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Qu'est ce que le Parc Naturel Régional du Verdon ?

Une rapide présentation du Parc Naturel Régional du Verdon, où de nombreuses balades sont faisables, que ce soit seul ou en famille. Le Verdon regorge de richesses, de villes de caractères, d'animaux parfois rares, d'une flore diversifiée, et de paysages à couper le souffle. Pour protéger et valoriser le Verdon, on a crée le Parc Naturel Régional du Verdon.

Qu'est ce qu'un parc naturel régional ?

​En France, 48 territoires parmi les plus beaux célèbrent avec force la diversité de notre patrimoine. Ce sont les Parcs naturels régionaux, territoires ruraux habités aux patrimoines naturels, culturel, et paysager d'exception. Mais ils relèvent d'un équilibre fragile qui justifie une politique de protection et de développement économique durable, sous l'égide de l’État.
Plus ou moins vaste, chaque territoire d'un Parc naturel régional se singularise par sa très forte personnalité. Les Parcs placent l'homme et l'environnement au cœur de leur projet, dans une démarche active et concrète... et surtout durable.

Que faire dans un parc naturel régional ?

Pour le visiteur, séjourner dans un Parc naturel régional est une échappée belle et l'occasion unique de multiples découvertes. Toutes les richesses des Parcs naturels régionaux sont accessibles à partir d'activités originales et d'équipements respectueux de la nature. En toute complicité avec les éléments, le visiteur peut varier les plaisirs : randonnées, cyclotourisme, expositions, cueillette de champignons, découverte du patrimoine architectural ou gastronomique... L'offre paraît inépuisable !

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Une maison pour le parc

Dans la plupart des Parcs naturels régionaux, la bonne adresse c'est la Maison du Parc ! Lieu d'accueil et d'information, elle dispose de tous les renseignements nécessaires pour organiser sa découverte. Sans oublier les mines d'informations que sont les autres équipements du Parc : musées, écomusées ou maisons à thème. Cette démarche est relayée sur le terrain par les sentiers de découverte, les circuits thématiques, les stages à thème, etc. Dans un Parc, le visiteur à l'esprit curieux n'a plus qu'un seul problème : l'embarras du choix.

Fédérations pour les parcs naturels régionaux

Structures autonomes, les Parcs naturels régionaux sont regroupés au sein de la Fédération des Parcs naturels régionaux de France. Lieu d'échange, outil de réflexion et d’animation, la Fédération représente les intérêts de Parcs auprès des pouvoirs publics. Elle négocie avec eux pour préserver et renforcer l’identité des Parcs. Elle participe à l’élaboration des politiques de protection de l’environnement en France et à l’étranger. Enfin, c’est une source d’information de public, notamment par son site internet www.parcs-naturels-regionaux.fr

Note du Président de la Région Provence-Alpes-Cote-d'Azur

Chers amis,
Provençaux, alpins, azuréens d'origine, d'adoption et de cœur, simples voyageurs, c’est avec un grand plaisir que je vous présente ce guide sur le Parc naturel régional du Verdon, l'un de nos quatre parcs naturels régionaux. Ces derniers illustrent parfaitement une des principales compétences environnementales de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur.    
Le territoire du Parc naturel régional du Verdon dont le classement a été obtenu en 1997, avec ses 188 000 ha, est structuré par le cours du Verdon, véritable épine dorsale du territoire et autour de cinq lacs artificiels qui jalonnent son cours. Il présente une très grande diversité de paysages, de faune et de flore aux confins des influences alpines et méditerranéennes. Véritable château d'eau de la Provence, il se révèle d'une très grande fragilité, notamment du fait de sa faible densité démographique (30 000 habitants permanents sur 46 communes) liée au déclin des activités économiques traditionnelles. L'importante fréquentation touristique (plus de 1.5 million de visiteurs par an), essentiellement concentrée dans les gorges et les lacs en été est à l'origine d'importantes pressions.
Face à cette situation, et afin de concilier protection et développement, les hommes se sont organisés solidairement pour maintenir les activités agricoles et pastorales tout en valorisant le patrimoine naturel afin de mieux répartir la population dans le temps et dans l'espace.
Deux grands principes guident la Région dans son action auprès des Parcs naturels régionaux valorisation conjointe de l'environnement, du cadre de vie et du développement, et démocratie locale dans une pratique de concertation et de solidarité.    
En veillant à la valorisation et à la protection de ses ressources naturelles, la Région à travers les Parcs contribue au rééquilibrage du territoire. En favorisant la concertation, l'information, la sensibilisation et le respect de l'environnement, les Parcs constituent des laboratoires d'idées, des espaces d'expérience et d'exemplarité pour les autres territoires de la région.
Je vous souhaite une excellente lecture de ce guide qui vous fera découvrir, entre lavandes et canyons, les richesses patrimoniales de ce territoire et l'action environnementale que projette et conduit la Région.

Le Verdon : une rivière, 7 paysages

Les 15 balades proposées dans ce guide vous permettront de mieux vous familiariser avec sept entités géographiques qui contribuent à la diversité des patrimoines du Verdon.
Ces grands ensembles ont en commun un certain nombre d'espèces mais possèdent leur spécificité en matière de paysages, de géologie et d'architecture.
 

Le plateau de Valensole

Il est situé dans la partie nord-ouest du territoire du Parc et représente 1/5 de sa surface, soit environ 40 000 ha. Cette immensité, où les distances se brouillent, semble suspendue entre ciel et terre. Une vaste surface presque plane qui apparaît comme une véritable curiosité dans une région de collines et de moyennes montagnes.
Entre cultures de blé dur et de lavandins, parfois bordées d'amandiers vieillissants, s'il fallait décrire quel est l'intérêt patrimonial naturel majeur du plateau de Valensole, on citerait son avifaune très riche et parfois spécifique. L'observateur attentif (et chanceux !) pourra ainsi y découvrir l'outarde canepetière, dont le plateau abrite la dernière population du département des Alpes-de-Haute-Provence. La liste des oiseaux présents serait trop longue pour être reprise ici mais on peut encore citer l'œdicnème criard et l'engoulevent d'Europe, espèces de milieux steppiques. Il n'est pas rare non plus d'observer de nombreux rapaces, notamment lors des périodes de migration : circaète Jean-le-Blanc, milans noir et royal et plusieurs espèces de busards.
Le plateau de Valensole, par sa vocation agricole principale, intéressera aussi le botaniste pour les plantes messicoles qu'il pourra y observer. Trop souvent considérées malheureusement comme de mauvaises herbes, ces espèces étroitement liées aux terres cultivées, sont de plus en plus menacées en France. L'intensification des pratiques agricoles utilisant des pesticides ont produit leurs effets. Le sud-est de la France, en particulier avec le Luberon, constitue l'un des derniers bastions où les messicoles sont encore bien représentées. Tout comme celui du Luberon, le Parc naturel régional du Verdon a pour ambition de mieux recenser ces végétaux afin d'en assurer la conservation.

Le lac de Sainte-Croix

Une partie des communes (Les Salles-sur-Verdon, Moustiers-Sainte-Marie, Sainte-Croix-du-Verdon, Aiguines, Baudinard-sur-Verdon et Bauduen) est soumise au régime de protection de la loi Littoral. Pourtant, pas de mer, ni de rivages à l'horizon !
N'oublions pas que la loi Littoral s'applique également aux espaces lacustres intérieurs, à partir de 1000 ha de superficie. Le Lac de Sainte-Croix, avec ses 2 200 ha, relève donc de cette législation. Le Conservatoire du littoral et des rivages lacustres mène ainsi une politique d'acquisition sur le pourtour du lac afin d'aider les communes dans la maîtrise foncière et la gestion de ses abords.
D'un point de vue naturaliste, l'entité du lac de Sainte-Croix peut paraître, de prime abord, comme la moins alléchante pour celui ou celle qui recherche avant tout des espèces faunistiques et floristiques rares. Ce lac artificiel étant récent, les écosystèmes qui ont été créés sont encore relativement jeunes. De plus, le niveau d'eau variant en fonction de l'activité de l'usine hydroélectrique, le lac présente peu de milieux tels que les roselières, qui auraient pu se développer sur les pentes les plus douces et favoriser le développement d'une flore hydrophyte et d'une avifaune plus diversifiés. Excepté dans sa partie aval au débouché de l'affluent la Maïre, le lac se caractérise davantage par ses rives minérales dénudées.
L'eau du Verdon et du lac de Sainte-Croix tend vers le turquoise, parfois le vert émeraude. Cela serait dû à la faible charge nutritive de la rivière, à la faible quantité de particules en suspension dans l'eau et à la présence de micro-algues. Le mystère n'est toutefois pas résolu.
Toutefois, outre de beaux panoramas paysagers, l'ornithologue pourra y observer plusieurs espèces de canard et de grèbes en période de migration et en hivernage : fuligules milouins et morillons, grèbes huppés et castagneux.
Sur les rives se développe une flore bien particulière et très discrète, uniquement dans les endroits, tantôt inondés, tantôt à l'air libre, en fonction des variations du niveau d'eau. On parle, dans le jargon des botanistes, de communautés de végétation amphibie.
Les landes à genêt cendré ou les boisements de chênes verts et de chênes blancs bordent majoritairement l'étendue d'eau. Rares autour du lac sont les ripisylves, forêts de peupliers, d'aulnes et de saules qui longent d'ordinaire les cours d'eau et ceinturent les étangs, faisant la transition avec la végétation située plus en arrière. Si l'on s'éloigne un peu du lac, sans toutefois s'en écarter de beaucoup, de belles balades permettent de découvrir une flore et une faune diversifiée, à l'ambiance méditerranéenne représentative du Haut-Var. A condition d'être attentif, la diversité des orchidées avec, entre autres, l'ophrys frelon (Ophrys fuciflura) et l'ophrys de Provence (Ophrys provincialis) ravira les amateurs de macrophotographie.

Les collines du Haut-Var

Le Haut Pays varois constitue la partie sud-ouest du Parc. Il s'étend de la Durance au plan de Canjuers. Attention, l'accès au camp militaire du même nom est, bien entendu, strictement interdit !
Dans ce secteur, la forêt occupe une part importante de la surface (plus de 50 % dans la plupart des communes) et constitue l'une des richesses paysagères et patrimoniales de la zone (voir l'arboretum du Bois de Pelenc). Ce massif a, de tous temps, été exploité de manières très diverses : fabrication de l'huile de cade, ramassage des truffes "sauvages", fabrication du charbon de bois, etc.
Le secteur de Malassoque abrite plusieurs espèces protégées comme la violette de Jourdan, la fraxinelle (que vous pourrez aussi observer à Bauduen), l'ophrys de la Drôme (protection nationale) ainsi que le genêt de Villars. Ce dernier est particulièrement original car il s'agit d'un genêt rampant au sol. Cette partie du Parc abrite les stations les plus méridionales pour cette espèce.
Les villages sont accrochés aux flancs des collines (Moissac-Bellevue, la Verdière) ou sur des promontoires (Saint-Julien) et offrent des silhouettes spectaculaires. Aups fait figure d'exception, protégeant ses façades bourgeoises par des remparts installés dans la plaine, au milieu des vignes, des oliviers et des prés de fauche.
Sur la commune de la Verdière, de petites plaines agricoles offrent une mosaïque d'espaces très favorables à de nombreuses espèces d'oiseaux de milieux ouverts et steppiques comme l'œdicnème criard, la huppe fasciée, la caille des blés et le busard cendré. Les pratiques agricoles traditionnelles, conservées en plusieurs endroits, ont permis le maintien de tout un cortège d'espèces messicoles, ces plantes autrefois courantes dans les champs qui ont désormais disparu de maintes régions de France. Le secteur du Haut-Var abrite encore le lézard ocellé, le plus grand de sa famille. Plutôt discret et particulièrement farouche, il ne se laisse approcher ni observer aisément. Sa présence est mal connue sur le Parc du Verdon et nécessitera à l'avenir la réalisation d'inventaires pour pouvoir mieux le protéger.

L'Artuby

Cette série de vallées ensoleillées et sèches, appuyée sur l'arc de Castellane, en position de charnière entre le causse de Canjuers et le sommet du Lachens, offre de vastes paysages accueillants. Elle constitue la partie sud-est du Parc. Aux portes des Grandes Gorges du Verdon et des sites de grande fréquentation touristique, cette zone est caractérisée par une alternance de forêts et d'espaces cultivés ou de prairies. Le réseau hydrographique est dominé par l'Artuby, affluent du Verdon.
Les fonds de vallées sont occupés par des cultures céréalières et maraîchères, ainsi que par des prairies de fauche et, à la faveur de dépressions, de petites zones humides. Ces dernières constituent sans nul doute l'un des attraits majeurs du patrimoine naturel de l'Artuby. Les zones humides, qualifiées de milieux "froids", sont généralement de faible surface. Elles sont surtout les lieux de rencontre entre influences climatiques méditerranéennes et montagnardes et abritent de nombreuses espèces floristiques protégées, en limite de leur aire de répartition. Suivant les saisons, le randonneur pourra observer les "tapis" plumeux de linaigrettes (printemps), les parterres fleuris de colchiques (à partir de la fin août) et de narcisses des poètes (au printemps) ou la délicate floraison de la gentiane pneumonanthe (fin de l'été). Us versants plus rocailleux de l'Artuby permettent de découvrir le splendide lys de pomponne.

Les lacs et montagnes du Verdon

Cette région montagneuse est située dans la partie nord-est du territoire du Parc et fait partie des Préalpes. En position de transition entre les Alpes et la Méditerranée, elle est marquée par ces deux influences climatiques.
L'économie rurale a longtemps été dominée par les petites activités de manufactures présentes à Saint-André-les-Alpes (draperies, conserverie, fabrique de pâtes...), disparues aujourd'hui. L'activité pastorale (pâturage ovin essentiellement) est toujours bien implantée et utilise, à partir de la fin du printemps, les pelouses des différents sommets environnants. Le Mourre de Chanier, avec son altitude de 1 930 m, est le point culminant du Parc. A l'automne, les animaux sont redescendus dans les plaines et passent l'hiver à proximité des exploitations agricoles.
A l'exemple de Castellane, le patrimoine bâti est très riche sur tout le secteur avec maintes vieilles maisons, bergeries, ponts romains, moulins... Certains hameaux sont exceptionnels du fait de leur situation et de leur architecture. Les arbres fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers et noyers principalement) y sont encore nombreux. Si aujourd'hui ils ne sont plus guère entretenus, leur marque bien réelle dans le paysage et la présence de vieux séchoirs qui servaient à conserver les fruits, montrent l'importance que revêtaient jadis les vergers dans l'économie locale et la vie des habitants. La déprise agricole, accompagnée d'une désertification des villages, induit le risque, notamment à cause de la fermeture de l'espace par la recolonisation de la forêt, de glissement de terrain et d'incendie.
D'un point de vue naturaliste, les Préalpes possèdent de nombreux trésors. A la fin du printemps, la pivoine officinale, espèce strictement protégée et donc interdite à la cueillette, offre sa floraison spectaculaire sur les versants bien ensoleillés. Le randonneur photographe sera ravi de découvrir entre autres des tulipes sauvages et des tapis d'anémone pulsatille des Alpes. La faune d'altitude y est également très riche.
Les forêts ne sont pas en reste avec, notamment, la présence du pic noir, mais aussi et surtout celle du tétras-lyre et de la gélinotte des bois. Ces deux dernières espèces sont peu abondantes, car en limite sud de leur aire de répartition. Sur les pelouses dénudées d'altitude vous aurez peut-être la chance d'observer ou d'entendre le cri perçant des marmottes, également peu nombreuses, pour les mêmes raisons. Il n'est pas rare non plus d'observer régulièrement des chamois.
Le tout est de se faire discret et d'être à l'écoute.
Les pinèdes montagnardes à pin sylvestre abritent enfin une belle orchidée protégée, l'orchis de Spitzel, connue uniquement dans quelques stations dans le Verdon. Outre la faune et la flore, ce secteur présente un grand intérêt géologique et paléontologique qui a justifié la création de la Réserve Géologique de Haute-Provence.

Les Basses Gorges

Si les Basses Gorges du Verdon, de Baudinard à Esparron-de-Verdon, ne possèdent pas l'ampleur des Grandes Gorges, situées plus en amont, elles n'en accueillent pas moins une flore et une faune très riche. Elles offrent au randonneur ou au kayakiste une découverte plus tranquille, dans un cadre intimiste et préservé.
Les Basses Gorges sont un lieu privilégié de nidification pour plusieurs espèces de rapaces, dont l'aigle royal. Le vautour percnoptère y était encore nicheur en 1997 et pourrait se réinstaller dans les lieux au cours des prochaines années. 22 espèces de chauves-souris ont été recensées dans le Parc naturel régional du Verdon, sur les 31 espèces répertoriées dans l'hexagone. Toutes sont intégralement protégées sur l'ensemble du territoire national. Le secteur des Basses Gorges du Verdon constitue un enjeu majeur pour la préservation de plusieurs espèces, notamment le murin de Capaccini. Cette chauve-souris, typiquement méditerranéenne, est en nette régression dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le Parc abrite l'une des plus nombreuses colonies de France. Le murin de Capaccini est ainsi l'espèce phare du territoire et fait l'objet, à ce titre, de suivis réguliers et d'un programme de préservation.
Entre Vinon-sur-Verdon et Gréoux, à l'endroit où le Verdon sort du passage resserré des gorges avant de rejoindre la Durance, vous pourrez observer, avec un peu de persévérance et un œil averti, de curieuses traces laissées sur la végétation : troncs d'arbres coupés en biseau, branchages rongés et effilés retrouvés sur les berges... Autant d'indices de la présence d'un hôte plutôt discret : le castor. Ayant remonté la Durance, ce dernier s'est établi tout naturellement dans le Verdon. Il a également prospecté la partie aval de certains affluents. Inutile de chercher les barrages types tels que vous avez pu en voir dans des reportages télévisés, notre castor est davantage un adepte des terriers-huttes, constructions moins spectaculaires et plus discrètes. Avec un peu de chance, vous pourrez également observer des indices de sa présence dans la Durance et dans l'Asse. Et avec beaucoup plus d'incertitude, vous pourrez saisir, l'espace d'un instant, la vision d'un castor en balade nocturne sur le cours d'eau. Attention, à ne pas le confondre avec les ragondins, également présents un peu partout...

Les Gorges du Verdon

Les Grandes Gorges du Verdon s’imposent d’emblée à la vision. Sur des dénivelés qui peuvent atteindre 700m, le Grand Canyon dévoile un paysage extraordinaire et une série de panoramas prestigieux dominés par des ambiances minérales. Les pentes raides et la tourmente des lignes témoignent de la rudesse des lieux. Quelques replats et la présence de sources ont permis à l’homme de s’y installer et d’y développer une agriculture de subsistance. Le pastoralisme est encore pratiqué sur les pentes surplombant le Verdon au nord.  
Cette zone recèle d’immenses richesses biologiques. L’avifaune du Grand Canyon est remarquable, tant au niveau du nombre d’espèces que de l’intérêt patrimonial d’un grand nombre d’entre elles : 145 espèces inventoriées dont 102 sont nicheuses et parmi ces dernières, 17 espèces sont d’intérêt européen. L’espèce phare y est dans doute le vautour fauve, depuis sa réintroduction en 1999.
Frontière naturelle et transition entre influences climatiques méditerranéennes, montagnardes et le climat plus humide des Alpes Maritimes, les Grandes Gorges du Verdon abritent une flore très riche, dont plusieurs espèces endémiques strictes, c’est-à-dire qu’in ne trouve dans le monde que dans un endroit donné. Les falaises des Grandes Gorges du Verdon accueillent une petite fougère unique au monde, la doradille du Verdon, protégée au niveau national. Il semble qu’elle soit une espèce relique des glaciations. D’autres végétaux, à la répartition géographique très restreinte, sont bien représentés dans les Grandes Gorges du Verdon ; la moerthingie intermédiaire notamment. Des inventaires botaniques, associant des grimpeurs, ont permis de commencer à mieux connaitre l’écologie et la répartition des espèces.
Au royaume des poissons, la truite fario est omniprésente ; quelques belles prises ont fait la réputation du Verdon auprès des pêcheurs. Mais il est une autre espèce, beaucoup plus discrète et ne mordant pas à l’hameçon qui constitue l’attrait majeur de la rivière : l’apron. Ce petit poisson, dépendant d’une très bonne qualité des eaux, a été découvert récemment dans le secteur des Grandes Gorges et fait l’objet, depuis 20058, d’un suivi plus approfondi. Autrefois mieux représenté dans le quart sud-est de la France, il n’est aujourd’hui plus présent que dans quelques rivières dont le nombre se compte aisément sur les doigts de la main. Un arrêté préfectoral de protection de biotope règlemente et encadre les activités aquatiques dont la baignade depuis 2013 dans ce secteur.

Verdon
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pédalo dans le lac de Sainte-Croix
Accrobranche
Rafting
Pont de Galetas
Pont du Roc

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