre le centre du village et la place de l'église par la rue du Lieutenand Blondeau (ancien quartier de la Bourgade et des artisans).
Entre 1h et 2h, 4km de marche, 190m de dénivelés, balisage jaune. Randonnée facile, à faire en toutes saisons.

Tour du Serre

  • Depuis l'office de tourisme; suivre, par les trottoirs, la route nationale montant en direction de Digne-Les-Bains. Passer devant le parking St-Michel et, en face d'une station-service, prendre à droite le chemin montant à la chapelle Notre-Dame du Roc.
  • L'itinéraire longe un grand mur (voie sans issue) et se poursuit par un chemin pavé de galets (calade). Après avoir cheminé le long des remparts et être passé au Pied de la tour pentagonale, le sentier se poursuit par un chemin de croix jalonné de quatorze oratoires. La montée (points de vue sur Castellane) se poursuit jusqu'au carrefour entre l'accès à la chapelle et le tour du Roc. 
  • Laisser l'accès à la chapelle Notre-Dame du Roc et prendre l’itinéraire de gauche. 10 m plus loin, poursuivre en face (l'itinéraire du Tour du Roc part à droite). Le sentier longe une clairière, puis se poursuit en traversée sur400 m environ jusqu'aux ruines du Serre. Obliquer à gauche, passer au pied des ruines (point de vue sur Notre-Dame du Roc et, en arrière-plan, le sommet de Destourbes) et, après le plateau, descendre le long de tas de pierres (quelques passages raides). En contrebas, le sentier s'engage sur la droite et rejoint l'itinéraire de Castellane à la Baume. 
  • Rentrer au village par le chemin de gauche. Après 400 m il gagne la route NB5, que l'on descend, par les trottoirs, jusqu'au centre-ville.
Entre 1h et 2h, 4 km de marche, 190m de dénivelés, balisage jaune, randonnée facile à faire toute l’année.

Monsieur le Baron de Castellane, château de Castellane…depuis 1000 ans

La famille de Castellane compte parmi les plus importantes et les plus anciennes familles de Provence. Le premier baron de Castellane, Boniface de Castellane est mentionné aux alentours du Xe siècle.
Depuis ces temps anciens, la lignée des Castellane ne s'est jamais éteinte. Peu de familles nobles comptent une telle généalogie, s'étendant sur onze siècles. C'est en mémoire de ce premier baron que de nombreux représentants de la famille de Castellane porte le prénom de Boniface, ce qui ne fait pas forcément l'affaire des historiens. Le plus célèbre d'entre eux, dit affectueusement Boni (1867 - 1932) fut élu plusieurs fois député du Département, alors les Basses-Alpes. Ses largesses (qui aidaient à sa popularité) sont célèbres dans toute la région. Il paya parfois de ses propres deniers l'aménagement de quelque lavoir ou la restauration d'une église. Il fui d'ailleurs l'un des plus âpres opposants à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905 à le Chambre des Députés.
A Paris, où il résidait la majeure partie de son temps, son train de vie était ... fastueux et les fêtes de ce " dandy", marié à une richissime héritière, très renommées. Nombreux sont les châteaux, manoirs ou maisons nobles de la région à avoir appartenu, à une époque ou à une autre, à la famille Castellane dont les ramifications familiales sont innombrables. Elle symbolise aussi autour du Verdon la résistance au comte de Provence dont les Castellane étaient pourtant les vassaux. Mais forts de leurs terres et des nombreux châteaux forts qu'ils érigèrent aux alentours de la rivière ils s'opposèrent souvent à la volonté centrale et restent un symbole d'indépendance de la région.

Un roc, un pic, une péninsule…

A la vue du Roc qui domine Castellane et en l'absence de notions d'alpinisme, on se demande d'abord comment atteindre le sommet. Ne vous arrêtez pas à cette première impression, un chemin aménagé conduit tranquillement là-haut. Ce roc, de près de 200 mètres de haut et dont le sommet offre une surface d'environ 650 m2 fut d'ailleurs habité à plusieurs reprises au cours de l'histoire de la ville. Les sites perchés dans cette partie de la Provence correspondent essentiellement à deux grandes périodes. La première, avant la colonisation romaine au 1er siècle av J.C., correspond à la période de peuplement celto-ligure et à la formation de ce que l'on appelle des oppida (au singulier oppidum). La recherche de lieux de sécurité est probablement à l'origine de ce perchement mais tout oppidum n'était pas forcément un lieu d'habitat permanent. Certains oppida sont des sites fortifiés à usage défensif où se réfugier en cas de dangers. A Castellane, il semble que le sommet du roc ait été utilisé à ces fins et fortifié sous le nom de Ducélia. Il ne reste cependant aucune trace de cette époque.
La seconde grande période pendant laquelle les populations se réfugièrent en hauteur correspond aux invasions sarrasines qui s'échelonnèrent du VIIIe au début du Xe siècle. Mais il ne faudrait pas croire là non plus que l'on se réfugia immédiatement plus haut. La création des villages perchés semble surtout dater des Xe et XIe siècles, dates auxquelles la menace est écartée." C'est qu'il faut du temps pour investir de tels sites! Sans compter sur ceux qui ne veulent jamais se déplacer de chez eux." Au sommet du roc, un château fortifié fut construit aux alentours de la moitié du Xe siècle. Le sommet s'entoure alors de murailles et la population se groupe sur la petite plaine séparant le Roc du Serre. C'est de cette époque dite "d'enchatellement" que Castellane tire son nom: Petra Castellana, c'est-à-dire le "rocher fortifié".
De cette seconde occupation, il ne reste pas grand-chose non plus. Les murs d'enceinte encore visibles ont probablement été souvent remaniés et l'église, attestée dès le XIe siècle a été restaurée ou reconstruite plusieurs fois jusqu'en 1876, date à laquelle fut placée la statue de la Vierge de plus de 6 mètres de haut qui surplombe aujourd'hui la ville, dont les habitants sont redescendus depuis longtemps.

Brandis

  • Depuis le parking situé en bord de piste, monter par le sentier balisé en jaune en direction de Villars-Brandis. Partant en traversée, il rejoint à 500 m la route du hameau. Monter par celle-ci jusqu'au village et suivre le chemin partant derrière l'église. Il rejoint à un captage d'eau (petit bâtiment) l'intersection entre les itinéraires de Brandis et des Cadières.
  • Prendre le chemin à gauche. Après une nouvelle montée et un léger replat, l'itinéraire descend légèrement et rejoint une ruine. Passer au-dessus de celle-ci, puis croiser à nouveau la piste (laisser la voie de droite). Le sentier va passer au pied d'une source et rejoindre, par le bas, le village ruiné de Brandis (propriété privée, ne pas pénétrer dans les ruines).
  • L'itinéraire descend à gauche, à hauteur des chênes, 20 m après avoir dépassé la première ruine. La descente se fait par une succession de virages en lacets jusqu'à la piste du GR4 (points de vue sur les Cadières de Brandis et, en face, la montagne de Robion). 
  • Possibilité d'aller à la chapelle St-Jean que l'on aperçoit en direction de Chasteuil (30 minutes Aller/retour). Pour rentrer au départ, suivre le chemin à gauche en direction de Castellane (balisage blanc et rouge). Il rejoint à 2,5 km le point de départ de la randonnée.
2h à 3h, 6km de marche, 250m de dénivelés, balisage jaune, balisage blanc et rouge. Rando de difficulté moyenne, à privilégier en automne et au printemps.

Les Cadières de Brandis

  • Départ 1 : Depuis le col des Lèques (parking), prendre la piste partant vers le sud. Possibilité de stationner un peu plus loin (aire de stationnement au terrain de tennis ou au petit col à 400 m). Suivre la piste en direction des Cadières de Brandis. À la première intersection, laisser à droite le chemin de Taulanne (chemin du retour), et continuer à monter par la piste forestière. La piste monte progressivement pendant 1 km environ, jusqu'à l'intersection avec le sentier descendant sur Castellane.
  • 1 Poursuivre sur la piste montante. À 100 m, laisser une piste descendant à gauche. La piste monte pendant encore 300 m, puis l'itinéraire suit le sentier partant dans le premier virage. Il débouche à la crête de Colle Bernaiche (point de vue sur la vallée du Verdon) et rejoint le sentier venant de Villars-Brandis. 
  • 2 Continuer sur la piste en direction du pylône, et suivre, au bout de la piste, le sentier partant à flanc de colline en direction des Cadières. L'itinéraire est relativement plat pendant 500 m puis, parvenu à un arbre fruitier, il quitte la direction des Cadières, que l'on aperçoit au fond, pour suivre le sentier s'élevant à droite dans la colline. Il serpente au milieu des rochers et gagne, sous les pins, le point culminant de la randonnée (1,550 m). 
  • 3 Le sentier descend le plateau entre pins et passages déboisés. Après 900 m environ, il s'engage à droite au fond d'une dépression. S'en suit la traversée de passages rocheux (pas dangereux, mais quelques passages raides; être très attentif au balisage) et le franchissement d'un petit tunnel sous roche avant d'entreprendre la descente vers la forêt. En sous-bois, la descente est raide, puis elle se poursuit en traversée jusqu'à un autre chemin balisé.
  • 4 Laisser à gauche la descente vers Taulanne et suivre droite le chemin partant vers le col des Lèques. Il rejoint 900 m la piste montante au point 1. Rentrer au parking par l'itinéraire emprunté au départ.  

3h30, 7.5km de marche, 400m de dénivelés, balisage jaune. Randonnée de difficulté moyenne, à privilégier en automne et au printemps.

  • Départ 2 : Le nombre de places étant extrêmement limité à Villars-Brandis, et afin de ne pas déranger les résidents, nous vous conseillons de stationner dans les derniers lacets sous le village, ou au parking du départ de la balade de Brandis (Villars-Brandis à 20 minutes). Du parking, suivre le sentier balisé en jaune qui monte vers Villars-Brandis et les Cadières. Il rejoint la route, puis à 800 m le hameau.
  • 1 À Villars-Brandis, prendre le chemin montant derrière l'église. Il rejoint à un captage d'eau (petit bâtiment) l'intersection entre les itinéraires de Brandis et des Cadières. Prendre le sentier à droite. La montée se fait à l'adret sur 350 m de dénivelé. Le sentier rejoint l'itinéraire des cadières à la crête de Colle Bernaiche (point 2). 
  • Effectuer le parcours comme décrit ci-dessus et revenir au point 2. Rentrer à Villars-Brandis par l'itinéraire emprunt à l'aller.

4h30, 10km de marche, 750m de dénivelés, balisage jaune, randonnée de difficulté moyenne, privilégier l'automne et le printemps.

Le hameau éternel

Le village de Villars-Brandis n'était à l'origine qu'un hameau dépendant du village principal de Brandis. C'est ce que signifie le mot de "Villars" accolé à Brandis.
Brandis existe toujours, mais le village, abandonné pendant de nombreuses années, est aujourd'hui en ruine et uniquement desservi par une piste. Dans l'histoire des gorges, le site de Brandis, tout isolé qu'il semble être à présent eut cependant une certaine importance. À ses pieds passait la voie romaine qui reliait Moustiers à Castellane via Châteauneuf-les-Moustiers et l'intérieur du massif.
Cette route stratégique était étroitement "verrouillée" par plusieurs constructions fortifiées dont le château de Brandis datant du XIIe siècle (lui aussi ruiné). Il se situait sur le petit éperon rocheux en contrebas de la commune. On y trouve maintenant une petite chapelle dédiée, Saint Jean que l'on aperçoit du hameau. Brandis n'existant plus (ou presque) Villars-Brandis pourrait faire aujourd'hui figure de village principal mais il est cependant toujours considéré comme hameau... de Castellane commune à laquelle il a été rattaché en 1954.

Toponymie : un cade d’espèce

Les Cadières de Brandis sont un véritable monument naturel, une curiosité géologique de plus dans l'environnement des Gorges du Verdon. L'origine de cette formation calcaire ne résiste uniquement dans l'érosion comme on serait tenté de le penser. Il s'agit d'un phénomène plus complexe associant affaissement et plissement. Il faut croire que toute la région a pour vocation d'être un véritable musée géologique de plein air ... On peut atteindre leur sommet par le sud au terme d'une montée difficile mais il existe un autre chemin par le col des Lèques que l'on emprunte après Castellane sur la route de Digne.
Le nom lui-même de cette curiosité étonne. Le mot provençal "cadière" signifie "chaise". Quel rapport entre ces énormes blocs de pierre disjoints qui semblent parfois s'incliner dangereusement et un quelconque siège? Si tel est bien l'origine du nom, ces chaises sont au moins destinées à quelque géant qui s'adosserait à la paroi formant un dossier...
Il faut dire que, du sommet de ces vigies pétrifiées, le paysage est, là encore, exceptionnel. Mais Cadière peut aussi s'entendre comme "champs de cade", c'est-à-dire de genévrier oxycèdre, variété oxycèdre dont on tire l'huile du même nom, l'huile de cade.
Cette huile, obtenue par carbonisation partielle du bois du genévrier, possède de nombreuses vertus. En Provence, les femmes l'utilisaient, fortement diluée, pour rendre leur chevelure brillante. En médecine, cette huile entrait dans la composition de nombreuses pommades et onguents pour les affections de la peau et du cuir chevelu. C'est d'ailleurs de cette utilisation pharmaceutique que vient la marque "Cadum" au début du XXe siècle.
Enfin l'huile de cade faisait partie du bagage de tous les bergers et l'on en trouve un flacon dans toutes les bergeries car elle tue les teignes, gales et autres parasites des animaux dont elle soigne aussi la peau. Sachant que la région du Verdon est traditionnellement une région d'élevage ovin et de transhumance, cette explication du mot "cadière" a de quoi séduire ...
Seulement voilà: le cade ne pousse pas au-dessus de 800 m d'altitude. La fabrication d'huile de cade était autrefois concentrée dans le sud du département du Var... Et l'on ne possède pas de traces de fabrication d'huile de cade dans les Alpes de Haute-Provence... Poétique ou botanique, l'explication de ce "cadière" reste énigmatique et montre la difficulté de l'origine des noms…

Le sommet de Robion

  • Depuis le parking, suivre le sentier partant en contrebas de la route (itinéraire commun au tour de Robion). Il descend au ravin de Rayaup. En face, la montée se fait par quelques virages, puis en traversée au-dessus du Verdon et de la plaine de Castellane. Après 1 km en sous-bois, l'itinéraire quitte le parcours du tour de Robion pour suivre le sentier montant à gauche.
  • Le sentier s'élève progressivement en lacets et en traversées sur le versant nord de la montagne de Robion. Progressivement la vue s'ouvre sur Castellane, la chapelle Notre-Dame du Roc, et les montagnes de Destourbes, Crémon, et les Cadières de Brandis. Après 500 m de dénivelé sous les conifères, le sentier sort progressivement du bois. Continuer en direction du sud-ouest.Après une nouvelle petite ascension sous les bois en direction du sommet (bien suivre les cairns - passages raides), l'itinéraire gagne les pâturages de Robion et le sommet à un gros cairn. 
  • çà Le retour s'effectue par le même itinéraire que celui emprunté à l'aller.
5h30aller/retour, 12km de marche, 960m de dénivelés, balisage jaune, randonnée difficile.

Le tour de Robion

  • Depuis le parking (altitude 740 m), suivre le sentier partant en contrebas de la route (itinéraire commun au sommet de Robion). Il descend au ravin de Rayaup. En face, la montée se fait par quelques virages, puis en traversée. Après 1 km en sous-bois, l'itinéraire gagne l'intersection avec le sentier du sommet de Robion. Continuer tout droit.
  • Le sentier se poursuit à flanc de montagne au-dessus du Verdon. La montée est ombragée et progressive. On aperçoit les Cadières de Brandis et, à leurs pieds, les hameaux de Brandis et de Villard Brandis. Le sentier domine le village de Taloire avant de rejoindre le petit col nommé Pas de la Colle (altitude 1 148 m). 
  • On découvre depuis cet endroit, d'est en ouest, le sommet de Robion, le panorama sur l'Artuby, le village de Trigance et le pont de Carajuan franchissant le Verdon avant qu'il ne pénètre dans les célèbres gorges. Le sentier descend sous les pins jusqu'à la ruine de Fontpuge. Il longe celle-ci, reste en amont de la piste forestière, avant de la rejoindre dans un virage. La suivre à la descente sur 150 m. Au premier virage, franchir la barrière et prendre la piste montant en face sous les pins. Elle gagne le chemin de Trigance.
  • Continuer à monter jusqu'au col de la Basse de la Doux (altitude 1 151 m). 
  • Laisser à gauche la route forestière de L'adoux Fontpuge et descendre en face par le chemin conduisant au village de Robion (vue sur la chapelle de St-Trophime aménagée dans les falaises de la montagne de Robion) La traversée se fait par la route (laisser à droite la route d'accès aux bâtiments agricoles). À 500 m elle rejoint le Petit-Robion. 
  • Passer l'oratoire, continuer sur la route, passe devant le lavoir et, au premier virage suivre le chemin descendant à gauche. Il rejoint la D 102 en contrebas. Le retour au parking se fait par la petite route, très agréable, des gorges de Rayaup.

6h, 16km de marche, 600m de dénivelés, balisage jaune, randonnée difficile.

Une récompense à qui trouvera la chapelle…

Il existe sur le territoire de Robion une chapelle plus étonnante que Saint-Thyrs, sans en avoir cependant la valeur architecturale. C'est une chapelle rupestre dédiée à saint Trophime. Bien malin qui la trouverait sans indication. Elle s'accroche au rocher, à mi-hauteur du Robion, blottie sous une anfractuosité de la montagne. On peut l'y deviner (quand on le sait) mais une paire de jumelles est utile. Elle reste difficile à atteindre même si un chemin a été aménagé. Mi-construite, mi-troglodyte, la chapelle doit dater du XVIIe siècle. On pense qu'elle a été construite à cet endroit précis en souvenir d'un culte plus ancien. Quoiqu’étonnante, cette chapelle n'est pas un cas unique. A quelques encablures de Robion, sur la commune de la Palud, une autre chapelle rupestre se cache, elle aussi, dans le rocher... Comment imaginer aujourd'hui, sans nos moyens modernes de transport et de levage, l'énergie inouïe des hommes qui ont tenu à élever dans ces lieux improbables une preuve de leur foi? Mais la Bible ne dit-elle pas que la foi permet d déplacer des montagnes? L'entreprise, finalement reste modeste...
La chapelle a été restaurée récemment à l'initiative d'un groupe de passionnés, qui eux aussi méritent l'admiration.

La chapelle Saint-Thyrs

Au milieu de la petite plaine douce qui s'étend au pied de la montagne de Robion, face au village du même nom, la chapelle Saint-Thyrs compte probablement parmi les monuments les plus émouvants des territoires du Verdon. Malgré son mauvais état général et les dégradations dont elle a été l'objet, la petite nef et son clocher étroit, dans leur nudité et leur isolement restent étonnamment élégants.
Les spécialistes font remonter sa construction aux premières années du XIIe siècle. On ne peut plus parler à cette époque de "premier art roman" mais certains détails s'y rapportent encore : l'utilisation de bandes lombardes (motifs en demi-cercle encadrant les baies), la présence d'une petite chapelle dans la base du clocher, la simplicité des lignes ...
On trouve la mention d'une église Saint-Thyrs dès 909 dans une charte de l'abbaye de Cluny. L'église, située aux confins du pays de Riez (alors évêché) est offerte à l'abbaye bourguignonne par le père de saint Mayeul (lui-même par la suite abbé de cette abbaye). C'est probablement l'origine de la chapelle actuelle, même si le bâtiment a été depuis lors plusieurs fois modifié.
Malgré son éloignement du village (ce qui n'est pas rare à l'époque de sa construction) Saint- Thyrs fut jusqu'au XVIIIe siècle, l'église paroissiale de Robion. Le petit cimetière accolé au bâtiment en est une preuve supplémentaire, selon les usages anciens.
Au milieu du XIXe siècle, le village de Robion est quasiment abandonné et Saint- Thyrs avec lui. Mais en 1944, la chapelle est classée Monument Historique et sauvée de la ruine qui, plus tard la menace. Près de mille ans d'existence, Saint- Thyrs veille toujours sur sa plaine et garde la mémoire des hommes qui l'ont construite grâce aux très nombreuses marques de tâcherons gravées dans ses pierres. Selon que l'on considère Thyrse de Bithynie ou le martyr de Saulieu, on fête la Saint-Thyrse (ou Thyrs) le 28 janvier ou le 24 septembre. Avis aux amateurs!

Le sommet Destourbes

  • Franchir le Verdon par le pont du Roc, rejoindre la route nationale et la suivre sur 50 m sur la gauche en direction de Nice. Prendre le sentier montant en face dans la forêt en direction du sommet de Destourbes. Le sentier s'élève progressivement en lacets sous les pins.
  • Plusieurs passages sont encore murés. L'itinéraire, bien marqué, rejoint plus haut une piste forestière. La traverser et suivre le sentier en amont. Un kilomètre plus loin il gagne une aire de retournement de fin de piste. 
  • Le sentier passe au-dessus et redescend légèrement. Suit une longue traversée (premiers points de vue sur le village de la Garde, la vallée, le lac et le sommet du Teillon). L'ascension se poursuit encore par une série de virages en lacets avant de gagner la crête. La suivre en direction du sommet (grand cairn). Bien suivre le balisage. Le retour s'effectue par le même itinéraire.
5h, 14km de marche, 820m de dénivelés, balisage jaune, randonnée difficile.

Le pont du Roc

En quittant Castellane pour passer de l'autre côté du Verdon, il faut admirer le pont en dos d'âne à une seule arche qui semble faire le grand écart pour enjamber la rivière. C'est un ouvrage d'art très osé et très élégant dans sa simplicité. C'est le pont du Roc. On lui a parfois donné le nom de pont romain ou roman (car les deux termes se mélangent souvent dans les noms de lieux locaux, en raison de leur similitude de prononciation mais aussi parce que le provençal ancien distingue peu ces deux mots). Il n'est de toute façon ni roman ni romain mais date très exactement du début du XVe siècle. En 1407, il est dit en construction. Ce pont a succédé à un pont construit en 1300 et détruit moins d'un siècle plus tard par le vicomte de Turenne qui dévasta la région. Il est aujourd'hui classé Monument Historique.

Mais que voit-on depuis là-haut ?

Au nord, le Lac de Castillon, retenue d'eau artificielle, ressemble à une petite flaque au milieu des premières hauteurs qui annoncent les Alpes. Sa création date de 1948 mais les travaux du barrage débutèrent dès 1929. On lui a donné le nom du village qui fut englouti par les eaux.
Dans le prolongement de la barre de Destourbes, on devine le hameau d'Eoulx dominé par son lourd château carré, typique des châteaux XVIe de toute la région, tandis qu'au pied de la montagne de Robion, la petite plaine est marquée par le sommet du clocher de la chapelle Saint-Thyrse de Robion, Le paysage ici se fait plus doux. Les villages sont minuscules, éparpillés, isolés ; au-delà d'Eoulx commencent les collines du département du Var, recouvertes de forêts dans les interstices desquelles se glissent quelques prairies à moutons sur de petits plans. Il faut dire que le département du Var est l'un des plus boisés de France. Mais au pied de Destourbes, l'activité dominante fut de tout temps et reste encore l'élevage. On distingue de nombreuses bergeries, anciennes et abandonnées ou encore en activité. A cette altitude, la transhumance n'est pas nécessaire et les petits troupeaux trouvent suffisamment d'herbe toute l'année. Ces pâturages constituaient même une halte sur le chemin des alpages pour les grands troupeaux du sud du département. Peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir quelques moutons paissant tranquillement à côté de Saint-Thyrse?

Entre Provence et Alpes

En plan, la topographie de Castellane est parfaitement lisible. Des remparts, percés de part et d'autre de portes fortifiées enserrent la ville originelle de forme ronde. Les remparts datent en grande partie du XIVe et s'il n'est pas rare que les bourgs aient été ainsi protégés, il est plus rare que ces remparts soient encore en place. Encore faut-il savoir que leurs murs sont souvent enchâssés à l'intérieur du tissu urbain. Au centre, une petite place commune, non loin l'église paroissiale dédiée à saint Victor (XIIIe, XIVe siècles), en souvenir de l'abbaye de Marseille omniprésente dans la région.
Trois rues principales, parallèles, et un grand nombre de petites venelles qui les relient entre elles. Voilà Castellane. Mais les villes ne sont pas que des plans. L'ambiance à Castellane change radicalement des villages de Provence, s'orientant déjà vers l'architecture de montagne. Les maisons, étroites et hautes, concentrées, sont parfois terminées par un étage ajouré en pierre ou en bois qui servait à l'origine de séchoir (à fruits, et souvent à prunes...). Malheureusement ces derniers étages disparaissent petit à petit pour faire place à des étages habitables et l'on remplit les interstices destinés à laisser passer l'air.
Autour de ce noyau "dur", la ville s'est développée, essentiellement à partir du XIXe siècle. Là, on observera des constructions plus larges, rectilignes et davantage ouvertes sur l'extérieur. Elles correspondent aux "équipements" indispensables d'un vrai chef-lieu: mairie, école, sous-préfecture et une vaste place, ouverte sur l'extérieur.

Le sentier des siréniens

Depuis le parking du col des Lèques, prendre la piste qui longe le Camping. A 500 m, le chemin gagne un petit col et une intersection de sentiers balisés.
Prendre à gauche et laisser à droite le sentier montant en direction de la Baume. Le chemin relativement plat et ombragé gagne une ruine. Passer le long puis rejoindre une petite passerelle. Après l'avoir franchie, le sentier s'élève par quelques marches en bois sous les pins. Traverser le vallon suivant et gagner un point de vue sur le col des Lèques, la face nord des Cadières de Brandis et les sommets de Robion et de Destourbes, dominant Castellane. Le sentier redescend puis s'engage vers la droite en direction du vallon où se trouve le site des sirènes fossiles. Le retour s'effectue par le même itinéraire.
1h30 aller/retour, 2km de marche, 150m de dénivelés, balisage jaune. Rando facile faisable toute l’année.

Le col des Lèques

Le quartier nommé les Lèques s'étend au nord immédiat du col du même nom. Il évoque le nom de ces pièges à grives qui, constitués de deux pierres plates, permettaient autrefois d'attraper ces oiseaux (pratique aujourd'hui totalement interdite). La première pierre était posée au sol, la seconde était posée de chant et savamment maintenue en équilibre précaire à l'aide de trois bâtonnets.
Quelques grains de genièvre, friandise favorite des grives en hiver, étaient déposés entre ces bâtonnets. L'oiseau devait déplacer les bâtonnets pour becqueter les grains et la pierre verticale tombait en l'assommant.

La vallée des sirènes fossiles

Les fossiles : moins de 1% des êtres vivants se retrouvent fossilisés, c'est dire si la fossilisation a quelque chose de« miraculeux ». C'est la transformation des restes d'un organisme et sa conservation dans les roches. Évidemment, les parties minéralisées (squelettes, coquilles, etc.) se conservent le mieux. Mais le bois et les empreintes, traces de l'activité, ont pu être également conservés, apportant de précieux renseignements.
Les fossiles nous renseignent sur l'histoire de la vie. Ce sont eux qui ont permis la naissance de la théorie de l'Évolution, en nous montrant l'existence d'animaux aujourd’hui disparus. Dans notre région, les ammonites en sont un bon exemple. Elles ont disparu il y a 65 millions d'années après avoir peuplé toutes les mers du globe pendant l'Ère secondaire.
La formation des montagnes: si les siréniens du ravin de Tabori, qui ont vécu dans la mer, se trouvent aujourd'hui à près de 1000 m d'altitude ce n'est pas que le niveau des eaux ait baissé d'autant! Les sédiments accumulés pendant des millions d'années, sur des centaines de mètres d'épaisseur, au fond d'une mer comprise entre l'Afrique et l'Europe, ont été pris en tenaille lorsque voici près de 80 millions d'années ces deux continents ont commencé à se rapprocher. Il a résulté de ce mouvement une compression qui a plissé et empilé les couches de roches formant ainsi cet ensemble de «bourrelet» que l'on appelle les Alpes. Si la construction est ici achevée, il n'en va pas de même dans l'Himalaya où l'Inde poursuit sa poussée vers le Nord.

Les patous

En montagne, les bergers sont accompagnés de plusieurs chiens pour les aider dans leur travail. Il y a les chiens qui servent à diriger et à rassembler le troupeau: ce sont les chiens de conduite, qui restent en compagnie du berger. On rencontre également souvent des chiens de protection, des patous (du vieux français "pastre", berger) : ce sont de gros chiens blancs qui restent avec le troupeau. Depuis la réapparition de l'ours dans les Pyrénées et du loup dans les Alpes, ces chiens travaillent avec les bergers tout au long de l'année. Né en bergerie, le chiot tisse des liens affectifs très forts avec les moutons, leur relation s'établit jusqu'à une acceptation totale et réciproque. Le chien vit de manière permanente au sein du troupeau, l'été en montagne et l'hiver en bergerie. Eduqué pour la dissuasion, il veille jour et nuit et crée une zone de protection autour du troupeau, se tenant prêt à éloigner tout intrus (animal sauvage, chiens non tenus en laisse, promeneurs, VTT...).
À l'approche d'un randonneur, le patou vient le flairer pour l'identifier, après quoi il regagne son troupeau. Il peut aussi parfois tenter de l'intimider.
Le comportement à tenir est:
  • contourner largement l'aire de pâturage ou de repos des brebis et de ne pas la traverser,
  • avoir des réactions calmes et passives face au chien pour le rassurer, 
  • tenir son chien en laisse, 
  • descendre du vélo avant d'en être à proximité.

Saint-Pancrace - Digne
Digne
Vallée de la Bléone - Digne
Digne
Provence

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