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Le Vaucluse (84)

​Lubéron

La terre de feu

Pour qui sait prendre son temps, le Lubéron recèle mille et un secrets. Sur près de 140 000 ha, ce pays, accidenté de hautes falaises, de combes secrètes et recouvert de splendides forêts accueille une faune et une flore exceptionnelles. Vous pourrez même remonter le temps en découvrant des fossiles vieux de 30 millions d'années !

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Situation géographique et accès

Entre la vallée du Rhône et les Alpes, le Lubéron est une petite chaine de montagne calcaire, orientée est-ouest, comme la plupart des massifs provençaux. A cheval sur les départements du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence le Lubéron s’étire de Manosque à l'est, jusqu'à Cavaillon à l'ouest et de la vallée du Calavon au nord à celle de la Durance au sud. Il culmine à 1 125 m d'altitude, au sommet de Mourre Nègre.
Le Lubéron est longé au nord- ouest par la N100 d'Avignon à Forcalquier, et au sud par la D973 de la sortie de l'A 7 à Avignon sud jusqu'à Mirabeau, le long de la vallée de la Durance. Prendre la N96 en venant de Sisteron ou d'Aix-en-Provence. Depuis Marseille, A7 ou A55 jusqu'aux Pennes-Mirabeau sortir à Cavaillon, puis prendre la D2 direction Apt.

Paysages

La combe de Lourmarin, creusée par la petite rivière de l'Aiguebrun divise le massif en deux : à l'est le Grand Lubéron aux formes massives et arrondies, à l'ouest le Petit Lubéron, un plateau échancré de falaises de calcaire, de gorges à de ravins. La différence entre les versants nord et sud n'est pas moins importante. Les vallées du Calavon et du Largue, au nord, ont des pentes abruptes et ravinées. Au sud, la vallée de la Durance est plus méditerranéenne avec ses coteaux ses cyprès et ses garrigues.

Faune, flore

Près de 1 500 espèces végétales ont été recensées, dont certaines très rares comme l'ophrys de Bertolon ou la fougère de Pétrarque. Dans le Petit Lubéron se développent les plantes méditerranéennes, comme le buplève igneux, la cinéraire maritime aux fleurs jaune d'or, le pistachier ou "arbre à mastic", l'ajonc de Provence... Le versant nord du Lubéron, moins ensoleillé, est couvert de chênes blancs et d'érables. Les chênes verts recouvrent les versants sud auxquels se mêlent le pin d’Alep le genévrier de Phénicie la garance Dans les ocres du pays d'Apt pousse une flore composée d'espèces calcifuges ou silicoles : bruyère à balai, bruyère callune, fougère, aigle, le ciste et le lupin...
Parmi les grands rapaces, on rencontre l'aigle de Bonelli qui niche dans des parois rocheuses, le circaète Jean-le-Blanc, le vautour percnoptère (le vautour blanc d'Egypte), le hibou grand-duc... Parmi les mammifères les plus nombreux, on trouve les sangliers et les renards, alors que des castors ont colonisé certains secteurs du Calavon et de la Durance.

À découvrir

  • Le sentier botanique de la forêt des Cèdres
Sur un peu plus de 1 km dans le Petit Lubéron, le Parc a créé un sentier botanique et de découverte de la nature au milieu des 250 ha de cèdres qui prospèrent ici depuis leur introduction en 1864. Huit bornes implantées le long de l'itinéraire signalent une cinquantaine d'espèces typiques : coronille, chèvrefeuille d'Etrurie, campanule, scabieuse colombaire, phalangère, géranium sanguin, ciste blanc. Une balade qui dure environ deux heures, agrémentée de vues magnifiques sur un pays vraiment sauvage !
  • L’Arboretum de Font-de-l'Orme
Entre les communes de Mérindol et de Cheval-Blanc, l'arboretum, qui s'étage entre 110 et 700 m, rassemble une vingtaine d'espèces différentes. Delà, rattrapez le GR6 qui mène à l'une des zones les plus arides et sauvages du Lubéron les "craus" dites de Saint-Phalès, des Mayorques et du Trou du Rat, constituées par un ensemble impressionnant de combes, de gorges et de vallons encaissés.
  • Le sentier des Ocres
Au départ de Roussillon, à 15km à l'ouest d'Apt par la R 100. Le départ de ce sentier, aménagé par le Parc, se trouve sur l'esplanade du cimetière. Le sentier descend dans les anciennes carrières à ciel ouvert, métamorphosées en cirques et falaises couleur sang et or. Une vingtaine de panneaux vous apprennent tout sur l'ocre. Autre découverte incontournable, le Colorado provençal, entre Rustrel (à 12 km d'Apt) et Gignac (à 5 km de Rustrel). C'est une succession de vallons encaissés aux couleurs extraordinaires, du rouge sang au blanc, parcourus là aussi par deux circuits balisés. Le premier se situe à 1km après Rustrel, sur la D22. Le second commence avant Rustrel. Prendre le chemin qui mène au Camping du Colorado : vous traversez le vallon de la Fedo Morto et sa cascade, le vallon des Santons et ses grands rochers, avant d'arriver au vallon de Barriès avec ses sources.

Le Colorado provençal

  • Le Sahara au cœur du Colorado
Colorado ou monumentale vallée, le pays d'Apt s'est offert une principauté colorée, une enclave dans l'océan de calcaire sur lequel navigue la Provence, une allure d'ailleurs. Ici, au nord du Parc régional du Lubéron, l'homme a révélé les entrailles de la nature en mettant au jour des carrières d'ocres. L'érosion, les pluies et les ravinements sur la roche friable ont fait le reste, sculptant l'un des paysages les plus étonnants de Provence.
Caché par les forêts environnantes, on peut pénétrer par plusieurs chemins dans ce dédale de vallons sur la crête desquels s'accrochent des chênes blancs ou des fougères, mais le plus sage est de garer sa voiture sur un des deux parkings aménagés aux abords du site depuis Rustrel. On peut alors rallier le GR6 (fléché en vert) et monter par une piste sous une voûte d'arbres jusqu’au belvédère gardé par une « demoiselle coiffée ». Elle dresse sa silhouette et son chapeau en pierre au-dessus d'une marée de pics en dentelles. Il vous faudra ici comme dans les autres parties du site la complicité de la lumière, diaphane pour que le site se découpe, éclatante pour que les falaises vermillon, jaunes ou rouges s'embrasent au couchant. Au belvédère, on peut descendre sur le cirque de Bouvène (par un itinéraire balisé en blanc) où la féerie des couleurs des formes et des chemins à peine dessinés vous investira aventurier. Normal, on a surnommé le site « Sahara », en référence aux mirages de l'endroit, à la teinte sable de ses falaises et à ses mamelons qui s'étirent de dunes en éperons par de petits canyons. On peut alors rejoindre le GR. Mais il faut se méfier d'une chose : l’ivresse que procure l'endroit et qui fait oublier la prudence au profit de la découverte. La nature est ici toute-puissante et le sol friable.

Les gorges du Régalon

Situées entre Oppède-le-Vieux et Mérindol (prendre la D973 ou la D31 au départ de Cavaillon), les gorges du Régalon coupent la route des Cèdres et taillent une balafre presque verticale sur les contreforts du Lubéron. Leur cachet pittoresque et leur allure sauvage en font une belle découverte. Leur remontée exige cependant beaucoup de prudence : les gorges sont étroites (à peine 1 m par endroits) et le parcours dans ses méandres torturés est très glissant. L'endroit est néanmoins frais et dépaysant, mais sa fréquentation est à proscrire les jours de pluie.

Ventoux    

L'haleine de la montagne

Avec son aiguille qui joue avec les nuages, le Ventoux est un repère, l'horloge de la cuisine, celui qui indique que l'hiver sera rude au pied des dentelles de Montmirail ou dans le val de Durance. Le sommet (1 912 m) est balayé par le vent ou écrasé de soleil : l'haleine de la montagne a fait perdre la leur à plus d'un coureur du Tour de France et vous fera courir dans ce paysage lunaire pour les mêmes raisons. Parce que le Ventoux est finalement plus qu'une horloge en Vaucluse, un grand clocher de Provence.

Situation géographique et accès

Le Ventoux est une girouette grandeur nature qui regarde à l'ouest le Comtat-Venaissin et la vallée du Rhône, la vallée de la Durance et le Lubéron au sud, les Préalpes, Lure et le plateau d'Albion raboté par le vent à l'est, la chaîne des Baronnies et la Drôme au nord.
De Valence ou Marseille (A7) trois sorties possibles à Avignon-Nord et Orange (destination Carpentras puis la D938) ou à Bollène (destination Vaison-la-Romaine puis la D977).

Paysages

De la montagne pelée où ne poussent que les cailloux et quelques fleurs tenaces aux contreforts rougeoyants du Lubéron, s'étire un tapis multicolore dominé par le bleu des lavandes et l'or des champs de blé. Par ses deux versants, le Ventoux dégringole sur un plateau calcaire immaculé et sur des landes à moutons, pour s'engouffrer ensuite dans des gorges fraîches et verdoyantes qui apportent leurs eaux aux célèbres fontaines du Vaucluse. Élément important du décor : les routes et les chemins de traversées du "pays" sont parsemés de villages pittoresques qui mettent la montagne à toucher de mains (ne pas manquer Brantes, le hameau des Abeilles...) et de vestiges, oratoires et monuments gallo-romains, qui en font un haut lieu de l’art roman en Provence.

Faune et Flore

Les forêts de chênes blancs, de châtaigniers et de hêtres épargnées par l'exploitation massive ont accueilli, sur les versants sud et nord du Ventoux, de lointains cousins, comme des cèdres ou des pins noirs d'Autriche. Les opérations de reboisement ont permis de conserver à cette grande région de chasse une vie sauvage importante (sangliers, cerfs, perdrix lièvres). Le gibier le plus prisé qui envahit les genévriers du pays de Sault, sont les grives. Réparties en quatre familles la serre (du pays), la quine, le chacha et le tourdre.
Des plaines d'oliviers aux vastes étendues de lavande et de sauge sclarée, en passant par les landes à moutons et à brebis, la faune et la flore sont riches et variées Outre les grives, la "spécialité maison" reste l'épeautre et la menthe On en recense plus de 200 espèces sur les rives du Toulourenc, près du village de Savoillan notamment.

A découvrir

Le syndicat d'initiative de Bédoin distribue un dépliant qui étire des balades sur le versant nord du Ventoux ; l'une d'entre elles, à partir du village, permet d'aller assister au lever du soleil sur la montagne. Mais c'est de Sault, phare de la région et plaque tournante du tourisme, que partent les plus belles randonnées, par Verdolier (pour le versant sud) ou Aurel. Si la randonnée pédestre est la plus conseillée, la région s'est trouvée une passion pour le cheval et offre de nombreuses structures et de multiples gîtes et randonnées, notamment à Bédoin et à Malaucène, mais aussi du côté de Revest-du-Bion, pour découvrir le plateau d'Albion.
  • Les gorges de la Nesque : un Verdon miniature
On peut découvrir les gorges de la Nesque en voiture en empruntant la D942 (de Sault à Carpentras) parsemée de belvédères, mais la descente du canyon (4 km) à pied, par des sentiers balisés, offre une immersion agréable dans une végétation luxuriante. Le ciel, ici, est abaissé par endroit à la voûte verte des arbres ou à des surplombs rocheux, pour mieux se découper ensuite sur des falaises de calcaire immaculées. Que l'on parte du barrage de Malaval (près de Monieux) ou du belvédère de Castellaras (un sentier descend de la D942 à 400 m du belvédère), on ne pourra manquer le "clocher" des gorges : le Rocher du Cire, une langue de rochers qui plonge dans la rivière. C'est l'endroit où la Nesque « se cambre » comme disait Mistral, à 250 m au-dessus de l'eau. En aval, la nature a également tricoté des méandres tortueux Le site a été baptisé de façon explicite "la Cathédrale" et contraint le chemin à s’élever pour franchir le dédale. Tout au long de la balade, l'observateur pourra s'offrir un voyage dans le temps en comptant les baumes et les grottes. Elles parsèment le rocher (celle de Jarle notamment) et servaient d'abris à nos ancêtres de la préhistoire.
  • Les gorges de Toulourenc
Si le Ventoux plonge au sud dans la Nesque, il dégringole au nord dans le Toulourenc et de nouvelles gorges, moins spectaculaires et plus courtes que les précédentes, mais dont le cachet pittoresque vaut là aussi le détour. Des sentiers sont aménagés, entre Reilhanette et Montbrun (D942 et D542). Là, le Gour de l'Oule, une gorge étroite, fait la jonction exacte entre le Ventoux et le plateau d'Albion. Plus haut, par la D159 (en aval d'Autan), la combe Couranche cernée de rochers en dentelles étire des cascades rafraîchissantes sur près d'un kilomètre.
  • Les Dentelles de Montmirail
Si le Ventoux fait face à la mer avec puissance, les dentelles de Montmirail font un arc de cercle adossé au Rhône et ouvert sur la plaine. Cette citadelle de rochers est un peu la frontière de Provence, une porte d'entrée en forme d’arche en pierres. Presque une sentinelle. Boisées de pins, couvertes de genêts chatoyants au printemps et de vignes aux crus réputés, on a l'impression en arrivant ici que la nature a travaillé le calcaire avec l'application d'une dentellière. Une maille à l'endroit, une maille à l'envers, elle y a oublié ses aiguilles. L'érosion a fait le reste. Les crêtes de Montmirail, découpées et hérissées de pitons, ont donné leur nom à l'endroit. Le cirque de Saint-Amand, près de Malaucène, offre une vue imprenable sur ce paysage alpestre malgré une altitude peu élevée (714 m). Certains disent que non loin d'Avignon, cette chaîne s'ouvre comme un rideau de scène. Les dentelles sont pourtant l'acteur principal d'une promenade bucolique. Dans le parfum des lavandes et sous le chant des oiseaux nicheurs qui ont colonisé les entrailles des falaises, le col du Cayron, entre Beaumes et Gigondas met les dentelles à portée de main. Il est aussi le point de départ de plusieurs sentiers. Pour s'y rendre de Malaucène (direction Vaison) par la D938 Mieux prendre la D90 de Malaucène, descendre sur Beaumes-de-Venise, remonter sur Gigondas, puis Sablet et le belvédère de Séguret par la D23.
  • Le village des Bories
Emblème incontournable du Parc régional du Lubéron, les "Bories" sont les sentinelles des campagnes du Vaucluse et des alpages bas-alpins. On en recense plus de 3000. Construites en pierres plates [les "lauzes"] et avec des voûtes en ogive, ces cabanes rondes, carrées ou rectangulaires suivant leur usage, ont l'allure de menhirs. Elles "vivent" seules à l'orée des sous-bois ou en groupes serrés dans les prairies les plus fréquentées. A la sortie de Gordes (sur la D15 en direction de Cavaillon', un village pittoresque comptant une vingtaine de bories restaurées qui s'ordonnent autour d'un tour à pain et d'un fouloir à raisin. Dans les bergeries, fourches et araires témoignent des travaux de la terre jusqu'en 1830. Organisé en musée d'habitat rural, on découvre sur le site, au-delà des règles de construction et des spécificités d'utilisation propres à chaque vallée, que la vocation des Bories n'a pas été que pastorale ; elles ont servi à plusieurs époques différentes (de l'ère gallo-romaine aux maquis de la Résistance) de refuge et de lieu d'habitation.
  • Musée de la lavande
Originaire de Perse et des Canaries, cette fleur est indissociable de la Provence. Le musée retrace l'histoire de sa distillation, de ses origines à nos jours, grâce à une superbe collection de 25 alambics en cuivre et une roue qui servait à fabriquer la « concrète », le concentré. L'essence de la lavande fut extraite pour la première fois au XVIe siècle et utilisée par les paysans provençaux pour ses propriétés thérapeutiques. A cette époque, la lavande sauvage était très répandue. Mais avec le dépeuplement rural et l'apparition du lavandin, issu de clones multipliés par bouturage, sa mise en culture a progressivement remplace la lavande sauvage. Il faut 130 kg de fleurs pour obtenir 1l d'essence de lavande. Un hectare en donnera 20 à 25 kg.
  • Le moulin des Bouillons
Le plus beau des vestiges de l'occupation romaine en Provence reste... l'olivier, l'alma prima arborum comme disait César : le premier de tous les arbres, introduit ici en 600 av. J.-C. Le moulin des Bouillons perpétue la tradition pragmatique et économique du pressage et de l'huile. Classé monument historique, il est le plus ancien de Provence. Particularité : c'est un moulin à "sang" qui ne s'attache pas les services d'Eole, mais ceux des animaux et des bras d'homme pour presser le fruit. La meule, cylindrique et en pierre, pèse 1 375 kg ; la poutre en chêne du pressoir, plus de 7 t ! Le moulin des Bouillons obéit aux principes introduits en Gaule par les Grecs lavant les Romains) : un manège et une myriade de rouages amenant l'eau au pressoir par une galerie de 40 m  captant une source proche. 
  • Ferme d'élevage des lamas (le Barroux)
Pas besoin d'aller au Perou pour rencontrer des lamas ! Depuis 10 ans, cette ferme s'est spécialisée dans leur élevage et Pierre Scherrer a choisi de devenir "berger" de lamas pour exploiter les talents de ces "jardiniers-débroussailleurs". La végétation méditerranéenne épineuse, à l'origine de tant d'incendies, ne résiste pas en effet au palais totalement ossifié de ces ruminants qui savent tirer profit de la végétation spontanée et s'attaquent aisément aux épineux de toutes sortes, du chêne kermès au genévrier en passant par les ronces et les genêts scorpion : plus c'est coriace et piquant, meilleur c'est ! Mais outre cette fonction de "tondeuse écologique", la ferme du Pied Cheval s'attache aussi à valoriser la toison de ses lamas : une fois lavés, filés — soit au fuseau, soit au rouet et tissés, leurs poils aux multiples nuances habillent, réchauffent ou décorent nos intérieurs...
  • Le Moulin à papier Vallis Clausa (Fontaine de Vaucluse)
Avec sa roue de 7 m de diamètre ourlée de mousse et qui brasse la rivière, le moulin Vallis Clausa est une des belles curiosités de Fontaine-de-Vaucluse. Parce qu'il exhale un relent ancestral et qu'au-delà du décor oublié, il sert à perpétuer la fabrication manuelle du papier telle qu'elle se pratiquait au XVe siècle. Dans ses entrailles, le moulin broie, malaxe, triture et compacte des chiffons de coton, de lin et de chanvre qui donnent, au bout de 24 h de tortures, une pâte à papier blanche et propre, sans autre lessive que l’eau pure des sources qui coulent au pied du moulin. Travaillant devant le public à tous les stades de la fabrication, c'est l'ouvreur, muni de sa forme et de sa couverte, qui donne leur forme aux futurs ès feuilles. Ces dernières, à l'allure de parchemin, sont très prisées par les aquarellistes et servent à imprimer de la poésie, des éditions d'art mais aussi à créer des compositions florales en les décorant de pétales de fleurs, soucis, bleuets et reines marguerites de préférence. A Vallis Clausa, sur des textes de poésie, des fougères peuvent aussi servir d'ex-libris.


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