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Le Var (83)

​Massif des Maures

La côte rebelle

Pas de Sarrasins à l'horizon : en provençal mauro signifie bois sombre. Et tout le massif à la peau brune. Les seuls envahisseurs ont le feuillage vert des pins parasols ou la plume rose des flamants qui viennent s'abriter dans les étangs de Villepey ou de Giens. Entre les effluves marines et le parfum épicé des maquis et des forêts, face à un cordon d'îles qu'il semble avoir lui-même enfanté, le massif des Maures a des allures rebelles. Avec une devise appropriée : sous les futaies, la plage...

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Situation géographique et accès

Trésor du littoral varois, le massif des Maures s’étend de Toulon à Fréjus, via Hyères, Ramatuelle et Sainte-Maxime. Il donne un front haut à la mer et se prolonge vers Cannes par le massif de l'Esterel.
De Marseille par l'A57 jusqu'à Toulon, puis la RN8. A Hyères, prendre la RN98 (Saint-Tropez/Sainte-Maxime) mais préférer la D559 pour rallier Le Lavandou et toute la côte par le bord de mer. On peut aussi choisir de remonter la D14 vers Collobrières.

Paysages

Le massif des Maures est formé de roches métamorphiques sombres qui l'opposent au massif de l'Esterel et à ses reflets rouges issus du volcanisme. Mais il est également une terre de contrastes. Avec ses plages dorées, ses forêts de pins et de chênes (verts, blancs ou lièges) et son maquis chatoyant ourlé de figuiers, qui s'étirent en grappes denses d'arbousier (avec ses fruits couleur prune), de chèvrefeuille et de bruyère.

Faune et flore

Le massif est réputé pour abriter la reine des fleurs : l'orchidée. Plus de trente espèces sauvages poussent dans le massif :
  • l'orchis provençal sous les châtaigniers des hauteurs, l'orchis papillon au pied des collines,
  • la spiranthe d'été au fond des vallons 
  • le sérapias (Un peu partout, avec ses faux airs mauves d'iris).
On y trouve des espèces "endémiques" nées de la constitution (acide) des sols : la silène gauloise, la lavande des Maures (épaisse), le genêt de lin et la belle asphodèle à petits fruits.
L'œil avisé reconnaîtra des bouquets de fleurs jaunes dans des écrins roses charnus : le cytinet, qui se développe dans les taillis de cistes, est le seul spécimen européen d'une famille de plantes tropicales. Sur la façade maritime s'accrochent, comme une arapède ou une anémone à son rocher, le perce-pierre, la saladelle, "l'immortelle" drapée dans son manteau laineux ou la barbe de Jupiter au feuillage d'argent.
Plusieurs animaux se partagent ce jardin, à commencer par les oiseaux qui de la haute mer (fou de Bassan, cormoran, puffin...) aux falaises (faucon crécerelle choucas, merle, martinet, hibou tourterelle des bois busard...) en passant par le maquis (rossignol, fauvette...) et les pinèdes (coucou geai...) ont trouvé là un coin de paradis. Les lézards et les insectes y abondent et les oiseaux partagent le festin avec une foule de mammifères : chauve-souris, blaireau, campagnol, musaraigne, loir, mulot, rat noir, fouine, belette... Dans les régions maritimes, la star se déplace avec sa maison sur le dos : la tortue d’Hermann et la cistude sont les deux espèces les plus protégées du massif. Avec la couleuvre d’Esculape (inoffensive) que l’on retrouve sur le caducée des professions médicales.

A découvrir

Le littoral varois est l’un des plus accessibles. Et pour cause Si le GR9 préfère les crêtes du massif (en lisière de Gonfaron), le sentier des Douaniers créé sous le Premier Empire a été réhabilité dans les années 70 et permet un libre accès à la mer pour les promeneurs. Ce sentier, aménagé de belvédères et d'aires, s'étire sur près de 200 km.
  • Le cap Lardier
Le cap Lardier, c’est un peu les dents de la côte. Il lance ses vagues de pins parasol à  l'assaut des falaises, des criques et des grottes qui parsèment les flancs de la Méditerranée, à la pointe de Ramatuelle. Fermant à l'est la baie de Cavalaire, le cap Lardier est le dernier sursaut du massif des Maures avant la mer, moins prestigieux que le granit rose du cap Camarat à la pointe de Saint-Tropez, mais beaucoup moins fréquenté aussi. Les plages de sable de la côte (dont celle toute proche de Gigaro) cèdent ici à 260 ha de collines arrondies peuplées de chênes lièges, de cistaies, de maquis d’arbousier et de bruyère arborescente L'accès à ce domaine du Conservatoire du littoral se fait soit par la plage Gigaro et le vallon du même nom, soit, au nord, par le col de Colebasse (N559).
L'un de ses trésors ? La plage du Brouis, à laquelle on n'accède qu'en bateau ou à pied (itinéraire balisé), à travers une végétation qui compte parmi les plus luxuriantes du littoral. Au départ de Gigaro on peut suivre le sentier du littoral et plusieurs pistes forestières jouant à saute-vallons. Ces pistes vous entraînent au cœur du massif, à la découverte des criques ou à la pointe du Cap, royaume des écureuils et des goélands. En hiver on pourra y croiser des fous de Bassan et de petits pingouins venus de la mer du Nord, en été, de fabuleux papillons comme le Jason, le sphinx du liseron ou encore le vulcain et ses ailes pourpres.
Via le cap Taillat relié à la terre par un isthme de sable, le site peut être rallié aussi de Saint-Tropez (13 km) par un sentier qui part de la célèbre plage de Pampelone
  • Les étangs de Villepey
Trois sites "humides" servent de sanctuaire à la faune la flore et aux oiseaux de passage :
  • le tombolo de Giens et ses marais de l'Estagnet
  • les vieux salins d'Hyères et 
  • les étangs de Villepey à Fréjus.
Lovés derrière les dunes de la plage de Saint-Aygulf, au sud de l'embouchure de l'Argens, ces étangs enchâssés dans des terres agricoles forment la seule lagune entre Nice et Marseille et ont une grande valeur ornithologique. Sur ces 200 ha alternent brassées de roseaux, nappes de salicornes ou de saladelles et touffes de joncs. Pelouses et bois s'étirent au Pas des Vaches et on trouve même par endroits des tamaris d'Afrique (rares sur les côtes françaises). Au gré des migrations, près de 170 espèces d'oiseaux se partagent ces étangs d'eau douce, d'eau salée et ces forêts d'aulnes,  de frênes et de peupliers qui valent la balade. On y observe des canards, des espèces maritimes, des échassiers bien sûr (héron, flamant ...) mais aussi les très rares blongios et luscinioles. L’hiver ces étangs sont les seuls à abriter le bruant des roseaux, le balbuzard pêcheur et la mésange rémiz. La RN98 et la D7 en direction de Fréjus (les étangs sont près de l'aérodrome) traversent le domaine et plusieurs sentiers mènent au cordon de dunes à partir d'aires de stationnement spécialement aménagées. Mais le milieu est très protégé et abrite une flore dense dominée par le lis des sables et le chardon bleu des dunes. En certains endroits, même les orchidées viennent s'y reposer.
  • La forêt de la Sabatière
Aux portes du massif des Maures, le bois de "Font-Brun" (17 ha) étire ses pins d'Alep vers le ciel, à 15 km du village de Carqueiranne, à l'est de Toulon. Les sous-bois sont denses et parfumés au romarin et les sentiers, pentus, pour atteindre le sommet de la forêt et son panorama sur la mer. C'est l’une des plus vieilles pinèdes de la région (même si elle est aussi couverte de garrigue) qu'affectionnent particulièrement les pinsons. La plupart des arbres ont atteint ici leur taille limite, ce qui contraste avec les autres pinèdes varoises qui portent toutes les séquelles des incendies

Iles d'Hyères : Les grains de beauté de la Méditerranée

Surnommées les îles d'Or, ces écrins de verdure semés au large de la rade d'Hyères sont un véritable paradis pour les oiseaux. Sillonnées par de nombreux sentiers parfumés, vous y découvrirez le magnifique conservatoire botanique de Porquerolles avec son verger aux anciennes variétés d'arbres fruitiers et le sentier sous-marin du parc national de Port-Cros. A savourer... entre deux bains !

Situation géographique et accès

Ces îles, détachées de la chaîne des Maures ferment au sud la rade d'Hyères.
Toute l'année en bateau depuis Toulon, Le Lavandou, Hyères-plage, La Capte, Giens, Cavalaire. En saison également, depuis La Londe, Saint-Tropez et Saint-Raphaël.

Paysages

Même si la douceur marine y a permis l'acclimations de plantes exotiques (eucalyptus, yuccas, agaves palmiers...), l'essentiel de la surface des îles d'Or est recouvert d’un maquis souvent exubérant. En revanche, les côtes de ces îles présentent toutes un visage très différent : falaises abruptes échancrées de calanques face au large ; plages, anses et criques face à la côte.

Faune, flore

Depuis 1963 Port-Cros est un Parc national. On y observe aisément toute une variété d’espèces : cormoran, goéland leucophée, puffin cendré, faucon pèlerin, merle bleu, huppe, petit-duc. Les îles constituent une halte pour les migrateurs comme les guêpiers, les grives et les ramiers. Pour apprécier la flore ne manquez pas de visiter le Conservatoire botanique de Porquerolles ou de vous perdre dans la dense chênaie et le sombre maquis de Port-Cros.

À découvrir

  • Porquerolles, l'île jardin
Un nord grignoté par des plages bordées de pins, un sud abrupt à la côte hachurée de falaises où percent quelques criques... Porquerolles est l'île la plus vaste (1 257 ha) des îles d'Or. Elle est restée propriété privée jusqu'en 1971, date à laquelle l'Etat en a confié la gestion au Parc national de Port-Cros. Plusieurs visites s'imposent : tout d'abord, le phare situé sur une langue de terre à l'extrême sud. La vue y est superbe, englobe l'île dans sa totalité et vadrouille au loin, de la ville d'Hyères aux Maures. Ensuite, direction le Conservatoire botanique, créé en 1979. Là, des scientifiques travaillent d'arrache-pied pour sauvegarder les espèces végétales menacées de la région Un verger de 180 ha offre un large éventail d’arbres fruitiers aux branches lourdes d'anciennes variétés d'abricots ou de figues. Ne manquez pas non plus la vieille oliveraie aux arbres centenaires ni les plantes rares et menacées de Corse et du continent.
  • Port-Cros, la montagne verte
S'étendant sur 650 ha, long de 4 km et large de 2,5 km, c'est le seul parc national de France et d'Europe qui soit situé sur le milieu marin. Au large de l'île, une zone maritime de 600 m de large est également protégée. Sur le port, le centre d'accueil et d'information propose des guides de découverte de la nature de l'île. Vous pouvez aussi vous procurer une plaquette plastifiée qui vous permettra de lire le paysage du sentier sous-marin aménagé à la plage de la Palud. Posidonies, algues, étoiles de mer, anémones de mer, rascasses, corbs ou girelles. .
Plusieurs sentiers ont été aménagés pour découvrir les particularités botaniques de l'île. Des piquets jalonnent les parcours à suivre. L'un d'eux part du sillage (direction le fort du Moulin) et permet une magnifique promenade. Vous y découvrirez les plus beaux paysages de l'île composés de chênes verts, de bruyères arborescentes, de pins d'Alep – ils recouvrent près des 3/4 de l'île –, d’euphorbes, de plantes halophiles dont la particularité est de supporter le sel (barbe de Jupiter, lotus, cinéraire), mais aussi quelques chênes kermès aux feuilles piquantes et des oliviers sauvages. Une balade parfumée !
  • La calanque du Maure : un écrin à Porquerolles
Dans la continuité des grandes plages bordées de tamaris qui occupent la façade de Porquerolles (Notre-Dame, la Courtade, la plage d’Argen...) se cache la calanque du Maure à l’écart du chemin qui fait le tour de l'île et qui dégringole ici du cap Rousset. La descente y est un peu acrobatique mais la découverte, surprenante. Avec une petite plage de sable entourée de dalles de rochers et de criques minuscules, la calanque offre un point de vue féerique sur la presqu’ile de Giens et sur le massif des Maures qui lui a donné son nom. La mer y est calme, les eaux claires et cette calanque est protégée des vents par une exposition plein ouest et par le chapelet d'îles qui lui font face, dont celle du Petit Langoustier où mouillent les plaisanciers. Les ruines du fort du Grand Langoustier à la pointe Sainte-Anne (que l’on aperçoit du chemin), offrent à l’endroit un peu plus de magie.
  • La balade des arbres
Avec son hameau agricole, Porquerolles est une vraie forêt et propose une balade des arbres, comme on pourrait la surnommer. Tout commence au débarcadère où l'on rejoint le village en croisant des palmiers-dattiers et des palmiers des Canaries (qui se distinguent des premiers par un tronc plus épais). Après la place du village bordée d’eucalyptus, prenez la direction du phare (panneau) qui se trouve de l'autre côté de l'île et qui est l'un des plus puissants de Méditerranée. Au carrefour qui se dessinera devant vous, prenez à droite après avoir admiré les arbres centenaires d’une ancienne oliveraie et son parterre de plantes aromatiques La piste de terre que vous empruntez alors longe à gauche des collections d abricotiers, de pêchers, d'amandiers et de mûriers que l'on peut visiter. La même piste mène au hameau agricole sous une voûte de pins parasols et par une belle allée de lentisques. De là des cartes de l’île vous permettent de poursuivre la balade ou de visiter le jardin de démonstrations (pinèdes, cistes). On ne saurait trop vous conseiller de pousser jusque derrière le hameau pour y découvrir un jardin de lauriers roses.
  • L'île du Levant : la côte mise à nue
Au départ du Lavandou ou d'Hyères (1h 30 de traversée), la majorité des bateaux qui relient la côte à Port-Cros font escale au Levant, à l'est, la plus petite des îles d'Or. Comme ses deux cousines, elle est posée comme un grain de beauté au milieu de la Méditerranée Cette île est moins réputée que Port-Cros et Porquerolles pour ses balades mais elle est sans doute la plus célèbre pour avoir été la première en France à autoriser le naturisme (la tolérance date de 1932).
Une réputation coquine qui ne sied pas à sa deuxième caractéristique, puisque l'île est en majorité domaine réservé de la marine nationale et base militaire aujourd'hui. Non loin du débarcadère, au détour d'une côte dentelée et parcourue de chemins odorants (ils sont bordés de mimosas et de lauriers roses), les amateurs de farniente pourront trouver de jolies plages à leurs pieds.

A voir dans le Var 

  • La Sainte-Baume et son écomusée
A l’orée du massif de la Sainte-Baume, un des plus élevés de Provence (1 147 m) l’écomusée a l'allure d'un oasis posée au milieu d’une marée de hêtres et de chênes verts qui coule tout autour sur un millier d’hectares. L’écomusée rend hommage aux vertus de la forêt et aux traditions ancestrales de l’endroit. Dans des cabanes reconstituées on peut notamment découvrir le quotidien des charbonniers, leurs outils, leur technique, leur courage d'hommes des bois. Des bois sacrés puisque depuis des temps immémoriaux ils sont interdits à la coupe et donc peuplés d'arbres géants, comme ces énormes tilleuls aux racines sans fin. La forêt domaniale abrite aussi du houx du lierre et des ifs. On retrouve cette végétation à la fois typique et atypique dans la vitrine de I écomusée et au départ du lacis de sentiers qui l'entoure. Tout comme la légende de sainte Marie-Madeleine, une princesse de sang royal qui se serait installée dans une grotte durant 33 ans pour expier ses péchés. C'est cette grotte qui a donné son nom au massif puisqu'en provençal, ces cavités s’appellent des Baumes.
  • Écomusée du liège
A Gonfaron, il n'y pas que les ânes qui volent, il y a aussi les bouchons ; et l'écomusée du village est là pour le rappeler, lui qui décline la mémoire des industries traditionnelles du liège. Des techniques de récolte à celles de transformation, l'écomusée dresse l'anthologie de cette sylviculture qui compta jusqu'à 900 ouvriers au début du siècle. Il passe de la théorie à la pratique en ayant reconstitué une bouchonnerie avec des machines anciennes. Léger, faible, conducteur, souple, le liège servait aussi à faire des pièces de cannes à pêche, des flotteurs et des panneaux d’isolation.
  • Le village des tortues (Gonfaron)
Ce village très particulier est un centre de repeuplement de la tortue d'Hermann, la plus vieille espèce de vertébré en France, qui avoue, sans rougir, son âge plus que respectable : 35 millions d'années ! Un authentique fossile vivant... Commune dans tout le Midi de la France au XIXe siècle, elle n'est plus présente aujourd'hui que dans le seul département du Var. Le béton, la circulation automobile et les incendies ont eu raison d'elle : pour 1 000 œufs pondus dans la nature, il ne reste qu'une seule tortue au bout de 5 ans... Ici, en tout cas, sur 2 ha recouverts de lavande, de chênes lièges et d'oliviers, plus de 2 500 tortues s'y reproduisent en toute tranquillité. Chaque année, entre 300 et 500 d'entre elles sont relâchées dans le massif et dans la plaine des Maures pour le repeupler.

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