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Les Hautes-Alpes (05)

​Le Queyras

La citadelle imprenable

Divisé en quatre vallées aux charmes pluriels, le Queyras est urne citadelle qui règne sans partage sur un océan de forêts, de pâturages et de cimes enneigées. Au mont Viso, ce morceau des Alpes qui donne un coin à l'hexagone et trois contours à l'Italie, s'oppose le col de l'Izoard, Everest mythique des coureurs du Tour de France, qui savourent chaque année la devise du pays : « Ici les coqs picorent les étoiles ».

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Situation géographique et accès

Cerné de trois côtés par la frontière italienne, ce Parc de 60 000 ha ne communique avec le reste du pays que par une route suspendue à flanc de falaises
De Gap par la RN94, prendre la D902 à partir de Guillestre, "porte" d'entrée dans le Queyras et suivre la D947. De Briançon ou de Grenoble, si vous ne voulez pas faire le détour par Guillestre, un seul endroit pour passer le col de l'Izoard.

Faune et flore

Sous ses fossettes calmes, le pays pique. Ici rien ne pousse très joufflu, même si l'allure est un peu méridionale. Dans la forêt de Marassan, baissez la tête pour éviter le voltigeur des cimes, un écureuil à qui la membrane tendue sous ses bras autorise toutes les facéties. Dans les forêts de mélèzes où poussent les pins cembro, le passage du randonneur est souvent salué par le cri rauque du « casse-noix », un oiseau au ventre blanc moucheté. Dans les étages supérieurs, on retrouve la faune classique des montagnes chamois, lièvre, perdrix des neiges, hibou grand-duc, Bouquetins (des Alpes) et mouflons (de Corse) ont été réintroduits par les Italiens. Les stars de l'endroit sont la perdrix bartavelle (qui s'est raréfiée en France), le tétras-lyre qui fait l'objet d'une étude scientifique approfondie ici et l’aigle royal. Les prairies abritent une mosaïque de fleurs (voir le sentier du pré-Michel) et le bord des ruisseaux, une salamandre noire rare. Son origine remonterait aux périodes glaciaires elle ne pond pas en effet dans l'eau mais conserve ses œufs dans son organisme jusqu'à la naissance des têtards "adultes". Ce qui explique aussi qu'on la retrouve à l'aise, dans les pierriers et pas seulement les prairies humides.

Variété des paysages du Queyras

Terre de toutes les émotions le Queyras est aussi celle de tous les paysages alpins. Couverte de forêts de mélèzes, la montagne s'élève sur des prairies parsemées de fleurs colorées de lacs, de torrents et de pitons escarpés comme des citadelles de rocher. Un décor de carte postale qui s'habille de blanc comme toutes les natures qui hibernent pour retrouver leur flamboyante dès le printemps.

À découvrir

Une route, une seule donne accès au Queyras. Alors avec un peu de souffle et du cœur au ventre, vous pouvez vous engager sur le GR58 le GR5 ou par les sentiers de la randonnée buissonnière.
  • Le sentier écologique du pré-Michel
Avec sa couronne de neige et de pics escarpés le roi du Queyras est sans conteste le mont Viso (3 846 m). Et c'est au pied de ce phare où la "nebbia" (un brouillard humide) vient souvent accrocher son manteau ouaté que le Parc régional a aménagé le sentier écologique du pré-Michel (1 h). Comme pour résumer l'âme du Queyras, dans une vitrine de quelques hectares à 1 900 m d'altitude.
On accède au site par la D947 jusqu'à Ristolas. Non loin du village, le hameau de la Roche Ecroulée offre une aire de stationnement d'où part le sentier. Un quart d'heure après le départ, on est au pied de la montagne et deux itinéraires s'offrent au promeneur :
  • une ligne droite dans les prairies parsemées de gros rochers qui bordent le torrent du Guil
  • un chemin main droite qui serpente dans la montagne. Préférez celui-là, qui fait une boucle et permet un retour par le premier.
On pénètre au bas du pré dans une forêt serrée de trembles pour passer au sommet dans un corridor de bouleaux et d'aulnes verts couchés par les avalanches. On l'appelle la brousse. C'est là le royaume de la fauvette, des chocards et du tétras-lyre, un petit coq de bruyère qui pourrait bien être le "paon" des montagnes Tout au long du chemin, délimité par deux belvédères, on croise des lys martagon roses ou violets, des chardons, des aconits tue-loup (aussi belles que vénéneuses), des centaurées des montagnes aux fines fleurs ou des anémones à fleur de narcisse. Le bonheur, ici, est bel et bien dans le pré.Le sentier des MélèzesDans le Queyras, le bonheur est dans les prés mais il vous sourit aussi au coin du bois. A ce niveau-là Saint-Véran est le plus rieur des villages. De là, au lieu-dit Le Cros (face à un Chalet de l'UCPA) démarre une promenade sur le sentier des Mélèzes, par un chemin carrossable qui rejoint l’Aigue-Blanche et le GR58 vers le col des Estronques. Rapidement le GR bifurque sur la droite ; préférez le chemin de gauche balisé en jaune clair et qui serpente dans un sous-bois odorant de géraniums, de pins cembro et de mélèzes, cet arbre touffu aux aiguilles vert tendre, élément de décor des vallées et des villages qui l'ont utilisé pour se construire. En restant sur la droite du sentier, on arrive jusqu'aux cabanes de bergers de La Marron et en coupant main gauche à travers la prairie, à une croix qui sert de belvédère sur la vallée et Saint-Véran. La montée sur la crête permet d’accéder au pied du pic en dentelles de Cascavelier, à 2 400 m d'altitude.
  • Le sentier des Astragales
La reine du Queyras a une couronne d'or. Avec ses fleurs en forme de pignes de pin, ses feuilles aux allures de fougère et sa longue tige élégante, l'Astragale est l’un des plus anciennes plantes des montagnes. Son origine remonterait aux steppes orientales et son implantation, à l'époque où les glaciers ont amorcé leur recul vers les hauteurs, il y a 10 000 ans. II existe plusieurs variétés de cette fleur et un seul endroit où on peut les voir toutes regroupées : le sentier des Astragales. Il serpente pendant 1 h 30 du village de Ville Vieille (près de la station-service BP) sur les hauteurs de Pierre Fiche, au milieu de prairies et de sous-bois que la reine partage avec d’autres « sujets » des Alpes : violettes, bleuets, orchis mais aussi écureuils, mésanges noires ou merles de roche.    

Les Écrins

Le joyau des Alpes

Les gens des Écrins n'ont pas d'accent mais une voix qui s'élève dans les aigus, comme pour suivre les courbes de la montagne ou imiter le cri d'un aigle royal qui dessine ses arabesques dans le ciel. Sauvages et beaux, majestueux et exubérants, les Écrins ne laissent pas de glace Même s’ils en sont couverts.

Situation géographique et accès

Premier Parc national français (270 000 ha) les Écrins font courir leurs cimes enneigées sur 61 communes réparties pour un tiers sur le département de l’Isère et deux tiers sur les Hautes-Alpes. Il est installé au cœur du triangle Gap-Grenoble-Briançon et délimité par les vallées de la Romanche, la Guisanne, la Durance et le Drac.
De Grenoble à Gap par la RN85 de Grenoble à Bourg-d'Oisans par la D526, puis jusqu'à Briançon par le col du Lautaret par la RN91. D’Aix à Sisteron par l’A51, puis Gap vers Briançon (via Embrun) par la N94.

Paysages

A la croisée des influences climatiques le Parc (dont l’altitude varie entre 800 et 4 102m) offre tous les contrastes des paysages alpins. Des forêts de feuillus et de pins des landes et des alpages puis des lacs qui se transforment en glaciers au pied des sommets (13 à plus de 3 000). Le tout se déclinant sur le même mode, de vallée en vallée, rayonnant chacune autour de sommets prestigieux comme la Meije (3 983 m) dans le Briançonnais, l’Aile froide (3 953 m) en Vallouise DU le Vieux-Chaillol (3 163 m) sur la frange de la vallée de Champsaur.
La roche au pied de laquelle s’ébrouent des torrents nombreux y est l'élément majeur et naturel du décor. Mais elle joue elle aussi avec les contrastes, entre les calcaires et les schistes des flancs sud et les granits cristallins du nord qui se disputent le même paysage de landes à rhododendrons ou à genévriers.
Pour entrer dans ces paradis de lumières, il faut pousser les portes des forêts plus obscures composées de sapins sur les versants nord, de pins sylvestres, de hêtres et de chênes pubescents au sud

Faune et Flore

Austère tout-puissant par endroit, le Parc des Écrins a recueilli les plantes et les animaux. Dans ce seul massif on recense le tiers de la flore française, soit 1750 espèces qui forment l'un des plus fabuleux jardins du pays dont les stars (dans les sous-bois comme des éclairs dans la rocaille) restent le sabot de Vénus (l'orchidée des montagnes), le lys orangé la gentiane et la renoncule des glaciers. Et comme dans tout pays qui a une âme, les Écrins ont engendré une flore endémique qui n'existe nulle part ailleurs comme le chou de Richer ou le sainfoin de Boutigny qui poussent par grappes dans des éboulis inaccessibles
L’autre fleur des montagnes constelle le ciel de ses robes multicolores : plus de 150 espèces de papillons s'ébattent dans les prairies, dont le grand apollon aux ailes majestueuses ou la rarissime Isabelle, belle de nuit que l'on peut surprendre encore en Vallouise, en lisière du Pré de Madame Carle.
Jardin d’Éden, le massif est aussi une arche de Noé grandeur nature. Avec 110 espèces d'oiseaux nicheurs (lagopède, tétras-lyre, perdrix, venturon, chouette de Tengmalm, rapaces) et toute la faune classique des régions d'altitude (marmotte, hermine, chamois). Deux animaux se disputent ici la vedette et se partagent le royaume l'aigle royal (37 couples) règne sur les airs et le bouquetin réintroduit en 1989 sur les cimes escarpées.

À découvrir

Le Parc est essaimé de 40 refuges dont certains sont accessibles en voiture, comme celui de l’Aile-froide en Pelvoux ou la Bérarde à Saint-Christophe. Mais c'est bien évidemment à pied que vous ferez les plus belles découvertes dans ce massif ouvert au public mais qui a conservé une réserve intégrale à Lauvitel sur la frange ouest de l'Oisans.
Le Parc abrite les glaciers les plus méridionaux de la chaîne alpine qui étirent leur manteau sur près de 10 000 ha.
  • Les lacs du Lauzon
Sentinelle de la vallée de Valguaudemar aux portes du Parc, le Vieux Chaillol étire ses crêtes à 3163 mètres d’altitude. On peut en faire le tour en 32 heures avec une escale dans un refuge mais on peut aussi explorer ses flancs à travers 11 itinéraires reliés au GR 54 ou au GR de pays (balisé en rouge et jaune). Dans cette randonnée des quatre vallées, celle des lacs du Lauzon présente l'intérêt majeur de pouvoir se faire en en une demi-journée ce qui vous laissera une bonne marge pour flâner sur les chemins et profiter pleinement d'un paysage grandiose. Le départ se fait du parking du refuge de Gioberney, terminus de la petite route qui vient de Saint-Firmin (via Gap). On est au centre géographique du Parc, mais on prend plein nord avec le glacier des Rouies pour horizon. A la première intersection, prenez à droite dans un éboulis au sommet duquel on a un panorama sur la gorge profonde du torrent de Muande Bellone. Le sentier serpente dans une prairie avant une nouvelle intersection qui vous mènera aux lacs par la gauche. Un lac dont la taille, modeste, ne rend que davantage hommage aux sommets du Sirac tapissés de glaciers qui se mirent dans les eaux claires. La silhouette des chamois y apparaît parfois.
La descente, qui traverse une lande souple et odorante, vous ramènera au torrent et à la cascade du « Voile de la Mariée », dont les eaux ont l’allure d'une pluie ininterrompue de milliers de grains de riz que l'on jetterait sur le parvis d'une église. La descente surplombant la vallée de la Séveraisse par un bois de mélèzes jusqu'au point de départ, n'en sera que plus grandiose. En vous retournant, vous ne verrez plus ces joyaux du Lauzon. Comme dans un rêve.
  • Le chemin du Tuff
La vallée de la Lignarre est la plus méconnue de l'Oisans et de cause à effet, la plus sauvage. Perdue au fond du Parc, elle est couverte de forêt (son référent latin) et décline dans un petit écrin tous les joyaux qu'il comporte. Belvédères largement ouverts (on peut y voir le Mont-Blanc), mamelons calcaires, élégantes pyramides de gneiss (comme le Grand Armet),... dix itinéraires balisés (carte IGN n° 3335 Est) permettent de partir à la conquête des cols ("La Tête de Louis XVI") ou de lacs, au bord desquels poussent le trèfle des Alpes (rose) et le saule herbacé, le plus petit arbre du monde. Dans cette myriade de chemins offrant de multiples bonheurs, prenez celui de la "Tuffière", une piste forestière à laquelle on accède par la route du col d'Ornon après avoir passé le pont de l'Oulles. Ce sous-bois odorant, qui exhale des arômes de myrtilles et de framboises en saison, mène à de jolies cascades qui meurent 50 m plus bas dans la Combe de Courberey. Le plaisir des yeux n'a d'égal ici que celui de la découverte sociologique : le "tuff" est une pierre poreuse, légère et de couleur jaune servant de pierres d'angle et d'encadrement de portes. Toutes les bergeries en portent.
Pour atteindre la vallée de la Lignarre en venant de la N91 Grenoble-Briançon, prendre la D526 en direction de La Mûre.
  • L'Oisans d'un coup d’œil
La vallée perdue de Freissinières offre l'un des plus beaux panoramas sur les Ecrins, via le circuit balisé des "Deux Cols" (4 à 5 h de marche). Pour s'y rendre, laisser sa voiture à l'entrée du hameau des Roberts et se diriger à pied vers celui des Aujards pour récupérer le GR541. Un ancien chemin muletier monte jusqu'à un chalet d'alpage, puis longe une forêt de pins jusqu'au col des Lauzes qui offre de belles vues sur la Durance et le Queyras. Pour rejoindre le col d'Anon, plonger-vous plutôt dans le vallon très fleuri de Fourmel. Le sentier se perd à la sortie d'une forêt de mélèzes sur la route du col d'Anon. Au sommet, on découvre d'un coup d'œil le Glacier Blanc, le Pelvoux avec son glacier sommital des Violettes et les Ailes froides. Si vous avez oublié votre appareil photo, redescendez le chercher.
Pour y aller, à partir de la RN 94 Gap-Briançon, prendre la D38 à la sortie de Roche de Rame, sur la gauche, en direction de Briançon.
  • La tête couronnée des Alpes
Il est l’emblème héraldique de la Suisse et le logo de plusieurs stations de ski. Il est aussi l'âme de la montagne, sa tête couronnée avec deux cornes fièrement levées vers le ciel et qui peuvent atteindre chez certains mâles 80 cm de long. Au bord de l’extinction au siècle dernier, il a été sauvé des griffes des chasseurs par une réglementation stricte. La poudre de ses cornes offrait paraît-il des vertus médicinales. Le bouquetin est réapparu en France dans les années 40 et compte aujourd'hui 2 000 individus dont une colonie encore fragile dans les Ecrins. Mais on peut le voir entamer une gigue ou jouer de la corne en période de rut au sommet des falaises. On peut aussi le voir défier le vide en déplaçant ses 100 kg dans les pierriers avec la grâce et la légèreté d'une danseuse. Peu agile sur la neige, le rocher est son royaume, là où poussent herbes, bourgeons et racines.
Mais au chapitre des bêtes à cornes, même s'il les a moins longues, le chamois fait la pige au bouquetin. Ils sont plus de 13 000 à vivre dans le parc national et sa zone périphérique. Interdits à la chasse en zone centrale, leurs effectifs ont décuplé en vingt ans. Le voir est facile d’autant qu'il se déplace en hardes, l'entendre « chuinter » aussi mais l'observer moins : grâce à des sens très développés il peut s'élever de 1 000 m en dix minutes s'il est dérangé.
  • La réserve du Val d'Escreins
Comme tous les pays rudes, le Queyras aime les légendes que l'on raconte encore le soir à la veillée. Celle de la Font-Sancte, le plus haut des sommets du Parc régional, revient aux temps immémoriaux où en poursuivant une de ses chèvres blanches, une bergère découvrit une source cristalline jaillissant d'une fracture taillée en arc de cercle "comme un boulet de canon" dans la montagne. La source miraculeuse fut baptisée Font-Sainte et donna son nom au massif. La bergère était du petit hameau d'Escreins. Et c'est à Escreins que la mairie de Vars créa en 1965 une réserve naturelle de 3 000 ha. Endormi l'hiver sous son manteau blanc, le Val d'Escreins se réveille au printemps dans la couleur tendre de ses prairies parsemées d'astragales, de cistes et de fleurs multicolores.
  • La réserve botanique du Chenaillet
Installé au sud de Montgenèvre, vers le lac de Chaussé et le sommet du col Vert, le massif du Chenaillet se caractérise par une succession de "laves en oreillers" comme les géologues désignent les enchevêtrements de roches ayant l'allure rebondie et lisse de moelleux coussins. S'il affiche un intérêt géologique évident, le Chenaillet présente surtout une flore riche, dense et presque endémique, très adaptée au milieu : 326 espèces, sans compter les lichens, y ont été recensées et trois d'entre elles figurent sur la liste rouge de la flore menacée de France. Parmi les plus rares, on pourra observer la gentiane des neiges (couleur ciel), une primevère à larges feuilles, le pied-d'alouette qui peut hisser ses grappes de fleurs bleues jusqu'à 1 m du sol, un génépi jaune, la benoîte rampante et ses boutons d'or qui parsèment les éboulis... Mais l'emblème du coin est l'Arnica montana, une fleur jaune-orangé qui fleurit les pelouses et qui a donné son nom à une association efficace pour l'étude et la protection des milieux naturels.
  • Le glacier blanc des Écrins
Joyau des Écrins, le glacier blanc s'accroche aux flancs des deux cathédrales du massif : le Pelvoux (3 946 m) et les Écrins (4 102 m), au fond de la vallée de la Vallouise. La balade, longue de deux heures, est incontournable pour qui veut flirter avec la haute montagne, car c'est ce qui fait le charme et la spécificité de l'endroit. Du Pré de Madame Carle, le sentier franchit deux torrents, s'élève dans une petite forêt de mélèzes, débouche dans des bouquets de saules et d'aulnes verts, enjambe le torrent du glacier noir, chemine sur urge moraine (prévoir de bonnes chaussures) et redescend dans une lande fleurie. C'est là que l'on sent pour la première fois l'haleine de la montagne, un courant d'air froid qui annonce que le glacier n'est pas loin. Le chemin moutonne alors sur des roches lisses et patinées dont le glacier a accouché. On perçoit très vite son front altier sous lequel se déchaîne un torrent. Le sentier contourne l'obstacle et s'élève jusqu'au refuge du glacier blanc construit en 1945. A cette altitude (2 500 m), le panorama est grandiose.
  • Vallon des Baïsses : l'océan de fleurs
Coincé entre Montgenèvre et l'Italie, à 1 800 m d'altitude, le village club du soleil possède sans doute le plus beau jardin botanique naturel des Hautes-Alpes : un océan de fleurs aux parfums multiples, dans lequel le promeneur est invité à naviguer les mains dans les poches et sans quitter le sentier, indiqué au départ du village et balisé régulièrement ensuite.
  • Jardin alpin du Lautaret
A 2 100 m d'altitude, c'est l'un des jardins botaniques les plus hauts d'Europe. Sur un peu plus de 2 ha, face aux neiges du massif de la Meije, des milliers d'espèces indigènes et exotiques y ont été rassemblées depuis 1899, date de sa création. De petits sentiers slaloment entre de nombreuses rocailles, chacune ayant un thème bien précis. On y trouve ainsi les espèces régionales les plus caractéristiques des Alpes, celles des Pyrénées, des plantes médicinales et surtout une très belle collection de fleurs du monde entier, provenant du Caucase, de l’Himalaya, des régions arctiques, d’Amérique du Nord ou de la Sibérie.
D'une superficie de 50 ha, c'est le plus grand lac naturel d'Europe à cette altitude, 2 500 m. Niché dans un cirque de cimes dentées, sa couleur azur semble irréelle. Un sentier de découverte a été aménagé et des panneaux vous expliquent les différentes étapes de sa formation géologique. Le lac se trouve à quelques kilomètres au sud de Barcelonnette par la D909.


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