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Le Haut-Verdon à vélo

​Circuit 11 : Moustiers-Sainte-Marie

Départ de Moustiers-Sainte-Marie, boucle de 61,5kmn moyenne, passant par les Salles-sur-Verdon, Bauduen, Sainte-Croix-du-Verdon et retour à Moustiers.
  • Moustiers-Sainte-Marie : petite cité pelotonnée dans un site de toute beauté, adossée à une falaise d'où s'échappe un torrent : Le Riou qui a profondément entaillé le calcaire crétacé. Une chaîne portant une étoile en son centre est suspendue au-dessus du ravin.
  • La légende prétend que cette chaîne aurait été tendue en travers de la gorge et scellée au roc au XIIIe s. par un chevalier de Blacas d'Aups, qui en avait formulé le vœu s'il revenait vivant de sa longue captivité en terre sainte. Eglise (M.H.) du XIIe s. Clocher de plan carré. Superbe ouvrage en tuf d'inspiration lombarde.
  • Trois étages de fenêtres géminées et d'arcatures aveugles retombent sur des piliers ou de fines colonnettes. Chœur de reconstruction gothique.
  • Agréable entrelacs de placettes et de ruelles. Sur les maisons anciennes, quelques encorbellements et galandages (cloisons en brique) témoignent d'une tradition d'utilisation du plâtre en maçonnerie. Cette pratique correspond à une aire géographique qui s'étend en Provence à l'est de la Durance.
  • Hôtel de Ville dans un ancien couvent transformé en hôtel particulier en 1716.
  • Musée de la faïence : présente quelques spécimens des pièces réalisées par les faïenciers de Moustiers depuis trois siècles. 
  • Chapelle Notre-Dame de Beauvoir (M.H.) : 30 mn d'ascension à pied par un chemin jalonné d'oratoires. Gros œuvre du XIIe s., modifié au XVIe s. Les deux premières travées sont romanes, les autres gothiques. Porche à vantaux du XVIe s. Ex-voto à l'intérieur dont un daté de 1702.
  • Clocher pyramidal bâti au XVIe s.

Le lac de Sainte-Croix du Verdon

De couleur changeant au fil des saisons suivant la quantité d'éléments minéraux en suspension dans l'eau, il est ceinturé de montagnes pelées ou rocheuses : le Serre de Montdenier, la montagne des Marges et le Plan de Canjuers.
La présence d'une immense réserve d'eau d'une capacité voisine de celle du lac d'Annecy est presque insolente dans ce paysage aride et dépouillé.
Les 2200 ha. du lac ont submergé la plaine des Salles lors de la mise en eau en 1974 et fait disparaître la résurgence de Fontaine-L’évêque. Ce barrage de type voûte, haut de 95 m, épais de 6 m à la base et de 3 m à l'arase constitue l'équipement hydro-électrique majeur du Verdon. Il alimente trois usines; des canaux acheminent l'eau vers Marseille et Toulon.

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La faïence de Moustiers     

La fabrication de poteries usuelles à Moustiers pourrait remonter aux origines de la cité. L'argile y est d'une extrême finesse, l'eau est abondante. La première faïencerie faisant suite à cette tradition potière est signalée en 1679. La famille Clérissy, associée au peintre François Viry introduit la faïence à Moustiers qui acquit rapidement une place honorable sur le marché de la faïence fine.
Plusieurs décors ont été utilisés selon les courants artistiques de l'époque. Ainsi de 1680 à 1740 environ, le camaïeu bleu domine. Les sujets de figure avec bordure et ornement de style abondent.
De 1740 à 1770: introduction de la polychromie à 72 grand feu. Les décors de fines guirlandes, de médaillons sont souvent ornés de scènes mythologiques.
De 1770 aux années 1780: la maîtrise de la cuisson à "petit feu" correspond à l'apparition d'une nouvelle gamme de couleurs et de décors caractérisés par une production à dominante rouge carmin et verte. Décors à fleurs, vanneries, chinois, montgolfières.
Des années 1780 à 1874 : longue période de déclin. Parmi les causes, on peut noter le développement du réseau routier, l'épuisement des matières premières et la concurrence anglaise qui facilitent l'importation de la production étrangère, mais surtout la mode est à la porcelaine.
La commercialisation des faïences de Moustiers s'est faite jusqu'au XIXe s. à dos de mulets ou en charrettes sur les bons chemins jusqu'à la Durance où les colis étaient chargés sur des radeaux pour être acheminés par voie d'eau vers Beaucaire et Marseille.
Au XIXe s. seules les faïences blanches sont encore fabriquées. En 1874 s'éteint le dernier four.
Après un demi-siècle d'éclipse, la faïence va renaître grâce au défi lancé par Marcel Provence qui rallume un four et relance la production.
Aujourd'hui une douzaine d'ateliers rendent prestige et aisance à Moustiers.

Circuit 12 : Moustiers-Sainte-Marie

Départ de Moustiers-Sainte-Marie, boucle de 91.5km difficile, passant par Aiguines, Trigance, Point Sublime, La Palud-sur-Verdon, et retour Moustiers.
  • Aiguines : l'habitat linéaire de composition harmonieuse se dresse sur un replat de la montagne. Château : délicieuse gentilhommière du XVIIe s. (privé). Accès par un portail en plein cintre. Quatre tourelles coiffées de toits en poivrières aux tuiles couvertes d'un vernis polychrome, provenant des fours de faïenciers mousterains. Eglise signalée en 1084 : clocher roman à baies. L'édifice actuel remonte aux XVIIe-XVIIIe s.
  • Au village : Tour de l'horloge du XIXe s. Le musée des Tourneurs célèbre avec bonheur une activité artisanale qui fit la réputation d'Aiguines au XIXe s. et au début du XXe s.: la fabrication d'objets tournés en bois et surtout de boules de buis cloutées, première génération de la boule de pétanque.
  • Chapelle Saint-Pierre-aux-Liens, agrippée au roc, de style roman. Table d'orientation et panorama sur le lac. Aiguines fut la deuxième commune de France pour son étendue. Mais 7500 ha ont été absorbés par le camp militaire de Canjuers et 150 ha par le lac.
Une forte dénivelée conduit au col d'Illoire, qui contrôle le Cirque de Vaumale, porte du canyon. Plusieurs virages en épingles à cheveux livrent une vue spectaculaire sur le Verdon profondément encaissé avant de se jeter dans le Lac de Sainte-Croix. La route aérienne offre d'emblée la beauté grandiose du site. Elle longe l'extrême bord de la falaise.
A proximité du restaurant des Cavaliers repose un médaillon de Xavier Bagarry, promoteur des travaux d'aménagement de la rive gauche du Verdon et un monument à la mémoire des explorateurs des gorges. La route franchit les deux tunnels du Fayet percés à 500 m au-dessus du lit du Verdon. Depuis les aires aménagées : point de vue sur la rivière qui décrit un coude à l'Etroit des Cavaliers.
  • Pont de l'Artuby : ouvrage en béton armé construit en 1947.
  • Balcon de la Mescla qui signifie «mêlée des eaux»: point de vue vertigineux sur le précipice à la confluence du Verdon et de l'Artuby.    

La cuisine    

Traditionnellement chaque terroir, chaque vallée possède des habitudes culinaires qui sont largement déterminées par sa situation géographique et ses conditions climatiques.
Les Provençaux, jusqu'à l'avènement du réfrigérateur, se nourrissaient essentiellement de soupes maigres ou riches qui constituaient la base de l'alimentation et qui étaient accommodées selon les saisons, les moyens, les besoins et les évènements.
Aujourd'hui le terroir de Haute-Provence fournit des produits de qualité. Chaque saison offre un ravissement pour la bouche : huile d'olive, tapenade. vin, miel, nougat, amandes et fruits gorgés de soleil. Localement on trouve des spécialités à déguster ou à accommoder dans un menu savoureux : truffes, truites, gibier, pâtés, charcuterie de montagne, fromages de chèvres, ravioles à Fours ou à Bayasse et tomme de vache du Verdon.
  • Trigance : vieux village aux toitures emmêlées autour d'un bec rocheux qui s'accorde subtilement avec la silhouette du château.
  • A l'entrée du village : chapelle Saint-Roch. Comme de nombreux édifices dédiés à ce Saint, elle fut bâtie après la peste de 1630. Porche à grand développement. Château : tours rondes du XVIe s., salles voutées (reconverti en hostellerie). Eglise du XIIe s. partiellement restaurée au XIV e s. et agrandie au XVIIe s. Mobilier intéressant : rétable du Rosaire du XVIIe s. (M.H.) et autel.
Un pont en dos-d'âne à trois arches enjambe le Jabron. La route se fraye un passage au fond des gorges puis s'élève fortement jusqu'au Point Sublime (belvédère).
  • Rougon : petit village perché en nid d'aigle. Ruines du château-fort sur le piton rocheux. En contre-bas, chapelle à grand porche. L'architecture villageoise sobre mais homogène est à l'image du terroir ingrat, de la terre maigre. La lavande, les amandiers et les vergers ne sont plus aujourd'hui cultivés. L'élevage demeure l'activité principale. Belle vue en enfilade sur le couloir Samson.
  • La Palud-sur-Verdon : s'étend sur un bassin suspendu au flanc des Gorges du Verdon.
Noyau ancien groupé autour du château : bâtiment de belles proportions des XVe-XVIIe s., fenêtres à meneaux sur l'aile nord. Portail sud à entablement surmontant 2 pilastres. En cours de restauration, il abritera un centre d'initiation à l'environnement et un musée de la poterie utilitaire mettant en valeur une activité traditionnelle. Eglise reconstruite en 1870 contre le clocher du Xle s. (M.H.), ouvrage en tuf que la patine colore de nuances chatoyantes allant de l'ocre au brun terreux sous les rayons du soleil.
Rougon et La Palud marquent les extrémités du célèbre sentier Martel (itinéraire pédestre dans les gorges).

Circuit 13 : Castellane

Au départ de Castellane, boucle de 41.5km, facile, passant par Pont-de-Soleil, Jabron, le Bourguet, Saint-Thyrse-de-Robion et retour Castellane.
Ce circuit traverse peu de villages mais offre une mosaïque de paysages sauvages : gorges profondes sculptées par les rivières, sous-bois parfumés par les pins et les bouquets de thym, plateaux tapissés de touffes de buis. La route se faufile dans l'étroite vallée du Jabron.
  • Trigance : mérite un détour.
  • Jabron : hameau plaqué contre le rocher en aval d'un défilé creusé par la rivière. Eglise plusieurs fois déplacée. Elevée à son emplacement actuel au début du XIXe s. 77  Pigeonnier sous le pignon d'une maison, attesté par un encadrement de carreaux vernissés.
  • Le Bourguet : fondé au XVIe s. dans un site chaotique de buttes trapues, par les habitants délogés de leur village primitif, détruit par un incendie. Eglise du XVIIIe s. Le château du XVIIIe s. porte aujourd'hui l'enseigne d'une auberge. A la sortie du Bourguet : chapelle Saint-Anne: (M.H.). Ouvrage d'art roman en bel appareil de pierre. Sa construction est attribuée aux Templiers. Elle jouxte le cimetière.
  • Chapelle Sainte-Thyrse : (M.H.) en bordure de l'ancienne route de Castellane à Comps. Sanctuaire rural du XIIe s. de plan très simple à nef unique prolongée d'une abside semi-circulaire. L'édifice cache un décor intérieur composé de petites arcatures aveugles d'inspiration lombarde. Parement de pierre taillée en petit appareil. Clocher en moellons grossièrement équarris. Les baies du niveau supérieur semblent être des modifications du XVIIIe s. Le cimetière confirme que Sainte-Thyrse a servi d'église paroissiale.
Une route étroite, amorce une descente raide avec des lacets très serrés et s'engouffre dans une fractu-re de la roche. La route, ancien chemin muletier taillé dans le roc ou stabilisé par un empierrement, illustre la ténacité des anciens.

Circuit 14 : Comps-sur-Artuby

Au départ de Comps-sur-Artuby, boucle de 40km, facile, passant par Jabron, Brenon, Châteauvieux, la Martre, Col de Clavel, la Bastide, Bargeme, et retour à Comps.
  • Comps-sur-Artuby : commande un panorama étendu sur les gorges du Verdon et de l'Artuby.
  • Région sauvage de hauts plateaux spécialisés dans l'élevage ovin. Autrefois carrefour des itinéraires de transhumance. Eglise Saint-André (M.1-1.) : ouvrage robuste du Xe s, à nef unique de 2 travées, voutée d'ogives. Clocher-tour percé de baies en plein cintre à l'étage supérieur. Edifice élevé par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (clefs à la mairie). Chapelle Saint-Jean : construction du Xe s.
Le long de la route : nombreux spécimens de maisons de la deuxième moitié du XVIIIe s. et du XIXe s.
  • Brenon : quelques maisons s'adossent à un brec rocheux. Vestiges du château : le corps de logis semble dater de la fin du XVIe s. ou du début du XVIIe s. Eglise du XVIIe s.
  • Châteauvieux : deux groupes de maisons s'étagent sur le coteau. On trouve le vieux village au sommet et l'extension du XVIIe s. au pied du site perché. Eglise : modeste sanctuaire qui porte sur le porche une croix de Malte datée de 1615. Quelques maisons du XVIIe s. dont l'hôtel de ville. Au bas du village : bastide sobre d'un châtelain du XVIIIe s.
  • La Martre : dans un décor montagneux, ce petit village au terroir bien exposé, se consacre à la production de primeurs (choux, salades) pour les marchés des villes côtières des Alpes-Maritimes. Eglise du XVIIe s.
  • La Bastide : village collé au flanc de la montagne de Lichens, point culminant du Var à 1715 m. Au-dessus de la route, dans le noyau historique : une église du XVIIe s. a fait l'objet de travaux en 1859. Le château, bâtisse quadrangulaire du XVIe s., très transformée, héberge la mairie.
  • Bargème : ensemble médiéval perché, vaisseau fantôme ayant appartenu à la dynastie des Pontevès. Château du XIIIe s. de belle allure : quadrilatère flanqué de tours rondes élancées, dominées par un donjon. Le reste de la construction est ruiné. Le château fut mutilé au cours des guerres de Religions (XVIe s.). Dans ce désordre d'étages éventrés, de murs écroulés, on voit encore les dalles calcaires qui recouvraient le sol, et le départ des voûtes de la chapelle. Il subsiste deux portes d'enceinte. Église : édifice d'origine romane, en bel appareil de pierre de taille. Mobilier du XVIIe s., autel et rétable à 3 panneaux en bois.
  • A l'ouest du village : chapelle Notre-Dame des Sept-Douleurs, achevée en 1608. Sanctuaire expiatoire élevé par les habitants pour se racheter du meurtre d'un seigneur des Pontevès. Passage plafonné à côté de la mairie. Le village, abandonné au lendemain de la deuxième guerre mondiale, et le château font l'objet de travaux et retrouvent vie.
Hameau de la Souche : pont à arches sur l'Artuby, avec deux becs imposants. Dit «pont romain», il s'agit vraisemblablement d'un ouvrage tardif du XVIIIe s.

Circuit 15 : Castellane

Au départ de Castellane, boucle de 26km, facile, passant par Chaudanne, Demandolx, Lac de Castillon et retour Castellane.
  • Castellane : centre touristique ramassé au pied d'un gigantesque piton calcaire. Etape sur la Route Napoléon au cœur des pays du Verdon. Notre-Dame du Roc : édifice consacré en 1700. Accès possible par 2 chemins ; celui qui part à gauche de l'église est bordé d'oratoires. Vestiges médiévaux : pans de murs, ruines de «Petra Castellena» des XIe-XIIe s., site primitif du village.
  • Beffroi pentagonal du XIVe s. à éperon et mâchicoulis. Porte des Pétardiers : plafond aux poutres apparentes.
  • Porte de l'Horloge (M.H.) : arc brisé à l'extérieur et de plein cintre à l'intérieur. Equipée d'un campanile. Eglise Saint-Victor (M.H.) : d'origine romane, le bâtiment trapu en calcaire blanc jouxte un gros clocher carré à trois étages datant de 1445.
  • Édifice en partie bâti avec des pierres prélevées sur les murs d'enceinte de l'ancienne ville, appareil en bossage au premier étage, vantaux en bois. Bas-côtés nord du XVe s. Tracé concentrique de l'époque médiévale encore visible. Venelles (passages étroits). Fontaine «aux lions». A gauche de l'ancien Hôtel de Ville : ancien couvent des Visitandines (hospice de 1789 à 1940).
  • Église paroissiale actuelle construite entre 1869 et 1873. Pont du Roc du XVe s. en dos-d'âne sur le Verdon.

Lac de Chaudanne    

Barrage de type voûte obstruant le goulot d'étranglement de la vallée du Verdon. Site repéré dès 1919. Premiers travaux réalisés au titre des réparations en nature de la première guerre mondiale par une société allemande qui quitte le chantier inachevé en 1932. La construction reprend après la deuxième guerre mondiale et s'achève en 1948. La retenue permet une production annuelle de 67 millions de kWh. Paysage d'ambiance nordique.
  • Demandolx : village cramponné sur les pentes pelées de la barre du Crémon. Architecture villageoise sobre à l'image de son terroir. Ville : emplacement originel de Demandolx, abandonné à la suite des massacres et de l'incendie des lieux par les troupes Huguenotes (1560).
  • Ruines du château et du village fortifié, suspendues à un rocher. Véritable vigie naturelle embrassant un panorama grandiose limité par des chaînes montagneuses à la tectonique tourmentée surplombant les lacs de Chaudanne et de Castillon au vert profond.
  • Œuf de Demandolx : formation géo-morphologique caractéristique. Eglise Notre-Dame-aux-Conches des XIIe-XIVe s.

La Route Napoléon    

Napoléon de retour de l'île d'Elbe, décidé à reprendre le gouvernement qu'il avait abdiqué en 1814, débarque sur le continent à Golfe Juan le 1er mars 1815 avec 1100 hommes. Pour rejoindre le Dauphiné qui lui est favorable et monter une armée, il choisit d'éviter les grandes villes et les garnisons du sud car la Provence lui est hostile.
Il passe à Cannes et traverse le plateau de Roque vignon avant d'attaquer la montée vers Castellane. L'état pitoyable des chemins muletiers l'oblige à abandonner le matériel lourd : canons, charrettes. L'empereur fait escale à Castellane le 3 mars. Après avoir traversé Digne, Sisteron et Gap sans encombre, Napoléon entre à Grenoble six jours après son débarquement et arrive aux Tuileries le 20 mars.
Les habitants des Hautes-Alpes lui ayant réservé un accueil chaleureux, il s'en souvint dans son exil à Sainte-Hélène et légua 50 000 francs au département qui fit construire des refuges.
Des panneaux portant l'aigle impérial et un "N" couronné, placés à l'entrée des localités rappellent le passage de l'expédition.

Circuit 16 : Saint-André-les-Alpes

Au départ de Saint-André-les-Alpes, boucle de 68km, moyenne, passant par la Colle-Saint-Michel, le Fugeret, Annot, Vergons, Saint-Julien-du-Verdon, et retour Saint-André.
  • Saint-André-les-Alpes : bourg situé dans un cirque de montagnes au confluent de l'Issole et du Verdon.
  • Église Saint-André relevée au XIXe s. de style classique, portail à fronton triangulaire. Sur la place, ancien château : maison seigneuriale devenue hôtel au XIXe s.
  • La Colle Saint-Michel : le col sépare les vallées du Verdon et de la Vaïre. Eglise Saint-Michel du XVIIIe s.
  • Peyrescq : son ombre est immuable depuis le XVIIIe s. Eglise du XIVe s. totalement restaurée dans la veine originelle.
  • Méailles : perché sur une barre surplombant la vallée de la Vaïre.
Descente à travers les châtaigneraies jusqu'au Fugeret. Ces arbres pluriséculaires étaient exploités pour leurs fruits jusqu'au début du siècle.
  • Le Fugeret : blotti à l'adret d'une Glue formée par la Vaïre, dans une conque de verdure.
  • Pont médiéval à dos-d'âne et oratoire dédié à Saint-Joseph (M.H.). Venelles très étroites, linteaux à accolades, fenêtres à encadrements des XVIIe-XVIIIe s. Eglise à nef tardive, pilastres saillants à impostes moulurées, chevet roman.
  • Annot : gros bourg logé au pied d'une falaise dans un site chaotique de blocs de grés.
  • Les grés d'Annot sont des formations de silicates de calcium, identiques à ceux de la région de Fontainebleau. Ces grés ont emprunté le nom du village d'Annot car c'est ici qu'ils ont été identifiés.
  • On observera les façades en grès, matériau local utilisé dans la construction.
  • Aspect médiéval très présent. Découverte à partir de la rue Basse ; à gauche, portail d'enceinte du moyen-âge, passages couverts, encorbellements à colombages. Rue Notre-Dame : maisons à arcades, linteau gravé en lettres gothiques daté de 1484 ; en face : linteau de 1533 portant le pot du cabaretier, plus loin : plaque de l'Hôtel-Dieu de 1656.
  • Église romane : abside en reprise de l'ancien donjon. Nef 89  de trois travées, voûtée en berceau brisé, plus tardive. Bas-côtés nord en grés. Clocher renaissance flanqué des statues des 4 évangélistes.
  • Pont du XIVe s. sur la Vaïre à 4 arches avec becs, refuges pour piétons ménagés au droit de chaque pile.
  • Chemin de croix de 14 oratoires en grès sur la piste qui conduit à la chapelle Notre-Dame de Vers-la-Ville.
2 km à la sortie du village à gauche, curieuse croix couverte.
  • Rouaine : minuscule village à l'amont des gorges de Galange.
  • Notre-Dame de Valvert : chapelle romane (XIIe s.) au chœur composé d'une abside flanquée de deux absidioles. Abandonnée au XVIe s., réparée au XVIIe s. et dans le premier tiers du XXe s.(M.H.).
  • Vergons : blotti au pied d'un éperon rocheux au sommet duquel s'élève une chapelle.
  • Église du XVIIe s., portail en arc brisé abritant un tympan en bois. Ruelle pavée.
  • Saint-Julien du Verdon : le village au deux clochers se mire dans les eaux du barrage de Castillon.
  • Fontaine au bassin circulaire en pierre. Eglise à chapelle du XVIIe s., restaurée en 1982. Clocher carré au toit en tuiles polychromes.

Le lac de Castillon    

Les travaux de construction de ce barrage sur le Verdon ont démarrés en 1926, au titre des réparations des dommages de guerre, ont été abandonnés en 1933 et repris de 1942 à 1947.
Le lac artificiel de 500 ha ainsi créé s'étire sur 10 km. La D 955 franchit le barrage en couronne qui atteint une hauteur maximale de 100 m.
Les eaux tranquilles du lac hébergent le Centre d'Etudes et de Recherches pour la Discrétion Acoustique de la Marine Nationale. Deux types d'expérimentations sont menés sur des maquettes à l'échelle, de l'ordre d'une vingtaine de mètres de long, remplies d'instruments de mesure. La première consiste à rendre les sous-marins le plus discret possible, sur le plan acoustique, en améliorant leur insensibilité aux sonars. La seconde vise à constamment perfectionner la sensibilité des appareils de détections des sous-marins.

Le train des Pignes     

Cette chenille intrépide quitte la gare de Nice à 12 m d'altitude, se faufile dans des vallées étroites, longe des ruisseaux, franchit des gorges aux parois verticales, culmine à 1012 m. après la station de Méailles, livre une nature grandiose, permet d'approcher des villages typiques et redescend sur Digne à 594 m.
Véritable tortillard de la Méditerranée aux Alpes du Sud, son histoire est mouvementée.
La pose de cette ligne de chemin de fer de 1892 à 1911 est considérée comme une prouesse technique. Pour s'accommoder d'un milieu naturel ingrat il a fallu construire d'impressionnants ouvrages d'art (ponts, viaducs) et des tunnels dont certains sont munis de portes de protection contre la glace en hiver. L'ouverture de la ligne désenclava les hautes vallées et favorisa la circulation des gens et des marchandises. La Compagnie des Chemins de fer de Provence fait faillite en 1933. L’État remet aussitôt la ligne en service. Aujourd'hui son maintien est à nouveau remis en question.
Deux hypothèses se disputent l'étymologie de l'adjectif attribué à ce train : l'une prétend que sa faible vitesse permettait aux voyageurs de descendre en marche et de faire provision de pignes (pommes de pin), l'autre qu'en raison de la pénurie de charbon durant la guerre, les conducteurs alimentaient la chaudière avec des pignes.
Si l'on ne croise plus de colporteurs dans les wagons le paysage qui défile mérite le voyage.    

Circuit 17 : Saint-André-les-Alpes

Au départ de Saint-André-les-Alpes, boucle de 39km, facile, passant par Château-Garnier, Thorame-Basse, Thorame-Haute, La Mure, et retour Saint-André.
Sur l'Issole à la sortie de Saint-André-les-Alpes on aperçoit quatre arches de l'aqueduc qui enjambe le vallon. Arcades en plein cintre d'appareil de taille reposant sur des piliers aux socles rectangulaires.
  • Château Garnier : statue en bois du XVIe s. sur la façade de l'église. Chapelle Saint-Thomas accolée au cimetière, restaurée au XVIe s., conserve une abside romane en cul de four du XIIIe s. Remarquables fresques du XVIe s. représentant les 4 évangélistes et le christ en majesté. Lac des Sagnes : lac collinaire d'arrosage. Base nautique.
  • Thorame-Basse : commune à l'habitat éclaté en plusieurs hameaux échelonnés sur la rive gauche de l'Issole et possédant leur église. Les habitants au XVIIIe s. et au XIXe s. faisant valoir les difficultés de circulation en hiver avaient obtenu la construction d'un édifice par hameau. Au chef-lieu : église du XVIe s. de style classique. Un rétable monumental des XVIIe-XVIIIe s. occupe tout le chœur (M.H.). Tableau évoquant la destruction de l'église par les Huguenots (XVIe s.). Modeste gentilhommière du XVIIIe s.
  • Thorame-Haute : village agréablement groupé sur un versant au pied de la montagne de Chamatte.
  • Église paroissiale reconstruite au XVIIe s. d'allure gothique. Clocher en pierre doté de clochetons d'angle, caractéristique de l'art alpin. Nef de style classique ajoutée en 1777 en remplacement de celle rasée pendant les guerres de Religions en 1574. Très beau rétable du Rosaire (M.H.) et statue de la Vierge à l'enfant (XVIIe s.).
  • Village à l'architecture traditionnelle de montagne : balcons en bois aux barreaux tournés. Place du lavoir : cadrans solaires aux inscriptions latines. Passages couverts, linteaux sculptés du XVIIIe s. Décors peints au X1Xe s. en façades de maisons. Petit clocher en tuiles écailles au presbytère.
  • Thorame-Haute-gare : gare des Chemins de fer de Provence.
  • Notre-Dame de la Fleur : élevée à l'emplacement d'une chapelle en bois du XVIIe s. maintes fois réduites en cendres. Ouvrage en pierre granitée, issue d'un filon tout proche, bâti à partir de 1936 par le curé Pellissier aidé de quelques ouvriers et de ses fidèles.
  • La Mure : village accroché au-dessus du Verdon. Architecture villageoise de belle unité.
  • Église dotée d'une tour carrée à clocher en tuiles écailles. Façades, portes et linteaux du XVIIIe s.
Scierie à la sortie du village. L'exploitation du bois pour charpente, menuiserie ou chauffage constitue dans le Verdon une activité économique non négligeable.

La transhumance    

En Provence, on nomme ainsi un déplacement de bétail ovin qui utilise saisonnièrement deux zones de pâturages séparées par une région qu'il faut traverser. Il existe deux types de transhumance.
Elles correspondent à une pratique d'élevage et permettent une meilleure utilisation de l'espace.
L'une quitte les basses terres et monte vers les alpages à la Saint Jean pour redescendre avant la première neige, l'autre voit les troupeaux des hautes vallées du Verdon et de l'Ubaye fuir l'hiver rude et aller chercher pâture en Basse-Provence. Les géographes appellent ce mouvement : la transhumance inverse.
Le Mérinos est la race la plus adaptée à la transhumance pour sa rusticité et sa résistance. Il est doté d'une toison épaisse qui lui recouvre les joues et le front. La laine du mérinos est très appréciée.
Les transhumants à pied empruntent des carraïres ou drayes créées pour que la caravane ovine se cantonne sur ces chemins sans saccager les terres riveraines. Les drayes ayant tendance à disparaître, les convois utilisent de plus en plus les routes.

Circuit 18

Au départ de Beauzever, boucle de 135km, difficile, passant par Villars-Colmars, Colmars, Allos, Col d’Allos, Barcelonnette, Bayasse, Col de la Cayolle, Entraunes, Saint-Martin-d’Entraunes, Col des Champs, Colmars et retour Beauzever.
  • Beauvezer : ensemble architectural de facture harmonieuse qui se déploie sur un balcon ensoleillé au-dessus du Verdon. Chapelle du XVIIe s., rétable de Saint-Joseph du XVIIIe s. en bois doré et toile aux anges musiciens de 1656. Elle est séparée de l'église du XIXe s. par une tour au toit habillé de bardeaux de mélèze. Ruelles étroites jalonnées de hautes façades qui conservent la trace de leur fonction agricole passée : poulies et fenils. Frises peintes sous génoises au XIXe s. dans la rue principale et sur la place du village. Maison de pays : musée, expositions et information touristique.
  • Villars-Colmars : s'élève sur une dorsale de la montagne de Chalufy. Chapelle Saint-Blaise des XVIIe- XVIIIe s., agrandie dans la première moitié du XIXe s., renferme un rétable du XVIIe s. Sur la mairie : cadran solaire de 1699. Maisons aux balcons de bois, ruelles pentues et étroites où des fontaines et des lavoirs en pierre sont logés dans de minuscules délaissés.
  • Colmars-les-Alpes : situé à 1250 m. d'altitude sur la route du col d'Allos, place-forte pour la défense de la frontière franco-savoyarde jusqu'en 1713. Bourg ceint de murailles, ruelles encadrées de hautes façades, toits couverts de bardeaux de mélèze selon le mode traditionnel de la haute vallée du Verdon. Un premier système défensif remontait à François 1er. Niquet, chef des travaux de Vauban commanda la construction des forts (Fort de France et Fort de Savoie), bâtis sur des verrous glaciaires. Les belles tours à bastions, aujourd'hui équipées de toits d'essendoles sont reliées par le chemin de ronde.
  • Le fort de Savoie communiquait avec la ville par un passage couvert, appelé caponnière (acapon» signifie couard). Eglise relevée au XVIIe s., après l'incendie qui détruisit la quasi-totalité de la ville en 1672. Retable du Rosaire intéressant.
lac d'Allos : Ce miroir d'eau encerclé de tours rocheuses, au cœur du Parc National du Mercantour, est le plus grand lac d'altitude d'Europe (2250 m). Accès à pied en 30 minutes depuis le parking.
  • Allos : Dans un site résolument alpin, le village a su préserver son architecture typique de haute montagne.
  • Toits à fortes pentes et grands débords, fenêtres fenières où somnole le palan qui servait à hisser les ballots de foin, longs balcons courant sur la façade utilisés accessoirement comme séchoirs. Clocher à toit de bardeaux élevé sur une tour de rempart. Église Saint Sébastien du XVIIe s., fresques du XIXe s. A l'entrée d'Allos : église Notre-Dame de Valvert (M.H.) du XIIe s. D'une grande sobriété, cet édifice est un joyau de l'art roman alpin d'influence lombarde. Abside en cul-de-four soulignée à l'extérieur d'un cordon de bandeau lombard. Nef de trois travées en berceau brisé. Portail à chapiteaux sculptés de figurines stylisées. Couverture en bardeaux.
  • La Foux d'Allos : Au vieux village, église du XVIIe s. abritant un ex-voto en cuir et un cadran solaire de 1757. Grande station de ski des Alpes du Sud.
  • Col d'Allos (2240 m) : rendu célèbre par le Tour de France cycliste. La route a été ouverte à la fin du siècle dernier. Sous le col : refuge, autrefois relais de diligences. Table d'orientation. Panorama sur la vallée de l'Ubaye et le massif du Chambeyron, qui culmine à 3389 m.
  • Les Agneliers : le refuge est, avec la chapelle, le dernier témoignage du village où vivait jusqu'en 1924 une quinzaine de familles.
La route reprend ensuite son allure de corniche creusée dans le roc et domine un précipice jusqu'au virage de la Malune où se trouve une ancienne mine de plomb argentifère.
  • Uvernet-Fours : la commune est composée de hameaux étagés sur les versants. Eglise du XVIIe s. Les gorges encaissées de la Corbière ouvrent sur le monde longtemps clos du Bachelard, plus connu sous le nom de Vallon de Fours. En effet, la route qui remplace un chemin muletier, n'atteignit Fours qu'en 1903, Bayasse en 1914 et le col de la Cayolle en 1920.
  • Fours : hameau réputé pour sa spécialité culinaire : les ravioles. Eglise du XVIIe s. flanquée d'un clocher-tour et couverte en partie de bardeaux de mélèze. Chapelle latérale décorée de peintures du XVIIIe s. et chaire polygonale du XVIIe s. Maisons blocs en flysch, pierre de construction locale. Pignons et mantelage en pin et mélèze. Quelques balcons étroits, qui abritaient autrefois les ruches.
De très beaux ouvrages d'art suspendus franchissent les cascades du Bachelard. 1 km en aval du col : refuge du Parc National du Mercantour qui jouait autrefois le même rôle que celui du col d'Allos.
  • Col de la Cayolle (2327 m) : Porte septentrionale des Alpes-Maritimes.
La route s'engouffre dans la haute vallée du Var, d’une fraicheur inattendue à deux heures de la Méditerranée.
  • Esteng : hameau logé sur un verrou glaciaire dans un jardin naturel. Sources du Var. Maisons de pierre recouvertes de bardeaux de mélèze.
  • Entraunes : établi dans un resserrement de la vallée à l'abri des crues et des divagations du torrent impétueux. Eglise de la Nativité : peintures du XVIIe s., dont le Festin chez Simon de J. André inspiré de Rubens.
  • Saint Martin d'Entraunes : village situé sur une butte. Eglise à portail roman du Mlle s. Rétable de François Bréa.
Au carrefour vers le col des Champs : belle maisonnette au badigeon en trompe l'œil avec frises et bos-sages.
  • Col des Champs (2091 m) : Autrefois frontière entre le Comté de Nice et celui de Provence, puis entre la France et la Savoie, ce col à la position stratégique fut construit par les armées.

L'architecture traditionnelle de montagne     

En zone alpine, les contraintes climatiques sont essentielles dans les choix d'architecture. Les nuances dans l'emploi des matériaux sont secondaires. L'habitat se caractérise par son groupement en hameaux ou en villages. Son implantation est longuement calculée pour être à l'abri des crues, des avalanches et du vent pour bénéficier de l'ensoleillement maximal et disposer des terres et de l'eau à proximité.
La "maison-bloc" s'adosse à la pente : toutes les fonctions sont regroupées sous un même toit. Celui-ci est très pentu pour évacuer rapidement la neige. La toiture à deux pentes se termine quelquefois par une demi-croupe.
Dans le haut Verdon l'architecture traditionnelle utilise le bardeau de mélèze en couverture et en pignon. En Ubaye on rencontre également des toitures en schiste ardoisier.
Des balcons en bois, utilisés comme séchoirs, courent sur toute la façade sous un grand débordement du toit.
Les parties inférieures des maisons sont en pierres, laissées apparentes car le plâtre était cher et rare. Dans les régions autrefois frontalières (Vallée du Bachelard) les fenêtres possèdent des barreaux défensifs en fer et des carreaux de dimension moyenne (trois par vantail en général).  

Le Parc National du Mercantour    

Il existe des espaces constituant un capital biologique non pas exceptionnel, mais exemplaire... Recélant les patrimoines les plus précieux pour les hommes d'aujourd'hui et de demain, ils ont été mis sous la garde de la nation, sous le vocable de Parcs Nationaux. La faune, la flore et les sites naturels y sont protégés, de même que les paysages marqués par l'activité millénaire des hommes.
Créé en 1979, le Parc National du Mercantour est le dernier né des six parcs nationaux français, qui représentent 0,7% du territoire. Il étend sa zone de protection sur 68 500 hectares dont 22% se situent dans le département des Alpes de Haute-Provence. Entre le col de Larche au nord et son extrémité sud, à 20 km de Nice, les paysages y sont des plus divers, allant de l'oliveraie à 400 m d'altitude jusqu'à la haute montagne à 3143 m au Gélas. Sa situation géographique (haute montagne en bordure de la Méditerranée) lui confère originalité et richesse. La flore du parc comporte 2000 des 4200 espèces connues en France, dont une quarantaine d'espèces spécifiques à cette zone des Alpes.
Les mammifères des Alpes sont bien représentés :
  • chamois
  • bouquetins : une centaine vient en été en France depuis l'Italie. Une opération de réintroduction menée par le parc national a permis l'implantation d'une petite population sur le massif de la Cayolle.
  • mouflons : réintroduits avec succès il y a 20 ans. L'avifaune est remarquable : tétras-lyre, lagopède, perdrix bartavelle, aigle royal, grand-duc, chouette de Tengmalm...
Les insectes du Mercantour revêtent des couleurs plus vives qu'ailleurs. On trouve ici près d'une centaine d'espèces endémiques. Le Mercantour possède enfin le plus riche ensemble de gravures rupestres à l'air libre en Europe : 100 000 de ces dessins datant de l’âge de bronze se trouvent dans le Val des Merveilles et le cirque de Fontanalbe. Conservatoires génétiques ou témoignages de la vie rurale, les parcs nationaux ne vous proposent pas une consommation facile d'animaux, de plantes ou de paysages. Apprendre lentement à voir, à comprendre, à sentir et à contempler, c'est là l'expérience qu'ils mettent d votre disposition.

Saint-Pancrace - Digne
Digne
Vallée de la Bléone - Digne
Digne
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