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Les Alpes de Haute-Provence (04)

​L'Ubaye

La vallée héroïque

Longtemps coupée du monde et prisonnière de ses cols élevés, la vallée de l'Ubaye appartient à ces terres qui forcent le destin. Celui des "Mexicains" qui, tant qu’à franchir leur Rubicon, poussèrent jusqu'en Amérique du Sud pour y faire fortune ; celui des derniers habitants de La Barge et de Malajasset accrochés aux hameaux les plus hauts d'Europe ; celui des garnisons austères qui lorgnent sur les frontières du Piémont. Aujourd'hui, la vallée s'est ouverte, mais les montagnes au milieu desquelles coule la rivière sont toujours là. A vous renvoyer cet écho héroïque.

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Situation géographique et accès

L'Ubaye est la vallée la plus au nord du département des Alpes-de-Haute-Provence adossée à l'Italie (région du Piémont) et en bordure du Parc national du Mercantour qui a annexé une partie de la vallée.
De Marseille A51 jusqu'à Digne par la D900, puis Barcelonnette par la D908. De Grenoble direction Gap et le col Bayard par la D900 jusqu'à Barcelonnette.

Paysages

Tourmentée et taraudée par l'érosion glaciaire la vallée de l'Ubaye offre un double visage : austère dans ses régions les plus reculées tapissées de mélèzes, de gorges et de vallées encaissées ; chatoyante dans celles où l'homme, au début du siècle, a posé sa griffe en faisant fleurir des forêts de pins noirs et de pins sylvestres et des barrages (plus de mille dont celui de Serre-Ponçon en 1960) pour apaiser les caprices de la nature.
Mais l'Ubaye est avant tout réputée pour ses alpages et porte en elle toute la "légende" de la transhumance et de l'estive. Il est plus rare mais possible aujourd'hui de croiser une marée blanche moutonnant à perte de vue et serpentant entre des petits murets de pierres sèches, dans les lacets des routes de montagne.
Entre 1821 et les années 30, près de 5 000 habitants de Barcelonnette traversèrent l'Atlantique pour aller faire fortune au Mexique. Certains sont revenus au pays après avoir conquis l'eldorado et y firent pousser des maisons baroques, des villas-châteaux comme celle de la Fontaine (avenue des Trois Frères Arnaud).
On y croise aussi des fortifications, vestiges de la ligne Maginot comme le fort du haut Saint-Ours, pour se protéger du Piémont.

Faune et flore

Si l'edelweiss est roi des Ecrins, le génépi est prince en Ubaye. Cueillie au printemps, la fleur de cette plante d'altitude macère dans l'alcool et le sucre pendant des mois pour donner une liqueur goûteuse.
La haute vallée, protégée par un accès difficile et partageant une frontière avec le parc du Mercantour, abrite près de 150 espèces d'oiseaux nicheurs (des rapaces notamment) et des colonies de chamois, mouflons, chevreuils... Mais l'un des trésors de l'Ubaye est avant tout minéral : dans les églises, les bénitiers et les margelles de rares fontaines ont la couleur verte veinée de blanc du marbre de Maurin dont les carrières furent exploitées jusqu'en 1950 et sur lequel on peut marcher à l'Opéra Garnier.

À découvrir

L'Ubaye, c'est le paradis blanc. Avec les stations de sports d'hiver de Praloup, reliées à la Foux d'Allos, Le Sauze, Super-Sauze et Sainte-Anne de Condamine, la vallée concentre le plus vaste domaine skiable des Alpes du Sud, avec près de 500 km de pistes de ski alpin et 78 de ski de fond.
Pour les randonnées pédestres, qui utilisent souvent les pistes de ski de fond et de randonnées nordiques de l'hiver, le G 56 croise ici le GR5 venant de Modane et qui se termine à Larche.
Dominant le lac de Serre-Ponçon (un sentier en fait le tour), la silhouette des « demoiselles coiffées » se dresse dans le couchant, entre Savines et Le Lauzet. Cette curiosité géologique incarne sans doute l'un des plus beaux pieds de nez de la nature en Provence. Epargnées et nées des ravinements successifs des coteaux, ces colonnes de terre sont chacune surmontées d'une pierre en équilibre et alignées au cordeau.

Les glaciers du Marinet

Situé sur la commune de Saint-Paul, le hameau de Malajasset, l'un des plus hauts d'Europe, a des allures de refuge de montagne et semble accroché à ses flancs depuis la nuit des temps. Comme le sont en tout cas les glaciers rocheux qui se cachent à 2 600 m d'altitude, depuis 100 000 ans. Lovés au pied des aiguilles di Chambeyron, ces glaciers ont avalé la montagne. La plupart élèvent un front haut sur les rochers, celui de l'ouest coule comme une langue épaisse vers une succession de lacs aux eaux laiteuses. Comme si ces glaciers, toujours en activité, faisaient pleurer la montagne en fondant.
Pour se rendre sur le site, « les larmes » en question auront chez le randonneur le goût amer de la sueur. La balade fait cinq heures et avale mille mètres de dénivelée. Le sentier (bon et balisé en rouge) part de l'église de Maurin, en amont du hameau. On descend vers l'Ubaye, on entre dans un bois de mélèzes et on remonte le vallon de Mary à travers des pâturages jusqu'au col du même nom. Delà, on peut rallier le col de Mari-net et les deux lacs, à flanc de montagne.

La vallée de la Blanche

Situé sur la frange ouest de l'Ubaye, faire un crochet par la vallée de la Blanche offre un bonheur pluriel loin des sites fréquentés. Cette vallée (à laquelle on accède par Digne et la D900 en direction de Seyne-les-Alpes) permet un crochet par la montagne buissonnière, dans une région de tradition pastorale. La vallée est réputée pour ses stations de sports d'hiver de Chabanon, le Grand Puy et Saint-Jean Montclar et ses itinéraires dans les forêts de mélèzes (au départ de chaque station) en raquettes.
La vallée de la Blanche est aussi le théâtre d'un caprice de la nature qui n'a rien à envier à celui des "demoiselles coiffées" de Serre-Ponçon. Sur une crête dominant Seyne-les-Alpes, un énorme bloc de rocher de 5 m de haut a été posé en équilibre par un glacier. On appelle le site la Pierre Grosse de Selonnet.

Le Verdon : le paradis vertical

Immense balafre taillée à la hache dans le calcaire, le canyon du Verdon est 17 fois plus petit que son cousin d'Amérique mais appartient à la même famille des sites de légende. L'érosion a donné naissance à des parois qui n'en finissent plus de plonger dans le vide et à une rivière qui a sculpté des arches et des méandres. Ici, la nature a du talent et le dépose à vos pieds... 700 m plus bas par endroits.

Situation géographique et accès

Frontière naturelle entre le Var et les Alpes-de-Haute-Provence, les Gorges du Verdon (site classé depuis 1990) s’étirent sur 21 km entre le Lac de Castillon et celui de Sainte-Croix qui noya en 1973 la plaine des Salles. Ces deux lacs ont régulé apaisé une rivière jusque-là tumultueuse et donné un nouveau visage et un avenir — touristique — à l'endroit.
De Nice par la RN202, de Cannes par la RN85, route Napoléon, de Manosque (ou d'Aix par l'A51) prendre la D6 jusqu'à Riez puis la D952 vers Moustiers, jusqu'à Castellane.

Paysages

Se diriger vers le Verdon est déjà un enchantement. Que l'on croise les plateaux de lavande de Valensole, les forêts de chênes riches en truffes de Riez ou les champs de coquelicots du côté de Comps, on est sur les chemins de traverse de la Provence authentique. Celle qui fleure bon le thym et la sarriette. Si le cœur est à la rêverie, il se pincera sur la route des gorges qui s’étrangle au pied du Lac de Sainte-Croix. Le fabuleux travail de l'érosion dans les calcaires jurassiques ou plateau a créé une immense faille qui dégringole de 200 à 700 mètres. Chacun de ces paliers abrite une végétation riche et disparate. La curiosité géologique s’est offert un pied de nez biologique en développant avec l'aide d'un micro-climat froid et humide au ras du sol, une végétation endémique : au fond des gorges s'épanouissent des espèces d'altitude et inversement. Sur le plateau, cornouillers, genêts et lauriers offrent à l'endroit une mosaïque de couleurs rehaussées par l'ocre des parois.

Faune et flore

Chênes verts, hêtres, chênes blancs, tilleuls... aux classiques de Provence s'ajoutent ici des espèces plus rares, protégées par le manteau de rochers des gorges le pistachier térébinthe, l'érable et le sorbier. Sur les flancs des falaises s'accrochent quelques grappes de fleurs (narcisses pivoine, lys) et d'arbustes, dont la fougère aphenieum, mais aussi des chamois.
Les gorges renferment deux trésors l'argile souple (jaune clair ou rosé) qui fait la qualité des faïences de Moustiers, et le buis dont la profusion donna à la région, et à Aiguines en particulier une industrie originale du Moyen Age aux années 40. Le buis tourné, arrondi et poli, servait à fabriquer des pilons, des mortiers mais aussi des boules de pétanque une fois recouvert de petits clous en fer ! Un musée des Tourneurs de bois rend hommage à ces artisans à Aiguines.

À découvrir

  • En voiture
Comme tous les « milieux » extrêmes proposant une immersion totale en milieu naturel, la Verdon cantonne les fervents de la voiture autour des gorges par les routes départementales, la D23 rive droite baptisée « la route des crêtes » (la plus jolie et la plus spectaculaire au départ de La Palud) ou la D71 rive gauche. Toutes deux sont parsemées de belvédères impressionnants (notamment ceux de l'Escalès et de la Dent d'Aire). Mais la route des crêtes est d'un meilleur rapport qualité-temps, avec 2 à 3 h seulement de périple automobile A la sortie d'Aiguines, la route départementale qui conduit aux gorges via le col d'Illoire plonge sur le cirque de Vaumale dans un beau chaos rocheux.
  • A pied
La meilleure façon d'apprivoiser cet univers reste la marche à pied (sur le GR4 au nord et le GR99 au sud) et ses variantes plus sportives (raft, hydrospeed, kayak...). Le plus long parcours (le chemin de l'eau depuis Rougon) nécessite deux jours de marche mais le simple promeneur peut choisir entre une dizaine de randonnées bien fléchées, de 2 à 10 h et de difficultés variables. A Rougon, porte d'entrée du Grand Canyon (le village domine le Point Sublime et le fameux dédale du couloir Samson), le GR4 rejoint le GR49.
Du plus long au plus court, familial ou sportif, ces itinéraires bien tracés en donnent pour tous les goûts y compris aux abords du site, sur le massif du Brouis notamment.
On conseillera aux sportifs le sentier de la Mescla (40 mn) qui coupe le sentier Martel non loin de la falaise des Cavaliers, à l'endroit où le Verdon croise son affluent de l'Artuby "Mescla" signifie le 'mélange des eaux". Vous savourerez la nuance.
Le sentier Martel doit son nom au premier explorateur des gorges, le spéléologue français Edouard Alfred Martel, qui accomplit les 21 km en trois jours au mois d'août 1905. Ce sentier parcourt le fond des Gorges, de la Maline (rive nord sur la D3) au Point Sublime. Ce chemin est l'un des plus fréquentés avec celui de l'Imbut, installé rive gauche, moins long (5-6 h) mais plus sportif.
Il faut compter huit heures pour avaler les 14 km balisés par le GR4. A certains endroits, la rivière est très accidentée et le sentier s'élève dans des tunnels (vestiges d'un projet hydroélectrique des années 30) ou sur des escaliers de fer rivés à la falaise. Après les tunnels, on est au pied de la falaise rougeâtre des Escalès, face à laquelle se dresse la jolie crête d'Arme Vieille. Le sentier se poursuit sous une voûte calcaire ou arborescente sous laquelle le ciel parait bien loin. Au bout du sentier démarre la randonnée (familiale mais difficile) du Bastidon, par le ravin torturé de la Mainmorte.
De l'autre côté, près du cirque d'Aumale, la falaise des Cavaliers (que l'on rejoint par la D71, depuis Aiguines) termine la "corniche sublime" comme partout ici à la verticale. Un sentier panoramique, acrobatique mais pas dangereux, amène jusqu'à la passerelle de l'Estellié où le soleil joue sur les parois ocre et de laquelle on se laisse glisser jusqu'au refuge de la Maline.

Une terre d'aventure

Le Verdon à mains nues

Sur le Verdon, Giono écrivait « qu’ici le vent parle ici avec la voix des Dieux morts ». Ceux qui fréquentent les falaises n'écoutent pas le vent mais le chant des sirènes d'altitude. Dans les années 70, la falaise de l'Escalès (près de La Palud) et ses voies étirées sur 400 m d'à-pic furent considérées comme les itinéraires les plus difficiles de France. Ici, l'escalade est une religion et apporte une notoriété internationale au site, qui s'est adapté en créant une école d'escalade (à Quinson) et un bureau des guides (à La Palud). La Demande, Ula (dans l'Escalès), la Nasiaque sont autant de parois devenues légendaires. L’une d'entre elles résume l'esprit de ceux qui fréquentent les lieux : la voie des enragés... Ici et là, on peut voir se dessiner dans les parois des échelles (escarassons) ou des pitons en bois, vestiges d'une pratique ancestrale qui n'avait rien de ludique. Les chasseurs de buis, retenus par une corde de chanvre, défiaient déjà les lois de l'équilibre pour aller chercher le bois précieux. Anciens ou nouveaux, tous ont la même philosophie : le vide pour absolu.
  • Les pieds dans l'eau
Canoë-kayak, raft, canyoning, hydrospeed... les tumultes de la rivière serpentant dans les décors torturés de canyons font des gorges un temple de l'eau vive. Certains rapides résument dans leur nom de baptême l'aspect extrême du milieu. C'est le cas pour le Styx ou les Assommoirs...
  • Ou la tête en bas
A la limite des Alpes-de-Haute Provence, le pont de l'Artuby (D71) est devenu ces dernières années une Mecque mondiale du saut à l'élastique. Quelques minutes de préparation et quelques secondes de chute pour avaler les 90 mètres de vide, la descente la plus rapide dans les gorges...
  • Les grottes de Saint-Maurin
A l'écart des sentiers de randonnées et des points de vue nombreux aussi sur le Verdon, les grottes de Saint-Maurin offrent de belles curiosités. On y accède par la D952 depuis Moustiers et juste après l'entrée des gorges, par la cascade de Saint-Maurin d'où part un sentier qui s'élève entre des rochers puis des prairies et un bois de hêtres touffu. On arrive rapidement à un premier chapelet de grottes et on peut se faufiler jusqu'à une deuxième série de baumes, plus jolies, un peu plus haut. Le sentier fait alors une boucle par des prés au-dessus des grottes et au pied des falaises de Maurin. Il ramène aux premières grottes pour redescendre.
Dans les gorges cette fois, vous pourrez découvrir la grotte du Baou, une caverne qui servait autrefois de refuge aux troupeaux et qui s'ouvre sur une végétation exubérante. La remontée du ravin du Baou, un des plus beaux, constitue une randonnée facile.

Moustiers

Temple mythique de la faïence (depuis 1679), le village le plus touristique de la région, niché dans un écrin de cyprès, doit beaucoup aux caprices de la nature pour nourrir la magie de ses ruelles. Construit en amphithéâtre, il est installé au pied d'une falaise torturée et de couleur ocre, fendue d'une brèche de 227 mètres. Les deux pitons au pied desquels se sont lovées les maisons sont reliés par une chaîne à laquelle la (bonne) étoile des Blacas est accrochée depuis le mi' siècle. Un sentier, escarpé et reconverti en chemin de croix, permet d'accéder jusqu'au sanctuaire de Notre-Dame-de-Beauvoir qui domine le village. Le point de vue est imprenable et le courage récompensé On peut même se rafraîchir au torrent qui s'écoule en cascades en contrebas, jusqu’au pont de Moustiers.

Castellane

Si d'aventure vous passez par Castellane, vous la reconnaitrez immédiatement au Roc qui surplombe la ville. Ce rocher haut de 900m permet d'avoir une vue imprenable sur les montagnes qui entourent le bourg (Destourbes, Robion...), et le Verdon qui s'étire aux pieds de ses habitants. Prenez le temps de visiter ce village chargé d'histoire, et pourquoi pas de monter admirer Notre-Dame-du-Roc (900m, sur le Roc de Castellane), celle qui veille sur les Castellanais depuis déjà quelques décennies.

Le massif des Eouvières

Sauvage et beau, telle est la devise du massif des Eouvières qui plonge sa forêt de chênes dans les eaux turquoise du Verdon (à cet endroit-là), juste après son passage dans le lac de Sainte-Croix. Installé sur la rive sud du lac, le massif dégringole en cascades de petits vallons, parsemés comme ailleurs de grottes préhistoriques, jusqu'aux gorges sombres de Baudinard. Particularité de l'endroit : le chêne, omniprésent sur la langue calcaire de la Provence, partage la couronne ici avec le genévrier rouge. Sans y être rares et endémiques, les oiseaux qui habitent ce massif sont moins présents ailleurs - alouette des champs, caille des blés, rouge-queue noir, pouillot de Bonelli y forment d'importantes colonies. Propriété du Conservatoire du littoral, les Eouvières sont sillonnés de sentiers dont le plus fréquenté emmène jusqu'à la chapelle Notre-Dame-de-Baudinard qui offre un joli point de vue sur le lac de Sainte-Croix et le plateau rougissant de Valensole.

Lure  

La montagne sentinelle

Surplombant la plaine mâtinée de champs de lavande, Lure est plus qu'une simple virgule posée au pied des Alpes. Ici, la montagne a épousé le ciel en prenant l'horizon pour témoin. De son point culminant (1826 m), on peut apercevoir le Vivarais, découvrir les contreforts du Massif central et respirer, quand le mistral joue avec les nuages, les effluves de la Méditerranée. Patrie de Giono, confluent des vallées mystérieuses de Haute-Provence, Lure est une sentinelle, le poste avancé d'un pays de lumières, la gloire d'un de ses pères dont on devine encore l'ombre sur les toits tout proches de Manosque.

Situation géographique et accès

Lure est installée entre le Lubéron, le plateau d'Albion, les contreforts de l'Ubaye et la plaine qui s'étire de Manosque-des-Plateaux à la mer. Sentinelle de Provence, tous les chemins y mènent.
Au Sud, A7, sortie Avignon-sud puis RN100 jusqu'à Forcalquier.
A51, Aix-Sisteron, sortie La Brillanne (11 km de Forcalquier), suivre Saint-Etienne-les-Orgues, puis D113 vers le sommet.
Au Nord, RN85 Grenoble-Sisteron, rejoindre Saint-Etienne-les-Orgues par Peypin, Mallefougasse
(D951) ou prendre de Sisteron Le Thor pour arriver sur le site par la merveilleuse vallée du Jabron.

Paysages

La montagne de Lure est une carte postale grandeur nature des massifs préalpins. Verte l'été, rousse en automne, blanche l'hiver, multicolore au printemps. Les arbres passent de vie à trépas sans que le randonneur s'en émeuve tant l’agonie est belle. En frappant aux portes de Lure, on entre sur un tapis  de lavande et de garrigues, ourlé de friches à thym. Plus haut, on s'immerge dans un océan de chênes blancs puis dans une forêt de hêtres aux sous-bois très fréquentés par les randonneurs et les amateurs de champignons. On accède finalement au décor lunaire des sommets qui, avec ses grappes de rochers et d'herbes grasses, rappelle les steppes septentrionales.

Faune et flore

Lure reste un pâturage réputé. Pour veiller sur les brebis et les chèvres (c'est là que le fromage de Banon puise sa réputation), deux oiseaux règnent en maîtres le Grand Corbeau qui niche dans les falaises du versant nord et le circaète Jean-le-Blanc, un petit rapace migrateur cher à Giono "Jean le Bleu". Entre les nappes de genévriers, d'églantines, de primevères, de campanules et de "couguéou" aux fleurs bleu céleste, vous pourrez croiser la vipère d'Orsini, de couleur olive, peu agressive et moins dangereuse en tout cas que le vératre et ses feuilles toxiques.
La légende raconte que pousse à l'abri des regards l'épiaire d'Héraclée, l'une des plantes les plus rares de France qui a presque disparu ici aussi. Un millier d'espèces de plantes sont recensées aux différents étages de la montagne, que les renards, sangliers et chevreuils parcourent gaiement

A découvrir

  • A pied
Plus de 500 km de sentiers balisés permettent de sillonner Lure. Le GR6 traverse le massif, les "jas", ces anciennes bergeries en pierres sèches et des monuments comme l'abbaye de Lure posée depuis le XIIe siècle au creux d'une combe sur le versant sud de la montagne, à 1 236 m d'altitude.
  • En VTT
Une vingtaine de balades à la journée et 9 circuits de plusieurs jours sont possibles sur des sentiers balisés qui croisent ou prolongent le GR6. Le plus couru est le tour de Lure en 8-10 jours avec des équipements de bivouac ou des gîtes étapes conseillés.
  • En montgolfière
L’Office du tourisme de Forcalquier organise des vols en montgolfière et selon son humeur, le vent vous poussera vers Lure ou le Luberon. Saison préférée : l'automne pour la flamboyance de la nature. Possibilité de week-end complet avec un certificat de vol à la clé
  • Le mystère des Mourres
Aux Mourres, la nature a sculpté la roche avec le talent d'une dentellière, découpant dans le marno-calcaire des cheminées de fées au front haut, au ventre élégant et au pied trapu.
Dispersés par une main forcément divine, certains éléments de ce chaos rocheux sont assimilés à des museaux d'animaux (le mourre en provençal). Un sentier de randonnée (derrière la gendarmerie de Forcalquier) permet de basculer dans cet univers mystique et dans ce dédale d'arches de pierre. A la découverte d'une des grandes curiosités géologiques de la région.
  • Le Contadour
Sur les contreforts du Contadour, on dit que même le mistral qui s'engouffre dans les vallons escarpés et les langues de rocailles a l'accent du Midi. Celui de Giono en l'occurrence, qui a donné son âme et un nom à l'endroit, tapis au pied de Lure. Le Contadour fut le théâtre d'une de ses premières « écritures cinématographiques » : Crésus raconte l'histoire d'un berger originaire de ce petit hameau, incarné par Fernandel.
L'accès au site se fait à partir de Banon en direction de Revest-du-Bion (D950).
Quelques kilomètres après la sortie de Banon, on tourne à droite vers les Sartrons et le hameau de Redortiers (D5) où l'on croise les ruines d'un donjon d’époque romane.
Après avoir dépassé le hameau, une ferme auberge sonne le ralliement des randonneurs pour une balade qui s'élève tranquillement à travers une forêt de hêtres puis une prairie souple, bordée de " jas ". On peut s’arrêter, mais les plus courageux s’engageront sur le sentier qui mène au col du Grand Collet et au sommet de Larran (1379 m) pour s'offrir un panorama sur la vallée du Jabron qui coule sereinement sur l'autre versant de Lure et une belle descente par la forêt du Deffens peuplée d'alisiers blancs, de trembles et de bouleaux.
Lieu de rassemblement d'intellectuels de 1935 à 1939, pèlerinages des poètes à Pâques et en été, le Contadour reste en hiver un somptueux domaine de randonnées à ski de fond.

L’appel de la forêt

A un vol d'oiseau du Contadour se profile la forêt de Carcq que l'on rejoint par le hameau de Jonquet (par les D12 et D112) et que domine comme un but ultime et un point de vue sublime les 1403 m de la colline du Défens. Sur un tapis de feuilles mortes, au milieu des érables et des pins sylvestres, la balade sur des chemins improvisés est plus verte, plus bucolique, moins fréquentée. Les plus chanceux pourront y apercevoir des cerfs, les autres des musaraignes. Tous, un petit coin de paradis en marge des sentiers battus, où l'on ne soupçonne pas, dans le ventre de la terre toute proche du plateau d'Albion, les missiles de la force stratégique.    
  • Centre de géologie de Haute-Provence
La Réserve géologique de Haute-Provence, la plus grande d'Europe, protège un vaste territoire (149 000 ha), où les roches et les fossiles nous content l'histoire de la région de moins 300 millions d'années à nos jours. Parmi les sites les plus célèbres, tous classés "Réserves naturelles":
La Dalle des Isnards (Digne) avec plus de 1550 ammonites réparties sur 320m², rappelle qu'il y a - 200 millions d'années la région était occupée par une mer tropicale. L'Ichtyosaure, grand reptile marin du Secondaire, dont le squelette est protégé dans un musée du site, le Carbonifère, où un sentier art et science vous invite à un voyage vers moins 300 millions d'années à travers une forêt équatoriale peuplée de fougères arborescentes et d'autres végétaux aujourd'hui disparus. Deux circuits de découverte avec une dizaine de sites aménagés sont actuellement ouverts au public.
  • Le musée de la vallée
Il était une fois... l'histoire d'une vallée qui vécut son rêve américain. S'il regroupe des collections sur l'occupation néolithique (de l'âge du Fer à la colonisation romaine) et les traditions ethnographiques locales (de la transhumance au gros drap), le musée de la vallée a surtout un visage humain : ceux des trois frères Arnaud qui offrirent à Barcelonnette une filiation mexicaine. Le musée retrace cette épopée outre-Atlantique qui dura de 1826 à 1930. Une épopée collective puisque chaque famille de la vallée envoya au moins un de ses parents sur les traces des pionniers qui avaient fait fortune là-bas, dans les comptoirs de textile. Tout le premier étage expose la saga de ces 5 000 aventuriers à grands coups de photos, de documents anciens et d'objets. A cette galerie de portraits, le musée en ajoute un autre : celui d'Emile Chabrand, le "Tintin" de l'endroit. De l'Inde au Japon, ses souvenirs de voyage sont présentés dans une superbe collection, qui fait de Barcelonnette une vallée ouverte sur le monde.
  • Les Pénitents des Mées
De loin, on dirait une citadelle imprenable veillant sur la Durance. De plus près, des géants en file indienne suivant un chemin de croix imaginaire. Posés au milieu de la plaine, sortis de nulle part, les Mées intriguent. Mais tout s'explique.
Mélange de galets, de sable et de grès formant un ensemble très solide, ces pitons au front haut et au corps trapu ont été sculptés il y a environ 25 millions d'années. L'érosion peaufine toujours ces silhouettes fantomatiques. Mais à l'explication géologique froide, on a toujours préféré, ici, l'allégorie de la légende. Celle de moines pétrifiés sur place pour avoir été tentés par le péché de chair devant le charme de sept belles Mauresques faites prisonnières par le seigneur des Mées. C'est cette légende qui a donné leur nom aux "pénitents". Et la légende est encore vivante : avec leur bure couleur sable, les pénitents rougissent dans le soleil couchant... Un sentier de crête permet de suivre leur errance éternelle au départ de la chapelle Saint-Roch.
  • Musée vivant de l'abeille
Surfant sur la marée mauve du plateau de Valensole, le Musée vivant de l'abeille apporte une touche originale à l'évocation de la lavande, reine et nectar de Provence. Le musée, folie ludique d'un apiculteur passionné, présente des collections historiques et éducatives (outils, photos, documents...) qui retracent la saga de l'insecte à travers les siècles. Mais, il met aussi la théorie en pratique en présentant une vidéo sur le "langage" de l'abeille et en exposant une ruche vitrée où l'on peut contempler 30 000 ouvrières au travail. Le "must" est encore d'enfiler la toque grillagée et la vareuse de l'apiculteur modèle il y en a pour toutes les tailles, pour aller visiter le rucher et toucher du doigt les réalités de ce monde à part. Du doigt et des papilles puisqu'à l'issue de la visite de ces 50 ruches, le guide offre un cocktail à base de miel. Et une invitation au délice.
  • Jardins du prieuré de Salagon
L'ethnobotanisme, vous connaissez ? Il s'agit de montrer les relations entre la flore et la société. Ici, trois jardins rassemblant près de 700 espèces témoignent des usages populaires de la flore de Haute-Provence. Un petit bijou avec, entre autres, le jardin des "simples", ces plantes qui servaient jadis de remèdes pour soigner hommes et animaux. Dans le jardin médiéval, on trouve également quelque 300 plantes utilisées au Moyen Age, dont les 88 du "capitulaire de Villis" que Charlemagne voulait voir cultivées dans tous les jardins de l'Empire, les céréales oubliées ou encore les herbes à cuire, les plantes des sorts ou de la magie amoureuse, dont la mystérieuse mandragore ou la discrète verveine. Le jardin des senteurs, avec ses collections de sauges et autres labiées aromatiques, de composées — où une place de choix est faite aux armoises — et d'ombellifères, s'ouvre à la flore étrangère pour le pur plaisir des sens.
  • Le Citromuseum : retour dans le passé
Dans la commune de Castellane, un passionné de voitures Citroën a eu l’ambition de collectionner les modèles d’après-guerre et de les réunir dans un musée. Entièrement dédié à ces voitures uniques, le musée recèle de pièces rares, en parfait état d’origine le plus souvent (véhicules sortis d’usine ou conservé avec un très grand soin par les propriétaires). Préparez-vous à retourner dans une époque où les Citroën étaient des voitures d’exception avant de devenir des voitures de collection. 

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