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De Grasse à Pont-Saint-Esprit par le GR4

Découvrir la Haute Provence

Entre Grasse et Moustiers-Sainte-Marie le GR 4 traverse les Préalpes de Grasse, bordure méridionale des Grandes Alpes. Ce sont de hauts plateaux calcaires ou plans, orientés est-ouest, dont l'altitude dépasse 1 000 m (plan de Caussols). Quelques rivières (le Loup, l'Esteron...) ont découpé transversalement les montagnes, formant ainsi des dues pittoresques et des gorges sauvages dont les plus renommées sont celles du Verdon.
Le GR 4 conduit à l'entrée du Grand Canyon qui, sur 21 km, offre le spectacle d'une gigantesque faille aux parois vertigineuses, site sans rival en Europe. Au sortir des gorges, l'itinéraire aborde le plateau de Valensole ou de Riez, constitué par d'énormes épaisseurs de cailloutis accumulés par la Durance. Le paysage est plus riche, le plateau est couvert de magnifiques lavandins, d'amandiers et de cultures de blé.
Puis le GR° 4 quitte le plateau pour descendre dans la vallée de la Durance et atteindre, sur l'autre rive, la ville de Manosque. De Manosque à Céreste, le GR° parcourt une agréable contrée cultivée et boisée. À Monjustin, le GR° 97 Tour du Luberon emprunte l'itinéraire du GR° 4 jusqu'à Oppedette bien connu pour son canyon, étroite due rocheuse, dont les parois atteignent 120 m de hauteur. Par vallons et plateaux, le GR° atteint Lagarde-d'Apt, hameau qui fait figure de « capitale » sur ces hauts-plateaux plantés de lavande.

Description rapide des GR rencontrés

Après la Croix de la Lavande, le GR° 4 croise le GR° 9 avec lequel il a un court trajet commun jusqu'au pied du Signal de la Peine ; le GR° 9 continue vers Saint-Jean, Monieux et le Ventoux où le GR 4 le croisera de nouveau. Le GR° 4 contourne le signal de la Peine et c'est la descente sur Sault avec pour toile de fond le Ventoux et un immense panorama.
La montée au mont Ventoux par le Jas Forest et la crête offre des horizons, là encore, très étendus ; du sommet, au nord ce sont les monts de la Lance auxquels se rattachent les derniers monts de la Drôme et devant lesquels s'ouvre la vallée de l'Ouvèze ; plus loin, entre la haute vallée de la Drôme et celle de la Durance, le col de Cabre ; les cimes aux gigantesques escarpements du Trièves et du Dévoluy, entre Gap et Grenoble : Obiou, Ferrand, pic de Bure (le GR° 94 parcourt toute cette région) ; puis les Grandes Alpes du Dauphiné : le Pelvoux, le Viso ; la profonde dépression de la Durance entre Gap et Manosque. Au sud-est, les Alpes-Maritimes. Au sud la vue s'étend sur les monts du Vaucluse, Marseille (Notre-Dame de la Garde) et les Alpilles. Plus loin, au-delà de la plaine d'Arles, la mer apparaît, ligne brillante à l'horizon. Au sud-ouest, Montpellier et Nîmes. À l'ouest, les Cévennes et la longue arête du mont Lozère. Enfin au nord-ouest, le long du Rhône, les monts du Vivarais au-dessus desquels se dressent le Mézenc et le Gerbier-de-Jonc.
Le GR° 4 descend par la cabane du Contrat, des Alazard, le plateau du Sueil, la source du Groseau où il y croise le GR° 91 Vercors-Ventoux et atteint Malaucène. Par un agréable parcours entre des collines plus modestes et la Pousterle sur une crête de Saint-Amand, à deux pas des Dentelles de Montmirail, le GR° arrive dans la région vinicole des Côtes du Rhône aux crus réputés et frôle tous ces villages aux noms évocateurs : Suguret, Roaix, Rasteau, Cairanne, Sainte-Cécile-des-Vignes, Lagarde-Péréol... Et c'est Mondragon, la vallée du Rhône, que le GR° 4 franchit à Pont-Saint-Esprit, petite ville où s'arrête cet itinéraire qui nous a conduit, sur 400 km, des Alpes-Maritimes à cette vallée du Rhône.
À Castellane, à l'entrée des Gorges du Verdon, le G° 4 relie le GR° 406 et la Voie Impériale. Cet itinéraire de randonnée thématique unique en France permet d'atteindre Digne-les-Bains en trois jours de marche, sur les traces du cheminement historique emprunté par Napoléon à son retour d'exil de l'île d'Elbe en mars 1815. Au fil des étapes, le randonneur pourra découvrir un patrimoine remarquable niché dans des paysages encore vierges et authentiques des Hautes Vallées de l'Asse et du Verdon.

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Le sentier GR°4

De Grasse à Pont-Saint-Esprit

Attention : Dans les Alpes-Maritimes, sauf dans la bande littorale, des panneaux directionnels numérotés (poteaux-balises) sont implantés sur le terrain (leurs numéros sont reportés sur les cartes IGN au 1 : 25000).
  • De Grasse au plateau de la Malle    1 h 10
A voir :   Sous-préfecture des Alpes-Maritimes. Autour de la capitale mondiale de la parfumerie, l'extension de la ville a malheureusement remplacé les cultures florales. La vieille ville, véritable labyrinthe de ruelles et d'escaliers, n'a guère changé depuis le XVIIIe siècle. Visiter la cathédrale, l'Hôtel de Ville, le musée Fragonard et celui de la parfumerie.
Itinéraire hors GR : On trouvera au départ du GR 4 le balisage blanc et rouge du GR 51 qui permet de gagner, vers l'ouest, Théoule et le massif de l'Esterel et, vers l'est, le GR° 5 à Aspremont (près de Nice) et le GR° 52 à Castellar (près de Menton) et l'Italie.
- Le GR 4 débute à la sortie nord de la ville sur la route Napoléon (540 m), à 6 km environ de la gare (350 m de dénivelée), au-dessus du stade nautique, près du tennis (autobus urbain). Au nord de la route Napoléon, monter par le sentier puis une piste pour rejoindre le « chemin de la Malle «, que l'on emprunte jusqu'au plateau de la Malle (910 m).
  • Du plateau de la Malle au col du Clapier    1 h 15
- Le GR 4 suit une route peu fréquentée, coupée par un raccourci.
- Laisser à gauche le chemin du château de la Malle pour continuer (nord) sur un sentier qui franchit la crête des Ferriers au col du Clapier (1 257 m, balise 126).
  • Du col du Clapier à Caussols (Salut-Lambert)    50 min
- Descendre au plateau de Caussols par un sentier en passant par la balise 123. A la balise 124, continuer en face par la petite route. A la balise 118, suivre à gauche sur 250 m la D 12 jusqu'à la mairie de Caussols (Saint-Lambert, balise 117).
  • De Caussols (Saint-Lambert) à Cipières    2 h 30
- Devant la mairie, traverser la D 12 et monter, par la gauche, au plan du Fanguet.    
- Tourner à droite pour gagner un collet (coté 1 267 m, balise 116). Passer entre une ruine et un puits (souvent à sec) et poursuivre vers un gros cairn (limite des communes de Caussols et de Cipières). Parvenu à ce cairn, tourner à droite (est), rester pratiquement à niveau, longer les installations du CERGA. Traverser une piste (balises 189 et 188) et prendre vers la gauche (nord-est) le sentier descendant le long d'un vallon à sec.
- Descendre à l'aide du sentier dans une combe. Le sentier continue vers le nord-est, franchit une croupe et s'abaisse jusqu'au vallon des Pesses (balise 181). Continuer sur la rive opposée et (balise 160) par une petite route en terre pour arriver à Cipières (780 m, balise 26).
A voir : On passe près d'une arche naturelle ; en contrebas, source dans le rocher, et puits.
  • De Cipières à Gréolières    1 h 30
A voir : Pittoresque petit village dominant la rive droite du Loup.
- À la balise 25, par un bon chemin, descendre jusqu'à la rivière Loup (balise 171) que l'on franchit sur un vieux pont en dos d'âne. Continuer 400 m sur une petite route puis, au pied d'un grand mur, s'engager à gauche dans un sentier en lacets qui coupe deux fois la D 703. Continuer ensuite la montée en lacets, passer devant un portail et entrer dans le village de Gréolières (820 m, balise 27).
  • De Gréolières à la route de Gréolières-les-Neiges    3h
A voir : Pittoresque village de Provence situé au pied de la cime du Cheiron (1 778 m). Voir dans l'église le rétable de Saint-Étienne (école niçoise de la fin du xive siècle).
- De la place Pierre-Merle, se diriger vers l'est, puis peu après le lavoir prendre à gauche (face au bureau de poste) une petite rue. Traverser la déviation du village (balise 30) et, par un bon chemin, passer près des ruines du Vieux-Gréolières. À la balise 193, s'élever à l'ouest par un sentier pour franchir les barres du Cheiron, passer une première crête (balise 194) puis arriver au pas de Coutellade (1 500 m).
- Descendre à la Baisse du Grand-Pré (1 360 m), puis à la route de Gréolières-les-Neiges (1 428 m, balise 195).
- Cet itinéraire traverse le domaine de ski nordique. Pour éviter les conflits d'usage avec les skieurs et préserver la qualité des pistes de ski, un arrêté municipal impose aux randonneurs l'utilisation de la déviation hivernale qui passe entre les domaines de ski alpin et de ski nordique. Un balisage temporaire est mis en place aux premières neiges par le gestionnaire de l'espace nordique (voir tracé en tirets sur la carte).
Hors GR> vers la station de Gréolières-les-Neiges 45 min
- Sommet du Cheiron (1 778 m), accès facile, télésiège.
- Traverser la route, puis suivre à l'est un sentier en contre-haut de la route pour rejoindre la station par les balises 196, 211, 208 et 207 (voir tracé en tirets sur la carte). Attention, l'itinéraire jusqu'à Vegay est très délicat en cas d'enneigement.
  • De la route de Gréolières-les-Neiges Végay    1 h 25
- Traverser la route et monter à » un collet (1 459 m, balise 94). Par un sentier, raide et étroit, à travers bois, descendre vers l'ouest jusqu'à un ravineau où le chemin devient meilleur et suit une combe. Rejoindre le bâtiment de la Compagnie des eaux que l'on voit de loin. Continuer jusqu'aux maisons abandonnées de Végay (875 m, balise 84).
  • De Végay à la balise n°82    1 h
- Suivre alors un chemin jusqu'à la cascade de Végay, d'où l'on descend au chemin de Eigages qui longe l'Estéron (balise 83), puis franchir la Gironde près de son confluent avec l'Esteron (454 m) pour parvenir à la balise 82.
Hors GR > vers Aiglun 30 min  Tourner à droite, traverser l'Esteron et monter par un chemin en lacet jusqu'à la route D 10 pour rejoindre Aiglun (624 m). Depuis Aiglun, possibilité de rejoindre Collongues par le mont Saint-Martin et Sallagrif fon (balisage jaune), puis par le GR° 510 jusqu'à Collongues (environ 5 à 6 h).
  • De la balise n82 à La Clue    1 h25
- Remonter sur l'autre rive par un sentier (ouest) qui atteint la D 10 ; l'emprunter à gauche (ouest) jusqu'au premier lacet (hameau Les Tardons ; balise 95). Prendre le sentier qui monte sur la crête, traverser la D 10 (balise 96) puis se diriger vers la droite pour monter au hameau de La Clue (758 m).
  • De La Clue à la crête de Charamel    1h15
- Le sentier traverse un éboulis, franchit un éperon rocheux et, à travers bois et broussailles, atteint la crête de Charamel (1 155 m).
  • De la crête de Charamel aux Mujouls    1h15

- Descendre par un sentier en lacets ; laisser un sentier à gauche (balise 97) et continuer vers le hameau ruiné d'Adom (ou Abdoun).

- Le chemin s'infléchit vers l'ouest et descend (nord) à l'Esteron (balise 62) que l'on franchit sur une passerelle. Continuer vers le nord en longeant un bosquet et parvenir à un carrefour de cinq chemins (balises 63 et 63 bis).

- Prendre légèrement à gauche (nord-nord-ouest) et, par les hameaux de La Rouel et des Peironas, atteindre Les Mujouls (755 m, balisas 66 et 65).

Le Patrimoine Bâti

Les fermes

On les appelle ici des campagnes ; parfois les grandes sont aussi appelées bastides, et les petites granges. Elles sont admirables, avec tous leurs volumes qui s'étagent, s'attachent et détachent, s'opposent et composent, pour donner un ensemble, un tout, aussi bien fait que ce qu'un artiste rêverait de faire. Il y a la maison, la grange, l'écurie, les étables (avec au-dessus la fenière), les remises, le pigeonnier (souvent confondu avec le reste du bâtiment, au lieu de s'en distinguer comme dans le Pays de Forcalquier), la resserre à outils (devenue depuis peu l'atelier mécanique), la forge, et même parfois le four et le moulin à huile.
Les matériaux sont la belle pierre du pays, liée par un mortier à silex, prélevé simplement dans les sablières des châtaigneraies voisines. Les murs sont souvent sans crépi, et les angles fréquemment arrondis en arc de tour.
Certaines de ces fermes étaient fortifiées : les plus belles sont la Gabelle à Ferrassières, la Bàou et la Molière à Montsalier. La grande tour de la Gabelle, si elle ne voit plus les soldats de Montbrun ou du Baron des Adrets, est très spécifiquement transformée en pigeonnier, et on peut y compter environ I 800 cases à nicher !
Autour de la ferme, il y a les aires (avec les rouleaux en pierre encore sagement rangés contre les murs ou sous un cerisier), les paillers ou feniers, meules de foin coniques dressées autour d'un mât. Un peu plus loin, à l'abri d'un mur en pierres sèches à alvéoles, le rucher, où les ruchers à hausses ont remplacé partout les souches creuses (brus ou brusc) d'autrefois, qu'on recouvrait d'une lauze calcaire ou de quelques tuiles.

Les villages

Ce sont des villages de lumière, faits de maisons claires, aux lignes réduites à l'essentiel, au mortier couleur de pierre, sans tons criards, sans fausse note. Ils seraient tous à protéger des initiatives intempestives qui tendent à les « embellir », et qui les défigurent.
Ils sont parfois tous rassemblés sur une falaise, comme le Vieux-Mont-Salier ou comme Sault, ou sur un piton rocheux, comme Aure, Banon, Simiane : ceux-là étaient fortifiés au Moyen Âge et ont gardé une partie de leurs châteaux, de leurs tours, de leurs remparts. À l'intérieur, surtout à Simiane, on retrouve des hôtels du XVIe, du XVIIe ou du XVIIIe siècle avec leurs portes admirables, leurs escaliers en taille, leurs pièces vastes et sobres...
Les autres villages sont étalés au soleil, pacifiquement dispersés au milieu des terres et des collines : le Revest, le Contadour, les Hautes-Ferrassières, le plan de Montsalier...
Ou comme les admirables hameaux de Dauban et de Chavon, dont l'enchevêtrement fonctionnel est une œuvre d'art continue réalisée par le travail de plusieurs siècles.
  • Des Mujouls à Collongues    15 min
- Sortir par la D 85 (nord) puis, à la balise. 59, s'engager à droite dans le sentier descendant à Collongues (628 m, balise 58).
Il y a la jonction avec le GR° 510
  • De Collongues à Amirat     1 h 15
- Suivre la D 2211a en direction de Briançonnet sur 500 m environ.
- S’engager à droite (nord-ouest, balise 57) sur un chemin traversant un domaine privé (Attention,  ne pas s'écarter du sentier balisé). Peu avant de franchir le ruisseau de Cressonière, à la balise 56, laisser le GR° 510 qui part à l'ouest. Passer sous une ligne électrique à la hauteur de la bergerie du Colombier. Le chemin oblique vers l'ouest et atteint Amirat (850 m, balise 55).
  • D'Amirat à la crête de Chadastier    1h
- Sortir du village par la D 83 (ouest) puis continuer sur un sentier situé en contrebas de cette route jusqu'à un transformateur où l'on traverse la D 83 (balise 51) pour s'engager sur une route qui monte à un collet puis franchit le ravin du Passé.
- Continuer sur le chemin, laisser à droite le sentier du col de Trébuchet (balise 52) et à gauche celui du col du Buis (balise 53). Grimper jusqu'à la crête de Chadastier (1 154 m, balise 48).
  • De la crête de Chadastier au vallon du Castellet 1h
Attention !  II est rappelé aux randonneurs accompagnés de chiens de tenir ceux-ci en laisse dans la traversée des pâturages à brebis. Le passage du GR° a été autorisé par les bergers à cette seule condition.
- Descendre sur le versant nord, d'abord au nord puis à l'ouest. Rejoindre un canal ; le suivre jusqu'au hameau de l'Hubac d'Amirat (eau). Traverser le hameau ; à sa sortie se diriger à droite puis, en direction du nord-est, descendre par une sente à travers prés jusqu'à l'orée de la forêt pour rejoindre un sentier conduisant au vallon du Castellet (820 m).
- A noter que ce vallon marque la limite des départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence.
- Peu après le pont, le GR° prend un chemin agricole bordé de marronniers qui passe entre la ferme-château et un lavoir pour gagner la D 10 dans le hameau de Castellet-Saint-Cassien. Suivre la D 10 sur 200 m en direction de La Rochette et Saint-Pierre. Après un oratoire et un pont, emprunter la route à droite, passer sous une maison et continuer en traversée en remontant la combe pour déboucher à un col (pylône).
- Tourner à gauche en direction d'une ruine sur 20 m, puis virer à droite à nouveau sur 20 m. Quitter alors la piste pour s'engager à gauche dans un ancien chemin le long d'un champ, puis poursuivre sur le flanc gauche d'un vallon. Le chemin rejoint la crête, la suit sur 150 m, puis tourne à gauche en lacet pour continuer à descendre sur l'autre versant. Il s'abaisse ainsi régulièrement sur un peu plus d'l km avant de former quelques lacets ; 20 m après le dernier d'entre eux, virer à gauche jusqu'au fond d'un ravin. Passer sur l'autre rive et déboucher sur de grandes plaques de roches ; les traverser. Descendre dans le fond du ravin et le suivre sur 50 m. Suivre alors le chemin en rive gauche au ras des rochers pour parvenir à une route ; l'emprunter en face. Celle-ci débouche sur la D 911 que l'on suit. Plus loin, s'engager dans un chemin en rive gauche d'un ravin. Passer derrière une maison et rejoindre la D 911 ; l'emprunter en descente jusqu'à Entrevaux (480 m).
  • D'Entrevaux au col de Saint-Jeannet    3h
A voir à Entrevaux : Petite ville située sur la rive gauche du Var, Entrevaux compte aujourd'hui 700 habitants. Jusqu'en 1860, Entrevaux occupa une position stratégique de ville frontière entre la Provence française et les états du roi de Sardaigne. Elle a été fortifiée par Vauban qui, entre 1692 et 1706, a remanié la Citadelle. On peut visiter la vieille ville, particulièrement pittoresque, et l'ancienne cathédrale. Voir également : la maison Fulconis et son cadran solaire qui daterait de 1572 ; les fortifications de la ville comportant trois portes : - la principale, dite du Midi ou Nationale,
  • la porte occidentale, dite de France ou de Guillaumes, empruntée actuellement par un chemin,
  • la porte orientale, dite de Savoie, d'Italie ou de Puget.
- Attention : Le GR° reprend au Plan d'Entrevaux, à 2 km au nord-ouest d'Entrevaux. Il est déconseillé d'emprunter la N 202, très fréquentée. Prendre le train des Pignes de Digne (attention, sa fréquence est limitée) et descendre à l'arrêt facultatif « Plan d'Entrevaux » ( ). Pour ce faire, ne pas oublier de demander au contrôleur de faire arrêter le train à cette station.
Hors GR > Point de passage du GR de Pays GTPA (Grande Traversée des Préalpes). Parcours commun avec le GR° 4 jusqu'à la chapelle Saint-Jean-du-Désert (voir page 139).
- Depuis cet arrêt, passer sous la N 202 ; continuer par la route montant en face. Après un virage à gauche, à un carrefour, poursuivre tout droit ; passer devant une ancienne école.
- Au carrefour suivant, suivre à droite la route qui monte jusqu'à un oratoire ; tourner à gauche.
- Dans un virage sur la droite, s'engager à droite dans un chemin s'élevant régulièrement à flanc de montagne. Après quelques lacets, rejoindre une piste ; la suivre en face.
- Aux premières maisons rencontrées, l'itinéraire vire à gauche dans un chemin, le long d'une murette.
- Passer devant les ruines de La Colle, déboucher dans des prés, puis monter en rive gauche d'un fossé ; le traverser à hauteur d'un bassin. Poursuivre vers la forêt.
- Le chemin passe devant deux oratoires, franchit de nombreuses ravines avant de parvenir, après la dernière, à un chemin d'exploitation. Poursuivre en face et parvenir au col de Saint-Jeannet (1 278 m).
  • Du col de Saint-Jeannet à l'oratoire Saint-Jean    45 min
- Continuer tout droit ; le sentier descend dans la forêt, passe devant une source. Parvenir, 1,5 km plus loin, à un carrefour.
Hors GR > En suivant à droite le GR de Pays GTPA qui se dirige vers Sisteron (balisage jaune-rouge ; voir tracé en tirets sur la carte), on peut rejoindre la chapelle Saint-Jean-du-Désert (1 251 m, abri). Ce prieuré est entretenu par les moines de l'abbaye de Lérins qui y montent le 24 juin et le 29 août pour des pèlerinages.
- Le GR° 4 s'oriente sud-ouest et continue dans la forêt jusqu'à l'oratoire Saint-Jean (1 321 m).
  • De l'oratoire Saint-Jean à Ubraye    1h 15
- Tourner à gauche et descendre par le sentier sur la rive droite du vallon qui mène à la chapelle Notre-Dame-de-la-Rivière (958 m) avant d'atteindre la D 10 ; l'emprunter à droite sur 400 m jusqu'à un pont.
- Immédiatement après celui-ci, s'engager à gauche par un chemin pierreux montant au village d'Ubraye (1 000 m).

Variante de Soleilhas Hors GR

  • D'Ubraye à Soleilhas    3 h 45
A voir : Pour se défendre des agressions extérieures, le village est construit tourné vers la place centrale, les façades extérieures formant une enceinte défensive. L'église romane date de la seconde moitié du mie siècle.
Quitter Ubraye en descendant vers le Riou de la Bernarde et poursuivre plein sud. Passer successivement par l'oratoire de la crête d'Agachon, le hameau de La Sagne, les ruines de Verraillon avant de descendre sur Soleilhas (1 140 m).
  • De Soleilhas à la jonction avec le GR° 4    40 min
À Soleilhas voir la borne milliaire de la fin du IIIe siècle, le château 1630 (façade sud avec moulures, bossages autour des fenêtres à meneaux et des croisées), plusieurs chapelles anciennes.
Se diriger vers le nord-ouest, remonter le Riou qui conduit au col de Saint-Barnabé (oratoire). Bifurquer à droite jusqu'à la jonction avec le GR° 4 (1 330 m).

Retour au GR4

  • D’Ubraye au Touyet    1 h 30
- Le GR 4 emprunte la rue qui contourne l'église ; après le virage et la petite place, s'engager à gauche, à la hauteur d'un oratoire, dans une ruelle qui descend au carrefour de la D 310.
-  Au sud de celui-ci, à la hauteur d'une petite croix, s'engager entre les maisons sur un chemin montant à droite à travers la garrigue.
- Retrouver la D 310 ; la suivre sur 10 m, puis l'abandonner au profit de la sente de raccordement qui a été tracée. Monter à flanc de montagne en surplombant les gorges de la Bernarde.
- Passer une croupe ponctuée d'une petite croix  (vue sur le village du Touyet). Passer en amont d'une roubine et poursuivre en traversée, toujours en contrebas de la route jusqu'au village du Touyet (1 250 m).
  • Du Touyet au col de Vauplane    1 h 45
- À la première maison, prendre à droite le sentier montant devant l'oratoire, puis suivre la route jusqu'à la dernière maison du hameau.
- Prendre alors le chemin qui monte à droite, puis, à gauche, longer la maison en ruine ; on passe devant un oratoire (1 282 m).
- Le chemin facile et agréable serpente en légère montée parmi genêts et lavande le plateau verdoyant de La Palud sur la gauche].
- Environ 1 km après l'oratoire, le GR se sépare, à gauche, du sentier ; il traverse une roubine et descend au torrent de la Bernarde qu'il franchit (1 416 m).
- Remonter dans un terrain d'éboulis par quelques lacets ; le sentier bien marqué grimpe à flanc, passe à proximité d'une cabane et atteint le grand replat herbeux du col de Vauplane (1 650 m).
A voir : Cette vallée herbeuse constitue un stade de neige d'hiver et un excellent pâturage l'été. Au printemps, les fleurs abondent : anémones des Alpes, doronics, renoncules des Alpes, silènes ocymoïdes, tulipes des montagnes. La plupart de ces fleurs sont protégées.
- Suivre alors la route sur 500 m et, dès qu'elle aborde les gorges, prendre à droite le sentier montant sur le talus.
- Descendre vers le torrent que l'on suit jusqu'à la chapelle Saint-Barnabé (1 381 m). Atteindre ensuite une intersection.
> Jonction avec la variante de Soleilhas.
- Prendre à droite, traverser un ancien canal d'irrigation, longer les champs et passer à proximité des bergeries pour atteindre la route D 102 (1 330 m).
  • De la route D 102 au Clot d'Agnon    1 h 30
- S'engager en face sur un sentier très large longeant une ligne électrique, en bordure de la forêt [à voir : vue panoramique sur le village de Demandolx et les deux lacs artificiels de Castillon et de Chaudanne].
- Le sentier passe au pied d'un pylône, puis dans un cirque, au pied du Teillon. Il devient plus étroit à travers un torrent souvent à sec (à voir à 5 minutes du torrent, vue sur un pont d'architecture unique en Europe].
- Le sentier continue jusqu'au Clot d'Agnon (1 280 m).
  • Du Clot d'Agnon La Garde    45 min
Poursuivre et atteindre un pylône.   
Hors GR > Une variante passant par la chapelle Saint-Roch et la cité du Chaudanne (voir tracé en tirets sur la carte) permet de gagner Castellane en 1 h 30.
- Délaisser le chemin forestier descendant directement au fond du vallon et utiliser le chemin qui, traversant l'ubac de Clot d'Agnon, puis l'adret des Gravières, descend jusqu'à La Garde (927 m).
  • De La Garde au stade J.-Saurin    1h
- À La Garde : Emprunter la N 85 en direction de Castellane (ouest) sur environ 500 m.
- Descendre à gauche par le chemin qui aboutit à une petite route : la suivre jusqu'à la N 85 que l'on retrouve à proximité du stade J.-Saurin (730 m).
  • Du stade J.-Saurin à Castellane    15 min
- Le Gr 4 longe la N 85 ; traverser le pont sur le Verdon pour entrer dans Castellane (724 m). > Jonction avec le début du GR° 406 (Voie Impériale).
  • De Castellane à La Colle           30 min
À Castellane à voir :
La chanson du pétard est chantée par tous les habitants de Castellane lors de la fête des Pétardiers qui, chaque 31 janvier, commémore le souvenir de l'héroïne Judith Andrau :
« Une brave Judith
S'armant de son courage
Par sa volonté défie
L'ennemi plein de rage. »
En 1586, la ville de Castellane est assiégée par les troupes calvinistes de Lesdiguières. Judith Andrau sort des remparts et traverse les rangs des assaillants sous prétexte d'embrasser son neveu qui sert pour eux. Elle apprend par les soldats qu'ils comptent attaquer la porte de l'Annonciade et la faire sauter avec des pétards. Judith demande alors à monter la garde à cette porte et, quand les protestants s'approchent, elle verse sur eux un chaudron empli de poix bouillante. Devant une telle résistance, les huguenots levèrent le siège.
- À Castellane, le GR 4 longe la rive droite du Verdon en direction des gorges. Passer la station d'épuration puis tourner à droite pour rejoindre la D 952 ou Route des gorges ; l'emprunter à gauche sur environ 200 m.
- Emprunter à droite une route montant au hameau de La Colle (750 m).
Hors GR > Séparation du Sir 406 (Voie Impériale) qui continue au nord vers Digne-les-Bains.
  • De La Colle au col de la Chapelle Saint-Jean    1 h 30
- Franchir un torrent sur un pont et continuer par la route d'accès au hameau de Villars-Brandis.
- Prendre à gauche le sentier qui suit la voie romaine à flanc de montagne jusqu'au col de la Chapelle Saint-Jean (950 m).
  • Du col de la Chapelle Saint-Jean à Chasteuil    45 min
- En suivant 10 min le sentier à gauche, on peut gagner la chapelle Saint-Jean (voir tracé en tirets sur la carte).
- Poursuivre sur la voie romaine à flanc de montagne ; le GR arrive à Chasteuil (900 m).
  • De Chasteuil à un col           1h
À Chasteull > à voir le pittoresque village perché, dominant la vallée du Verdon, habité actuellement par une communauté de jeunes artisans (poterie, travail de la pierre, du bois, du cuir).
Passer devant l'ancienne école de Chasteuil, au-dessus du château du Comte de Chasteuil. La voie romaine pénètre dans une belle forêt de chênes à laquelle succède une lande de genêts (à voir : on  remarquera au passage des murs datant de l'époque romaine). Sortir de la zone boisée, passer à une source (tarie) située à droite et, 500 m plus loin, atteindre un col (1 200 m).
Hors GR > vers la Route des Gorges 20 min. Entrer dans Chasteuil et prendre la petite route qui descend vers le Verdon (non balisé) (voir tracé en tirets sur la carte).
- Après le col, le sentier longe une doline herbeuse.
- Passer sous deux lignes électriques et descendre sur le village de Rougon (930m).
  • Rougon Auberge du Point Sublime    20 min
- Passer sous le village et, près du lavoir, prendre un raccourci qui permet d'atteindre un carrefour de routes et l'auberge du Point Sublime (787 m).
> Jonction avec le GR° 49 venant de Fréjus.
Hors GR  > vers le belvédère du Point sublime 10 min. Ce belvédère permet d'admirer le couloir Samson et le Verdon qui s'y faufile, 100 m plus bas.
- De l'Auberge du Point Sublime à l’entrée des Gorges du Verdon      30 min
- Le GR 4 emprunte le sentier Blanc-Martel entre le Point Sublime et le Chalet de la Maline.
- Attention > La montée, dans le sens Point-Sublime - La Maline, au pas de l'Issane, est exposée en plein soleil : à ne faire qu'en fin de journée.
- Le GR 4 du Chalet de la Maline à la Palud-sur-Verdon emprunte la route D 23, en raison de ses points de vue remarquables sur 8 km, mais très fréquentée en toutes saisons.

Les gorges du Verdon, passage délicat

Le GR° 4 dans les Gorges du Verdon  fait l'objet d'un arrêté émis en avril 1995 par la commune de La Palud-sur-Verdon. Celui-ci stipule notamment par ses articles 2, 3, 4, 5 et 6 que :
•    Le Sentier Blanc-Martel est réservé aux randonneurs expérimentés bien chaussés et bien équipés. L'accès du sentier est interdit aux enfants de moins de 6 ans, aux chiens et tous autres animaux domestiques ainsi qu'aux bicyclettes et vélos tous terrains.
•    Le cheminement devra se faire obligatoirement sur le sentier balisé. Il est interdit d'utiliser des raccourcis, de jeter des pierres et de cueillir des fleurs ou toute espèce végétale.
•    En raison du passage du sentier par des tunnels obscurs, il est obligatoire d'être muni d'un dispositif d'éclairage personnel.
 
•    Le niveau du Verdon étant variable (lâchers de barrage imprévisibles), il est interdit de traverser le Verdon en dehors des ouvrages existants.
•    L'escalier pour descendre à la Baume aux Pigeons est condamné et son accès est strictement interdit.
Nous vous recommandons également de :
•    N'entreprendre ce parcours que par beau temps.
•    Compter 7 heures de marche pour effectuer le trajet Point Sublime - La Maline (prévoir un ravitaillement conséquent).
•    Privilégier le sens La Maline - Point Sublime pour effectuer ce parcours en randonnée à la journée (6 heures de marche).
•    Se méfier des chutes de pierres, près des falaises, qui peuvent être occasionnées par des pluies orageuses, et éviter les échelles métalliques pendant un orage.
•    Éviter les autres tunnels du site, éboulés en partie ; ils présentent des dangers.
•    Suivre scrupuleusement le chemin tracé dans les éboulis (Estellié, Guègues) car la descente directe dégrade le sentier et rend la montée pénible aux randonneurs effectuant le trajet en sens inverse.
Le sentier Blanc-Martel fera prochainement l'objet de gros travaux de réhabilitation et de sécurisation des équipements. Le sentier sera fermé au public entre les P' septembre et 31 décembre 2011 et 2012. Empruntez alors la variante entre Rougon et La Palud-sur-Verdon. Renseignements : Maison des gorges.

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- Pour éviter le parcours sportif des Gorges du Verdon et pour éviter la route entre Mâlines et la Palud, on pourra utiliser l'itinéraire décrit ci-après (attention> itinéraire non balisé !).
Variante (non balisée) > vers le Palud-sur-Verdon 2h. Prendre sur quelques mètres le sentier conduisant au belvédère du Point Sublime, puis s'engager à droite dans un chemin descendant au ruisseau de Bau qu'on longe ensuite jusqu'à la route D 952. L'emprunter à gauche vers la Palud ; 200 m plus loin, avant un pont, prendre à droite un chemin et, tout de suite après avoir franchi un ruisseau, un sentier sur la gauche longeant une zone boisée dominant le ravin d'Angles. On passe à la ferme de Bourras et près de plusieurs autres fermes et on débouche sur la D 952 qu'on emprunte à droite jusqu'à La Palud-sur-Verdon.
- De l'auberge du Point Sublime, le GR 4 suit la D 952 vers Castellane ; 200 m plus loin, il la quitte pour un sentier descendant à droite jusqu'à la D 234 que l'on prend à droite pour atteindre l'aire de stationnement à l'entrée des Gorges du Verdon (600 m).
  • De l'entrée des Gorges du Verdon au tunnel de Trescaïre    45 min
- Point de départ du « Sentier Blanc-Martel ».
- Attention > Tout au long du sentier, respectez les panneaux de priorité et de mise en garde disposés sur l'itinéraire.
- Le GR° 4 descend à travers des roches et des éboulis et atteint un ruisseau, le Bau (affluent du Verdon), que l'on franchit sur une passerelle.
- Un peu plus loin, monter par un escalier jusqu'à l'entrée du premier tunnel, dit du Baou, dans lequel on pénètre (prévoir une lampe électrique)
A voir : Ce tunnel d'une longueur de 650 m a la forme d'un « S ». Deux fenêtres permettent de voir le « couloir Samson ».
- Attention : Sur la gauche (sens Point Sublime-la Maline), on trouvera une galerie en forte déclivité qui a dû servir à l'évacuation des déblais lors du forage du tunnel et dans laquelle il ne faudrait pas glisser.
- Après le parcours dans le premier tunnel, peu après la sortie de celui-ci, emprunter le deuxième tunnel, dit tunnel de Trescaïre (d'une longueur de 115 m).
  • Du tunnel de Trescaïre au tunnel des Duègnes ou de l'Artuby    1 h 30
- À la sortie du tunnel, continuer sur le chemin horizontal ; traverser un éboulis.
- Délaisser le troisième tunnel, dit de la Baume [à voir : sur l'autre rive du Verdon, on aperçoit les tours d'Encastel marquant la fin du Chaos de Trescaïre].
- La gorge s'élargit ; le sentier continue, tantôt montant, tantôt descendant, sur la Rue de l'eau du Verdon.
- Attention, ne pas emprunter les tunnels que l'on va rencontrer, danger d'éboulement.
- Laisser le quatrième tunnel, dit de l'Escales, puis le cinquième, dit du Clapier, et enfin le sixième, dit du Bah. Arriver ainsi à l'entrée du septième tunnel, dit tunnel des Guègues ou de l'Artuby.

Géographie : le grand Canyon du Verdon

Principal affluent de la Durance, le Verdon prend sa source aux environs du col d'Allos. Durant son parcours de 175 km, il se dirige vers le sud jusqu'aux environs de Castellane puis vers l'ouest pour se jeter dans la Durance.
Dans sa première partie, il est capté au nord de Castellane, où le barrage de Castillon l'a transformé en lac. On remarquera la couleur vert-jade de ce lac, couleur qui se retrouvera sur tout le cours du torrent.
Au sud de Castellane, le Verdon traverse une série de gorges étroites, parmi lesquelles le Grand Canyon.
C'est le savant géologue Édouard-Alfred Martel, guidé par Isidore Blanc, instituteur à Rougon, qui a découvert le Grand Canyon en 1905 lors d'une mission organisée par le ministère de l'Agriculture pour accroître les ressources en eau potable et d'irrigation du département et des villes de Toulon et de Marseille.
Le Grand Canyon commence sous le promontoire du Point Sublime. C'est une étonnante saignée hydrogéologique qui se prolonge pendant 21 km jusqu'au Galetas. Le torrent s'engouffre dans le couloir Samson qui inspira à Isidore Blanc cette légende :
« Vous qui me contemplez là-bas du Point Sublime
Dans l'infernal couloir m'entendez-vous gronder ?
Et voyez-vous l'assaut que je livre au Rocher ?
La lutte est sans merci, car l'enjeu c'est l'Abîme ».
À la sortie du couloir, le Verdon s'élargit dans la région de l'Escales puis se resserre au défilé des Baumes-Fères. Il se dirige vers la Mescla et atteint l'étroit des Cavaliers. Le Verdon débouche au Pré d'lssane avec sa petite plage de sable fin. Peu après on quitte le fond du Canyon par le Pas d'lssane.
La partie la plus saisissante du Grand Canyon commence à l'Estellié. Les parois sont verticales et les gorges parfois rétrécies à l'extrême. Le torrent atteint ensuite le Styx, véritable étranglement, qui ne mesure que deux mètres de large, 8 à 12 m de profondeur et une centaine de mètres de longueur. « Ici, nous touchons à la sorcellerie », s'écria le géologue É.-A. Martel en 1905. À la sortie du Styx, le torrent creuse une baume basse et profonde et atteint le Maugué. Puis, pendant 3 km, les sites se succèdent avec une variété qui n'a d'égale que la sauvagerie. On trouve l'Imbut, qui est le point le plus extravagant de tout le Canyon, le couloir féérique du Baou-Béni, la Voûte d'émeraude, les Ralingues, les sauvages Baous de la quille et enfin le Mouillat. Le torrent s'étale mollement dans le bassin des Salles.
« On a la tête perdue au milieu de tout ce qui épuise l'attention. C'est vingt fois qu'il faudrait parcourir ce Canyon pour oser dire qu'on l'a vu ». Cette affirmation d’É.-A. Martel montre qu'il n'est pas exagéré de dire qu'une oeuvre extraordinaire des eaux, si ce n'est pas la plus extraordinaire en Europe, a été réalisée par le Verdon, entre les départements des Alpes de Haute Provence et du Var.
  • Du tunnel des Guègues ou de l'Artuby à la Brèche Imbert    40 mm
- Attention > Tunnel situé à 50 m au-dessus du sentier (ne pas y pénétrer, dangereux).
- Le GR 4 délaisse ce tunnel et prend un chemin descendant jusqu'à un sentier qu'il suit à droite en légère descente. On arrive au-dessus d'une plage de sable.
- Après un parcours sur un sentier situé au-dessus du Verdon, grimper, à droite, par un sentier en lacets. Passer successivement à la Baume aux Chiens, à la Baume aux Hirondelles (grottes creusées dans la falaise).
- Atteindre le pied d'échelles métalliques (au nombre de 6) que l'on emprunte (8 > ces échelles ne doivent être empruntées que par des randonneurs confirmés) pour monter à la Brèche Imbert.
  • De la Brèche Imbert au sentier de la Mescla    15 min
A voir : Cette brèche permet de franchir l'éperon rocheux de la Mescla. Vue impressionnante sur le cours du Verdon.
- Aller sur la gauche (sud) jusqu'à un endroit d'où l'on voit, à droite, la Mescla et, à gauche, le défilé des Baumes Fères et la Rue de l'eau du Verdon jusqu'au chaos de Trescaire.
- Descendre par un sentier jusqu'au carrefour du sentier de la Mescla.
Hors GR° > vers le site de la Mescla 15 min. Prendre le sentier de gauche (sud-est) balisé en jaune (PR), situé à quelques mètres au-dessus du Verdon. On atteint le site de la Mescla, qui signifie cc mélange des eaux en l'occurrence confluent du Verdon et de l'Artuby, l'un des sites les plus caractéristiques du Canyon du Verdon.
  • Du sentier de la Mescla à la Baume aux Boeufs    25 min
- Le GR 4 continue au pied de la paroi rocheuse (à voir : En se retournant, on aperçoit la muraille de la Mescla). On atteint la Baume aux Bœufs.
  • De la Baume aux Bœufs à l’éboulis des Guègues    15 min
A voir : Vaste grotte où l'on peut bivouaquer (,8 > Camping et feux interdits) et d'où l'on peut descendre jusqu'au Verdon.
- Le GR 4 grimpe en trois lacets à l'éboulis des Guègues.
  • De l'éboulis des Guègues au Pré d'Issane    40 min
A voir : Situé à la sortie du septième tunnel, dit de Guègues ou de l'Artuby
- Attention > Le passage de l'éboulis comporte une main courante et des escaliers.
- Le sentier descend légèrement et c'est l'Étroit des Cavaliers après lequel on débouche dans le Pré d'Issane.
  • Du Pré d'Issane au carrefour de l'Estellié    40 min
A voir : Oasis de verdure où le végétal domine le minéral, chose relativement rare dans le Canyon du Verdon.
- Le GR 4 continue sur le sentier situé à une trentaine de mètres au-dessus du Verdon. A travers bois, il atteint le carrefour de l'Estellié.
  • Du carrefour de l’Estellié au chalet de la Maline   1h
- Le GR 4 tourne à droite et monte dans un bois de chênes jusqu'au pied des escaliers qu'on emprunte pour franchir la barre rocheuse du Pas d'Issane.
- Le sentier grimpe vers le nord pour traverser le ravin du Charençon et oblique vers l'ouest. Atteindre ensuite le chalet de la Maline (900 m).
  • Du chalet de la Maline à La Palud-sur-Verdon   2h
- Le GR 4 emprunte la route D 23 jusqu'à La Palud-sur-Verdon (950 m).
  • De La Palud-sur-Verdon à la source de Barbin     1h30
- Prendre la direction de Châteauneuf-les-Moustiers ; parvenir à un oratoire.
-  S'engager à gauche dans le sentier montant le long du talweg. Les lacets du sentier traversent une piste forestière et suivent une restanque puis grimpent à droite vers la montagne de Barbin qui domine les gorges.
- Atteindre un petit col et la source de Barbin (1 330 m).
  • De la source de Barbin au Jas de Barbin    30 min
- Poursuivre à flanc de montagne.
- Prendre la piste forestière descendant à gauche à travers des pins. Rejoindre un chemin forestier. Dans une clairière se situe une bergerie en ruines, appelée le Jas de Barbin (1 210 m).
  • Du Jas de Barbin au col de Plein Voir     1h.
- Prendre d'abord vers la gauche puis, 300 m plus loin, le chemin de droite. Traverser plus loin la piste venant des gorges de Venarelle pour la retrouver un peu plus bas ; la suivre sur la droite.
- Après avoir traversé un second vallon, atteindre la plaine de Barbin. Continuer ainsi jusqu'au carrefour de pistes suivant.
- S'engager à droite. Un peu plus loin, prendre un chemin d'exploitation forestière partant à droite dans la pinède. Passer ensuite devant les cabanes en ruines du Mout. Peu après, atteindre le col de Plein Voir (1 200 m).

Les faïences de Moustiers

Bois et argile des environs de Moustiers favorisent la fabrication locale de la poterie. C'est un moine qui, selon la tradition, introduisit au XVIe siècle l'usage de l'émail blanc qui, avec le célèbre bleu dit « de Moustiers », fit le renom des faïences de Moustiers. Au siècle suivant, la faïence blanche connut un grand succès, Louis XIV ayant ordonné de sacrifier la vaisselle d'or et d'argent au profit du royaume, afin de venir en aide aux finances très appauvries par les guerres dispendieuses.
Le premier des fours, grâce auxquels l'artisanat se transforma en industrie, fut construit en 1679.
La production devait être dominée au cours du XVIIIe siècle par la famille des Clérissy, aussi habiles commerçants qu'excellents céramistes.
Les différents styles de faïences, qui évoluèrent en même temps qu'évoluaient les techniques de cuisson, se répartissent en cinq périodes :
•    Durant la première période dite du style Tempesta et probablement élaborée par le décorateur François Viry, les décors furent principalement bleus et blancs, représentant des scènes bibliques ou de chasse souvent inspirées par des gravures de l'italien Antonio Tempesta.
•    Au cours de la seconde période, dite du style Berain, l'inspiration vint des Grotesques de l'ornementiste Jean Berain (animaux fantatisques, masques...) et ses disciples. Les pièces sont généralement monochromes, bleues ou blanches.
•    La troisième période, du style d'Olerys (nom du faïencier qui créa le style), dériva de la production espagnole d'Acora et est marquée par l'introduction du décor polychrome au grand bleu (jaune, vert, violet, bleu et glaçure rosée). Les gravures de Jacques Callot inspirèrent les faïenciers (personnages caricaturés, scènes satiriques).
•    La quatrième période, dite de Ferrat, fut caractérisée par des paysages et des fleurs en monochromie, ainsi que des chinoiseries.
•    La cinquième période, dite du style Féraud, fut marquée par une nouvelle décoration polychrome au grand feu de scènes pastorales ou mythologiques, de fleurs traitées de façon naturaliste.
À la fin du XVIIIe siècle, on comptait 12 ateliers et l'animation était grande à Moustiers, mais la faïencerie devait tomber en décadence à partir de la Révolution et les fours s'éteignirent les uns après les autres. Ils se rallumèrent vers 1925 et depuis, grâce aux décorateurs et artisans, la faïence de Moustiers est de nouveau fort appréciée et les collectionneurs recherchent les pièces anciennes.
Un musée, installé à la mairie, retrace l'histoire de la faïence.

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  • Du col de Plein Voir au col de l’âne    30 min
A voir : Point de vue sur le Lac de Sainte-Croix, la montagne de Lure et, dans le lointain, le Luberon, le massif de la Sainte-Victoire et le mont Ventoux.
-  Laisser un chemin à droite et à gauche et continuer sur la crête jusqu'au col de l'Âne (1 095 m).
  • Du col de l'Âne à la Route des gorges    1 h 30
- Après le col, le GR 4 suit toujours la crête. Passer au signal de l'Ourbès (1 216 m) puis descendre dans les barres rocheuses, au-dessus de la ferme de Beylière. Ateindre la Route des gorges (570 m).
- De la Route des gorges à un carrefour    1h
- Quelques raccourcis permettent alors d'arriver au croisement des routes d'Aiguines, de Castellane et de Moustiers-Sainte-Marie.
- Suivre la route de Moustiers-Sainte-Marie jusqu'à la chapelle Saint-Pierre ; parcourir 200 m encore sur la route.
- Emprunter à gauche un chemin sud-ouest ; 200 m plus loin, tourner à droite et 500 m plus loin encore parvenir à un carrefour.
A voir : Fondée au Ve siècle par des moines, Moustiers-Sainte-Marie connaît une grande renommée aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à ses faïences. Selon la tradition, un religieux, venu de Faênza (Italie), aurait appris à un potier de la ville le secret du bel émail blanc laiteux qui devait assurer avec le bleu dit « de Moustiers » la réputation des faïences locales.
À voir : musée de la Faïence, ateliers de faïence, église XIIe siècle à clocher lombard, remparts.
  • Du carrefour au plateau    1 h
-  Tourner à gauche vers le sud-ouest. Par un chemin de terre, traverser le ravin des Graves (537 m) et remonter sur le versant opposé par un chemin forestier en lacets. On arrive ainsi sur le plateau (768 m).
  • Du plateau à Roumoules    2 h 15 ■=1
- Tourner à gauche et suivre la route de Moustiers-Sainte-Marie à Sainte-Croix-de-Verdon sur 50 m. Prendre ensuite sur la gauche une petite route qui se transforme rapidement en chemin de terre.
- On longe sur 2 km environ la lisière d'une forêt couvrant les pentes jusqu'au lac de Sainte-Croix situé en contrebas (à voir : lac artificiel créé en 1973, suite à la construction du barrage de Sainte-Croix).
- Lorsque le chemin quitte la lisière de la forêt, le GR tourne à droite (ouest). Environ 400 m plus loin, atteindre une route ; l'emprunter à droite sur 100 m environ, puis tourner à gauche sur un chemin goudronné pour contourner un hangar par le nord.
- On passe sous deux lignes électriques. Le Glie 4 continue sur la route qui parcourt la plaine des Bessons aux vastes cultures de céréales et de lavande.
- Laisser à gauche la ferme de Roubion ; après 2 km environ vers l'ouest (Attention > balisage peu fréquent par manque de support). Atteindre un carrefour (677 m).
- Tourner à gauche (sud-est) et 500 m plus loin à droite (ouest) sur un chemin empierré passant en crête et descendant à Roumoules (580 m).
  • De Roumoules à Riez    1 h 30
- Traverser le village sur toute sa longueur, couper la N 952, emprunter la route de Puismoisson, franchir le Colostre.
- Tourner à gauche sur un chemin de terre montant sur le plateau. Au premier carrefour, prendre à gauche un chemin traversant la plaine de Sainte-Maxime au milieu des cultures de lavande.
- On se dirige vers la chapelle Sainte-Maxime située sur une colline dominant la vallée du Colostre. Descendre à Riez (528 m).
  • De Riez au château de Pontfrac      1h
A voir : Ville ancienne : colonnes romaines (vestiges d'un temple dédié à Apollon), baptistère vie, fortifications mue et XIVe siècles, chapelle Sainte-Maxime XVIIe siècle.
- Quitter Riez par le chemin des Colonnes. Continuer tout droit jusqu'à la D 952 que l'on suit sur 1 km. S'engager à droite sur un chemin qui traverse la vallée et débouche sur la D 6. La suivre à droite.
- Poursuivre sur une route qui continue tout droit ; 400 m plus loin, on atteint le château de Pontfrac.
  • Du château de Pontfrac à la route D 15       1 h 30
-  Continuer sur la route en terre sur 1,5 km environ.
-  S'engager à droite dans un sentier pierreux montant assez raide vers le plateau. Suivre sur la gauche, hors sentier, sa bordure boisée.
- A la hauteur du Jas du Truy, traverser entre des champs cultivés pour atteindre celui-ci. Continuer par un chemin de terre.
- Au carrefour, s'engager à gauche sur le chemin qui traverse, pendant environ 2 km, différentes cultures. Le chemin change ensuite souvent de direction et descend jusqu'à la route D 15.
  • De la  route D 15 à Saint Martin-de-Brômes    1 h 30
-  Suivre la D 15 à droite.
-  Emprunter à gauche un chemin de terre coupe-feu. Suivre ainsi la crête de Saint-Pierre, d'abord à travers des terrains cultivés, puis en secteur boisé.
-  Passer sous une ligne électrique et 800 m après, prendre à droite un chemin qui, un peu plus loin, contourne un terrain planté de jeunes oliviers.
- On entre alors en sous-bois avant de redescendre sur le village de Saint-Martin-de-Brômes (370 m).
  • De Saint-Martin de Brômes à Gréoux les Bains    2h
A voir : > église romane ; tour des Templiers du nie siècle ; maisons des XIVe, XVe et XVIe siècles ; musée gallo-romain.
- Sortir du village vers l'ouest et passer sur un petit pont.
- Abandonner la route dans un virage à gauche pour continuer, tout droit, sur un chemin empierré s'élevant rapidement dans les pins vers le plateau. Au débouché, bifurquer alors à droite.
- Tourner à gauche le GR° traverse d'anciens champs de lavande et retrouve la forêt. À l'intérieur de celle-ci, on rencontre trois carrefours.
- Au premier, prendre à gauche. Au second, caractérisé par un très gros pin, tourner à droite. Enfin, au troisième, descendre à gauche (sud-ouest) en direction de Gréoux-les Bains et du Verdon.
- À la lisière ouest du bois, s'engager alors à gauche, plein sud, le long de la lisière, en laissant les ruines de Pujol à main droite.
- On retrouve la D 952 que l'on traverse pour rejoindre la rive droite du Verdon. La longer vers l'aval par la route non revêtue au départ avant de retrouver la chaussée qui conduit à proximité de l'établissement thermal de Gréoux-les-Bains (400 m).

Le pays de la lavande

La Haute-Provence, c'est le pays bleu chanté par Jean Giono. Le bleu y est omniprésent : bleu intense du ciel (« trois cents jours par an » dit le slogan touristique), bleu délicat et transparent de la lumière provençale tellement appréciée des peintres, mais aussi bleu velouté des lavanderaies qui abondent dans toute la région.
La lavande est partout dans ce haut pays, des collines et des plateaux aux premiers sommets alpins. Elle marque le paysage de Haute-Provence de son empreinte colorée et parfumée. Elle en est le symbole universellement reconnu puisque le chef-lieu des Alpes-de-Haute-Provence, la petite ville de Digne-les-Bains, est considérée comme la capitale de la lavande.
Il y a lavande et lavande
Lavanda Vera, Angustifolia Officinalis sont les noms scientifiques que les botanistes donnent à cette plante aromatique ou plutôt à la variété la plus noble, celle qui dégage le parfum le plus délicat, plus connue sous le nom de lavande fine car il existe plusieurs variétés de lavande.
•    lavande fine ou lavande vraie, que nous venons d'évoquer et que le randonneur de cette traversée de la Haute-Provence rencontrera souvent le long de l'itinéraire. C'est la lavande de montagne qui pousse de 600 à I 500 mètres (on peut même la trouver à l'état sauvage jusqu'à près de 2000 mètres !)
•    l'aspic ou grande lavande au port plus élevé et aux feuilles plus larges. Cette espèce est plus sensible au froid et ne supporte pas une altitude supérieure à 600 mètres. Son essence très camphrée n'est pas utilisée en parfumerie.
•    Ces deux variétés s'hybrident naturellement et spontanément à une altitude commune à toutes deux, vers 600 mètres, pour donner le lavandin, reconnaissable à ses touffes très développées en forme de boule.
L'essence de lavandin est moins fine que celle de la lavande vraie mais son rendement est très nettement supérieur (environ trois fois plus).
Seuls la lavande fine et le lavandin sont cultivés en Haute-Provence. On pourrait penser que cette culture est une très vieille tradition provençale. En fait elle ne date que du début du siècle et la culture intensive elle-même n'apparaît qu'après la première guerre mondiale.
Bien sûr, la lavande sauvage était cueillie depuis longtemps car ses vertus thérapeutiques et ses qualités aromatiques étaient connues et utilisées depuis l'Antiquité. Mais c'est surtout à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que la cueillette de la lavande devient systématique.
À cette époque, l'exode rural qui touche durement la Haute-Provence s'accompagne d'un abandon des terres cultivées, surtout dans les régions d'altitude au climat sec et au sol maigre. Dans ces terrains délaissés, seules les plantes robustes et peu exigeantes peuvent se maintenir. C'est le cas de la lavande qui va recouvrir en quelques décennies les espaces abandonnés.
Toutes ces étendues de lavande sauvage, les badassières, vont être exploitées et la cueillette de la lavande spontanée va se développer avec la vogue de la consommation des parfums et l'essor des parfumeries de Grasse. Très importante jusque vers 1920, puisqu'elle représentait alors la quasi-totalité de la production, la cueillette a pratiquement disparu devant la mise en culture de la lavande et du lavandin.
Aujourd'hui le lavandin est cultivé intensivement à basse altitude et son fort rendement ainsi que les mécanisations des travaux aratoires et des récoltes permettent de produire annuellement près de mille tonnes d'essence.
Quant à la lavande fine, elle est cultivée en montagne et sa production plus modeste de quatre-vingts tonnes d'essence s'attache au label de qualité protégé par l'appellation d'origine contrôlée : huile essentielle de lavande de Haute Provence.

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  • De Gréoux-les Bains au lieu-dit Les Quatre Chemins    2h
A voir : Capitale du thermalisme de Haute-Provence (eaux sulfureuses).
(Pour traverser la ville, il est conseillé de suivre l'itinéraire balisé partant vers le nord, à droite de la gendarmerie ; il conduit au château).
Le château des Templiers : c'est l'acropole de la Cité. Sa lourde masse apparaît quelle que soit la route d'arrivée. Son emplacement fut un poste fortifié romain, et les historiens s'accordent pour trouver son origine et sa création auprès des Templiers.
C'est vers l'an 1120 que l'Ordre vint dans les Alpes de Haute Provence et s'installa à Gréoux. La Seigneurie de bien collectif devint propriété d'Arnaud de Trian dans le royaume de Naples en 1322, pour passer en 1427 à la famille Raymond de Glandeves qui restera à la tête de la Seigneurie jusqu'en 1641, date où Esprit de Clapiers devint le maître des lieux. En 1702, Jérôme d'Audiffret, marquis en titre, seigneur de la localité, céda par ses descendants son siège à Jean-Baptiste d'Albertras en 1782. Le règne de ce dernier fut de courte durée, puisqu'à la Révolution les terres et le château de la Seigneurie de Gréoux furent vendus comme biens nationaux.
- Derrière le château, prendre un chemin caillouteux s'élevant rapidement sur le plateau ; 2 km plus loin, rejoindre la D 82, puis la suivre à gauche sur environ 800 m.
- Emprunter à gauche un sentier en couvert ménageant quelques échappées sur la vallée de la Durance.
- On arrive en vue du mas Devenson ; descendre un tertre planté de thym et prendre un large chemin de terre qui laisse un mas en contrebas sur la droite.
- On descend rapidement sur une route qu'on emprunte à droite ; 20 m plus loin, s'engager à gauche sur un chemin montant au mas du Grand Devenson.
- Après le mas du Grand Devenson, traverser des cultures et descendre sur la route de Manosque qu'on emprunte à gauche : 700 m plus loin, atteindre le lieu-dit Les Quatre Chemins (294 m).    
  • Du lieu-dit Les Quatre Chemins à Manosque   1h30
-  Emprunter la D 907 et traverser la Durance. Rester sur la route sur environ 2 km.
-  A un carrefour, tourner à droite vers les quartiers des Naïsses (gîte). Gagner Manosque en passant sur le canal de Provence.
- Le balisage prend fin, 500 m plus loin, sous la voie ferrée. Continuer sur l'avenue pour entrer dans Manosque (350 m).
  • De Manosque à la chapelle Saint-Pancrace    30 min
A voir : La ville est située au pied de collines couvertes d'oliviers et dominant la plaine d'alluvions de la Durance. Manosque fut un oppidum ligure sur la route d'Hercule. Pour l'origine de son nom, on a proposé manec, « plein de sources », et asq, « rivière ». Dans l'église Saint-Sauveur se trouve la Vierge noire de Manosque, la plus ancienne de France. On vient lui demander la pluie en temps de sécheresse.
- Le balisage du GR 4 reprend au giratoire des Hubacs. Le GR® grimpe par la Montée de Toutes Aures puis par la route à la chapelle Saint-Pancrace (445 m).
A voir : La chapelle Saint-Pancrace ou de Toutes Aures : saint Pancrace est le saint patron que s'est donné Manosque au XIVe siècle ; Toutes Aures vient de la situation de la chapelle exposée à tous les vents. Lieu de pèlerinage et de la fête de la « saucissonade » à Pâques. Vues sur le massif du Luberon, Manosque, la vallée de la Durance et, au loin, par temps clair, l'Ubaye.
  • De la chapelle Saint-Pancrace à Pierrevert    1 h 45
- Le GR 4 continue, vers le sud-ouest, sur un chemin qui fait bientôt place à un sentier descendant sur une crête à travers des chênes kermès et des genêts.
- Il arrive à un carrefour et emprunte la route à droite ; 50 m plus loin, prendre la Montée de la Calade, réservée aux riverains, montant (ouest) au village de Pierrevert (420 m).
  • De Pierrevert à Montfuron    2 h
A voir : Ancien bourg fortifié, chapelle Sainte-Patrie et portail de l'église du XIIIe siècle. Lieu d'artisanat, célèbre dans la région par ses vins de coteaux.
- Traverser le village de Pierrevert et, à la place Saint-Jean, descendre par un sentier passant à proximité de l'ancien moulin ; à un carrefour suivre le chemin goudronné de droite (ouest).
- Par le chemin de la Bucelle, le GR° 4 descend à la route D 6 qu'il emprunte à gauche ; 500 m plus loin, il franchit un ruisseau et coupe un chemin.
- Emprunter à droite la route appelée « chemin de Montfuron. Elle monte à travers des vignobles. Passer devant la chapelle Saint-Elzéar, le cimetière et atteindre le village de Montfuron (670 m).
  • De Montfuron à Montjustin    1h30
- Sortir du village vers le nord ; on passe près d'un ancien moulin récemment restauré (à droite). Arriver à un carrefour, continuer sur le chemin de terre du milieu rejoignant le carrefour des routes D 907 et D 956.
- Emprunter la D 956 vers la Bastide-des-Jourdans (ouest).
- Continuer en face sur un chemin de terre (au loin, on distingue le massif du Luberon). Le chemin se poursuit à flanc de coteaux et longe la réserve naturelle de Marembrème où la flore et la faune sont protégées.
- On arrive ainsi au pied du village de Montjustin (550m).
Hors GR > Jonction avec le GR® 97 ; les deux GR° ont un parcours commun jusqu'à Oppedette où le GR® 97 emprunte le GR® 6.
  • De Montjustin à la chapelle Notre-Dame-de-Pitié de Céreste    1 h
-  Le GR° 4 et le GR° 97 ne montent pas dans le village de Montjustin mais continuent sur un chemin de terre (ouest) vers la Roque Bastide.
-  A l'orée d'un champ de lavandin, abandonner la crête pour descendre jusqu'à une route face à la ferme Tulargue (non portée sur la carte IGN au 1 : 50000). En fin de parcours, le chemin est bordé de chênes séculaires.
-  Emprunter la route à gauche jusqu'à un ponceau sur l'Aiguebelle, le franchir et monter jusqu'à un transformateur, tourner tout de suite à droite sur un chemin de terre rejoignant la N 100, à la hauteur de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié de Céreste. Traverser la route (prudence !).
Hors GR° > vers Céreste 5 min. Prendre sur le côté de la chapelle un chemin (ouest) pour atteindre le village de Céreste. A voir : Céreste, véritable carrefour, fut habité de tous temps ainsi qu'en témoigne son oppidum. Ligures puis Romains en firent un camp et un centre de ravitaillement de premier ordre. La voie domitienne reliant l'Italie à l'Espagne et les nombreux vestiges découverts témoignent de son ancienne importance. Le château en ruine et les maisons du vieux quartier entouré de remparts démontrent que l'activité du village avait subsisté ; il était une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce charmant village a été, il y a quelques années, défiguré par de nouvelles constructions, nécessaires à sa survie. Jonction avec le GR° 653 D.    
  • De Notre-Dame-de-Pitié de Céreste au prieuré de Grand Carluc      1h
-  Laisser la chapelle sur la gauche et continuent en face (nord). Peu après, franchir la petite rivière l'Encrèime sur le pont romain puis suivre à droite une petite route qui longe la Gare.
-  Bifurquer à gauche et traverser l'ancienne voie ferrée Cavaillon-Voix (supprimée en 1939).
-  Emprunter alors le chemin qui file plein nord et débouche sur une petite route ; elle s'oriente au nord puis à l'est pour gagner le prieuré de Grand Carluc.
  • Du prieuré de Grand Carluc à Sainte-Croix-à-Lauze    1 h 30
A voir : L'étymologie de ce nom, kar lieu rocheux, luc bois sacré, situe bien le cadre de cet ancien prieuré en ruine. L'architecture sobre, les galeries funéraires et le murmure du ruisseau en font un endroit de méditation. Sanctuaire païen à l'origine, puis paléochrétien, la nécropole constituée de sarcophages rupestres devait recevoir le corps des martyrs, justifiant la vénération de ces lieux. Aux VIe et VIIe siècles, des moines bénédictins implantèrent un prieuré qui prit les proportions d'une abbaye. Au lx' siècle, celle-ci connut la décadence due à l'insécurité de l'époque. Le XIe siècle vit la renaissance du prieuré Saint-Pierre de Carluc grâce à Archinric, abbé de Montmajour. Au XVIe siècle, nouvelle décadence provoquée par les guerres de religion ; ce fut l'abandon définitif. Actuellement sont visibles la chapelle romane du XIIIe siècle, en partie restaurée, et la nécropole dont la galerie aujourd'hui ouverte abrite des sarcophages taillés dans le roc.
-  Du prieuré de Grand Carluc, le GR° 4 suit à gauche le chemin revêtu, franchit un ponceau et quelques mètres plus loin, tourne à gauche (nord) sur un chemin longeant les bois ; 500 m plus loin, laisser un chemin à droite.
Hors GR > Jonction avec le GR 653 D.
-  Continuer jusqu'à une route.
- Prendre celle-ci à droite ; elle passe au pied ouest de l'ancienne campagne de la Pourraque (qui signifie asphodèle) et à l'est de la colline Reynier (nom d'une ancienne famille de Sainte-Croix-à-Lauze qui vivait encore à la Pourraque avant 1939), puis on arrive à un pont sur le Grand Vallat qu'on franchit.
-  Prendre la route qui monte à droite, laisser une maison à gauche puis prendre alors à gauche un chemin de terre.
- 1 km plus loin, en contrebas sur la droite, on peut voir à côté d'un cerisier centenaire, un pigeonnier de forme carrée qui conserve à l'intérieur quelques boulins.
- Après une montée de 1 km, aboutir à une route que l'on traverse pour gagner, par un chemin montant à gauche, le village de Sainte-Croix-à-Lauze (600 m).
  • De Sainte-Croix-à-Lauze à Oppedette    1 h 30
A voir : Ce village doit son nom aux dalles de calcaire constituant les couvertures des maisons. L'église semble remonter à l'époque romane ; à l'entrée du manoir, grille en fer forgé du XVIIIe siècle.
- Le GR® 4 ne pénètre pas dans le village (pour y accéder, prendre un raidillon sur la droite). Au pied du village, monter à gauche sur un chemin dérivant un lacet le long des ruines d'un mur de soutènement ; peu après, tourner à droite (nord) sur un chemin pierreux, bordé d'une murette de pierres sèches coiffée d'une rangée de pierres droites. Passer entre des champs de lavande et laisser un chemin à gauche ; à un chêne continuer toujours vers le nord. Passer sous une ligne électrique (poteau porteur en bois) et longer un champ de lavandin ; on arrive sur le plateau. Continuer, en direction des bâtiments du domaine de Grand-Blanc. Après un carrefour, descendre sur un chemin de terre ; on passe en contrebas et à l'est du hameau de Grand-Blanc.
A voir : Vues à l'ouest sur les gorges d'Oppedette et les monts du Vaucluse, au sud sur le Grand Luberon, au nord-ouest sur la région de Banon et de Simiane-la-Rotonde, à l'horizon (nord) sur le ciel, la crête de la montagne de Lure.
-  Continuer sur la route qui décrit deux virages. Plus loin, laisser la route qui descend sur le hameau de Fenouillet pour suivre un chemin caillouteux et raviné jusqu'à un oratoire dédié à Saint-Joseph en 1838.
-  Desendre directement à un transformateur situé en contrebas au bord d'une route.
-  Les GR° 4/6/97 descendent par la route à gauche pour entrer dans le village d'Oppedette (500 m).
Hors GR > Jonction avec le GR° 6 à l'entrée du village.
  • D'Oppedette à la ferme de Chaloux    1 h 15
A voir : Pittoresque village, renommé pour les gorges qu'il domine. Le soubassement du calvaire est un ancien autel votif au dieu Mars, pierre gravée (entrelacs) préromane.
Hors GR > L'association Alpes de Lumière a équipé et balisé les gorges d'Oppedette. Le site des gorges d'Oppedette, aménagé initialement par l'association Alpes de Lumière et classé Espace Naturel Sensible par le département des Alpes-de-Haute-Provence, est à découvrir, Vous y trouverez deux belvédères aménagés et des itinéraires de randonnée permettant de faire le tour des gorges (durée : 3 heures).
- Le GR° 4 emprunte la D 201 en direction de Carniol (nord) sur 2 km environ.
- Juste avant un virage en épingle à cheveux, il s'engage sur un sentier longeant (nord) un ruisseau puis remonte sur le flanc du vallon où il s'oriente vers l'ouest pour atteindre la ferme de Chaloux (600 m).

L’art religieux

Au croisement des anciens chemins et des nouveaux, ou au départ de ceux des fermes et des bergeries, partout la croix veillait sur les hommes. Durant des siècles, il n'y eut rien d'autre, semble-t-il, aux carrefours des routes que des croix de bois. C'étaient ordinairement de solides croix de chêne, qui duraient des siècles, et qui étaient systématiquement remplacées quand leur extrême vétusté les avait fait s'écrouler dans les haies ou sur les cailloux des bords du chemin. C'est seulement au début du XIXe siècle qu'on se met à remplacer fréquemment les croix par des oratoires, ces petits monuments discrets, en maçonnerie ou en pierre de taille. Les types d'oratoire sont variés, mais le principe en est partout le même : c'est une stèle ou un pilier en forme de clocher élancé, dans lequel une niche contient, soit un bois peint évoquant un mystère de la foi, soit une statuette représentant un saint tutélaire. Beaucoup de ces monuments ont malheureusement disparu.
Outre la croix qui se trouvait au centre du cimetière et sur la place de l'église, chaque village avait au moins ses « trois croix », les fameuses trescrous des Rogations, à 500 m environ de l'église : on s'y rendait en procession à chacun des trois jours des Rogations, en chantant les litanies des saints, pour procéder à la bénédiction des fruits de la terre.
Il y avait ensuite des croix ou oratoires à chaque « croisière » des grands chemins, au départ des accès aux chapelles rurales ou aux domaines importants, souvent situés à l'emplacement d'établissements antiques.
Des oratoires privés existaient autrefois dans les maisons, ordinairement dédiés à la Vierge, dont l'image était en faïence de Moustiers. Des bénitiers, en général de même provenance, se trouvaient au chevet de chaque lit. Les cols furent souvent dotés eux aussi d'une croix, et quelquefois les sommets.
On trouve aussi des croix sur la porte des maisons et les innombrables « croisettes » qui surmontent tant de portes des plus vieilles maisons, notamment à Simiane.
Lorsqu'aux Rogations on bénissait les champs et les fruits de la terre, on faisait également bénir par le curé des quantités de ces petites croix de bois, faites avec plus ou moins de soin, et qui « emportaient la bénédiction » dans les maisons, les étables, les jardins, les champs et les bois.
Il faut également mentionner un autre type de monument : les niches d'angle, au coin d'une maison ou à la rencontre de deux ruelles. On y plaçait la statue d'un saint protecteur. Certaines niches étaient encastrées dans les murs, à l'extérieur ou à l'intérieur des maisons, sur un mur de bergerie ou de clôture, voire au-dessus de la porte d'un puits.

Retour au GR4

  • De la ferme de Chaloux à Simiane-la-Rotonde    1 h 15
- Suivre le chemin empierré sur 30 m environ après la ferme, laisser filer le chemin à gauche et s'engager sur un sentier descendant dans les gorges de Vaumale.
- Le sentier parcourt le fond des gorges pour en sortir à la ferme de Vaumale qu'il contourne par la droite. Le GR 4 s'oriente au nord et gagne la ferme de Bordel qu'on laisse sur la droite pour rejoindre la route D 51.
- Emprunter la D 51 à droite (nord) sur 300 m environ pour prendre, à gauche, la D 701 conduisant directement au pied du village de Simianela-Rotonde (690 m).
  • De Simiane-la-Rotonde à la route D 30    1h
À voir : Village célèbre pour sa rotonde (tour dodécagonale de forme pyramidale), édifiée à la fin du XIIe siècle pour renforcer le dispositif défensif du château des Agoult. À voir également : chapelle castrale du XIIe siècle, conservée dans les vestiges d'un château moins ancien.
- En suivant les ruelles du vieux village de Simiane, monter à la Rotonde ; là, se diriger vers l'ouest pour trouver un chemin passant près d'anciens moulins à vent et à la chapelle Notre-Dame-de-Pitié.
- Laisser à droite la bâtisse Truquet et, lorsque le chemin vire vers la gauche pour gagner la ferme du Penssinier, continuer tout droit sur une sente bordée de tas de pierres formant mur.
- Plus loin, la sente s'élargit pour passer une petite barre rocheuse et descendre à flanc jusqu'à la route du Ravin de la Combe, juste avant un virage très prononcé de celle-ci.
- Suivre alors la route à droite (attention > marques très espacées) qui vire sud-ouest à travers des bois de feuillus très divers ; plus loin, laisser une route et la ligne téléphonique.
- Le GR suit la route à droite (nord) et débouche sur une plaine cultivée en céréales et lavandes à proximité de la ferme Bourinet. On atteint le plateau d'Albion que parcourt la route D 30 (846 m).
  • De la route D30 à la ferme du Château de Bois   1h15
- Le GR 4 traverse la D 30 et emprunte en face un chemin de terre (ouest) (attention : marques du balisage très espacées). Parcourir environ 800 m vers le sud-ouest en laissant tous les chemins ou sentes situées à droite.
- Tourner à droite pour gagner la ferme abandonnée du Basset (attention > être attentif au balisage). (On quitte le département des Alpes-de-Haute-Provence pour le département du Vaucluse).
- Là, une sente rejoint un chemin qu'on suit à droite.
- Environ 600 m plus loin (on aperçoit la ferme du Grand Bel Air), le GR 4 tourne à gauche, à angle aigu (sud) sur un chemin carrossable qui parcourt le plateau (attention > marques du balisage très espacées).
- Passer à une bastide ruinée située à gauche du chemin et arriver à un carrefour.
- Là, s'engager vers la droite sur un sentier (attention > non carrossable) à l'entrée duquel est apposé un panneau « Voie privée » (1 054 m).
- Être attentif au balisage jusqu'à une clôture grillagée marquant la propriété de la ferme du Château du Bois (1 090 m).
  • De la ferme du Château du Bois à Lagarde-d'Apt    1h
- Longer la clôture vers la droite (ouest) pour rejoindre la route qu'on emprunte à gauche en légère montée. Continuer toujours sur la route qui parcourt le plateau.
- Passer à proximité de la bastide des Bannetons (bâtiments que l'on aperçoit sur la droite, en retrait de la route) (Tout proche, sur la droite, on voit le sommet du Saint-Pierre (1 256 m)).
Hors GR > De la ferme des Bannetons, un ancien chemin balisé en bleu passe au pied du Saint-Pierre par la Ferre, puis près de la distillerie de plantes médicinales et biologiques (visites), puis la Grande Bastide avant de rejoindre la Croix de Lavande (tracé en tirets sur la carte).
- Poursuivre sur la route. Laisser à gauche une nouvelle route ; 300 m plus loin, on atteint la route D 34 qu'on emprunte à droite pour gagner le hameau tout proche de Lagarde-d'Apt (1 089 m).
  • De Lagarde-d'Apt à Berre    1 h 4 5
-  À la dernière bâtisse (nord) du hameau, le GR 4 prend sur la gauche un chemin goudronné décrivant un virage et monte sur 500 m. À l'intersection, suivre à droite un chemin de terre sur 1,6 km.
-  Au panneau d'entrée des Caires, prendre à gauche en longeant la clôture [parcs à cerfs et biches]. Au troisième virage, descendre le chemin.
- À l'extrémité de la clôture, trouver une intersection de chemins ; continuer dans la même direction puis aller au nord. Descendre à travers bois jusqu'à 80 m de l'entrée du hameau de Berre (1 018 m).
  • De Berre au carrefour de la Croix de Lavande   20min
A voir : Importante bastide, troupeau de moutons (attention, tenir les chiens en laisse ; ne pas traverser le hameau, accès privé).
- À 80 m de la première bâtisse, descendre le premier lacet à gauche ; le chemin contourne au sud le hameau et l'évite.
- Au troisième virage, le chemin de terre rejoint la piste et la remonte au nord pour rejoindre la route carrossable ; la suivre sur 200 m, puis prendre le premier chemin à droite.
- Continuer à monter doucement jusqu'au carrefour de la Croix de Lavande (1 098 m).
  • Du carrefour de la Croix de Lavande à la jonction avec le GR° 9    1 h 30
Hors GR > Point de passage de l'ancien Sentier Bleu (il y a aussi des marques jaunes) venant de la Grande Bastide. En prenant ce sentier à gauche (sud-ouest), on rejoint le GR 9 un peu avant Savouillon. Le GR° 9, au sud, se dirige sur Saturnin-d'Apt, Apt et le Luberon.
-  Le GR 4 continue toujours au nord et descend doucement vers le fond d'un petit vallon (991 m).
-  Là, il tourne à gauche sur un chemin de terre carrossable (attention > sur la droite marques rouges, ne pas en tenir compte) remontant sur le plateau.
-  Passer devant l'ancienne ferme de Ballegros ; plus loin, arriver à un important carrefour (point coté 1 047).
-  Prendre un des chemins vers la droite (plein nord). Un peu plus loin, on aperçoit sur la droite les bastides de Redortier et on atteint la jonction avec le GR 9.
Hors GR : Le GR 9 arrive, par la gauche (sud-ouest), de Savouillon.
  • De la jonction avec le Glie 9 à un carrefour    15 min
- Les GR ont un parcours commun sur 1 km environ jusqu'à un carrefour (1 037 m).
Hors GR > En montant à droite, on atteint le Signal de la Peine (1 059 m) en 10 min Ce > anciens bâtiments de ferme, chemin et propriété privés ; vues sur le mont Ventoux, Sault, le plateau d'Albion et le Luberon ; par temps clair, on peut voir la montagne de Lure et le Dévoluy].
  • D'un carrefour à la route D 943  1h10
-  Emprunter le GR à gauche sur 300 m.
-  Quitter le GR 9, suivre à droite le chemin de terreplein nord ; bientôt il entre dans le bois où se mêlent chênes, pins et fayards.
-  Continuer de descendre sur ce bon chemin ; laisser partir à droite un balisage orange. Plus loin, le bois s'éclaircit et l'on découvre au loin Sault et ses champs de lavande.
-  Le chemin devient de plus en plus rocailleux et plus raide et atteint la route D 943 (710 m).
  • De la route D 943 à La Loge  20 min
-  Le GR 4 traverse la route et emprunte, sur la gauche de la bâtisse dénommée La Chapelle, un chemin en direction nord - nord-ouest. Traverser la D 943 (prudence !) et continuer en face sur la route.
Hors GR : Par le GR° 91C > pour Sault 15 min. À la cote 702, emprunter la route à droite (nord) sur environ 300 m pour gagner Sault (780 m). Cette ville a dû son nom (Santis) aux forêts qui couvraient jadis ses montagnes ; elle dispute à Pierrelatte, à Donzère, à Valréas, etc., l'honneur d'occuper l'emplacement de l'antique Aeria. Elle fut au Moyen Âge le siège d'une baronnie, puis d'un comté (1561) qui appartint aux Créqui et aux Lesdiguières.
À voir : l'église avec sa nef romane du début du xiiie siècle, ses abside et transept du début du xive siècle, et son collatéral nord ajouté au xvie siècle ; les deux tours encastrées dans les maisons, vestiges d'un château du XVIe siècle ; le musée d'archéologie et de géologie (mairie). De l'esplanade dominant la Nesque, on jouit d'une belle vue sur le mont Ventoux. Les spécialités du pays sont la lavande, le miel, le nougat, la charcuterie et les truffes.
- Couper plusieurs petites routes et arriver à La Loge.
  • De La Loge à Verdolier    1h
- Traverser La Loge en suivant la D 1 à gauche sur 300 m environ.
 - Attention > Pour éviter la D 1, dangereuse dans la traversée de La Loge, on peut 100 m avant le hameau emprunter à gauche le chemin balisé orange le long du ruisseau.
-  Après 300 m, tourner à droite, déboucher sur la D 1 et la traverser prudemment.
-  S'engager à droite sur un sentier (balisage Ge et orange). Le GR"' continue sur un bon chemin montant doucement jusqu'à une route qu'il emprunte à droite (nord) pour atteindre
  • De Verdolier au Jas Forest    1 h 15
A voir : Pittoresque hameau situé au fond d'un vallon de la Haute-Nesque. À voir : l'église du XVIIIe siècle formant un bel ensemble avec le lavoir et la fontaine.
-  Traverser le hameau, passer derrière le cimetière et continuer sur un sentier (nord-ouest) ; un peu plus loin, il tourne à droite (nord) et s'élève rapidement jusqu'au Jas Forest (1131 m).
  • Du Jas Forest au croisement Baraque d’Aurel
-  Continuer sur le chemin forestier sur 400 m jusqu'à l'intersection avec une piste cote 1 165 m.
- Le GR 4 et le GR° 9 continuent sur la piste à droite  (massif de pins noirs d'Autriche et sylvestres). Après environ 1,8 km, on atteint une intersection.
Hors GR > On trouve sur la gauche les marques du GR° 91B ou Sentiers des Bergeries qui se dirige vers la maison forestière du Rat (40 min) et qui parcourt la face sud du Ventoux à l'altitude moyenne de 1 000 m. Il permet d'effectuer le Tour du Mont Ventoux conjugué avec le Gr 91 et le GR° 91C.
-  Poursuivre dans la même direction et atteindre la D 164 (le Belvédère) ; traverser pour continuer en face jusqu'au croisement Baraque d'Aurel (1 442 m).
  • Du croisement Baraque d'Aurel au Mont Ventoux    1 h 45
Hors GR> Séparation des Gr 4 et GR 9. Le GR 9 part à droite (nord) vers l'épaulement de la Frache, il rejoint le Contrat par un sentier en balcon sur la face nord du Mont Ventoux.
-  Le GR® 4 part à gauche (nord) ; 500 m plus loin, il tourne à gauche et entre dans la forêt.
-  Il aboutit à un premier emplacement militaire abandonné de silo, situé sur la droite (vues sur les montagnes de la Drôme, du Vercors, des Hautes-Alpes).
- Le GR 4 s'engage à gauche (ouest, nord-ouest) et atteint un petit col à l'altitude de 1 575 m, le Pas de la Frache.
Hors GR > En descendant à gauche (sud), on peut atteindre, en 20 min, le chalet Reynard situé sur la route. À la hauteur d'un remonte-pente, un sentier balisé de points jaunes part rejoindre le GR° 9 sur la face nord du Mont Ventoux.
-  Le GR 4 continue toujours dans la même direction et arrive au col des Tempêtes (1 829 m) où était situé un deuxième silo.
-  Passer au nord de celui-ci pour continuer à monter en suivant la crête jalonnée de piquets de fer peints en rouge. On atteint ainsi la route faisant le tour du sommet du mont Ventoux (1 912 m).
A voir : Point culminant des monts de Vaucluse et plus haut sommet de Vaucluse (1 912 mètres), le mont Ventoux est surnommé le Géant de Provence ou le mont Chauve. Son isolement géographique le rend visible sur de grandes distances, ce qui lui confère son nom actuel. Il constitue par ailleurs la frontière linguistique entre le nord et le sud-occitan.
  • Du Mont Ventoux à l'abri du Contrat    1 h 15
A voir au Mont Ventoux : La montée au mont Ventoux par le Jas Forest et la crête offre des horizons, là encore, très étendus ; du sommet, au nord, ce sont les monts de la Lance auxquels se rattachent les derniers monts de la Drôme et devant lesquels s'ouvre la vallée de l'Ouvèze ; plus loin, entre la haute vallée de la Drôme et celle de la Durance, le col de Cabre ; les cimes aux gigantesques escarpements du Trièves et du Dévoluy, entre Gap et Grenoble : Obiou, Ferrand, pic de Bure ; puis les Grandes Alpes du Dauphiné : le Pelvoux, le Viso ; la profonde dépression de la Durance entre Gap et Manosque. Au sud-est, les Alpes-Maritimes. Au sud, la vue s'étend sur les monts du Vaucluse, Marseille (Notre-Dame-de-la-Garde) et les Alpilles. Plus loin, au-delà de la plaine d'Arles, la mer apparaît, ligne brillante à l'horizon. Au sud-ouest, Montpellier et Nîmes. À l'ouest, les Cévennes et la longue arête du mont Lozère. Enfin, au nord-ouest, le long du Rhône, les monts du Vivarais au-dessus desquels se dressent le Mézenc et le Gerbier-de-Jonc.
-  Après 100 m, le GR® 4 quitte la D 974 vers l'ouest. Descendre à droite un sentier sur le versant nord jusqu'au lacet de la route. Continuer par de larges lacets vers la combe du Contrat. Parvenir à une intersection.
Hors GR > Jonction avec le GR® 9, venant à droite de la Baraque d'Aurel par le sentier en balcon du versant nord du mont Ventoux.
-  Les deux GR parcourent à gauche le dernier grand lacet du sentier. Ils rejoignent un chemin de vidange, le laissent à gauche pour gagner à droite une cabane dénommée l'abri du Contrat (1 400 m).
  • De l'abri du Contrat au col du Comte    1 h 30
Hors GR > Le GR  9 descend dans la combe de la Mine et se dirige vers Brantes.
-  Le GR 4 part vers la gauche sur la plate-forme terminale de la route.
-  Monter à droite (direction nord) sur 120 m le chemin de terre vers Serrière (très beau point de vue).
- Poursuivre à gauche sur la piste forestière qui, plus loin sur la gauche, descend en pente douce à travers une forêt de pins.
- La piste fait place à un sentier traversant la combe du Pétard. On longe le flanc de la montagne (points de vue sur les montagnes des Baronnies au nord et en contrebas la vallée de Toulourenc suivie par le GR 91 venant des Brantes.
- On peut remarquer quelques spécimens de hêtres centenaires).
- Le sentier sort de la forêt pour traverser le ravin du Grand Vallat. (Vue sur le village de Saint-Léger-du-Ventoux tapi au pied de la montagne de Bluye).
-  Entrer à nouveau en forêt ; le GR® 4 suit vers l'ouest le vallon de Pralong, agréable sous-bois d'érables, de hêtres et de conifères de reboisement. Le sentier vire à droite (alt. 1 000 m environ) et devient plus pierreux.
- Passer à proximité du puits du Saboix [trou d'eau fait de main d'homme]. Le GR® atteint le col du Comte (1 004 m).
Hors GR > Intersection avec la piste forestière venant de Brantes et rejoignant la route D 974 qui monte au sommet du mont Ventoux.
  • Du col du Comte aux Alazards    1h
- Traverser la route forestière et descendre sous la citerne (réserve d'eau pour l'incendie) vers la combe de Maître-Claude
- On aperçoit alors au loin le massif des Dentelles de Montmirail et les ruines du château de la Villasse et tout en bas le vallon du Plan de Vau.
- Le GR descend en lacets jusqu'au fond du vallon qu'il suit vers l'ouest, au milieu d'une végétation méditerranéenne.
- On retrouve les cultures ; suivre alors une petite route (sur 2 km environ) bordée de vignes et de vergers de cerisiers et d'abricotiers.
- Tourner à gauche (sud) pour passer sur un petit pont et parvenir aux Alazards.
  • Des Alazards au plateau du Sueil    1 h 30
- Traverser le hameau ; près de deux fontaines le GR° 4 tourne à gauche (est). Le chemin devient un sentier qui amorce une montée assez raide en direction des escarpements de Trempe.
- Avant ceux-ci, le sentier vire à droite (sud-ouest) pour atteindre un plateau herbeux planté de pins où se dresse, sur son rocher, la chapelle Saint-Sidoine (745 m).
- Le GR passe au pied de la chapelle ; suivre le chemin forestier sur environ 2 km pour atteindre le plateau du Sueil (730 m).
  • Du plateau du Sueil au cirque de la Baume    45 min
(En provençal, un suelh est un trou d'eau).
Hors GR > En continuant tout droit (sud-ouest), on peut rejoindre la route D 974.
-  Le GR° 4 prend sur la droite (nord-ouest) le chemin qui redevient un sentier pour parcourir un plateau dégagé et descendre à gauche la combe de Comentige jusqu'au cirque de la Baume.
  • Du cirque de la Baume à la source du Groseau    15 min
- Suivre une piste jusqu'à la sortie du cirque, tourner à gauche (sud) et continuer sur un sentier parcourant une zone où poussent des genêts (attention > boueuse par temps de pluie).
- Atteindre par une courte montée un petit col, puis la source du Groseau par les anciennes plâtrières.
  • De la source du Groseau à Malaucène  20min
A voir : La source du Groseau jaillit par plusieurs fissures, au pied d'un escarpement rocheux de plus de 100 m de hauteur. Les Romains avaient apporté l'eau de la source à Vaison par un aqueduc dont on voit les vestiges sur la route de Malaucène à Vaison.
-  Le GR emprunte la route D 974  vers l'ouest en direction de Malaucène. A 600 m, après la chapelle romane du Groseau, le GR 4 fait tronc commun avec le GR 91.
-  On arrive au Cours planté de platanes séculaires, entourant le bourg de Malaucène (320 m).
  • De Malaucène au col de la Chaîne    1 h 45
A voir, Situé au pied du mont Ventoux, Malaucène est un des hauts lieux du Comtat Venaissin et de l'histoire des papes d'Avignon.
  • L'église paroissiale : église classée, érigée par le pape Clément V de 1309 à 1314. Façade et disposition fortifiées du XIVe siècle. Mélange de style roman et gothique. Chœur Renaissance. Grand orgue et son buffet en bois doré de 1639. Tableaux, chaire en chêne sculpté due aux ciseaux des frères Charols, enfants du pays.
  • La chapelle du Grozeau : XIIe siècle, monument historique. Elle est le reste du monastère du Grosel fondé vers l'an 648, démoli par les Sarrazins et reconstruit au XIe siècle, singulier édifice de forme octogonale, frise sculptée et chapiteaux bien conservés. En face de cette chapelle, de l'autre côté de la route, se trouvent les vestiges de l'ancienne résidence d'été du pape Clément V, le « Castel Gandolfo » du XIVe siècle.
  • Au centre de la ville : la vieille tour carrée de l'horloge, ou beffroi, et sur un monticule rocheux, un calvaire érigé sur les ruines du château. Panorama splendide (site classé).
- Quitter le bourg par l'avenue de Verdun à gauche (D 938 direction Carpentras), passer devant l'église.
-  S'engager à droite sur un chemin montant entre les résidences jusqu'à un virage de la route D 938. Dans ce virage, s'engager à gauche sur une petite route descendante.
-  Virer à droite et continuer dans la même direction pour atteindre une ferme. Monter dans un bois direction ouest jusqu'à la crête (col).
-  Laisser un sentier de crête qui se dirige à gauche vers le sommet de Clairier [ancien oppidum]. Le sentier s'infléchit vers le sud-ouest et parvient à une intersection.
Hors GR > Jonction avec le GR° de Pays des Dentelles de Montmirail. Le parcours des deux GR° est commun jusqu'à la Pousterle (faussement désigné sous l'appellation « Pas du Loup » sur la carte IGN).
-  Les deux GR montent en direction du nord jusqu'au col de la Chaîne (469 m).
  • Du col de la Chaîne à la Pousterle    1h
-  200 m après le col et la ferme du même nom, s'engager à droite, sur un sentier rocailleux. Le GR 4 grimpe en dominant le cirque de Saint-Amand qui ménage par intermittence de belles vues sur la plaine de Vaison et les montagnes de Nyons au nord, sur la crête de Saint-Amand, en face, et les Dentelles de Montmirail au sud.
- On arrive sur une sorte de plateau (600 m) précédant la crête, cote 609 (le Pas du Loup, nom donné au sentier en direction de Saint-Amand au sud-ouest).
- Le sentier vire à droite pour atteindre par une marche à flanc de pente, sur une pente peu visible, une « échancrure » de la crête rocheuse dénommée la Pousterle (588 m).
Hors GR > Le GR de Pays Tour des Dentelles de Montmirail se dirige à droite vers Vaison-la-Romaine.
  • De la Pousterle au chemin de Crestet    30 min
- Le GR° 4 franchit la « pousterle » (porte, ouverture), descend, en sous-bois, sur un chemin de terre jusqu'à un carrefour marqué par cinq cyprès ; laisser tous les chemins situés sur la gauche pour continuer sur le large chemin presque nord qui débouche sur le carrefour du chemin de Crestet.
Hors GR > En descendant ce chemin, vers le nord, on peut atteindre le village de Crestet.
  • Du chemin de Crestet à Séguret            2h
-  Le GR° 4 tourne à gauche (ouest) avec le large chemin. Un peu plus loin, on aperçoit en contrebas, sur la droite, la ferme de la Verrière, puis à gauche une vigne.
Hors GR > Dans le bois, un sentier à gauche (balisé de points jaunes et bleus) descend jusqu'aux vestiges du monastère de Prébayon.
-  Le GR 4 continue sur le chemin empierré, puis oblique vers le nord-ouest et, peu après, il laisse à droite une route forestière.
- S'engager sur un sentier qui descend au milieu d'une zone récemment replantée vers le ravin de Prébayon.
- Le GR aboutit sur une autre route qui, un peu plus loin, rejoint le sentier balisé de points jaunes en provenance du monastère de Prébayon.
- Peu après, le GR 4 emprunte un sentier au nord vers la Dindoulette. On atteint ainsi une petite route conduisant à Séguret ; l'emprunter à droite.
- S'engager à droite dans un raccourci rejoignant la route que l'on suit jusqu'à Séguret (268 m).
  • De Séguret à Roaix    2h.
A voir  > Le village de Séguret est situé sur un balcon dominant la vallée de l'Ouvèze. À voir église du XIIe siècle ; remparts du XVe siècle.
-  Le GR° 4 quitte Séguret par la porte du nord et emprunte la D 23 jusqu'à la chapelle ; là, prendre à droite un chemin goudronné sur 100 m.
-  S’engager dans un sentier prive à flanc de colline au sommet duquel est édifiée la chapelle Notre-Dame d’Aubusson.
-  Le sentier descend ensuite doucement jusqu'en vue de la chapelle Saint-Jean mais il tourne à droite (est) avant d'atteindre un bâtiment et un point d'eau ; 200 m plus loin, franchir le ravin de Saint-Jean.
-  Obliquer à gauche puis à droite pour longer, vers le nord, le bois de Darbaux en dominant les vignobles aux vins réputés.
- Traverser un ravin longé par un chemin de terre sur chacune de ses rives, et continuer en lisière de bois jusqu'aux environs des ruines de la chapelle Saint-Just.
Hors GR : Le GR°  4 quitte le GR° de Pays Tour des Dentelles de Montmirail.
-  Le GR° 4 continue vers le nord-ouest sur une petite route. Il emprunte à gauche la D 977 et, peu après, prend à droite un chemin qui rejoint la D 7. Franchir l'Ouvèze et, au giratoire, entrer par la gauche dans Roaix (192 m).
  • De Roaix à Hautes-Granges    10 min
A voir : Ce village est situé sur un piton entouré de vignobles. Le GR® 4 jusqu'à Lagarde-Paréol emprunte des petites routes d'exploitations vinicoles, soit un parcours d'environ 25 km permettant de découvrir quelques grands vins des Côtes du Rhône ; ce trajet est particulièrement attrayant en automne lorsque la vendange s'effectue et que les vignobles se parent de leur couleur écarlate.
- Le GR 4 quitte Roaix en prenant une petite route qui longe le cimetière. 250 m plus loin, atteindre une intersection au lieu-dit des Hautes-Granges (195 m).

Variante du GR 4

  • De Hautes-Granges à la signalisation Le Jardinon     2h
À l'intersection, prendre à droite (plein nord) la petite route sur 100 m. Au panneau d'information du « Serre du Rieu », continuer dans la même direction. Passer le domaine de Plantavin. À partir de la signalisation jaune « Rabais sud 299 m » (belvédère sur les Dentelles de Montmirail), continuer sur le chemin panoramique sur la Drôme provençale. Par un lacet, aller direction sud sur 1 km, puis direction ouest jusqu'à la signalisation « Le Jardinon » (275 m). À droite, accès au village de Buisson à 1,7 km.
  • De la signalisation « Le Jardinon » à Cairanne    1 h 40     
Suivre à gauche le chemin sur 500 m, puis tourner à droite ; le chemin devient sentier et parcourt le sous-bois jusqu'à la signalisation Ligneul. À droite, accès à Saint-Roman-de-Malegarde à 1,3km .Continuer jusqu'à une petite route ; la traverser. À droite, on peut monter jusqu'au Serre de la Garde (sentier botanique et vue sur la vallée de l'Aygues) ; 20 min A/R. Continuer sur le sentier direction sud-ouest, traverser la D 51. Par des chemins à travers le vignoble, entrer dans le village de Cairanne (188 m).

Retour GR 4

  • De Hautes-Granges à Rasteau    1 h 05
-  Suivre le GR° 4 sur une petite route qui traverse les vignes et arriver à Rasteau.        
  • De Rasteau à Cairanne        2h
À voir à Rasteau : Vieux village situé sur un mamelon ; le Village aux Trois Clochers : deux édifices présentent des clochetons semblables : la chapelle des vignerons, datant du XVIIe siècle, et la porte d'entrée du vieux village ; le troisième clocher est celui de l'église (XIIe siècle) au sommet du village.
-  Quitter le village par le nord ; passer le lavoir, puis longer le cimetière. Le chemin goudronné monte jusqu'à l'altitude 325
Hors GR > À mi-côte, à gauche, un petit chemin monte jusqu'à la chapelle Saint-Didier restaurée.
-  Par des chemins de temps à autre goudronnés, le Ge 4 descend pour passer aux fermes Marcellins, les Combes, et rejoint la D 51 qu'il emprunte à gauche (sud) pour entrer dans le village de Cairanne.
Hors GR > Jonction avec la variante du GR 4.
  • De Cairanne à Sainte-Cécile-les-Vignes    1 h 30  
-  Traverser le vieux village de Cairanne et gagner une petite route passant derrière la cave coopérative et rejoignant la route D 8 qu'on emprunte à droite (ouest) pour traverser l'Aygues.
-  Abandonner la route pour un chemin de terre, à droite, longeant la rivière sur 1 km environ. Là, le chemin s'écarte un peu de la rivière et le GR° tourne à gauche sur un chemin entre des vignes.
-  Rejoindre la route D 8 qu'on emprunte à gauche sur quelques mètres pour s'engager, à droite (ouest), sur un large chemin de terre qui dessert le domaine de la Présidente, vignoble réputé.
-  Contourner les bâtiments pour suivre la route d'accès au domaine et déboucher sur une petite route qu'on prend à droite (nord) sur environ 500 m.
-  S'engager à gauche sur un large chemin qui part, à angle aigu, vers le sud. Là, le GR abandonne la route menant à Sainte-Cécile-les-Vignes.

Sainte-Cécile-les-Vignes

L’histoire de Sainte-Cécile-les-Vignes la bien nommée est fort ancienne. Ses origines remontent à la préhistoire comme l'attestent les stations de surfaces datant de l'âge de la pierre taillée et polie découvertes sur son territoire qui livrèrent un outillage important. Des objets datant de l'âge de fer furent également mis à jour.
La première mention écrite de Sainte-Cécile date du XIIe siècle. En 1177, Raymonde de Mornas fait don au prieur de Saint-Jean de Jérusalem de certains bien sis aux environs. L'acte se fait dans une chapelle dédiée à Sainte-Cécile dont on ignore par qui elle fut élevée.
Après avoir appartenu aux Templiers, le bourg fut possédé en coseigneurie par la famille des Baux, des princes d'Orange et par l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui remirent leur part au Saint-Siège. C'est ainsi qu'en 1317 ce dernier possède tout le territoire désormais rattaché au Comtat Venaissin.
Le village, pris par les Calvinistes du baron des Adrets en 1562, vit, l'an suivant, se réunir dans ses murs tous les chefs réformés qui se donnèrent le titre de « représentants de la Province ».
Plus tard, en 1791, ce fut le siège d'une confédération groupant 60 communes coalisées contre la menace des révolutionnaires avignonnais.
En 1794, Sainte-Cécile prit le nom de Cécile la Montagnarde.
La vigne est cultivée depuis plus de 800 ans dans la commune. Au XIIe siècle, les Templiers possèdent déjà des vignobles. Deux siècles plus tard, en 1381 et 1383, le vignoble est endommagé par des orages et des gelées propter tempestates et gelates qui compromettent les récoltes. On voit le fermier général des impôts accorder des remises pour compenser en partie les dégâts.
Au XVe siècle, les surfaces plantées en vigne sont très importantes et deux cents ans plus tard les viticulteurs sont assez nombreux pour avoir leur confrérie Saint-Vincent des Vignerons.
Hélas, à la fin du siècle dernier, le phylloxera vint anéantir tous les efforts. Ne se décourageant pas, les vignerons se remirent au travail avec ardeur et reconstituèrent le vignoble si bien qu'en 1920, à la suite d'un décret, Sainte-Cécile prit sa nouvelle dénomination de Sainte-Cécile-les-Vignes.
C'est ainsi le seul village vauclusien à célébrer le cep, ce qui n'est que justice car ses vins comptent parmi les plus réputés du département.

Retour au GR 4

  • De Sainte-Cécile-les-Vignes à Lagarde-Paréol    1 h 30
- Après environ 250 m, obliquer à droite et rejoindre le rond-point ; la traverser pour aller sur la D 976.
- Emprunter celle-ci à gauche (sud) ; 300 m plus loin, au carrefour, prendre la route de droite et la suivre sur 600 m environ.
- S'engager, à droite, sur un chemin d'exploitation entre des vignes. Peu avant la D 168, tourner à gauche et un peu plus loin encore à gauche ; 150 m plus loin, aller sur le chemin de droite qui se rapproche de la D 168.
- Au carrefour (105 m), le GR° 4 repart vers le sud sur un chemin qui ne tarde pas à s'orienter vers l'ouest.
- Après un parcours en sous-bois, déboucher sur une petite route qu'on emprunte à droite pour gagner Lagarde-Paréol.
  • De Lagarde-Paréol au carrefour de la route des Farjons    1 h 30
-  Le Gr 4 contourne le village par le sud et prend sur la gauche (ouest), avant la route conduisant à Rochegude, un chemin qui bientôt fait place à un sentier en sous-bois montant doucement jusqu'à une vaste zone défrichée plantée de vignes (246 m).
Hors GR > Jonction avec le GR de Pays Massif d'Uchaux.
-  Traverser cette zone par un chemin de terre pour reprendre ensuite un sentier pierreux descendant en sous-bois jusqu'à la route D 11 qu'on emprunte à gauche.
-  Un peu plus loin, on arrive au carrefour de la route des Farjons.
Hors GR > Jonction avec le GR" de Pays Massif d'Uchaux.
  • Du carrefour de la route des Farjons à Mondragon    3 h 30
-  Continuer encore un peu sur la route en direction du sud et prendre à droite une route de campagne vers la ferme-château de Massillan.
-  Le GR ne passe pas devant les bâtiments mais emprunte sur la gauche un chemin empierré montant légèrement vers le sud-ouest.
-  Après quelques cabanes, le chemin s'oriente à l'ouest et devient un sentier pour traverser le bois de Boncavaï.
-  Au pont de la Meunière, poursuivre par un chemin empierré. Un peu plus loin, le chemin fait un coude pour passer au nord de la ferme en ruine La Richarde. Le chemin devient alors une petite route à flanc de coteau.
-  Laisser sur la gauche la ferme des Lançons. Plus loin, la petite route prend la direction ouest pour gagner la D 152 qu'on emprunte à gauche (ouest).
Hors GR > Jonction avec le GR de Pays Massif d'Uchaux.
-  La route fait un virage à droite puis un virage en épingle. Le GR s'engage, vers la droite, sur un chemin pierreux qui part entre des résidences secondaires.
-  Après un parcours en campagne, on passe à proximité d'un groupe HLM Les Grillons et le chemin, sud-ouest, descend vers la D 152. Arriver à l'entrée sud de Mondragon.
-  Remonter la route à droite, puis la rue Jean-Jaurès jusqu'à arriver place de la Paix dans Mondragon.
Hors GR > Jonction avec le GR de Pays Massif d'Uchaux.    
  • De Mondragon à Pont-Saint-Esprit    2 h 30 m
Le GR 4, lorsqu'il débouche sur la place de la Paix, traverse la route D 26 et prend la rue des Anciens-Combattants pour atteindre un souterrain qui permet de passer la ligne de chemin de fer et la route N 7. Un pont enjambe l'autoroute du Soleil et un autre pont franchit le canal de Donzères-Mondragon.
A voir > Le canal de dérivation de Donzères-Mondragon, long de 28 km, est la pièce maîtresse du plan d'aménagement du Rhône poursuivi par la Compagnie Nationale du Rhône. Réalisé de 1948 à 1952 par 100 ingénieurs et 6 000 ouvriers, cet ouvrage grandiose a nécessité l'enlèvement de 50 millions de mètres cubes de déblais (soit la moitié des déblais du canal de Suez), la mise en œuvre de 800000 m3 de béton, la construction d'un barrage de retenue sur le Rhône (à 1,5 km en aval du pont de Donzères) et de deux barrages de garde à la double entrée du canal (à 800 mètres en aval du pont de Donzères). Le canal d'amenée, long de 17 km sur 145 mètres de largeur et 10 mètres de profondeur, conduit les eaux du Rhône dans les six turbines de l'usine André-Blondel, à 3 km au nord de Bollène, qui fonctionnent sous 20 mètres de chute et assurent une production annuelle de 2 milliards de kilowatts-heure, supérieure à celle de Génissiat. Cette usine, qui forme en même temps barrage entre le canal d'amenée et le canal de fuite (long de 11 km), est flanquée d'une écluse de 191 mètres de longueur, 12 mètres de largeur et 26 mètres de dénivellation (record du monde). Onze grands ponts de 180 mètres en moyenne ont dû être lancés sur le canal, dont deux pour la route N 7 et deux pour la ligne Paris-Marseille.
- Une fois franchi le canal de Donzères-Mondragon, poursuivre jusqu'au carrefour tout proche.
- Prendre en direction de l'ouest une petite route qui, sur 6 km, dessert des exploitations fruitières ; elle s'oriente au nord pour gagner la route D 994 au lieu-dit Le Bout du Pont.
- Emprunter la route à gauche et traverser le Rhône pour entrer dans la ville de Pont-Saint-Esprit.
A voir : Pont-Saint-Esprit est situé à la limite nord du département du Gard, à la frontière de l'Ardèche à l'ouest et du Vaucluse à l'est. La cité est ainsi au carrefour stratégique de trois régions : Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Preuve de son importance tant stratégique que religieuse, elle recèle encore de nombreux édifices religieux et civils. À voir : l'hôpital et la collégiale du Saint-Esprit, l'hôtel Gilles de Roubin, la Maison des Chevaliers, le musée municipal Paul-Raymond, le prieuré Saint-Pierre, la chapelle des Pénitents, l'église Saint-Saturnin et la Maison du Roi.
Voir également le pont construit sur le Rhône un peu en aval du confluent avec l'Ardèche, qui a favorisé l'éclosion de cette petite cité. La première pierre a été posée le 12 septembre 1265 par dom Jean de Thianges, seigneur-prieur de la localité. Il a été construit selon les procédés de l'Antiquité et ouvert à la circulation en 1309. Il est constitué de 25 arches, mesure un kilomètre de long, et a fait la fortune de la ville par le paiement de l'octroi y afférant. Les chariots n'y circulent qu'à vide, un bac transporte les marchandises.
Hors GR > Le GR° 4 continue dans l'Ardèche vers les Vans, Loubaresse, gagne la Margeride et Saint-Flour. En suivant le GR- 4 vers Saint-Paulet-de-Caisson, situé à 6 km environ (trajet sur petites routes), on rencontre le GR 42.

Saint-Pancrace - Digne
Digne
Vallée de la Bléone - Digne
Digne
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