Version FrançaiseEnglish VersionNederlandse versieDeutsch Version
PASS VERDON
1 semaine dans le Verdon = 2 campings pour découvrir la richesse de ce lieu exceptionnel !

En savoir plus

Sites incontournables des Gorges du Verdon

​Le canyon du Verdon

"Rien de plus romantique que le mélange de ces rochers et des ces abîmes, de ces eaux vertes et de ces ombres pourpres, de ce ciel semblable à la mer homérique et de ce vent qui parle avec la voix des dieux morts..."
Jean Giono
Dès la première vision du Verdon, on est surpris par sa couleur d'un vert profond, surprenante par ses variations. La nature a enrichi ses eaux d'une importante quantité de fluor qui agit sur des micro-algues et provoque cette coloration inhabituelle dont l'intensité augmente avec la profondeur. Ce don de la nature lui a valu son nom.
Le Verdon prend sa source à 2150m d'altitude, dans le massif de Sestrière, près du col d'Allos. il est capté par les barrages hydro-électriques de Castillon et Chaudanne puis il s'engouffre à l'intérieur des gorges fantastiques, qu'il a creusées dans les calcaires jurassiques, en profitant des fissures pré-existantes. La partie la plus spectaculaire de son cours se situe entre Castellane et Moustiers-Sainte-Marie, où il a tranché les plans de Canjuers offrant un site unique en Europe.
Si d'aventure vous passez par les Gorges du Verdon, voilà quelques idées de parcours inoubliables pour vos journées. S'il y a de nombreux sites à voir dans cette région riche des Gorges, nous en décrirons quelques-uns, les plus connus, pour vous montrer un aperçu de cette merveille de la nature.

Rive gauche – Corniche Sublime

81 km, de Comps-sur-Artuby à Aiguines. ½ journée.
  • Comps-sur-Artuby : Ce vieux bourg pittoresque est perché sur une colline des Plans de Provence, près des gorges de l’Artuby. Il est dominé par une petite chapelle gothique du 13e siècle.
  • Trigance : La vue s’élargit sur les Préalpes de Castellane et de Digne. Le petit village de Trigance apparaît, dominé par son château médiéval maintenant transformé en relais gastronomique. Pas loin de là, le château de Valcroze cache, parait-il, un trésor….
  1. Le balcon de la Mescla : de ce balcon la vue est remarquable sur la Mescla ou « mêlée » des eaux du Verdon et de l’Artuby. Il offre une vue aérienne sur le torrent émeraude qui, 250m plus bas, s’enroule autour d’une étroite crête en lame de couteau en décrivant un magnifique méandre avant de rejoindre l’Artuby.
  2. Pont de l’Artuby : Du pont, point de vue sur le canyon étroit de l’Artuby constitué d’une succession de puits d’érosion. Cet ouvrage d’art en béton armé enjambe le canyon de l’Artuby d’une unique arche de 110m de portée, lancée 180m au-dessus du précipice. Il est le plus haut d’Europe où l’on peut pratiquer le saut à l’élastique. 
  3. Tunnel du Fayet : des fenêtres aménagées et de la sortie du tunnel, vue magnifique sur la courbe que décrit le Verdon, quelques 300m plus bas, à hauteur de l’Étroit des Cavaliers. 
  4. Les Cavaliers : Après s’être écarté des gorges, la route longe la falaise des Cavaliers. A droite, une petite bifurcation conduit à l’auberge des Cavaliers et l’hôtel du Grand Canyon. L’accès libre des terrasses permet d’admirer l’extraordinaire falaise des Cavaliers. Derrière l’hôtel se situe le point de départ du sentier rive gauche qui descend au fond des gorges, jusqu’à l’Imbut. 
  5. Les Baouchets (débouché de l’accès Vidal) : La route longe étroitement le canyon. Plusieurs belvédères offrent une vision d’enfilade sur les gorges, en particulier celle du Pas de l’Imbut qui plonge de 370m sur le défilé du Maugué. 
  6. Le Margès et le Vaumale : la route, après s’être écartée des gorges, aborde le Cirque de Vaumale par un coude prononcé sur la gauche. De part et d’autre de la source de Vaumale, nouvel aspect du canyon envahi par les eaux du Lac de Sainte-Croix qui montre un Verdon assagi, encombré d’engins nautiques. La route atteint son point culminant plus de 800m au-dessus du cours d’eau. 
  7. Roc du Maillet : Très beau survol de la sortie du Grand Canyon du Verdon et du Verdon considérablement élargi par les eaux du lac. 
  8. Col d’Illoire (965m) : La fin du grand canyon s’ouvre sur le lac de Sainte-Croix et le vaste plateau de Valensole.
  • Aiguines : Ce village merveilleusement situé, embrasse toute la contrée du Verdon et du lac de Sainte-Croix. Au XVIe siècle, son activité principale était le tournage du buis pour confectionner des boules de bois et ouvrages divers. Son très joli château, construit par Baltazar de Gautier au début du XVIIe siècle est flanquée de 4 tourelles en poivrières aux tuiles vernissées.
La route descend en lacets, offrant de jolies vues sur le lac. Possibilité de prendre soit la route D19 vers Moustiers-Sainte-Marie, soit la D71 vers les Salles, les deux routes rejoignant la D957.
Pont des Galetas : les eaux du lac de Sainte-Croix envahissent la fin du canyon et permettent aux pédalos et aux canoës de remonter profondément dans les gorges.

Promotions

Chalet de Camping à Castellane Mobil-home
A partir de 301 €/Semaine

Mobil-home à Castellane Chalet
A partir de 350 €/Semaine

Emplacements Camping à Castellane Gorges du Verdon Emplacement Gorges du Verdon
A partir de 18 €/Nuit


Moustiers-Sainte-Marie

Cette petite cité doit son nom à un monastère, créé par Saint-Maxime, évêque de Riez. Vers 435, cet ancien abbé de l’île de Lérins se retranche dans les grottes naturelles et y édifie un temple à la Vierge Marie. La vie exemplaire du saint et les miracles de la vierge en font, très tôt, un haut-lieu de pèlerinage : Sidoine Apollinaire, écrivain gallo-romain, s’y serait rendu en 470.
Moustiers-Sainte-Marie est également connue pour ses faïences particulières, le charme de ses ruelles et l’étoile mystérieuse suspendu au-dessus des maisons traditionnelles.
L’église du XII et XIIIe siècle : elle est bâtie sur un premier édifice du VIIIe siècle dont il reste quelques vestiges. La nef est romane et le chœur gothique. Son très beau clocher, à arcatures, est caractéristique de l’art roman lombard. Il avait la particularité de bouger chaque fois que ses cloches sonnaient. Ce fait, quelque peu inquiétant, était connu de toute la Haute-Provence jusqu’au XVIIe siècle où il fut consolider.

Rive droite, Route des Crêtes

La route des Crêtes décrit une boucle de 23km qui longe de nombreux belvédères aux à-pics impressionnants, pouvant atteindre 700m. On entre dans le domaine sacré des falaisistes.
Du belvédère des Galetas, la route s’élève rapidement pour atteindre la maison cantonnière de Saint-Maurin.
  • Mayreste : Après le col de l’Olivier, le belvédère de Mayreste dévoile une vision en enfilade du Verdon au fond du canyon.
  • Col d’Ayen : Un sentier, longeant les lavandes, conduit au belvédère d’où le tracé en dents de scie du grand canyon est particulièrement remarquable. C’est la partie la plus étroite et la plus profonde des gorges. 
  • La Palud-sur-Verdon : ce village est devenu le centre sportif des gorges. Grimpeurs, canoéistes, et randonneurs s’y retrouvent pour raconter leurs exploits. Cette ethnie « internationale » donne au village une nouvelle âme dont le canyon est maître et roi.
  • Cascade de Saint-Maurin : A Saint-Maurin, l’eau d’une cascade vauclusienne filtre de toutes parts. Source intarissable, elle a de tout temps attiré les hommes. Au-dessus à flanc de montagne, s’étagent des grottes qui auraient abrité des moines de Lérins, amené au Ve siècle par Saint-Maxime. 
  • Belvédère du Trescaïre : situé dans le premier virage, il surplombe le couloir Samson où le Verdon disparaît sous la voûte de la Baume aux Pigeons. 
  • Belvédère de la Carelle : Cette falaise de 500m de hauteur a conservé le nom donné au monte-charge utilisé par les coupeurs de buis et les bergers. 
  • Belvédère de l’Escalès : du haut de la falaise, vue vertigineuse sur le Verdon et sur le sentier Martel qui longe le pied de la falaise.  
  • Belvédère de la Dent d’Aïre : extraordinaire tour d’horizon de ce belvédère qui servait, au Ve siècle av. J.-C., d’observatoire pour les peuplades celto-ligures. 
  • Belvédère du Pas de la Baou : L’à-pic de plus de 700m surplombe le défilé sauvage des Baumes Fères. 
  • Belvédère du Tilleul : A proximité des formidables falaises de la Dent d’Aïres et de l’Escalès, ce point de vue s’étend jusqu’à la baie de Saint-Raphaël. 
  • Belvédère des Glacières : Extraoridnaire survol du canyon de l’Artuby et du plan de Canjuers…jusqu’à la mer. 
  • Belvédère des Guègues : Vue sur la Mescla et le défilé des Cavaliers ainsi que la jolie bergerie médiévale de Guégues.
  • Chalet de la Maline : ce refuge hôtel-restaurant est le point de départ ou d’arrivée du sentier Martel. Le circuit routier longe plusieurs points de vue méritant un arrêt avant d’atteindre l’Imbut. 
  • Belvédère de l’Imbut : Vue sur les parois verticales et polies du Baou Béni et sur le chaos où le Verdon disparaît, sur près de 150m. Après le belvédère du Baou Béni, dévoilant un canyon particulièrement étroit et celui de Mainmorte où la vue plonge plus de 300m au fond des gorges, la route remonte le ravin de Mainmorte et atteint la Palud.
Prendre la D952 via Castellane. Le village de Rougon, perché en nid d’aigle, est maintenant visible.
  • Point Sublime : on découvre la formidable brèche du couloir Samson qui marque l’entrée du grand canyon. Les amateurs de belvédère calme emprunteront la D17 pour atteindre Rougon. A cette altitude, l’entaille pratiquée par les eaux du Verdon paraît plus fantastique encore.
  • Pont de Soleils : La route se faufile dans la clue de Carajuan, aux étonnantes colorations. Elle arrive au lieu de jonction des deux rives (à droite, la D955 renvoie à la rive gauche par Comps ou Trigance). Continuer à suivre la D952 qui franchit la clue de Chasteuil puis la Porte Saint-Jean avant d’atteindre Castellane.

Castellane, carrefour important

Castellane, ville étape, est située au carrefour de la Route Napoléon et de la vallée du Haut-Verdon.  La proximité du Lac de Castillon et du Grand Canyon en fait un centre de tourisme sportif : voile, canoë-kayak, randonnées… Ancienne cité de la tribu des Suetrii puis ville gallo-romaine, Castellane devient au Ve siècle le siège d’un évêché. Au IXe siècle, les invasions barbares poussent les habitants à se fortifier sur le rocher où ils créent « Petra Castellana ».
Au XIVe siècle, pour se protéger des « Routiers » qui saccagent la Provence, Castellane s’enferme dans de nouveaux remparts.
Au XVIe siècle, les guerres de religion entraînent de nombreux troubles, tels que le siège de la ville par Lesdiguières.
Siège du 31 janvier 1586 : Ce jour-là, Castellane doit son salut au seul courage de Judith Andrau. L’intrépide jeune femme se rend chez l’assiégeant pour aller, dit-elle, embrasser son neveu. Elle apprend que l’attaque aura lieu par la Porte de l’Annonciade. Le soir venu, dès que les assaillants approchent pour placer les pétards de mines, elle les met en fuite en déversant sur eux de la poix bouillante. Depuis, la fête du Pétardier commémore, chaque 31 janvier, le souvenir de l’héroïne. Une chanson rappelle son courage….

Vestiges intéressants

  • L’église Saint-Victor, XIIe siècle, classée monument historique, avec son clocher de style lombard.
  • Le donjon pentagonal, XIVe siècle, classé monument historique, vestige des anciens remparts. 
  • La tour de l’Horloge, classée monument historique, avec beffroi et campanile à bulbe. 
  • La fontaine aux lions (rue du Mitan). 
  • Le Pont du Roc, en dos d’âne, du XVe siècle. 
  • La ville est dominée par un gigantesque rocher sur lequel est bâtie la chapelle Notre-Dame-du-Roc. On y accède en 20 minutes par un sentier, derrière l’église paroissiale. Le chemin de croix s’élève au-dessus des toits de la ville et permet de découvrir un magnifique panorama. La chapelle surmontée d’une grande statue en pierre de la Vierge, a été reconstruite en 1703.

Rive Droite – sentier Martel (GR4)

14km, 7 à 8h de marche.
Inutile de rappeler que de bonnes chaussures de marche sont indispensables. Les excursions doivent être entreprises par beau temps. Prévoir une lampe torche pour traverser les tunnels, et un sweet.

La Maline - Point Sublime

La description du circuit se fait dans ce sens, afin de franchir les passages abrupts en descendante et éviter ainsi une fatigue inutile. Il est préférable de prévoir deux véhicules dont l’un d’eux sera laissé au point de sortie du sentier, toutefois il existe des navettes et des compagnies de taxi.
  • Départ de la Maline
Le sentier descend rapidement en lacets, au-dessous du Chalet de la Maline et passe le ravin de Charençon. Un escalier permet de franchir le Pas d’Issane, avec de très belle vue sur le pas de l’Estellié. On gagne peu à peu le fond des gorges, 40m au-dessus du cours d’eau.
  • Carrefour d’Issane : 2km – 20min
La voie de droite mène en 10min à la passerelle de l’Estelllié qui permet de remonter à l’auberge des Cavaliers ou de longer le chemin rive gauche, jusqu’à l’Imbut. La Piste de gauche descend au Pré d’Issane, véritable oasis de verdure : bivouac et baignade possibles mais attention aux remous invisibles.
L’Étroit des Cavaliers : Un rétrécissement annonce l’impressionnant passage, dominé par des falaises de 300m. La gorge s’élargit et le chemin dégringole le talus des Guègues pour atteindre l’immense grotte de la Baume aux Bœufs, idéale pour le bivouac. Carrefour de la Mesca (sentier de droite, 30min aller-retour).
  • La Mescla 
Cet endroit est particulièrement grandiose : l’Artuby sort de son canyon sauvage tandis que le Verdon contourne une crête en lame de couteau, tous deux enserrés par des falaises verticales.
La brèche Imbert : après le détour à la Mescla, le sentier s’élève en lacets jusqu’au belvédère de la Brèche Imbert qui n’est autre que l’éperon de la Mescla : vues splendides sur les Baumes Fères et l’Escalès. De là, des échelles métalliques (6 échelles, 240 marches), permettent de redescendre l’éperon rocheux.
  • Défilé des Baumes Fères
Le chemin pénètre dans un défilé constitué de grottes sauvages qui auraient abrité des hommes peu recommandables….
D’après la légende, ces hommes, à l’aspect peu engageant, étaient des faux-monnayeurs, recherchés pour être pendus sur la place publique. Habiles mais illégaux artisans, ils auraient fait fonctionner les fours à fondre l’argent, encore visible à la Baume Argentine dans le canyon de l’Artuby.
La piste longe la Baume des Hirondelles, la Baume aux Chiens puis la Ru d’Eau du Verdon. Encore 2km de forêt verdoyante et on arrive au Chaos de Trescaïre, dominé par deux tours d’aspect dolomitique.
  • Les tunnels
Le chemin gagne les derniers tunnels qu’il faille emprunter. Le premier, le tunnel de Trescaïre, est long d’environ 100m. A sa sortie on entrevoit le resserrement des gorges formant le couloir de Samson. Le tunnel suivant, tunnel du Baou, (long de 670m), est percé de plusieurs fenêtres. De la première, une échelle métallique descend à la Baume aux Pigeons. Chaque ouverture offre une vue plongeante sur les parois verticales et polies du couloir Samson.
7 tunnels ont été creusés à même la falaise. Ils devaient servir à conduire les eaux du Verdon jusqu’à la sortie du canyon. Le projet, dont la moitié fut exécutée de 1902 à 1912, est resté inachevé. Lors de l’établissement du sentier, le Touring Club de France a utilisé deux d’entre eux, pour franchir le passage du couloir Samson.
Sortie du tunnel du Baou : Un escalier redescend vers le Verdon. On trouve, à gauche, le sentier du Baou qui remonte la rive droite du torrent et gagne la route de la Palud-sur-Verdon (D955). Après la passerelle, une courte grimpette permet de rejoindre le point d’arrivée ou parking du belvédère de Samson.

Sentier de l’Imbut (GR99) – Rive Gauche

5.5km 2h à 2h30 l’aller.
Derrière l’hôtel du Grand Canyon, un sentier très raide descend à travers une forêt de buis arborescent, jusqu’à la plage, puis la passerelle de l’Estellié (possibilité de remonter à la Maline en 1h30).
Continuer sur la rive gauche et suivre le chemin qui serpente à travers la forêt mixte de buis, chênes et hêtres séculaires. Le canyon se resserre avant d’atteindre le Pré du Baouchet.
  • Le Styx : fleuve des enfers
Au milieu des rocs éboulés, le Verdon s’est frayé un nouveau passage, en creusant un petit canyon dans le grand. La faille, composée de nombreux puits d’érosion, permet tout juste le passage des kayaks.
  • Le Maugué
Le sentier, taillé en encorbellement dans la paroi rocheuse, permet d’éviter le dangereux passage du Maugué (« mauvais gué »). Il atteint l’accès Vidal (vertigineuse issue de secours). Enfin, il traverse un joli sous-bois de buis et arrive à l’Imbut.
  • L’Imbut
Sous les blocs énormes, le Verdon a creusé trois galeries de 20 à 30m de profondeur, séparées par d’étroits goulets. En 1928, Robert de Joly franchit pour la première fois l’Imbut, à l’aide d’un scaphandre. De nos jours, la pénétration de l’Imbut est dangereuse à cause des tourbillons d’absorption, de la sortie siphonnante et des lâchers d’eau imprévisibles.

Sentier du Bastidon – sentier du bord du lac

Le sentier du Bastidon relie la route des Crêtes (au niveau du belvédère de Mainmorte) à la route des Gorges (au niveau de Mayreste). Trois accès de sécurité viennent se greffer à ce circuit :
  • Gratte loup, à la Voûte d’Émeraude
  • Le Roumi, après la Quille monolithe 
  • La Carelle, correspondant aux Cavalets.
Le sentier du bord de lac longe les eaux du lac de Sainte-Croix, qui remontent profondément dans les gorges. L’accès du sentier se fait du col de l’Olivier. Par de nombreux lacets, le chemin dégringole jusqu’au carrefour qui mène, à gauche, à l’ancienne passerelle de Mayreste. Là, prendre à droite, pour suivre le bord du lac. La voie remonte ensuite et débouche sur la route des gorges, à la maison cantonnière de Saint-Maurin.

Le GR4 par les crêtes : la Palud-sur-Veron –Moustiers-Sainte-Marie

L’ancien GR4 (balisé en rouge)

Un peu plus monotone et plus facile (4h) que le nouvel itinéraire, il emprunte la voie romaine par le col de la Croix de Châteauneuf, la Clue et Venascle.

Nouveau GR4 (rouge et blanc)

6h30 de marche
Il est plus difficile parce qu’il emprunte les crêtes, et est donc plus varié et plus agréable. Le départ se fait de la Palud-sur-Verdon en suivant sur 200 m la route de Châteauneuf-les-Moustiers. Prendre ensuite le chemin à gauche qui monte vers un petit bois. La parcourt suit, à flanc de colline, la face Sud du Barbin et on découvre une vue dominante sur le col d’Ayen et la route des gorges.
  • Éviter la plaine de Barbin en empruntant la piste de gauche, qui descend dans une forêt de pins, d’épicéas et de mélèzes.
  • Le GR4 atteint le col de Plein Voir qui offre une vue remarquable sur le lac de Sainte-Croix, la montagne de Lure et par temps clair sur le Lubéron, le massif de Sainte-Victoire et le Mont Ventoux. Il longe les crêtes jusqu’au col de l’Ane (1095m), et le Signal de l’Ourbès (1216m). Il ne reste plus qu’à descendre pour atteindre, par quelques raccourcis, la route des gorges au carrefour Moustiers-Sainte-Marie – Castellane.

Le Lac de Sainte-Croix et ses villages

60km, ½ journée.
Lorsqu’on admire le vaste plan d’eau de Sainte-Croix et son cortège de plaisirs nautiques, on oublie la tragique réalité de la mise en eau du barrage : le lac a englouti le village des Salles, noyant à tout jamais maisons ancestrales et souvenirs !
Aujourd’hui, s’il n’a plus le charme des vieilles pierres, le village possède le confort du moderne.  Merveilleusement situé au bord du lac, il est un important centre d’activités nautiques.
D’autres trésors ont disparu sous les eaux profondes : le canyon de Baudinard, avec la source de Fontaine-l’Evêque, et plusieurs grottes habitées du Paléolithique au XVIe siècle ou le pont médiéval d’Aiguines et la grotte de l’Eglise, refermant des dessins primitifs, semblables à ceux de la célèbre « vallée des merveilles » au-dessus de Nice.
  • Pont de Galetas
Les eaux du lac de Sainte-Croix envahissent la fin du canyon et permettent aux pédalos et aux canoës de remonter profondément dans les gorges.
  • Carrefour pour Bauduen
Laisser la D957 qui continue vers Aups, et prendre la D49 direction tour du lac, barrage et Bauduen.
Bauduen est un vieux village à qui rien ne manque : ruines, pigeonnier, château, plages, port, étroites ruelles et tuiles anciennes… Il est également très avantagé de par sa position « les pieds dans l’eau ».
  • Balcon de Fontaine-L’Évêque
Ce belvédère a conservé le nom de la fontaine, maintenant engloutie à 70m en-dessous du lac. Il offre une vue en enfilade sur le plan d’eau de Sainte-Croix.
  • Barrage de Sainte-Croix
Le lac de Sainte-Croix couvre 2500ha, soit 767 millions de m3. Il alimente l’usine de Sainte-Croix, qui peut fournir 162 millions de KWh/an. Cette retenue permet d’irriguer quatre départements et régularise également les lâchers d’eau des barrages de Castillon et de Chaudanne, rendant le cours du Verdon plus régulier.
  • Sainte-Croix du Verdon
Situé primitivement dans la plaine sur le passage de la voie romaine, le village se percha au XVIe siècle à son emplacement actuel. Avec la montée des eaux du lac, il a dorénavant une vocation nautique, tout en conservant son privilège de village belvédère.
  • Le Plateau de Valensole
A la sortie du village, suivre la route qui longe le plateau de Valensole, aux immenses étendues de lavandes. La route s’éloigne du lac et aborde une série de lacets. De là on découvre le ravissant village de Moustiers-Sainte-Marie, blotti au pied des rocs, sous sa bonne étoile.

Saint-Pancrace - Digne
Digne
Vallée de la Bléone - Digne
Digne
Provence

Retour aux questions sur Visiter les Gorges du Verdon