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Mes chères abeilles, suite du témoignage

Belle et rude Provence

Dans le soleil levant, les montagnes de notre belle Provence hérissent leurs cimes blanches d'une neige fraîchement tombée. Pourtant, nous sommes au joli mois de mai et c'est le moment où une multitude de fleurs montrent leurs pétales colorés. Il est difficile de ne pas s'émouvoir et s'extasier devant la beauté de ce paysage.
Je crois que c'est Napoléon qui a dit : "Le succès appartient à ceux qui se lèvent tôt." C'est également vrai en ce qui concerne la beauté de la nature. Lors de la belle saison, c'est tôt le matin que toute la magie du jour nouveau se ressent le mieux. Les fleurs s'ouvrent timidement et aussitôt les insectes de toutes sortes s'affairent. C'est aussi à ce moment qu'encore mouillées de la rosée, les feuilles des plantes offrent à nos yeux toute une gamme étendue des verts les plus chatoyants.
Il y a plus de trente ans, lorsque je suis venu m'installer en Provence, j'avais amené des abeilles du Nord et quand je les eus observées attentivement, je remarquai qu'elles partaient butiner une bonne heure plus tard que les abeilles de la race locale.
Je dus ainsi changer toutes les reines du Nord par des Provençales pour donner raison à Napoléon et aussi pour rendre rentable mon exploitation.
C'est en général le matin que les fleurs nectarisent le plus. Pour faire de belles récoltes de miel, c'est le matin que la bataille doit être gagnée.

Les vertus du miel

Energétique, antiseptique, le miel est un laxatif léger recommandé aux jeunes enfants. Il est émollient, donc il est recommandé d'en consommer lors de crampes. Il est également rafraîchissant. Enfin, le miel possède généralement les propriétés des plantes dont il provient, c'est-à-dire que ses propriétés sont toujours douces, jamais agressives. Le consommateur peut se référer aux ouvrages du docteur J. Valnet " Phytothérapie ", " Aromathérapie ", " Traitement par les Légumes et les Fruits". Le miel étant la quintessence des plantes, sa couleur, sa texture et son arôme différeront suivant les fleurs et la nature du sol.
Les miels les plus recommandés et d'ailleurs les plus recherchés, sont les miels provenant d'une nature sauvage de garrigues ou de montagnes non polluées par les industries et les pesticides de toutes sortes de l'agriculture moderne. Du fait d'une densité florale bien moins importante que dans les grandes cultures, dans la nature sauvage, la production par ruche est souvent faible. Par exemple : une récolte normale et moyenne de miel de thym dépasse rarement 5 kg par ruche, alors qu'elle est souvent de 15 kg sur le colza. Cela justifie le prix plus élevé du miel de thym que du miel de colza. Le miel de thym est d'ailleurs pratiquement introuvable dans le commerce, et l'apiculteur, qui en récolte, le conserve de préférence pour ses clients réguliers.
Tirées des ouvrages du docteur J. Valnet " Aromathérapie " et " Phytothérapie ", voici, sommairement, quelques propriétés principales des plantes dont sont issus certains miels que nous produisons dans la nature sauvage de notre belle région :
  • La lavande : Antiseptique pulmonaire, antirhumatismale, antimigraineuse, vermifuge, excès de tension artérielle.
  • Le thym : Hypertenseur, antiseptique et bactéricide puissant (intestinal, pulmonaire, urinaire). Une des meilleures plantes contre grippe, angine, rhume de cerveau.
  • La sarriette : Digestive, stimulante de l'intellect et des corticos surrénales, aphrodisiaque (sans trop d'illusions !).
  • Le romarin : Une des plantes pourvues des plus nombreuses propriétés ; stimulant général, cholagogue, cholérétique (augmente la sécrétion biliaire), recommandé dans l'hépatisme.
  • Le pin : Antiseptique puissant des voies respiratoires, des voies urinaires et hépatiques, balsamique, dynamisant.
  • Le châtaignier : favorise la circulation sanguine, reminéralisant. Contre-indiqué aux diabétiques.
  • La bruyère : Diurétique puissant et antiseptique urinaire. Sédatif des voies urinaires.
  • Toutes fleurs et printemps : Très énergétique convenant spécialement aux sportifs.
  • Tournesol : Recommandé pour un cholestérol trop élevé.
  • Tilleul : Calmant et antispasmodique.

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La cristallisation des miels

Certains miels, du fait de la composition de leurs sucres, peuvent rester liquides très longtemps. Cas typique du miel d'acacia composé surtout de fructose. Or le fructose est stocké par le foie sous forme de glycogène et utilisé au fur et à mesure de ses besoins. Le foie, qui est le laboratoire de l'organisme humain, se trouve spécialement bien de cet apport. Ce qui a fait dire à certains que le miel est bon pour les diabétiques. Cela est faux, car si le diabétique peut s'accommoder d'un peu de fructose, s'il en consomme trop, la quantité que le foie ne peut plus stocker sera transformée en glucose et sera nocif.
Certains pays pasteurisent leur miel d'acacia afin qu'il reste liquide encore plus longtemps, pratique que nous refusons de faire afin de garder au miel son caractère naturel.
Dans nos régions quelques miels restent liquides naturellement assez longtemps. Ce sont les miels d'acacia, de pin, et parfois à un degré moindre, de thym et de romarin.
Si vous trouvez en hiver, dans le commerce, du miel liquide et que la dénomination florale est autre que celles citées plus haut, il s'agit de miel traité par la chaleur et refondu pour le rendre liquide pendant la période de vente. En dehors de l'époque de récolte il vaut mieux acheter le miel sous sa forme cristallisée, et si vous le préférez liquide, le réchauffer vous-même au bain-marie en veillant que la température de l'eau n'atteigne pas 50°. Il restera liquide près d'un mois. Si vous n'avez pas détruit son équilibre, vous le verrez à nouveau cristalliser de façon homogène.
En procédant vous-même vous ne détruirez ni ses propriétés, ni son arôme. Pour le ramollir on peut aussi mettre le pot sur un radiateur de chauffage central. Un petit truc, grattez un miel dur avec une cuillère ou un couteau comme on fait pour le beurre.
Les miels les plus énergétiques immédiatement et qui conviennent le mieux aux sportifs sont les miels de printemps et de toutes fleurs, riches en glucose.
Les autres miels, délicatement parfumés et au goût caractéristique comme lavande, sarriette, romarin, thym, pin, acacia, châtaignier, bruyère seront choisis pour leur goût et propriétés particulières.

La cire

C'est la matière grasse sécrétée par les glandes cirières, situées entre les anneaux de l'abdomen. Les lamelles de cire, prises et triturées par les abeilles bâtisseuses, additionnées de grains de pollen et d'un peu de propolis, deviendront les merveilleux rayons déjà décrits.
Pour sécréter la cire, les abeilles doivent créer de la chaleur, jusqu'à 36°, dans le groupe des cirières. Pour cela elles doivent se nourrir copieusement de miel. Il est généralement admis que pour sécréter 100 grammes de cire les ouvrières doivent consommer 1 kg de miel.
La cire est composée de plusieurs substances grasses, combinaison de pollen, d'alcool et d'acides gras. La cire d'abeilles fond aux environs de 60°, alors que la cire microcristalline tirée du pétrole, a un point de fusion bien plus élevée; pour cette raison, la cire d'abeilles est utilisée dans l'industrie des produits de beauté qui en fait des produits épilatoires, et par les parfumeurs. Il y a encore d'autres industries qui utilisent la cire d'abeilles. En pharmacie elle entre dans la composition de pommades et onguents.
Les meilleures encaustiques (cire + essence de térébenthine) pour entretenir les vieux meubles sont faites de cire d'abeilles. Toutes les religions usent de la cire pour confectionner des cierges.
La cire d'opercules obtenue lors de l'extraction du miel des rayons, par suite de ses qualités thérapeutiques, est mâchonnée avec succès par les malades de la grippe, des bronches et des sinus. On attribue maintenant ces vertus à la présence, dans la cire, de la propolis.

La propolis

L'étymologie du mot propolis vient du grec et veut dire "en avant de la ville". En effet, dans certaines régions et notamment en Grèce, les abeilles ont pour habitude de construire au trou de vol de la ruche, avec de la propolis, de véritables fortifications destinées à empêcher les indésirables d'entrer. Protection contre les ennemis mais aussi contre les microbes et les champignons lorsqu'elle est répandue dans la cire et la ruche.
La propolis est une substance visqueuse récoltée sur les bourgeons de certaines plantes, telles que peupliers, chênes, aulnes, conifères, etc. et mélangée par les abeilles à des sécrétions spéciales. Les plantes fabriquent cette matière pour protéger leurs bourgeons des bactéries et moisissures. C'est un antibiotique et un fongicide naturel exploité par les abeilles. Avec la propolis les abeilles peuvent faire de vraies momies. Lorsqu'un ennemi (souris ou autre rongeur) est tué et ne peut être évacué de la ruche, elles le dessèchent par ventilation, enlèvent les poils et finissent par l'embaumer avec la propolis. Cette momie sera imputrescible et restera, sans danger, dans la ruche où elle fera partie des meubles.
La propolis, aux propriétés bactériostatiques et bactéricides, est très efficace. Elle a été expérimentée avec succès sur de nombreux germes pathogènes ; les produits actifs de la propolis sont les flavondides. Ces substances naturelles s'éliminent naturellement de notre organisme sans le perturber et sans affecter la flore intestinale. Il est bon d'avoir sous la main, dans la pharmacie familiale, un flacon de propolis en poudre ainsi qu'une crème à base de propolis.

Vertus de la propolis

Dans les pays de l'Est, en Russie notamment, la propolis est très employée sous forme de préparation pharmaceutique. La revue russe "Pchelovodstvo" rapporte assez souvent des articles sur ce sujet relatant les résultats obtenus par des médecins et chercheurs dans ces pays, sur des milliers de cas, et qui permettent d'affirmer que la propolis est d'une efficacité remarquable dans les traitements des infections de la bouche, de la gorge et du nez. Par absorption perlinguale ou ajoutée à la nourriture, elle est également efficace dans les affections des reins, de la vessie, de la prostate.
En dermatologie, les meilleurs résultats ont été obtenus avec un onguent de propolis. Une teinture de propolis préparée par dissolution dans de l'alcool à 90° et appliquée directement sur des boutons et divers ennuis de la peau qui ne guérissent pas bien par les moyens courants, donne souvent des résultats rapides de guérison.
Voici quelques formules pratiques pour l'emploi de la propolis.
Pour les affections de la bouche et de la gorge, le meilleur moyen est tout simplement de mâcher quelques pincées de propolis avec un chewing-gum, 2 à 3 fois par jour. L'emploi du chewing-gum a pour fonction d'atténuer la sensation de chaleur et de prolonger l'effet de désinfection par une mastication plus longue.

Utilisation sous forme de tisane, gargarisme et inhalation

On reproche souvent à la propolis, composée de matières résineuses, de s'agglutiner dans l'eau chaude et de coller désagréablement à la tasse. Le fait qu'elle s'agglutine n'empêche pas les essences et extraits intéressants de s'y diluer. Une manière pratique pour préparer la tisane de propolis est de mettre 2 à 4 pincées de ce produit sur un bout de tissu fin qu'on replie et ligature sous forme d'un petit sachet. Il suffit de verser sur ce sachet la valeur d'une tasse d'eau bouillante et de couvrir. Une minute ou deux après, triturer et agiter quelque peu le sachet avec une cuillère de façon à bien diluer les extraits. Eventuellement sucrer au miel. Boire bien chaud ou employer comme gargarisme deux à trois fois par jour. En inhalation, il va de soi qu'on inhale la vapeur sitôt l'eau bouillante versée. On peut, avec la même préparation, utiliser successivement l'inhalation, le gargarisme et terminer par l'absorption du liquide. Pour les affections nasales renifler en plusieurs fois la valeur d'un bol de tisane et recracher.

Teinture de propolis

Poudre de propolis 10 grammes, alcool éthylique à 90, 4 à 5 fois le volume. Agiter plusieurs fois par jour dans un flacon de verre bien bouché par une topette. Répéter cette opération durant trois à quatre jours et placer le flacon à la température de la chambre, dans un endroit sombre. Après ce laps de temps la couche supérieure, de couleur brune et à odeur agréable, constitue la teinture de propolis. La couche inférieure, composée de particules de cire et d'extraits végétaux, n'est pas à utiliser. En ne remuant pas trop le flacon lors de l'utilisation, il est facile de n'employer que la teinture qui surnage largement et de la filtrer sur du tissu fin. Le reste des insolubles de la propolis est pressé après filtration.

Pommade ou onguent

Le meilleur onguent se prépare à partir de la teinture de propolis qu'on prépare comme ci-dessus.
La teinture de propolis, débarrassée de la couche inférieure de cire et extraits végétaux, est versée dans un récipient évasé très propre permettant l'évaporation de l'alcool. Laisser évaporer (environ deux jours suivant température ambiante) jusqu'à l'obtention d'une pâte épaisse nommée extrait épais de propolis. Celui-ci est mélangé à 1 pour cent, 2 pour cent et jusqu'à 5 pour cent à une substance de base telle que vaseline ou beurre de tournesol, à laquelle on peut incorporer éventuellement un certain pourcentage de lanoline qui a le rôle d'émulsifiant, environ 10 pour cent. Avec un flacon de 10 g de propolis en poudre on peut préparer 100 g de pommade.
Préparation : à la lanoline est mélangé, progressivement, l'extrait épais de propolis par trituration jusqu'à l'obtention d'un mélange bien homogène. On ajoute alors, par petites fractions, la base choisie sans cesser de malaxer. Ces pommades sont conservées dans des récipients étanches dans un endroit frais, à l'abri de la lumière.
La propolis ne peut se récolter qu'en faible quantité et demande beaucoup de main-d’œuvre. Elle restera sans doute un produit relativement rare mais, d'après ce qui a été remarqué, il suffit de faibles doses pour obtenir les résultats souhaités.

Résultats impressionnants

Des résultats formidables m'ont été relatés par beaucoup de personnes ayant utilisé la propolis, souvent en désespoir de cause, les médicaments n'ayant pas amené de guérison. Par exemple : en mâchant de la propolis, des guérisons rapides d'aphtes de la bouche, d'angines, de trachéites, d'infections rénales, de prostatites, de sinusites et j'en passe. Par application d'une pommade à la propolis, la guérison de toutes sortes d'eczémas, d'acnés, de crevasses aux doigts ou de la voûte plantaire, des verrues, d'herpès des lèvres, et plus incroyable la cicatrisation parfaite de vieilles blessures qu'aucun traitement n'avait pu améliorer.
Il y a une douzaine d'années, pour la première fois, j'ai commencé à produire la propolis. En parlant avec un de mes vieux clients de la propolis, je lui fis lire une traduction d'un article médical russe donnant un compte rendu des résultats obtenus dans les hôpitaux avec la propolis. C'est formidable, me dit-il, on y parle de guérison de blessures de guerre n'ayant jamais cicatrisé. «Moi j'ai une blessure datant de la guerre de 14-18 qui m'a empoisonné la vie. J'ai tout essayé, deux fois des greffes qui ont raté, tous les deux ou trois jours je suis soigné avec des films stériles, au début avec des sulfamides, maintenant avec des antibiotiques. Rien n'y a fait. Je vais tester ce produit. » Attention ! Lui dis-je, avant d'oser appliquer la propolis sur une plaie aussi grave, posez bien la question à votre médecin traitant. « D'accord, me dit-il, mais fournissez-moi quand même déjà de la poudre afin que je puisse faire préparer la pommade par mon pharmacien.»
Plusieurs jours plus tard il me téléphona de Paris et me dit : «J'en ai parlé à mon spécialiste qui m'a interdit d'appliquer ce produit sur ma plaie, et m'a dit qu'avec le traitement permanent actuel je pouvais déjà être content d'avoir une plaie sans infection.» Je lui ai répondu que, ayant 84 ans, tout ce que nous avions essayé n'avait jamais réussi, je voulais essayer ça aussi. Il m'a répondu qu'il déclinait toute responsabilité. J'ai fait faire une pommade à base de lanoline et propolis, par mon pharmacien, et vais l'appliquer tous les soirs à l'aide d'un pansement stérile.
Pour ma part, je dois dire que j'étais quelque peu inquiet de l'initiative de mon client vu son âge avancé. Toujours est-il que, dix jours plus tard, il me téléphona à nouveau et me dit : «Je n'ose pas y croire, je n'ai plus de suintement, il se forme une pellicule. Ma plaie cicatriserait-elle?» Un mois plus tard, cicatrisé totalement guéri, il se montra à son spécialiste qui en resta sans voix.
Aucune rechute par la suite. La reconnaissance de ce client s'est traduite par une publicité de bouche à oreille vantant les mérites de la propolis. Ce vieux client, qui se soignait déjà depuis de nombreuses années, avec le pollen, la gelée royale et le miel de thym, m'a toujours dit qu'il devait beaucoup aux abeilles et qu'il était bien dommage qu'il n'ait pas connu la propolis plus tôt. Voilà un homme, intellectuel connu, personnage important, qui doit sa guérison et sa bonne forme aux produits des abeilles. J'aurais dû dire "devait" car tout a une fin et ce client, devenu un ami, est malheureusement mort l'an dernier à l'âge de 96 ans.

Le pollen

Depuis bientôt trente-cinq ans, j'emploie régulièrement le pollen pour garder la forme. A partir de la première année, plus de grippes et, à part quelques petits rhumes, plus de maladies. Comment est-ce possible me direz-vous ? Est-ce le résultat de la foi ?
Je pense, plutôt, que la maladie est presque toujours la conséquence d'un état de déséquilibre de l'organisme. Un organisme bien équilibré trouve en lui de quoi fabriquer une bonne défense contre microbes et virus de toutes sortes.
Le pollen des fleurs récolté par les abeilles est ramené à la ruche sous forme de pelotes agglutinées à leurs pattes postérieures. Grâce à une trappe spéciale, on arrive à récolter, par colonie et par an, une moyenne de 5 Kg de pollen pur, soit 10 % de leur récolte. Ce prélèvement ne nuit nullement aux abeilles.
La plupart de nos aliments sont produits en cultures forcées, blanchis, dévitalisés, pelés, cuits et conservés chimiquement. Cette industrialisation leur enlève leurs éléments les plus précieux.
Ces erreurs alimentaires quotidiennes se soldent par une série impressionnante et croissante de « maladies de la civilisation » : mauvais état général, fatigue, troubles de la digestion, des nerfs et des reins, affections cardiaques, rhumatismes, maladies de la peau, sensibilité au refroidissement et à l'infection, etc.
Ces accidents sont inconnus des hommes et des animaux qui vivent en harmonie avec les lois essentielles de la nature.

Le pollen, aliment idéal de complément et d'équilibre

Apporte à l'organisme, en proportion naturelle équilibrée, tous les éléments rares et précieux que nous ne trouvons plus dans notre alimentation moderne. Grâce à sa richesse en acides aminés, à l'abondance de ses vitamines et des oligo-éléments et à la présence de facteurs de croissance, il est l'aliment tout désigné des enfants, dès le premier âge, des personnes âgées et de celles qui présentent des signes de fatigue ou de déficience quelconque, des convalescents et de tous ceux qui produisent un effort long et soutenu (maternité, allaitement, études, voyages, performances sportives, etc.).
L'action du pollen est quadruple : Il dynamise, régularise, rééquilibre, et désintoxique.
Entre autres constatations significatives : des souris, nourries exclusivement de pollen et d'eau, se reproduisent jusqu'à la 10e génération et au-delà avec une vitalité parfaite. Il n’existe aucun aliment au monde aussi riche et aussi complet que le pollen.
Le pollen étant un aliment et non un médicament, il agit progressivement et ne provoque aucune accoutumance.
A condition d'être soutenue pendant plusieurs mois, une cure de pollen réduit progressivement l'état de fatigue physique, nerveuse et intellectuelle, et permet le retour à un bon état général. Les convalescents et les sénescents reprennent rapidement leurs forces et leur vitalité et découvrent une euphorie caractéristique ayant une répercussion heureuse sur leur moral. Mais l'action du pollen est également spécifique. Il régularise typiquement la fonction intestinale, arrête les diarrhées persistantes et améliore les constipations tenaces. En désintoxiquant l'intestin, il supprime l'auto-intoxication hépatique et favorise la régénérescence de cet organe important. Il agit sur le système nerveux et ramène calme et sommeil. De bons résultats ont été observés sur la peau qu'il assainit et débarrasse de boutons, acnés et eczémas. Il stimule les fonctions glandulaires, exalte l'activité intellectuelle et musculaire, rétablit le poids normal des personnes sujettes à l'embonpoint. Il élève le taux d'hémoglobine du sang et vitalise globules blancs et rouges, assurant ainsi une meilleure défense de l'organisme et une bonne résistance aux maladies, refroidissements et infections. Il agit sur la puissance sexuelle par regain de dynamisme. En aucun cas il ne peut provoquer d'allergies (rhume des foins). En cas de déficience grave, il est conseillé d'associer à l'action reconstituante du pollen l'effet revitalisant de la gelée royale.

Une cure rationnelle au pollen

Consommez sans interruption au moins 1 Kg de pollen deux fois par an afin de prévenir toute maladie de civilisation.
En cas de fatigue ou d'affection chronique, commencez immédiatement une cure et prolongez-la, sans interruption, jusqu'à rétablissement complet, pendant plusieurs mois et dans certains cas graves pendant plus d'un an.
  • Commencez par 1 cuillerée à café (1/2 pour les enfants de moins de 7 ans), prise le matin ou au moment d'un repas. Augmentez graduellement cette dose jusqu'à une cuillerée à soupe débordante (1 livre par mois). En cas de grande fatigue ou de paresse intestinale, prenez jusqu'à deux cuillerées à soupe débordantes par jour. Réduire s'il y a la moindre intolérance. La dose de 1 cuillerée à café par jour est également supportée par les enfants et les vieillards. Si votre vie est trépidante, très fatigante, consommer du pollen toute l'année (6 Kg par an). Vous vous userez beaucoup moins rapidement et prolongerez votre jeunesse.
  • Conservez votre pollen en boîte hermétique. Ne laissez jamais votre boîte ouverte dans une atmosphère humide. Ne le surchauffez jamais. (Le pollen des abeilles contient environ 20 % de miel. Dans une cuillerée à soupe (20 gr) il y a donc 4 gr de miel. Le pollen est excellent pour les diabétiques qui peuvent supporter 4 gr de miel par jour).
  • Le pollen peut vous être livré sous deux présentations : En pelotes naturelles, tel qu'il a été récolté sur les pattes des abeilles. Sous cette présentation le pollen doit être absorbé comme des granulés sans croquer les grains, accompagné d'un verre d'eau. C'est le mode d'absorption rapide idéal pour les gens pressés. Ou en poudre (pelotes moulues). Absorber avec un excipient tel que yaourt, lait, etc.
Durant plus de vingt ans, avec le docteur Jean Valnet et d'autres médecins prônant le retour à d'autres médecines plus naturelles, nous avons expérimenté le pollen sur toutes sortes de cas. Nous avons constaté qu'il agissait le mieux lorsqu'il était pris au moment d'un repas, avec un peu d'eau comme des granulés. Sans doute arrive-t-il ainsi plus intact au niveau des intestins sans avoir subi trop de dégâts par l'action des sucs gastriques. En l'absorbant au moment d'un repas, et non à jeun comme on le dit trop souvent, sa richesse en vitamines et acides aminés provoque des effets de catalyses permettant de bien fixer les oligo-éléments nécessaires à chaque cellule de notre corps. Exemple : beaucoup d'hommes modernes sont carencés en magnésium, en calcium, etc. Chaque fois cela se traduit par une fatigue ou une mauvaise résistance aux maladies de terrain. Suivant certains auteurs, le manque de magnésium serait même une des causes de prédisposition aux cancers. Pourtant, le magnésium ne manque pas dans notre nourriture. Ce qui manque ce sont les catalyseurs. Souvent ils ont été détruits par la façon de traiter les aliments : stérilisation, pasteurisation, upérisation, ébullition. Le lait contient beaucoup de calcium, mais la vitamine D ainsi que les acides aminés nécessaires à le fixer ont été détruits. Ces carences en calcium augmenteront surtout aux époques où on manque de soleil.  C'est sans doute une des raisons pour laquelle les cures de pollen sont surtout très bénéfiques en automne et en hiver, lorsque nous manquons de soleil, ses rayons ne nous amenant plus les précieuses vitamines D.

L'action du pollen

Parmi les maladies de civilisation, il y en a une dont on ne parle pas souvent en tant que telle. Ce sont les caries dentaires dont nous souffrons à des âges de plus en plus jeunes.
Il est évident que la nourriture actuelle n'est pas faite pour arranger les choses.
Renseignements pris auprès de spécialistes, il apparaît qu'à l'âge de quatorze ans plus rien de ce que nous mangerons par la suite ne pourra améliorer des dents de mauvaise composition. C'est dramatique et explique pourquoi certains n'ont presque plus de dents à vingt-cinq ans.
Pour ma part, je suis privilégié dans ce domaine, les possédant encore toutes. J'ai toujours attribué cette chance au fait que j'ai eu une très bonne nourriture dès l'enfance. La ferme de mon oncle nous alimentait en bons produits, nos parents nous avaient appris, à mes frères, sœurs et moi, qu'après un repas il fallait manger un fruit avec la peau pour bien se porter (les vitamines se trouvant juste sous la peau). Maintenant nous sommes avertis de bien peler les fruits tant leur peau est contaminée par les pesticides de toutes sortes.
L'usage régulier du pollen peut également aider à garder de bonnes dents. Des expériences ont prouvé que dans la salive d'une personne n'ayant jamais de carie dentaire se trouve toujours une sorte d'anticorps spécialisé dans la destruction des bactéries qui attaquent les dents, alors que chez les personnes souffrant de carie dentaire il est impossible de retrouver ces mêmes anticorps. Voilà donc un point où certains sont privés de cette défense naturelle. On ne sait pas pourquoi. N'est-ce pas tout simplement que si l'organisme est bien équilibré, sa défense naturelle sera tout aussi bonne pour se protéger que pour protéger les dents. S'il n'en était pas ainsi, il n'y aurait plus sur terre que des hommes sans dents ! La défense naturelle est le moyen idéal pour parer aux maladies. La science médicale actuelle semble bien l'avoir comprise. Au fil des années, elle a développé de multiples médicaments pour nous soigner. Des produits chimiques à la révolution des antibiotiques.

Comment les rendre plus forts ?

On a toujours voulu détruire les microbes avec des médicaments, mais ceux-ci se sont habitués à résister à des doses de plus en plus élevées d'antibiotiques. Il est connu que les antibiotiques détruisent aussi les bons microbes, ceux de la flore intestinale dont dépend notre santé. Les recherches actuelles se dirigent sur la manière de rendre plus forte notre défense naturelle. Nos armes indispensables sont les mille milliards de globules blancs qui circulent dans notre corps.
Comment les rendre plus forts ? C'est à quoi s'attachent, en ce moment, les grands laboratoires du monde entier où le génie génétique a permis de transformer des bactéries en vue de fabriquer des molécules humaines destinées à obtenir et purifier en quantité les substances clés de notre système de défense. Malgré les progrès foudroyants de cette dizaine d'années, nous n'en sommes qu'au balbutiement de cette science nouvelle. Aussi, en attendant les grands progrès qui permettront de vaincre le cancer ou le sida, serait-il sage de se rapprocher le plus possible du naturel et d'essayer d'améliorer l'équilibre de notre terrain. Le pollen, produit naturel ou rien ne manque, est idéal pour corriger les défauts de notre alimentation moderne. Encore faut-il insister sur le fait qu'il doit être récolté sur une flore sauvage, le plus loin possible des cultures en grand, dans les garrigues, les collines ou les montagnes.

La gelée royale

La gelée royale est la sécrétion des glandes pharyngiennes et mandibulaires des jeunes abeilles affectées au nourrissement des larves destinées à devenir des reines. La sécrétion destinée à transformer les larves ouvrières est différente, les expérimentateurs n'ont pu élever des reines en utilisant cette gelée.
La gelée royale est composée d'eau, de protides, de lipides d'un acide gras spécifique n'existant dans aucun autre produit, de glucides, de vitamines très variées, d'antibiotiques et de beaucoup d'autres substances inconnues dont l'étude se poursuit.
Les effets de la gelée royale sur l'homme sont rapides, souvent spectaculaires. Elle est dynamisante et revitalisante.
Absorbée par voie perlinguale, elle revitalise les organes endommagés et prolonge la vie des cellules. Elle tonifie les fonctions physiques, intellectuelles et sexuelles. Stimule et régénère les cellules nerveuses (cerveau), agit particulièrement sur le cœur et les reins.

Expériences, essais cliniques et résultats

On constate, lors d'une cure bien faite, une disparition rapide de toute fatigue, la rééquilibration du poids, l'assainissement de la peau et du cuir chevelu. Une reglobulation rapide en cas d'anémie. L'amélioration d'asthme, d'artériosclérose, d'ulcère. Action typique sur les fonctions intellectuelles (vivacité d'esprit, mémoire). Elle diminue l'émotivité, améliore le métabolisme basal, la croissance dans les cas d'enfants en bas âge sous-alimentés. Améliore la vitalité, la longévité et la résistance à la fatigue et au froid.
Le docteur Weber, qui dirige une clinique de psychiatrie infantile à Wroclaw, a administré à des enfants mongoliens âgés de 3 à 12 mois, 100 mg par jour de gelée royale par voie orale. Le développement mental s'est accéléré sensiblement, l'excitation motrice tendait à régresser. D'après l'auteur de ces expériences, les progrès des enfants mongoliens, sous l'influence de la gelée royale, sont incomparablement supérieurs à ceux qu'on obtient par d'autres moyens thérapeutiques.
Le professeur Towsend (Canada) expérimente l'action de la gelée royale sur plusieurs formes de cancer chez les souris. Mille sujets sont inoculés par injections de cellules cancéreuses et meurent. Mille autres sujets reçoivent en même temps que les cellules cancéreuses, de la gelée royale par voie buccale ou en injection. Tous restent indemnes du cancer. On a cru avoir un remède contre le cancer, mais la gelée royale expérimentée sur des sujets déjà cancéreux n'a eu aucun effet. Cela laisse à supposer que la gelée royale possède des moyens de défense qui entravent le développement de celui-ci à ses débuts mais ne le guérit pas. Il paraît que les insectes sont les seuls êtres vivants à ne pas connaître cette maladie. Il est bon de dire aussi que le cancer des souris et des rats est d'origine virale et qu'il est bien connu des chercheurs. Alors que chez l'homme ce n'est généralement pas le cas car on a affaire à d'autres sortes de cancers qui n'ont pas cette origine.

Les Japonais, plus grands consommateurs de gelée royale

Si je faisais étalage de tous les résultats bénéfiques qui m'ont été rapportés concernant les cures de gelée royale, il faudrait y consacrer tout un livre. Dès 1952, une campagne publicitaire dans la presse attribuait à la gelée royale des propriétés fantaisistes comme le rajeunissement. Cela rendit les médecins et les hommes de science méfiants et beaucoup refusèrent de s'intéresser au produit. La publicité se fit plus rare au fil des ans, et pourtant la production ainsi que les ventes ne firent que se développer dans le monde entier. Si un produit ne donne pas satisfaction, toutes les publicités du monde n'y pourront rien et les ventes tomberont. Or avec la gelée royale c'est le contraire qui s'est produit. J'ai été étonné d'apprendre que c'est le peuple japonais qui consomme le plus de gelée royale dans le monde. Sans doute parce que les Japonais, dans leurs îles surpeuplées et à la pointe du progrès technique, subissent encore plus que nous le stress de la vie moderne, la mauvaise alimentation rapidement ingurgitée, etc., et qu'ils trouvent dans la gelée royale une action rééquilibrante, dynamisante et revitalisante.
Il reste encore près de 4 % des composants de la gelée royale qui n'ont pas été identifiés et qui n'existent dans aucun autre produit sur terre.
Les Japonais s'efforcent en ce moment par des analyses poussées, à isoler ces composants. Qu'en ressortira-t-il ?

La gelée royale, déjà un vieux remède

Mais, me direz-vous, je n'ai jamais consommé de gelée royale ni de propolis, donc mon organisme ne connaît pas ces produits. Détrompez-vous car déjà les hommes préhistoriques connaissaient ces produits. Ils les trouvaient dans le miel récolté d'une façon empirique en pressant et triturant les rayons d'où s'écoulait un miel complet.
Les peuples primitifs usent encore de ce procédé. Dans les forêts équatoriales lorsque l'on veut se revitaliser au point de vue sexuel, on demande au « chasseur d'abeilles » des rayons de couvain qui seront mâchés durant quelques jours. Le miel est découpé à part et vendu sur les marchés. Évidemment, c'est le «chasseur d'abeilles» qui se sert en premier ce qui, en passant, lui permet souvent d'avoir plusieurs femmes. Dans le désert de Kalahari, en Afrique australe, vivent les Bochimans. Il n'y a pas d'abeilles. Pour trouver à peu près les mêmes vertus revitalisantes, ils démolissent à coups de pioche les nids des termites, durs comme du béton, pour arriver aux chambres royales. Là, les reines de termites, qui ne sont plus que des machines à pondre, de la grosseur d'une saucisse, ne pouvant plus se déplacer, sont nourries d'un côté, et de l'autre pondent sans arrêt. Ces reines sont également le résultat d'une nourriture biochimique, peu connue à ce jour. Toujours est-il que ce gros travail effectué par les Bochimans, de détruire les termitières, n'a d'autre but que de capturer ces reines et d'en consommer, en suçant chaque jour un petit fragment. Les peuples primitifs sont souvent plus sages qu'on ne le pense et connaissent bien les produits naturels ainsi que la façon de les utiliser.

Consommer la gelée royale

L'expérience nous a appris que la gelée royale n'est active que de deux façons : par piqûres et là on entre dans le domaine médical, ou par absorption perlinguale. Si on avale la gelée royale comme un aliment ordinaire, beaucoup de ses produits actifs seront détruits par les sucs gastriques. Elle se prend de préférence le matin à jeun, ou loin d'un repas lorsque la bouche n'est pas entachée de dentifrice ou d'aliments. Elle se prend à la dose allant d'un à deux petits pois lorsqu'elle est pure ou d'une à deux cuillerées à café lorsqu'elle est mélangée au miel. L'absorption perlinguale se fait en laissant fondre le produit sur la langue et en le passant sous la langue durant une à trois minutes. Les petits vaisseaux de la langue absorbent les éléments précieux de la gelée royale qui seront véhiculés par le circuit sanguin où ils atteindront les intestins et suivront la voie normale pour atteindre les réserves de l'organisme. Ce qui est important, c'est la répétition de petites doses journalières durant un temps de vingt à quarante jours avec des doses d'environ un demi-gramme. Il n'est pas utile de prendre de grosses doses à la fois car les mammifères que nous sommes ne peuvent assimiler les éléments précieux de la nourriture que par petites quantités à la fois. Si on en prend trop, il y a rejet du superflu comme une chaudière qu'on remplirait outre mesure.
L'effet de la gelée royale est progressif, en même temps survient une euphorie caractéristique, conséquence d'un état où on se sent bien dans sa peau.

L'apiculture

Ceci n'est pas un ouvrage technique sur l'apiculture. Les intéressés se référeront aux ouvrages spécialisés d'apiculture pratique. Il en existe pas mal dont celui de mon excellent ami le professeur Jean Prost "l'Apiculture" qui fait autorité et qui est un modèle du genre, où le moindre détail des opérations apicoles est relaté d'une façon des plus explicités.
Je peux néanmoins donner quelques conseils aux futurs apiculteurs amateurs.
  • Il m'est souvent dit : je voudrais tenir une ruche dans mon jardin. C'est très bien, mais il est impératif d'avoir au moins deux ruches afin de parer à tout accident pouvant lui survenir. En effet, votre ruche peut changer sa reine et celle-ci arriver à être perdue lors de son vol de fécondation. Elle est alors orpheline, sans possibilité théorique d'en sortir, n'ayant plus d'œufs ni larves à sa disposition. En constatant ce fait, il est facile, si on dispose d'une autre colonie, d'y prendre un rayon de couvain avec des œufs et de le transvaser dans la ruche orpheline au milieu de la grappe d'abeilles. La colonie retrouvant la possibilité de refaire une reine, tout rentrera dans l'ordre.
  • Les modèles de ruches. Les ruches anciennes étaient de simples caisses en bois ou récipients en paille tressée, ou en liège. Les abeilles construisaient leurs rayons à leur guise, en les orientant de façon à ce qu'ils servent de coupe-vent face à l'entrée. La récolte se faisait en asphyxiant les abeilles, en découpant les rayons qui étaient ensuite pressés pour extirper le miel. Depuis une centaine d'années, l'invention de la ruche à cadres mobiles par Langstroth a complètement changé le travail au rucher en permettant de sortir les rayons, de les examiner ou de les récolter, des récoltes jusqu'à dix fois supérieures à celles des ruches fixes, et de juger de l'état sanitaire de la colonie.

Les différents modèles de ruches

Les modèles de ruches à cadres sont tellement nombreux qu'un débutant s'y perd et ne sait à quel saint se vouer. Dans ce domaine, il ne faut pas innover. Le modèle Dadant à 10 cadres avec des hausses de demi-cadres me semble le plus approprié pour un débutant ou une personne ne pouvant s'occuper de ses ruches que de temps en temps. Même si on est bon bricoleur, il vaut toujours mieux s'adresser à un marchand de matériel sérieux qui fournira un modèle où les mesures auront été respectées au millimètre près.
Ruche d'un modèle standard qui gardera sa valeur. Il est bon de savoir que, lorsque la distance entre les cadres et la paroi est inférieure à 6 mm, les abeilles collent les cadres aux parois à l'aide de propolis ; et que si elle est supérieure à 9 mm, elles bâtissent de la cire pour ne pas perdre de place, ce qui aboutit à une ruche fixe dont on ne peut plus retirer les cadres. Si la distance est respectée, les abeilles conservent le passage pour pouvoir contourner les rayons. Voici une petite anecdote qui confirme à quel point mon père attachait de l'importance à la précision d'une ruche. Mon père connaissait bien le travail du bois, ayant travaillé dans la fabrique d'orgues de mon grand-père. Devenu aveugle dans sa vieillesse à la suite d'une opération de la cataracte, il assistait néanmoins à la construction des ruches. Il m'avait fait faire des gabarits au millimètre près pour chaque pièce de la ruche. Avant l'assemblage de celle-ci, il y passait les gabarits. S'il sentait avec ses doigts la moindre différence, il faisait rectifier ou recommencer la pièce. Le hasard voulu que, lors d'une assemblée à la société d'apiculture dont il était membre, il retrouva après quarante-cinq ans un ami de jeunesse qui lui aussi s'intéressait à l'apiculture. Cet ami se prénommait Paul, et s'il jouissait d'une vue à peu près correcte, par contre il était devenu assez sourd. J'ai assisté à des scènes qu'il est difficile de narrer en en faisant ressortir toute la saveur.

Autres conseils pour les futurs apiculteurs

  • La cire récoltée est gaufrée à l'aide d'une machine à cylindre qui reproduit la base de la cellule d'ouvrière sur une feuille de six mm d'épaisseur. Elle est fixée dans les cadres et noyée dans des fils de fer servant de support. La cire gaufrée oblige les abeilles à bâtir dans un cadre mobile. Sans cette amorce, les abeilles bâtissent leurs rayons dans le sens qu'elles veulent, sans se préoccuper de celui des cadres. J'attire votre attention sur le fait d'exiger de votre vendeur de la cire pure d'abeilles, et de refuser le mélange avec paraffine ou cire microcristalline qui, si elle est bien acceptée par les abeilles, ne donne pas des rayons parfaits et montre des cellules qui s'effondrent. Là encore, il faut respecter le plus possible le naturel. Quelle joie de constater, lorsque la miellée bat son plein, le lendemain de l'introduction d'une feuille de cire gaufrée, la beauté des rayons terminés à la perfection, prêts à recevoir la ponte de la reine ou le miel nouveau.
  • Une fois que l'on dérange la colonie, les abeilles subissent un stress préjudiciable au travail ainsi qu'à la santé de celle-ci. Ne visitez vos ruches que lorsque c'est nécessaire, en vous référant au calendrier des opérations apicoles adapté à votre région.
  • Ayez des abeilles bien adaptées à votre région.
  • Dans votre jardin plantez le plus possible des plantes mellifères ou pollinifères qui amuseront vos abeilles, mais ne perdez jamais de vue que ce sont de grandes étendues florales qui donnent les belles récoltes.
S'intéresser aux abeilles, essayer de comprendre leur comportement est une belle aventure jamais terminée. C'est un champ d'investigation insoupçonnable qui met constamment notre curiosité en éveil.
Au XVIIIe siècle, ce fut la passion d'un Suisse François HUBER, qui bien qu'aveugle se faisait aider par son domestique qui lui prêta ses yeux pourrait-on dire, qui amena la publication, par ses soins, de nombreuses observations sur les abeilles dont beaucoup se révèlent encore exactes de nos jours.
Pour mon père, aveugle également, les abeilles ont énormément contribué à lui garder la force de vivre et même à lui apporter bien des joies. Que n'avons-nous pas discuté, lui et moi, sur les techniques apicoles avant d'en faire l'essai. Quand nous nous rencontrions après une expérience, c'était un vrai bonheur pour nous d'être ensemble, de discuter encore et encore sur les procédés qui permettaient de nouvelles améliorations.
Dans mon exploitation, j'emploie la ruche Langstroth à hausses multiples, dont tous les éléments sont standards et superposables. Cette ruche permet toutes les combinaisons et techniques de l'apiculture moderne. Elle a fait ses preuves sous les climats du monde entier, avec toutes sortes de races d'abeilles. Elle peut s'adapter à toutes les situations. La grandeur de ses cadres (43 cm x 21) permet de les manipuler plus aisément que le cadre Dadant (42 x 27) plus haut donc plus lourd. Un cadre Dadant plein de couvain, pollen et miel, pèse souvent plus de 4 kg. Mais la ruche Langstroth n'est pas à mettre entre toutes les mains, il faut déjà être apiculteur averti et bien rodé pour s'en servir avec tous les avantages qu'elle comporte. C'est la raison pour laquelle j'ai conseillé la Dadant aux débutants. La capacité de la ruche Dadant dix cadres permet l'épanouissement du couvain avec suffisamment de provisions de miel pour atteindre les beaux jours sans trop de surveillance et visites intempestives. Elle convient bien à ceux qui habitent loin de leur rucher ou qui ne peuvent s'occuper qu'occasionnellement de leurs abeilles.
Ainsi que je l'ai dit au début de cet ouvrage, ma jeunesse s'est passée au milieu des abeilles. Tout gamin je devais assister mon père, porter les cadres, et surtout tenir l'enfumoir lors des visites de ruches, placer les cires gaufrées dans les cadres, aider à l'extraction du miel en désoperculant à l'aide d'un couteau spécial à manche déporté, les beaux rayons de miel doré.
Quel plaisir quand, après un travail parfois fastidieux arrive le moment tant attendu d'une belle récolte, de désoperculer, tout en mâchant les opercules imbibés de miel frais, les beaux rayons gonflés à souhait.
Après des mois de travail, c'est la récompense (parfois) de l'apiculteur.

Conclusion

Aucune œuvre humaine n'est parfaite, mais je souhaite que ce petit ouvrage sans prétention ait contribué à vous divertir et à vous faire partager mon amour des abeilles. C'est à la demande de nombreux clients et amis que je l'ai écrit. Quoiqu'en général je n'aime pas tellement écrire, j'ai pris un certain plaisir à le faire, et tout en le faisant à me remémorer le passé aux temps heureux où j'avais encore ma mère et mon père. Aux temps heureux où personne ne parlait encore de pesticides et de pollution qui empoisonnent notre belle planète. A ce propos, je pense que de plus en plus d'entre nous prennent conscience de ce désastre et qu'il y a un certain équilibre à trouver pour respecter la nature. Il faudra lutter pour ça !
J'admire des hommes comme le commandant Cousteau qui nous sensibilise constamment sur la dégradation des océans et de l'eau en général. Je suis converti depuis longtemps aux vertus des produits naturels, mais ce n'est pas pour ça que je dénigre les progrès de la science médicale, qui augmente sans cesse la panoplie des médicaments ou de nouvelles molécules permettant de guérir des maladies autrefois inguérissables. Néanmoins, je reste convaincu qu'en observant un mode de vie sain, en gardant une bonne activité physique, intellectuelle, une nourriture la plus proche possible de la nature, que le bon état général et l'équilibre qui en découle permettront de ne pas avoir à employer de tels médicaments qui, s'ils guérissent d'un côté, détruisent aussi de l'autre. Il n'y a pas beaucoup de médicaments qui n'ont pas en même temps leurs contre-indications.
Pour m'éloigner de la pollution, j'ai choisi de vivre dans cette belle région des Alpes-de-Haute-Provence où la lavande est reine.
Certains sont heureux en cultivant leur jardin, en élevant des animaux ou en s'intéressant aux sports, à la mécanique ou aux activités intellectuelles, bref ils ont un hobby qui les passionnent et leur font oublier les servitudes de notre civilisation et de son modernisme.
Moi, je trouve le bonheur avec mon épouse, mes enfants et mes petits-enfants près de cette belle nature et de " mes chères abeilles ".

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