Version FrançaiseEnglish VersionNederlandse versieDeutsch Version
PASS VERDON
1 semaine dans le Verdon = 2 campings pour découvrir la richesse de ce lieu exceptionnel !

En savoir plus

La faune du Parc Naturel Régional du Verdon

Vous découvrirez les nombreuses espèces animales que compte le Parc Naturel Régional du Verdon, et pourrez peut-être avoir la chance d'en rencontrer certaines, ou d'en photographier d'autres! Soyez attentif et silencieux, la nature n'aime guère qu'on la dérange. Mais pour autant, ne ratez pas l'occasion d'une belle rencontre.
Lors des randonnées ou des sports en eaux vives, il est possible d'apercevoir quelques animaux, comme des castors, des traces de sangliers, ou autres oiseaux hauts perchés. 
Cette liste n'est pas exhaustive, elle pourra être complétée au fur et à mesure des nouvelles données ou rencontres dans le parc.

Chauves-souris

Les chauves-souris les plus communes sont aussi les plus petites : les pipistrelles. Nocturnes, ces mammifères chassent souvent autour des réverbères dont la lumière attire de nombreux moucherons et papillons. Elles peuvent dévorer en une soirée près de 30% de leur poids en insectes. Des scientifiques ont calculé qu'une espèce cousine de la pipistrelle, le murin de Daubenton, mangeait l'équivalent de 60 000 moustiques de mai à octobre ! Toutes les chauves-souris insectivores sont équipées d'un système de radar à écholocation pour se diriger dans l'obscurité. Elles émettent en effet des ultrasons qui sont renvoyés par les obstacles ou les proies (comme un écho). Certaines chauves-souris impatientes sortent un peu avant le crépuscule, mais elles se cachent généralement le jour dans les arbres creux, les grottes, les greniers... et parfois derrière des volets.

Chevreuil

Gestes vifs, corps fin et allure élancée, le chevreuil est nettement plus petit que le cerf. Il est essentiellement solitaire même s'il lui arrive de former de petits groupes, surtout en hiver. Le brocard (chevreuil mâle) marque son territoire en frottant ses bois contre de jeunes arbres (frottis) ou en grattant la terre avec ses sabots (grattis).
Il perd chaque automne ses bois. Ceux-ci repoussent à partir de l'hiver et sont opérationnels pour la saison de reproduction (lutte entre les mâles), en été. La chevrette élève seule ses deux petits faons, ou chevrillards. Lorsqu'il est inquiet, le chevreuil émet une sorte d'aboiement qui rappelle celui du chien. Le crépuscule et l'aube sont des moments privilégiés pour l'observer brouter en lisière de forêt : le reste de la journée, il vit caché dans les bois ou, de plus en plus fréquemment, au milieu des champs.

Promotions

Chalet de Camping à Castellane Mobil-home
A partir de 301 €/Semaine

Mobil-home à Castellane Chalet
A partir de 350 €/Semaine

Emplacements Camping à Castellane Gorges du Verdon Emplacement Gorges du Verdon
A partir de 18 €/Nuit


Sanglier

Les sangliers vivent dans une compagnie dirigée par une femelle dominante. Les vieux mâles, eux, préfèrent la solitude. Essentiellement végétarien, quoiqu’omnivore, le sanglier laboure la terre de son groin à la recherche des glands, des racines, des champignons... qui constituent sa nourriture. Son menu varie selon les saisons. Affamé, il peut causer des dégâts aux cultures. La laie (femelle du sanglier) construit un nid pour mettre au monde ses marcassins : le chaudron. C'est un amas de feuilles et de branches qu'elle a entassé et creusé. Les marcassins y restent quelques jours. Plus tard, et jusqu'à l'âge de six mois, le jeune sanglier s'appelle "bête rousse", puis à un an "bête noire". Contrairement à certaines croyances, le sanglier ne fait pas de grands déplacements : lorsqu'ils s'émancipent, les jeunes s'installent généralement à moins de I0 kilomètres de leur compagnie. On peut facilement repérer les traces de son passage, notamment la terre grattée autour des arbres, ou les empreintes très visibles sur les chemins de terre.

Genette et mustélidés

Aussi insaisissable qu'agile, la genette est appelée dans certains endroits "chat-martre". Ce surnom lui vient de son allure de chat et de son comportement semblable à celui d'une martre. Elle grimpe facilement aux arbres et s'y réfugie en cas de danger. Tous les jours, la genette se transforme en "acrobate" pour délimiter son territoire : elle fait le poirier pour laisser des traces odorantes !
Cette discrète cousine de la mangouste a souvent la manie de laisser ses crottes au même endroit (appelé crottier). Dans le Verdon, sa présence est probable dans le Haut-Var. Les mustélidés sont de petits mammifères carnivores au corps allongé. Ces animaux ont la réputation d'être sanguinaires, cruels et nuisibles, ce qui est faux. Prédateurs naturels des petits rongeurs, ils ont leur rôle dans l'équilibre naturel. La martre et la fouine se ressemblent beaucoup mais, si la martre est l'hôte des forêts (et en régression), la fouine préfère les villes et les villages.

Lynx et loup

Le lynx est un animal très discret et farouche, mais qui ne craint pas la présence de l'homme. Il est exceptionnel de l'observer. Son territoire de chasse est très étendu, si bien que les individus sont peu nombreux : un couple pour plusieurs milliers d'hectares. Il a été observé à plusieurs reprises dans la partie montagneuse et boisée du Parc, mais on ne connait pas ses effectifs et ses territoires de chasse.   
Il a un air de berger allemand mais avec un cou massif et une allure plus puissante. Ses traces ressemblent à celles d'un chien. Le loup ne se nourrit pas que de chaperons rouges... mais plutôt d'animaux sauvages (chevreuils notamment) et parfois domestiques. Il vit dans les grandes forêts, dans les zones de montagne, mais aussi dans les plaines agricoles. Depuis une dizaine d'années environ, quelques individus, venus d'Italie, se sont installés dans les Alpes à partir du Mercantour. Dans le Verdon, la présence du loup est attestée dans le secteur de Canjuers ainsi que dans le Haut-Verdon, aux portes du Parc. Ce qui n'est pas sans poser de problèmes vis-à-vis de l'activité pastorale.

Renard

Le renard est un prédateur opportuniste qui mange tout ce qui lui tombe sous la dent : campagnols, oiseaux, charognes, fruits, insectes, etc. Il lui arrive même de faire les poubelles lorsqu'il habite à proximité d'habitations. C'est au petit matin ou au crépuscule qu'il part en maraude mais on peut le surprendre la journée quand il élève ses petits ou quand il neige. Le renard loge dans des terriers qu'il creuse ou dans des cavités abandonnées. Vous pourrez reconnaître un terrier habité par un goupil à l'odeur désagréable qui s'en dégage ! Souvent victime de la rage, l'espèce a été longtemps et inutilement persécutée. Aujourd'hui, les cas de rage sont rarissimes grâce aux campagnes de vaccination opérées depuis les années 1980.

Blaireau    

Le blaireau, classé dans la famille des mustélidés, n'en a pourtant pas l'aspect. Grâce à ses puissantes pattes avant, il creuse des terriers où il demeure durant la journée. Vous pourrez facilement les reconnaître : les entrées des galeries, d'un diamètre d'au moins 25 centimètres, sont surmontées d'un tas de déblais ou d'herbes de litière ; des traces de pas sont parfois visibles. Souvent, les terriers sont regroupés en un même endroit appelé village car le blaireau vit en clan, généralement familial. Ses mœurs nocturnes en font un animal discret. Sa nourriture est variée : vers, charognes, insectes, rongeurs, fruits, etc. Les gazages systématiques pratiqués durant de nombreuses années (aujourd'hui interdits par la loi) ont fait régresser les populations de ce sympathique mammifère. Myope, mais doté d'un odorat infaillible, le blaireau est difficile à surprendre. Pour l'observer, placez-vous près de son terrier avant la fin du jour, toujours face au vent, ou mieux, perchez-vous dans un arbre. Malheureusement les blaireaux sont trop souvent victimes de collision sur les routes.

Castor et ragondins

A la fois bûcheron, menuisier et charpentier, le castor coupe des arbres et des arbrisseaux pour se nourrir de leur écorce, construire une hutte pour nicher et parfois même édifier une digue. La plupart du temps, son nid se situe dans un simple terrier. Indice de sa présence : le castor laisse derrière lui des morceaux d'arbres dont les extrémités sont taillées comme un crayon papier. Le castor est présent dans la Durance et le cours aval du Verdon.
Originaire d'Amérique du Sud, le ragondin a été importé en France pour sa fourrure. Après s'être échappé des élevages, il ne s'est pas gêné pour coloniser la plupart de nos régions. Aucun prédateur indigène n'ayant pu l'arrêter, il a proliféré. Le myocastor (son autre nom) crée des dégâts dans de nombreuses berges à force d'y creuser des terriers, jusqu'à entrainer leur effondrement.

Surmulot et campagnols

Rat gris ou rat d'égout sont autant de noms qui désignent le surmulot (Ratite norvegicus). Originaire d'Asie, il s'est répandu en Europe à partir du XVIIIe siècle, et prospère désormais partout où vit l'homme. Plus petit que son cousin le surmulot, le rat noir (Ratais rattus) est également originaire d'Asie, mais implanté depuis les Croisades (XIe-XIIe siècle). Son pelage contient une substance grasse qui imprègne tout ce qu'il touche. Il vit plutôt dans les combles, alors que le surmulot préfère la cave. Le rat des moissons (Micromys minuties) est le spécialiste de l'escalade des herbes hautes. Il possède une queue préhensile qui s'enroule autour des tiges lorsqu'il descend de son perchoir.
Il existe de nombreuses espèces de campagnols : roussâtre, amphibie... Tous creusent des galeries et sont très friands de graines, de racines... et de céréales cultivées par l'homme. Les campagnols ont le pouvoir de se reproduire massivement lorsque la nourriture est abondante : les pullulations. Cela attire sans tarder tout un cortège de prédateurs : renards, belettes, buses, Chouettes...

Souris et mulots

Ils se ressemblent énormément. Les souris, - préfèrent la vie aux côtés des hommes tandis que les mulots sont davantage forestiers. Ces petits rongeurs se distinguent par leur incroyable capacité de reproduction. Imaginez qu'une souris grise peut se reproduire jusqu'à 10 fois dans une année. Sachant que chaque portée compte jusqu'à 8 petits qui, eux aussi, pourront se reproduire au bout de six semaines, faites le calcul... et cachez vos provisions.

Loir et lérot

Son masque de cambrioleur lui donne une allure sympathique mais la vie nocturne du lérot vous donnera rarement l'occasion de l'admirer. Le loir gris, lui aussi nocturne, est un fameux grimpeur. Autrefois, les Romains l'élevaient et l'engraissaient pour le manger... Si les fourmis laissent derrière elles des molécules chimiques qui permettent à leurs consœurs de les suivre partout, le lérot se distingue par une tout autre méthode : il s'enduit les pattes de quelques gouttes d'urine qui serviront de traces odorantes. Le lérot et le loir hibernent en général d'octobre à avril-mai. Ils ont parfois la fâcheuse manie de commettre des dégâts dans l'isolation des habitations.

Ecureuil

Chaque automne, l'écureuil fait de, provisions qu'il enterre ici et là. Mais il sera bien incapable de toutes les retrouver : il contribue ainsi à la dissémination des espèces. L'animal fabrique des nids en forme de boule au creux des branches d'arbre, à partir de rameaux, de mousse et de feuilles mortes. Sa nourriture est composée de fruits secs : cônes de pin, glands, noisettes, etc. En hiver, son joli pelage roux se remarque facilement au milieu des arbres privés de feuilles.

Marmotte

Les marmottes vivent en petites colonies familiales et s'éloignent rarement de leur logis. Leur terrier, généralement situé près d'un rocher, peut atteindre 3 m de profondeur et 10 m de long. Méfiantes à l'égard de leurs prédateurs naturels, les marmottes peuvent toutefois se laisser approcher, notamment dans les endroits où elles sont habituées à la présence des hommes. Il existe quelques petites populations dans le Verdon.

Lièvre et lapin de garenne

Le lièvre, plus grand que le lapin de garenne, ne creuse aucun terrier. Il gratte légèrement le sol et s'y tapit toute la journée. Son pelage couleur de terre lui offre un excellent camouflage. Habituellement solitaires, les lièvres se rassemblent au printemps pour le rut. Les mâles se transforment alors souvent en boxeur pour attirer l'attention des femelles...
Sociable, le lapin vit en petit groupe dans des galeries qu'il creuse lui-même. L'ensemble de ses terriers forme une garenne. A proximité, vous trouverez sans difficulté le pétouiller, crottoir collectif des lapins. L'animal broute habituellement de l'herbe. Mais, lorsque l'hiver est rude et que la végétation se fait rare, il n'hésite pas à manger l'écorce des jeunes arbres, provoquant des dégâts dans les plantations. Il peut se reproduire 4 à 6 fois par an, avec 3 à 8 petits par portée Vous pourrez l'observer en journée bien qu'il soit plus actif la nuit. Ses populations peuvent être décimées localement par deux maladies : la myxomatose et le VHD.

Hérisson et musaraigne aquatique

Alors que le mammouth et le tigre à dents de sabre ont disparu depuis longtemps, le hérisson, qui existait largement avant eux, a traversé les millions d'années qui nous séparent de ces temps reculés. Son dos hérissé de près de 5 000 piquants lui a facilité la tâche. Aujourd'hui, le hérisson est confronté à un danger bien moderne : les roues des voitures... La disparition des haies et l'utilisation massive des insecticides ne lui sont pas favorables non plus. Il déambule la nuit à la recherche de vers de terre et de divers insectes. La proximité des habitations ne lui fait pas peur et il aime chasser dans les pelouses rases des jardins. Il hiberne de novembre à mars.
La musaraigne aquatique nage très bien. Elle plonge et "court" sur le fond de l'eau à la recherche de larves d'insectes aquatiques. Son secret : elle possède sur le dessous de la queue une rangée pourvue de poils raides formant une rame. Cette grande et robuste musaraigne, protégée par la loi, est surtout active au crépuscule ou la nuit. Elle creuse des galeries dans la berge avec une ouverture sous l'eau.    

Oiseaux Echassiers    

Héron et Grèbes

Les hérons (protégés depuis 1976) se nourrissent de poissons qu'ils pêchent à l'affût. Le héron cendré est commun en France. A la vitesse de l'éclair, son cou se détend et le bec, en forme de poignard, transperce la victime. L'aigrette garzette procède de même, avec quelques cabrioles d'approche en plus. Héron très discret, le bihoreau gris se déplace surtout la nuit. Quant à la cigogne blanche, il restait moins de 20 couples en France au milieu des années 1970.
Représentés le plus souvent sur les étangs par le grèbe huppé et le grèbe castagneux, les grèbes forcent l'admiration par leur élégance et leur formidable adaptation au milieu aquatique. Comme des sous-marins, ils disposent de poches dans le plumage qu'ils utilisent comme ballast. Leurs pattes, situées à l'arrière du corps, jouent le rôle d'hélice à propulsion : le grèbe peut ainsi atteindre sous l'eau la vitesse de 2 mètres par seconde !

Grand cormoran

Spécialiste de la chasse sous-marine, le grand cormoran plonge et nage parfaitement pour capturer son mets favori : les poissons. Paradoxe de la nature, son plumage n'est pas imperméable comme celui de la plupart des oiseaux d'eau ! Vous aurez sans doute l'occasion de l'observer dans une position cocasse : perché sur une branche ou un piquet, immobile les ailes écartées, on dirait que le cormoran attend que ses plumes sèchent...

Rallidés et limicoles

Les rallidés sont une famille qui comprend des espèces très communes comme la foulque et la poule d'eau, et d'autres plus rares comme le râle d'eau ou les marouettes, ou encore franchement en voie de disparition comme le râle des genêts. La foulque et la poule d'eau sont habituées aux étangs des parcs publics. Observez-les, vous trouverez des détails amusants sur ces oiseaux étrangement adaptés à la vie aquatique ! Plongeons poussifs, pattes énormes... En scrutant la végétation avec vos jumelles, vous pourrez peut-être observer les poussins de la poule d'eau au crâne d'un rouge intense. Cette couleur vive incite les parents à les nourrir et disparaîtra à mesure que les jeunes trouveront eux-mêmes leur nourriture.
D'une taille petite à moyenne, les limicoles sont équipés pour vivre et se nourrir sur les sols gorgés d'eau : marais, estuaires... La longueur de leurs pattes leur permet de progresser dans la vase et dans l'eau peu profonde sans difficulté. La plupart fouillent la vase de leur long bec pour se nourrir. Les plages, les estuaires, les grandes étendues de terre mises à nue par la marée sont des endroits privilégiés pour les observer. N'oubliez pas les étangs, dont le niveau d'eau a baissé, et qui laissent apparaître de grandes plages de vase : les vasières. Souvent difficiles à différencier, beaucoup d'espèces nichent dans le nord de l'Europe et ne font que passer dans notre pays.

Mouette rieuse et goéland leucophée

Voici enfin un oiseau dont les populations se portent bien. La mouette rieuse a su en effet profiter de l'activité humaine. Elle hiverne sur les étangs, parfois à l'intérieur des terres, et n'hésite pas à s'éloigner de l'eau. Les mouettes rieuses ont un appétit énorme : elles peuvent avaler jusqu'à leur propre poids de nourriture par jour.
Hardi et habile voilier, le goéland leucophée est aussi un profiteur. Qu'il saisisse un mollusque et le laisse tomber pour casser sa coquille ou qu'il profite des dépotoirs à ciel ouvert, le goéland saura toujours vous étonner par sa faculté d'adaptation. Il est appelé gabian en Provence.

Canards et anatidés

Certaines espèces nichent chez nous. Mais c'est lorsqu'une vague de froid hivernal sévit dans le nord de l'Europe que de nombreux oiseaux d'eau descendent dans nos régions, là où les plans d'eau ne sont pas encore gelés. C'est le froid de canard... Le moment est idéal pour l'observation des anatidés (la famille des canards) sur les étangs. Souchets, pilets, sarcelles, milouins, morillons... forment des groupes souvent composés d'espèces différentes. Canards plongeurs et canards de surface se côtoient au milieu des foulques et des grèbes. A vos jumelles !

Chouettes et hiboux

La chouette chevêche, symbole d'Athéna, est l'une des rares chouettes que vous pourrez observer en plein jour. Elle se nourrit d'insectes et de vers en plus des rongeurs, qui constituent l'ordinaire des rapaces. La chouette hulotte a un régime alimentaire un peu plus varié que celui de ses cousines : elle y ajoute notamment de nombreux passereaux. La chouette effraie, ou dame blanche, fait travailler l'imagination des hommes. Ses soufflements rauques, dans les greniers et clochers, sont à l'origine de nombreuses histoires de revenants...
Rare et localisé, le hibou grand-duc est aussi le plus grand des rapaces nocturnes d'Europe. Jadis répandu sur tout le territoire, il ne subsiste plus qu'en des endroits reculés. En journée, le hibou moyen-duc se tient sur une branche ou se plaque contre le tronc pour se camoufler en cas d'alerte. Il trahit ainsi sa présence : un amas de pelotes de réjection s'accumule au pied de l'arbre ! Parmi les rapaces nocturnes, le hibou petit-duc scops est le seul véritable migrateur. A peine plus gros que votre poing, il se nourrit surtout d'insectes. C'est aussi et surtout le rapace nocturne le plus typiquement méditerranéen. Son chant répété inlassablement, noté "tiou-k", caractérise les nuits provençales... Le Parc abrite ces trois espèces de hibou. Présents d’avril à août.

Buses et busards

Plumage clair, sombre, intermédiaire... la buse variable porte bien son nom. Commune, vous l'observerez souvent perchée sur les poteaux ou les piquets. Elle chasse à l'affût essentiellement les campagnols mais elle ne dédaigne pas les insectes, les serpents et les charognes. Ses larges ailes lui permettent de planer en dessinant de vastes cercles dans le ciel. La buse variable niche au sommet des grands arbres.
Les busards Saint-Martin et les busards cendrés, rapaces menacés, nichent au sol. Les champs de blé, d'orge ou d'avoine ont remplacé les milieux qu'ils fréquentaient autrefois : marais, landes, grandes prairies... La femelle couve pendant que le mâle chasse. Vous aurez peut-être la chance d'assister à cette scène typique : le mâle, un rongeur dans les serres, s'approche du nid pour ravitailler la femelle. Celle-ci s'élève dans les airs et rattrape en plein vol la proie lâchée par son compagnon. Malheureusement, les nichées sont fréquemment victimes du passage précoce des moissonneuses-batteuses.

Le milan noir

Le milan noir vole souvent au-dessus des plans d'eau à la recherche de poissons morts ou malades. Son régime alimentaire est surtout composé de charognes. Il n'hésite pas à se rapprocher des villes pour profiter de restaurants en plein air : les dépotoirs ! Le milan se transforme parfois en pirate de l'air pour ravir une proie à d'autres oiseaux (petits rapaces, hérons...). Présent de mars à septembre.

Vautour fauve et vautour percnoptère

Longtemps persécuté par ignorance, le vautour fauve est aujourd'hui protégé. Il a été réintroduit avec succès dans les Causses, puis dans plusieurs autres régions. Son régime alimentaire lui vaut cette drôle de morphologie : sa tête et son cou sont pourvus de petites plumes duveteuses et rases. Idéal pour trouver son repas dans les entrailles des charognes... Le vautour fauve est un grand "voilier". Dès les premières heures chaudes de la matinée, il prend son envol et passe la plus grande partie de la journée à planer en recherchant des restes cadavres de moutons et d'autres animaux. Vous le verrez rarement battre des ailes (sauf à proximité des falaises où il niche en colonie). De nouveau accepté (et apprécié) dans nos montagnes, le vautour fauve voit ses effectifs augmenter sensiblement. Sa réintroduction dans le Verdon, à partir de 1999, est désormais suivie de celle du vautour moine, un proche parent.
Le percnoptère d'Egypte est le plus petit vautour d'Europe. Son image est abondamment représentée sur les monuments de l'ancienne Egypte (d'où son nom). Charognard, il n'hésite pas à varier ses menus en se nourrissant d'excréments de divers animaux (tous les goûts sont dans la nature) ! Le percnoptère visite couramment les dépotoirs en compagnie des milans, à la recherche de quelques immondices. Il niche généralement dans de hautes parois rocheuses. Ses populations sont en diminution. Encore récemment nicheur dans le Parc du Verdon, la réintroduction du vautour fauve semble favoriser son retour.

Aigle royal

L'aigle royal a longtemps été persécuté par les hommes avant d'être protégé. Ses populations sont aujourd'hui en légère augmentation. Grand prédateur, l'aigle se nourrit parfois de charognes mais le plus souvent d'animaux qu'il capture : lagopède, marmotte, lièvre, voire jeune chamois ! Il chasse en rasant les versants des montagnes pour mieux surprendre ses proies. La parade nuptiale, à la fin de l'automne, est spectaculaire : le mile feint d'attaquer la femelle puis tous deux se laissent tomber en vrille.

Circaète Jean-le-Blanc

Le circaète dont son nom à la pâleur de son plumage. Il s’est spécialisé dans la chasse aux reptiles… il se laisse planer jusqu’à ce qu’il repère sa proie. En hiver, l’absence de sa principale source d’alimentation le pousse à migrer. Il est présent de mars à octobre.

Faucons

"Recordbird" de vitesse en piqué, le faucon pèlerin fond sur sa proie à la vitesse vertigineuse de 270 km/h. Perché du haut de sa falaise, il guette... Qu'un oiseau semble malade et voici que le pèlerin prend de l'altitude pour mieux piquer. Souvent, la violence du choc suffit à tuer la proie. Rare et menacé, il a bien failli disparaître, notamment à cause de pesticides comme le DDT (aujourd'hui interdit), qui provoquaient sa stérilité. Le très commun faucon crécerelle se repère à son vol sur place, dit en "Saint-Esprit", quand il bat vigoureusement des ailes pour se stabiliser au-dessus d'un rongeur, avant de piquer dessus.

Epervier d'Europe

De son vol rapide et imprévisible, l'épervier rase les haies à la recherche de ses proies favorites : les oiseaux. Il se comporte parfois en véritable kamikaze lorsqu'il plonge à une allure folle dans des buissons épineux pour saisir un passereau. Sans doute emporté par son élan, il arrive qu'il s'éventre sur une branche. Les femelles de l'épervier sont beaucoup plus grosses que les mâles. Les couples nichent dans de grands arbres et construisent parfois leur aire (nid de rapace) sur les fondations d'un vieux nid de geai.

Autour des palombes

Sa longue queue, qui agit comme un précieux gouvernail, et ses ailes courtes permettent à l'autour des palombes de "slalomer" habilement entre les arbres de la forêt. C'est un chasseur d'oiseaux geais, corneilles, pigeons, merles et grives sont inscrits à son menu. Il se permet parfois quelques exceptions en capturant les lapins. Son régime alimentaire lui a valu d'être longtemps persécuté par les chasseurs. Ne pas confondre l'autour des palombes avec l'épervier.    

Coucou gris et engoulevent d'Europe

Le coucou doit son nom à son chant bien connu. En vol, sa silhouette rappelle celle d'un petit faucon. Ne cherchez pas son nid, il n'en fait pas : c'est un oiseau "parasite". A l'affût sous les feuillages, la femelle coucou repère le nid des petits passereaux (fauvettes, rousserolles, troglodytes, rouges-gorges...). Au moment propice, elle pond un œuf parmi ceux du légitime propriétaire. Le jeune coucou sort de sa coquille avant les autres et se met à l'ouvrage : il jette les œufs en dehors du nid ! Malgré sa taille disproportionnée, l'imposteur se fera nourrir par ses parents d'adoption ! Dernière étrangeté : le jeune coucou trouve seul le chemin de l'Afrique lors de sa migration.
Espèce rare et localisée, l'engoulevent est difficile à surprendre. Son plumage reproduit fort habilement l'écorce des arbres sur laquelle il se pose habituellement. Il passe ainsi la journée en se fondant dans la végétation, perché dans le sens de la branche morte qui le supporte ou tapi au sol. La nuit, l'engoulevent se nourrit d'insectes volants qu'il pourchasse. Son chant, surprenant, évoque le bruit d'un petit moteur. Dans le Verdon, l'embroussaillement des prairies et la fermeture progressive des landes à la suite de l'arrêt du pâturage lui est défavorable. Présent de mai à septembre.

Tétras-lyre

En période de reproduction, en avril-mai, les mâles du petit coq, ou tétras-lyre, se rassemblent à l'aube dans un endroit dégagé pour parader collectivement en étalant leur étonnante queue. Ces lieux sont appelés "champs de tournoi" : querelles, intimidations, bagarres sont au rendez-vous. Les mâles sont polygames et l'enjeu de ces scènes surprenantes auxquelles participent les poules n'est autre que l'accouplement. Attention, le moindre dérangement à ces moments suffit à perturber grandement la reproduction. Localisé, le tétras-lyre, comme la plupart des gallinacés, est en voie de régression : chasse, dérangement, destruction du milieu sont autant de facteurs qui fragilisent ses populations. Le Parc du Verdon compte quelques petites populations.

Perdrix, perdrix rouge et bartavelle, alouettes

En scrutant attentivement les labours, vous pourrez peut-être déceler une compagnie de perdrix (une dizaine d'individus). Ces oiseaux passent souvent inaperçus en raison de leur plumage terne. En cas de danger, la perdrix rouge préfère s'enfuir en courant dans les champs plutôt que s'envoler. De même, la perdrix bartavelle répugne à prendre son envol mais pratique la course avec agilité. Vous aurez plus de chances de l'entendre que de la voir. "Bartavelle" est un mot provençal que l'on pourrait traduire par "femme bavarde"... Cette perdrix niche et se nourrit au sol. L'essentiel de son alimentation est composée de graines, de baies et de jeunes pousses.
Un chant résonne haut dans le ciel, puissant, interminable... Ce petit point noir tout là-haut n'est autre que l'alouette des champs, qui, durant presque toute la belle saison, chante sans jamais se lasser. Pourtant, l'alouette niche, dort et chasse au sol. Sa nourriture est composée d'insectes et de graines qu'elle trouve en trottant dans les champs. Ne la confondez pas avec l'alouette lulu, au chant mélancolique, qui préfère les zones parsemées d'arbres. Le Parc naturel régional du Verdon abrite une petite population d'alouette calandre, espèce très rare.

Cochevis huppé

Nul besoin de rechercher l'habitat type du cochevis pour le surprendre. Il s'accommode fort bien des zones industrielles, des bords de route, des anciennes gares et parfois même des parkings de supermarché ! C'est un cousin de l'alouette. Comme elle, le cochevis niche au sol et se nourrit de divers insectes et de graines. Au XIXe siècle, il avait l'habitude de fouiller le crottin de cheval pour y récupérer les graines non digérées, mais aujourd'hui les chevaux ont laissé la place aux voitures... et l'espèce est en nette régression.    

Pics

Grâce à leur bec puissant, les pics creusent des cavités profondes dans les troncs puis délogent les larves à l'aide de leur longue langue. Tous tambourinent les arbres au printemps pour délimiter leur territoire. En hiver, le pic épeiche choisit des forges, sortes d'ateliers où il coince les pommes de pin pour en extraire les graines. Le pic vert n'hésite pas à éventrer les fourmilières tandis que le grand pic noir hache menu les souches ou les troncs tombés à terre. Le vol onduleux des pics est aisément reconnaissable.

Grimpereau des jardins

Vous reconnaitrez le grimpereau à son comportement typique. Il grimpe le long des arbres en partant de leur base et en tournant autour du tronc. Ce faisant, il fouille l'écorce pour trouver quelques invertébrés à se mettre dans le bec. Ses allures de petit pic, son plumage couleur tronc, son bec fin et recourbé capable de déloger le moindre insecte, tous ces "équipements" font du grimpereau un oiseau parfaitement adapté à son mode de vie arboricole.

Huppe fasciée

La belle huppe fasciée sonde et pioche me sol de son bec pour attraper les larves, les vers et les insectes qui s’y cachent. Son plumage bariolé, visible lorsqu’elle étale vivement ses ailes, lui permet de déconcerter d’éventuels prédateurs (éperviers). Présente de mars à septembre. Dans le creux des arbres.

Pies-grièches

Piquets de clôtures, fils barbelés, poteaux et fils téléphoniques... autant d'endroits à inspecter en premier lieu si vous souhaitez admirer les pies-grièches. Tous ces perchoirs leur conviennent à merveille pour un poste d'affût. Elles chassent de nombreux insectes et n'hésitent pas à capturer les jeunes campagnols. Si les proies sont abondantes, les pies-grièches constituent un stock de nourriture, en empalant leurs victimes sur des épines ou des barbelés... d'où le surnom d'écorcheur d'une des deux cousines. Les insectes ainsi "accrochés" sont mangés plus tard. Présents d’avril à septembre.

Guêpier d'Europe

Des trilles retentissent. Cherchez dans le ciel pour localiser la petite bande de guêpiers qui est en chasse. Le guêpier est un oiseau migrateur qui vient parfois se reproduire dans nos régions. Il vit en colonie et niche dans des terriers creusés dans des parois meubles. Pour éviter que le nid ne devienne invivable, les parents avalent les fientes des poussins... Son nom lui vient de son alimentation, composée de gros insectes : des libellules, des coléoptères et, bien sûr, des guêpes qu'il peut saisir sans se faire piquer grâce à son long bec. Aussi agile que coloré, il écrase ses victimes contre son perchoir, éjectant ainsi le dard venimeux, avant de les offrir à ses petits. Présent de mai à septembre.

Loriot

Son allure d'oiseau tropical a valu au mâle plusieurs surnoms, dont celui de merle d'or. Pourtant, le loriot se laisse rarement admirer : il vit discrètement au sommet des grands arbres, cachés dans l'épais feuillage. Vous ne le repérerez que grâce à son sifflement flûté et harmonieux. Le loriot se nourrit de cerises et de toutes sortes d'autres baies. Les invertébrés figurent aussi à son menu. Présent de mai à septembre.

Rossignol philomèle

Son chant, très réputé, que l'on peut entendre d'avril à juin, a Fait du rossignol une vedette de la littérature. Il faut dire que ses compositions, de jour comme de nuit, sont d'une virtuosité sans égal dans le monde des oiseaux. Munissez-vous de patience pour l'observer car il passe le plus clair de son temps caché dans les fourrés. Présent d’avril à septembre.

Grives

Les grives sont difficiles à différencier entre elles, à moins de se concentrer sur quelques détails. Elles ont toutes un régime alimentaire composé d'invertébrés et de fruits. Leur nid, en forme de coupe, est généralement construit à base de brindilles, de mousse et de boue, à plusieurs mètres du sol. Les grives litornes et mauvis se regroupent pour passer l'hiver dans nos régions. Les autres sont nicheuses. La grive musicienne, qui ne se réunit jamais en bande, même en hiver, se confectionne une forge pour casser les coquilles d'escargots. La grive draine, plus grosse, adore les baies du gui au point qu'elle en est le principal agent disséminateur, grâce à ses fientes qui contiennent des graines non digérées.

Etourneau sansonnet

Commun, l'étourneau sansonnet niche souvent à proximité des habitations, dans des cavités, sous les gouttières, sous les tuiles, etc. C'est un excellent imitateur : perché sur une antenne, il reproduit les sons de son environnement. Certains naturalistes l'ont déjà entendu imiter la grenouille verte!! En hiver, les étourneaux se rassemblent par milliers (souvent plus) pour rejoindre leur dortoir communautaire : un pylône électrique, les platanes d'une avenue en plein centre-ville, etc. Face aux prédateurs comme les faucons, ils ont copié (allez savoir comment...) sur les immenses bancs de poissons pour se défendre. Ils forment alors une vague compacte de milliers d'individus : une tache sombre dans le ciel qui change de forme sans arrêt Spectacle garanti !

Merle de roche, merle noir et merle à plastron

Le monticole de roche, ou merle de roche, est un oiseau farouche. Il parcourt les versants caillouteux en sautant de part et d'autres pour capturer des insectes (criquets, mouches...). A la moindre alerte, il disparait comme par enchantement Les couleurs vives du mâle ne l'empêchent pas de passer inaperçu dans le paysage. La femelle, également très discrète, construit généralement le nid dans une anfractuosité de rocher. Présent de mars à octobre.
Le merle noir n'hésite pas à s'approcher des habitations. Il se nourrit au sol en sautillant et en fouillant les feuilles mortes. Lorsqu'il gratte la litière avec ses pattes, il fait un vacarme surprenant pour un oiseau de cette taille. Malgré son penchant pour les vers et les insectes, le merle mange aussi des fruits : pommes, poires tombées à terre, etc. C'est un excellent chanteur.
Comme son cousin noir, le merle à plastron se nourrit surtout au sol même s'il aime se percher à la cime des grands arbres. Il affectionne en effet les terrains ombragés ou humides parsemés d'arbres et les forêts de conifères. L'oiseau est présent en France de mars à octobre à partir de 1000 m d'altitude et jusqu'à plus de 2 000 m. Présent de mars à octobre.

Cincle plongeur

Excellent nageur, le cincle passe sa vie en bordure des cours d'eau rapides (et limpides). Il se nourrit de divers insectes et larves aquatiques qu'il déniche en plongeant dans le courant. Le merle d'eau (son autre nom) peut même marcher au fond de l'eau, à contre-courant, pour picorer les larves qui se trouvent sur ou sous les pierres. Vous l'observerez sans doute posé sur un caillou au milieu de la rivière. La dégradation de la qualité de l'eau, son milieu de prédilection, fait peser une menace sur le cincle. Il est bien représenté dans le Verdon.

Oiseaux des marais

Ces petits oiseaux affectionnent les fourrés denses et les roselières. La présence des bouscarles et des cisticoles dans une région est fluctuante, un hiver rigoureux pouvant décimer une population... Bouscarle est un nom provençal qui signifie "oiseau des buissons". La rousserolle effarvatte fabrique son nid dans les roselières en "tressant" des brindilles entre des tiges de roseaux ou de joncs. Chaque matériau utilisé est d'abord soigneusement trempé dans l'eau. Cette petite astuce permet à la rousserolle d'assouplir le brin d'herbe et de le modeler à sa façon. Ses deux cousines, la rousserolle verderolle et la rousserolle turdoïde, lui ressemblent énormément.

Roitelets et pouillots

Prenez une pièce de monnaie dans votre main, et vous aurez une idée du poids des roitelets. Pesant entre 4,5 et 6 grammes, ils sont les oiseaux les plus légers d'Europe. Ces petites boules de plumes peuvent se laisser approcher à quelques mètres s'ils se sentent en sécurité au milieu des buissons. N'hésitez pas à inspecter le "béton végétal" que forment les haies de thuyas, le roitelet s'y balade couramment (c'est l'un des rares oiseaux à apprécier le thuya).
Les pouillots sont de petits insectivores brun-vert, plus faciles à reconnaitre au chant qu'au plumage. Le pouillot véloce est parfois appelé compteur d'écus car son chant monotone, souvent en deux notes, évoque le bruit des pièces que l'on compte. Son nid, en forme de boule, est situé assez bas dans les buissons. Le pouillot fitis, comme le pouillot siffleur et le pouillot de Bonelli, a un chant plus fluide et fréquente surtout les forêts. Ce sont des oiseaux discrets que l'on entend très souvent mais que l'on voit plus difficilement. Présents de mars à octobre.

Accenteurs

L'accenteur mouchet est un oiseau assez commun, parfois confondu avec une fauvette ou un moineau. Discret, il se faufile au plus profond des buissons. Au sol, parmi les dizaines de moineaux, il ne tardera pas à faire son apparition. Il existe une espèce d'accenteur spécifique à la montagne : l'accenteur alpin. Il évolue entre 1500 et 3 000 m, et l'hiver descend parfois jusqu'à la côte. Insectivore, comme en témoigne son bec fin, il se contente parfois de baies et de graines l'hiver.

Niverolle des Alpes

Souvent posée sur le sol, la niverolle picore çà et là quelques graines. Vous l'observerez généralement en petit groupe au milieu des pelouses caillouteuses de haute altitude. A.., Ce moineau des montagnes, peu farouche, s'approche volontiers des chalets et des stations de ski en hiver. Dès février, le mâle recherche une cavité susceptible d'accueillir le nid puis il s'y installe et se met à chanter. La femelle suivra si le trou lui convient !

Venturon montagnard

Le venturon montagnard, familier des forêts de conifères alternées de prairies, est un proche cousin du serin cini. Il vit en famille, entre 1 000 et 2 000 m d'altitude, généralement à proximité des habitations d'alpage. Il se nourrit surtout au sol, de graines, de bourgeons et d'insectes, mais se pose souvent au sommet des arbres.

Pipits

Les pipits adoptent une technique de vol originale pour marquer leur territoire... Après avoir pris un peu d'altitude, le pipit se laisse tomber puis, tout en chantant, il ouvre ses ailes et tournoie comme un parachute jusqu'au sol. Le pipit spioncelle est un oiseau typique de la montagne, qui se déplace en hiver vers les prairies humides et le littoral.

Fauvettes

L'observation des fauvettes n'est pas chose facile : leur plumage est terne et elles passent leur vie cachées au coeur des buissons touffus. Les fauvettes pitchou, mélanocéphale et à lunettes en sont des représentantes typiquement méditerranéennes. Ces oiseaux sont discrets au point qu'ils pourraient vivre dans les taillis de votre jardin sans aucun soupçon de votre part... Si ce n'était leur chant, sonore et caractéristique.

Troglodyte mignon

Facilement reconnaissable à sa silhouette ronde et à sa petite queue dressée, le minuscule troglodyte ne pèse que 9 grammes. Il se faufile partout, inspectant le moindre recoin pour trouver sa pitance : araignée, insecte, cloporte... Regardez-le se glisser dans les tas de bois et au plus profond des taillis : une vraie souris D'autant que le troglodyte n'hésite pas à se rapprocher des maisons. Vous pouvez le surprendre en train d'inspecter vos rebords de fenêtre.

Moineaux    

Les moineaux ont toujours su tirer parti des activités humaines. Dans les villes ou dans les champs, la nourriture abonde pour le moineau domestique comme pour le moineau friquet. Ils se nourrissent essentiellement de graines et d'autres matières végétales. Mais il leur arrive de capturer de gros coléoptères et même des lézards des murailles ! Ce sont des opportunistes : une fissure dans un mur, une cavité dans un bâtiment leur suffisent pour construire un nid. Parfois, ils vont même jusqu'à expulser une hirondelle de son nid pour s'y installer...

Hirondelles et martinets

D'où vient leur nom ? L'hirondelle de fenêtre niche souvent contre les maisons, sous les toits et les fenêtres. Elle cherche dans le ciel sa nourriture. L'hirondelle rustique niche sur des poutres, à l'intérieur des bâtiments, mais seulement à la campagne. Avec sa queue échancrée, c'est l'hirondelle la plus typique : elle se nourrit d'insectes proches du sol. Sa population est en déclin à cause des insecticides. L'hirondelle de rivage niche dans les parois meubles souvent constituées de sable proche des rives. L'hirondelle des rochers niche à proximité des falaises et des escarpements rocheux. Lorsqu'il fait humide mais aussi par temps froid, les insectes sont près du sol... et les hirondelles suivent. D'où la croyance populaire : "Quand les hirondelles volent bas, il va pleuvoir"
Le martinet est un oiseau extraordinaire et encore plein de mystères. Le ciel est son royaume : il ne se pose pratiquement jamais, si ce n'est pour se reproduire. Il a la faculté de dormir en vol à plus de 1 500 mètres d'altitude ! Chasseur d'insectes infatigable, il se livre à mille acrobaties, poursuivant des moucherons invisibles à notre œil. Contrairement à l'hirondelle, il ne se perche jamais sur les fils. Son cousin alpin, ou martinet à ventre blanc, passe lui la nuit en groupes dans des fissures de rochers ou sous des toits. C'est un oiseau très aérien quand même puisqu'il peut voler de 600 à 1000 km par jour pour chasser les insectes !

Fringilles

Les fringilles sont de petits passereaux granivores (mangeurs de graines). Ils sont sociables, vivent souvent en bande, et sont bien répandus. Le mâle est généralement plus coloré que la femelle. Comme chez tous les fringilles, la femelle du verdier construit un nid en forme de coupe avec des matériaux divers : herbes sèches, brindilles, plumes... Cousin du célèbre canari et pourtant bien peu connu du commun des mortels, le serin cini n'hésite pas à vivre près des habitations. Le chardonneret extrait les graines de la cardère, grand chardon. Au mépris de la loi, le chardonneret est apprécié par certains amateurs sans scrupules d'oiseaux de volières. Le bec-croisé s'est spécialisé dans le décorticage des cônes d'épicéas et de sapins. Son drôle de bec lui permet de couper chaque écaille en deux pour extraire habilement la graine cachée derrière. Le mâle de la linotte construit plusieurs nids, et la femelle n'en choisit qu'un. D'où l'expression, injustifiée, de "tète de linotte" : il oublierait ses nids. Le pinson est très commun. De son chant, qu'il peut répéter plusieurs centaines de fois par heure, est née l'expression "gai comme un pinson". Enfin le bien-nommé gros-bec écrase entre ses mandibules surpuissantes les noyaux de cerises pour manger les amandes qu'ils contiennent. Il se nourrit aussi de nombreuses autres graines.

Mésanges

En hiver, les mésanges se regroupent et se déplacent ensemble, parfois rejointes par des grimpereaux ou une sittelle : la ronde des mésanges est un spectacle qui ne vous lassera pas durant vos balades hivernales. Acrobates, elles peuvent se suspendre aux fines branches pour déloger des insectes inaccessibles aux autres oiseaux. Les chenilles sont les proies les plus appréciées. Les familles nombreuses, souvent plus de 10 petits, sont courantes. A l'envol des jeunes, les parents sont à bout de force tant les allées et venues pour nourrir tout ce petit monde ont été incessantes depuis l'éclosion.

Les corvidés

La famille des corvidés est étonnante par sa faculté d'adaptation. Omnivores, les corvidés mangent aussi bien des graines que des insectes, des œufs qu'ils pillent dans les nids. C'est dans les tours des châteaux, les grands bâtiments, les cathédrales et les églises que niche le choucas. Le mâle et la femelle de la corneille noire sont unis pour la vie. Le surnom de la pie voleuse lui vient de la manie qu'elle a de garnir son nid d'objets brillants : emballage de chewing-gum, morceau de verre... Ses jacassements rauques à toutes les occasions, ont donné naissance à l'expression "bavard comme une pie". Par son cri d'alarme bruyant, le geai joue le rôle d'avertisseur sonore pour le reste des habitants de la forêt. Enfin le grand corbeau, plus grand corvidé du monde, réalise d'impressionnantes acrobaties aériennes : vrilles, piqués, loopings... il peut même voler sur le dos

Reptiles

Couleuvre verte et jaune

Elle est aussi appelée "cinglant" ou "fouet" car lorsqu'elle est dérangée, cette couleuvre s'enfuit très rapidement en fouettant les herbes de sa queue. Ne tentez pas de l'attraper : d'une part c'est interdit par la loi (elle est intégralement protégée) et, d'autre part, elle vous mordrait avec hargne ! Bien qu'elle soit inoffensive, sa morsure est douloureuse... Cette couleuvre passe le plus souvent inaperçue, cachée dans la végétation. Vous pourrez plus facilement l'observer aux mois d'avril-mai, lors de ses premières sorties de l'année. Elle hiverne sous terre dans un trou, une vieille souche, et parfois avec d'autres de ses semblables.

Couleuvre à collier, couleuvre de Montpellier et couleuvre vipérine

Son nom lui vient du collier qui orne son cou. De grandes écailles sur le dessus de la tête, un corps élancé et bien sûr son collier : vous ne pouvez pas la confondre avec une vipère ! Pour se protéger, la couleuvre à collier a plus d'un tour dans son sac. Si vous la surprenez, elle simule la mort à moins qu'elle ne laisse échapper un liquide nauséabond qui vous fera regretter de l'avoir rencontrée... Excellente nageuse, elle se nourrit d'amphibiens, de petits poissons et de campagnols. Elle hiverne de novembre à avril.
Reptile typiquement méditerranéen, la couleuvre de Montpellier est aussi le serpent le plus long d'Europe. Lorsqu'elle est inquiétée, elle se dreige comme un cobra en soufflant bruyamment. Contrairement à ses cousines, la couleuvre de Montpellier possède deux crochets venimeux mais peu dangereux pour l’homme.
La couleuvre vipérine est un serpent commun en bordure des ruisseaux et des rivières. Essentiellement aquatique, elle se nourrit de poissons, de têtards, de tritons... Lorsqu'elle se sent menacée, elle petit donner à sa tête une forme de triangle la faisant ressembler à celle d'une vipère, d'où son nom. Mais, soyez rassuré, la couleuvre vipérine est inoffensive.

Coronelle lisse

La coronelle lisse est une couleuvre plus rare et plus discrète. Vous pourrez la rencontrer sur les talus broussailleux bien ensoleillés, surtout en début de matinée. Tandis que la couleuvre à collier s'est spécialisée dans la chasse aux grenouilles, la coronelle préfère les lézards et même d'autres serpents. Tel un boa, elle étouffe les plus grosses proies dans ses anneaux avant de les avaler tranquillement. Bien qu'elle soit inoffensive, elle est souvent confondue avec une vipère.

Orvet

L'orvet est un lézard sans pattes. Il a le pouvoir de s'auto-amputer pour échapper à un danger : il perd sa queue très facilement. Son nom latin lui vient de cette fragilité. Un autre surnom lui avait été donné pour la même raison : serpent de verre. Vous le trouverez souvent sous des pierres ou, de bon matin, dans l'herbe d'une lisière ensoleillée. Son aspect très lisse permet de ne pas le confondre avec un serpent.

Cistude d'Europe

La cistude est une rare petite tortue d'eau douce surtout active au printemps. C'est au lever du jour que vous aurez le plus de chance de l'apercevoir. Avant de se mettre en chasse, elle doit augmenter sa température corporelle en s'exposant longuement au soleil, sur une pierre ou sur une branche. Au moindre bruit, elle se réfugie dans l'eau. La cistude se nourrit essentiellement d'insectes aquatiques et de têtards, accompagnés de quelques cadavres d'animaux... Ne la confondez pas avec la tortue de Floride (venue d'Amérique et vendue dans les animaleries), trop souvent relâchée dans la nature et qui provoque la disparition de la fragile cistude. La pauvre a déjà fort à faire avec la destruction et la pollution de ses biotopes.

Lézard vert, lézard ocellé et lézard des murailles

Sa robe verte lui permet de passer inaperçu dans les herbes et des feuilles. Vous pourrez ainsi l'admirer sans qu'il bouge d'un millimètre. En cas d'agression ce lézard n'hésitera pas à vous mordre en pressant si fort ses mâchoires qu'il peut rester pendu à votre doigt un bon moment... Rassurez-vous, sa morsure n'est pas dangereuse. Ce reptile est présent un peu partout, surtout près des zones humides.
Le lézard ocellé, avec ses 60 cm de long, fait plus penser à un inquiétant varan qu'à un inoffensif lézard - le plus grand d'Europe. Il grimpe aisément le long des troncs d'arbre et sur les rochers. En cas de danger, il se réfugie bruyamment dans un terrier ou sous une souche. Son
Le lézard des murailles est présent jusqu'au cœur des grandes villes mais les murs enduits de crépi, les chats et même les moineaux ont de plus en plus raison de lui ! Il est très friand de mouches et autres insectes volants. Il inscrit parfois des abeilles à son menu car il est immunisé contre leur venin.

Salamandre

La salamandre est presque exclusivement terrestre les femelles ne se risquent dans l'eau que pour libérer leurs larves dès la sortie de l'hiver. Elles ont besoin d'un taux important d'humidité : elles ne sortent que pendant la nuit, ou sitôt après de bonnes averses. On racontait jadis que la salamandre était capable de traverser le feu sans aucune brûlure... ! Elle fut l'emblème de François 1er. L'espèce est commune mais localisée (forêts, bois humides... )

Rainette méridionale, grenouille rousse, crapaud commun et alyte accoucheur

  • Malgré leur petite taille, les rainettes méridionales peuvent se faire entendre, de mai à juillet, à plus d'un kilomètre à la ronde. Elles se tiennent sur des feuilles de roseaux ou des branches, restant presque invisibles pendant la journée. Leur population est en nette régression, menacée par la destruction de leur habitat, notamment dans les zones touristiques.
  • Les grenouilles rousses sont des animaux nocturnes. Dès février, elles commencent à sortir de leur sommeil hivernal pour aller se reproduire. Des milliers de batraciens retournent alors dans l'eau, souvent des flaques 6-9 cm temporaires, pour s'accoupler et pondre leurs œufs. La nuit, un concert discret retentit : les ronflements sourds des mâles ont pour but  d'attirer les femelles. Au bout de trois semaines, toutes retourneront à leur vie  terrestre, dans les forêts, les haies et les jardins, jusqu'au printemps prochain.
  • Le crapaud commun migre, à partir de mars, vers ses lieux de reproduction (mares, etc) distants parfois de plusieurs kilomètres. Il doit souvent franchir un obstacle impitoyable : les routes. Près de 90 % d'une population peut ainsi être éradiquée par les voitures ! Inconscients de ce danger, les mâles, très excités, s'agrippent à tout ce qui bouge... L'extrémité d'une de vos bottes peut subir l'assaut d'un mâle impatient de s'accoupler 1 En dehors de la période de reproduction, le crapaud commun vit sur terre un peu partout et ne sort que la nuit.
  • L'alyte est un minuscule crapaud rare et localisé, aux mœurs très étonnantes. Le mâle attire les femelles en émettant une agréable note flûtée. Très attentionné, il prend en charge les œufs aussitôt après l'accouplement — d'où son surnom — et les transporte sur ses pattes postérieures pendant plusieurs semaines avant de rejoindre un point d'eau pour libérer les têtards. Au bout de quelques mois, ceux-ci peuvent atteindre 7 à 8 centimètres alors que les adultes n'excèdent pas 5 centimètres. L'alyte mène une existence presque exclusivement terrestre.

Ecrevisse à pieds blancs

L'écrevisse est principalement active la nuit. Elle est présente dans les ruisseaux bien oxygénés. Les souches, les racines, les pierres lui servent de cachette. Elle se déplace sur le fond ou en nageant à reculons et se nourrit essentiellement de débris végétaux et d'animaux morts. Le braconnage et l'arrivée récente des écrevisses américaines entraînent la régression de cette espèce.

Verdon
Verdon
Verdon
Verdon
Verdon
pédalo dans le lac de Sainte-Croix
Accrobranche
Rafting
Pont de Galetas
Pont du Roc

Retour aux questions sur Parc Naturel Régional du Verdon

Autres informations
Autres catégories