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De Serre à Entrevaux par la GTPA

La GTPA (Grande Traversée des Préalpes) relie Serres à Entrevaux. Cet itinéraire est né du succès que connait la Grande Traversée des Alpes (GR° 5) qui relie le lac Léman à la Méditerranée. De village en village, la Grande Traversée des Préalpes est une invitation à la découverte des splendides pays de moyenne montagne encore peu touchés par le tourisme.

  • De Sisteron à Saint-Geniez    3 h 30
À voir à Sisteron : Sisteron fut le siège d'un évêché jusqu'en 1790. Voir la cathédrale Notre-Dame-des Pommiers (in pomoerium, « le long des murs » de la cité) du XIIIe siècle, avec sa haute coupole et la citadelle. Cinq tours subsistent de l'enceinte du XIVe siècle. Marché local mercredi et samedi matin.
Hors GR > Les parcours du Ge 6 et de la GTPA sont communs jusqu'au col de Mounis. Le GR 653D est commun avec la GTPA jusqu'à Saint-Geniez.
- A partir de la place du Général-de-Gaulle, se diriger vers la cathédrale des Pommiers et suivre le balisage de visite de la vieille ville qui conduit au bord de la Durance.
Hors GR > Possibilité de rejoindre, 100 m à droite avant le pont, les vestiges de la chapelle Saint-Jacques et de l'ancien hôpital Saint-Jacques accueillant passants et pèlerins au Moyen Âge.
- Traverser le pont qui franchit la rivière, couper la D 951 et tourner à gauche pour longer les maisons de la Baume.
- [à voir : ce faubourg contient les vestiges d'un ancien couvent des Dominicains, construit au milieu du XIIIe siècle ; l'église a été partiellement sauvée, ainsi que son clocher de style romano-lombard].
- Le chemin s'élève dans la forêt sur le flanc nord de la montagne de la Baume.
Hors GR > Cette piste peut être occasionnellement interdite en fonction des risques de feux de forêts ; dans ce cas, emprunter la D 3 à partir de la Baume.
- A voir : La forêt de la montagne de la Baume qui s'étage de 500 à 1 000 m sur un versant sud représente des espèces caractéristiques.
- La végétation de type méditerranéen (pins d’Alep, chênes verts, pistachiers térébinthes...) s'y marie avec des essences montagnardes très variées (pins noirs d'Autriche, chênes pubescents, alisiers, cèdres, amélanchiers, érables, cornouillers sanguins, sumacs...).
- La piste débouche sur la D 3 ; l'emprunter à droite sur 800 m. Au niveau du col de Mézien, s'engager sur la route à droite qui descend jusqu'à l'intersection des Meuniers. Obliquer à droite et franchir le Riou de Jabron.
- S'engager dans le sentier qui démarre dans le prolongement du pont.
- Il s'élève doucement en décrivant de larges boucles, traverse deux fois une petite route avant de longer la rive gauche d'un ruisseau pour retomber sur la route.
- Poursuivre vers l'est. Laisser le chemin de gauche qui conduit au domaine de l'église.
- La route n'est plus revêtue et le GR s'élève doucement à travers une réserve privée de chasse, coupant quelques lacets de la route et passant à gauche du domaine de La Colle avant d'atteindre le col.
- De là, descendre vers le hameau abandonné des Naux.
- A l'entrée, bifurquer à droite pour rejoindre Sorine. Suivre alors la route, à nouveau revêtue, sur environ 1 km.
- La quitter, au niveau des grandes robines, dans un virage prononcé sur la droite, pour emprunter, sur la gauche un sentier.
- Le GR se faufile entre les rochers parmi les pâturages des Deffends situés au pied de la falaise, traverse un parc à moutons (utiliser les espaliers pour franchir la clôture) et atteint Saint-Geniez (1 100 m).
Hors GR > Jonction avec le GR 653 D.

La citadelle de Sisteron

Demeurée impénétrable pour les guerriers d'antan, elle est désormais fréquentée certains soirs d'été par des milliers de mélomanes. Les Voconces et les Romains écoutaient le souffle du vent depuis ce promontoire. Un château fortifié, aujourd'hui disparu, est mentionné dès le xi' siècle. Le donjon et le rempart supérieur ou « chemin de ronde » datent du XIIIe siècle. La terrasse, limitée par une série d'arcades de soutènement, est pourvue d'une église au XVIe siècle.
L'essentiel des fortifications est élevé entre 1590 et 1597. Plus encore qu'à Jean Errard, ingénieur d'Henri IV, nous sommes tentés d'attribuer ces réalisations à un entrepreneur piémontais. Deux enceintes successives, des échauguettes et le système défensif en dents de scie innové ici assurent la protection du site. La vertigineuse guérite du Diable date du XVIIe siècle ; on y accède par la face nord de l'édifice. Les historiens s'accordent à reconnaître la paternité de la poudrière à Vauban.
En 1842, Louis Philippe ordonne le remaniement de l'enceinte car les moyens offensifs de l'artillerie augmentent leur portée de tir La face nord est hérissée d'une nouvelle muraille, un souterrain est creusé vers la porte du Dauphiné afin de ménager une issue de secours. Le bombardement de 1944 anéantit en quelques secondes des siècles de labeur.
Grâce à leur ténacité, les membres de l'association A.T.M. (Arts, Théâtre, Monuments) conduisent depuis trente-cinq ans des travaux de restauration. L'église gothique, entièrement reconstruite, accueille des expositions. L'association A.T.M., en substituant une fonction culturelle à la vocation militaire de la citadelle, a relevé patiemment les pierres et leur rend une âme.

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  • De Saint-Geniez à Abros     2h
A voir à Saint-Geniez :
La commune de Saint-Geniez dont Sorine est un hameau possède sur son territoire d'importants vestiges du passé :
  • la Pierre écrite, près de la Clue de Chardavon, est célèbre pour l'inscription gravée sur les ordres de Dardanus, préfet du prétoire des Gaules qui se réfugia en ces lieux aux temps de la grande invasion barbare de 406. Dans un monde en pleine décomposition, il essaya de fonder un refuge de paix et de méditation, la communauté chrétienne de Théopolis ou « Cité de Dieu » (412-413). Il correspondait avec saint Augustin, évêque en Afrique du Nord.
  • le rocher de Dromont, dans un site dantesque, garde des restes de fortification et une chapelle Notre-Dame, avec une crypte remarquable du XIe ou du XIIe siècle. Les chapiteaux y sont remarquables, en particulier deux têtes de bélier et une gerbe aux entrelacs de végétaux. Ces lieux, centres de transhumance des moutons, furent l'objet d'un culte très ancien. C'était encore un pèlerinage très fréquenté aux XVIIe et XVIIIe siècles.
- Du centre de Saint-Geniez, gagner l'extrémité ouest du village (D 3). Le GR part à gauche (sud) et arrive à proximité d'une clôture (panneau).
- Suivre à gauche le balisage blanc-rouge du GR 6 et déboucher sur la route ; la suivre sur 500 m, puis l'abandonner au profit d'un chemin qui part à gauche au niveau de deux bâtiments agricoles.
- Le GR arrive à la ferme de Charnes. À l'entrée de celle-ci, se glisser à droite, traverser un petit ru et atteindre un collet. Descendre par de nombreux lacets vers la D 17.
- Poursuivre par la gauche jusqu'au hameau d'Abros (700 m).

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Patrimoine bâti : regards sur les monuments de Haute-Provence  

De la vallée du Buëch à la vallée du Var, la Grande Traversée des Préalpes, passant par Sisteron, Digne et Annot, traverse en diagonale l'un des pays les plus variés de France. Il serait évidemment prétentieux et vain de vouloir donner en quelques lignes un aperçu d'une histoire vieille de plus de deux millénaires. Mais il serait aussi bien regrettable que le randonneur passe à côté de richesses architecturales mal connues sans qu'elles lui soient signalées. Tel est le modeste objectif, d'une part, des textes qui accompagnent la description des itinéraires et, d'autre part, des notes succinctes qui suivent.
Il faut noter dans un premier temps le morcellement de la Haute Provence en petites unités géographiques. Le relief confus et compartimenté rend les communications malaisées hors de l'axe durancien (voie domitienne dès l'époque romaine). Ce fut une zone de refuge pendant les périodes troublées (invasions barbares, ermites et anachorètes...).
On assista à une première renaissance romane au XIe siècle. La transhumance et le commerce du sel entraînèrent une circulation intense sur les routes alpestres du Moyen Âge. Les moines furent les principaux artisans de cette renaissance de la vie religieuse et économique (défrichement, mises en culture, transhumance). L’architecture religieuse née en Lombardie se répandit jusqu'au Languedoc et à la Catalogne.
Puis vint la seconde renaissance romane aux XIIe et XIIIe siècles. Il s'agit d'une redécouverte de l'architecture antique surtout en Basse Provence avec une intervention fréquente d'équipes de maîtres maçons et de tailleurs de pierres expérimentés venus d'Italie.
Enfin, l'art gothique connut un médiocre succès en Haute Provence (croisées d'ogives et décor nouveau). Les formules romanes habillées d'un décor gothique persistèrent longtemps.
Cette région joua le rôle de province frontière jusqu'en 1860 entre la France et la Savoie avec des citadelles auxquelles Vauban s'intéressa personnellement.
Il faut remarquer aussi les influences dauphinoises, provençales et piémontaises dans l'architecture des maisons. Noter l'originalité du décor de gypseries (décoration en plâtre moulé).
  • D'Abros au col de Mounis    2h
- Remonter la vallée par la D 17 jusqu'à une bifurcation.
- Virer à droite pour traverser le Vanson par le radier et s'élever progressivement par la piste forestière au creux du ravin de David.
- Le GR franchit encore deux fois le cours d'eau avant de se glisser sous un bois de pins. Peu après, le chemin s'arrête au bord d'un champ.
- Poursuivre sur le sentier pendant quelques dizaines de mètres. Gagner l'autre rive du ravin de La Marine et s'engager sur le chemin d'exploitation.
- Après environ 300 m, le quitter au profit du sentier qui part à droite, pour grimper, en lacets, dans la forêt jusqu'aux ruines du Cognet.
- Quatre lacets en sous-bois permettent de rejoindre un balcon que l'on suit vers le sud-est jusqu'aux terres rouges du col de Mounis (1 234 m).
Hors GR > Quitter le Gr 6 qui descend vers Mélan ; jonction avec le GR° 406 jusqu'au col de Pierre-Basse.
  • Du col de Mounis à Thoard    3h20
- Suivre la crête à droite, passer au premier sommet (1 303 m) avant de contourner la cote 1 364 m par son versant sud-est.
- Arrivé au collet, on découvre une gorge impressionnante taillée dans le conglomérat constituant la montagne. Rejoindre ensuite le sommet du Corbeau (1 357 m) en suivant la crête.
- S'orienter plein sud pour parvenir en pente douce à un collet (1 294 m). Dépasser encore l'amorce de deux robines.
- Obliquer à gauche dans une zone déboisée à l'amorce du raidillon qui gagne la cote 1 412 m.
- Descendre en restant sur la croupe au milieu des chênes pubescents. Poursuivre ainsi longuement jusqu'à dominer une clairière à droite du sentier.
- Tourner à droite à la première bifurcation pour déboucher rapidement sur une maison en ruine à la lisière du bois. Descendre en contournant les cultures par la gauche.
- En aval du champ, on retrouve le chemin par lequel on arrive à la voie de desserte de La Tuilière.
Hors GR > pour les Férauds 30 min aller. 200 m après la desserte de La Tuilière, emprunter à gauche un sentier qui monte dans le bois. Descendre à travers champs, rejoindre une route qui débouche sur la D 3 à hauteur des Férauds. Pour retourner sur le GR, suivre la D 3 vers le hameau du Planas.
- Continuer à droite par le chemin puis par la route. Franchir le torrent de Chevalet avant d'aboutir au carrefour du hameau de Planas.
- S'engager tout droit sur la D 17, franchir le torrent des Duyes et parvenir au village de Thoard (800 m).
  • De Thoard au col de la Croix    1 h 30
A voir à Thoard :
Par son réseau de rues étroites à forte dénivelée, Thoard est une commune pittoresque qui offre au regard du visiteur et à la plume du poète des vieilles demeures agrémentées de jardins potagers et son ancien château.
- De la place principale, prendre la route en direction de la Bannette. Monter sans traverser le torrent jusqu'à la maison en ruine de Sainte-Madeleine.
- Poursuivre par la route jusqu'au premier virage à gauche de celle-ci. Le GR continue tout droit par un chemin de terre. Monter à droite par un raidillon pour gagner le sous-bois jusqu'au col de la Croix (1 281 m).    
- Franchir une clôture et prendre à droite le sentier en montée douce sur le flanc du Siron.
- Passer un premier talweg bien prononcé puis un deuxième plus petit.
- À une dizaine de mètres de là, on atteint une petite clairière.
- Suivre attentivement le balisage à travers bois pour déboucher dans une clairière plus vaste.
- Après un virage à angle droit, grimper face à la pente en se tenant au bord de la lisière.
- Passer à gauche d'un hêtre au tronc remarquable avant de pénétrer dans la forêt communale de Digne et continuer vers le sud-est.
- Le GR s'élève par paliers successifs en sous-bois pour déboucher sous le sommet de la Bigue.
Hors GR > Pour voir le panorama, il est possible en suivant les cairns blancs de monter en 25 min au sommet (1 653 m).
- Plus loin, contourner la Gomberge par son flanc est en passant au-dessus d'une source aménagée. Gagner le sommet du Martignon par la ligne de crête.
- Descendre alors par la croupe de gauche en direction de la Baisse des Chatières, en amont de la bergerie en ruine du même nom, où l'on atteint un chemin carrossable.
- Le GR emprunte ce dernier par le versant ouest de l'Andran jusqu'à la route du relais hertzien.
- Couper celle-ci et descendre en droite ligne par un sentier jalonné de mâts métalliques. Croiser la route plusieurs fois avant de déboucher sur un lacet de celle-ci.
- Continuer dans la même direction puis couper encore un large lacet avant de rejoindre la route. La suivre sur une centaine de mètres avant d'obliquer à gauche sur un sentier qui décrit de courts lacets.
- Négliger le départ d'un sentier qui remonte au nord ; on atteint ainsi un très bon sentier en balcon au-dessus de la Bléone. Aller à droite pour atteindre le pont de Digne-les-Bains (590 m).
  • De Digne-les-Bains aux Hautes-Bâties de Cousson    1 h 45 -
Hors GR > Pour se rendre au gîte d'étape du château des Sièyes : au niveau du pont, ne pas traverser la Bléone mais continuer tout droit sur la RN 1085. Aboutir au rond-point des Escoubes (rond-point des pompiers). Là, s'engager à droite sur l'avenue Georges-Pompidou. Bifurquer sur la première route à gauche (rue du 19-Mars-1962). Le gîte d'étape se situe à gauche après l'église moderne très caractéristique.
À visiter à Dignes-les-Bains :
  • la vieille ville avec ses ruelles pittoresques ;
  • la cathédrale Notre-Dame-du-Bourg considérée comme un des joyaux de l'architecture romane dans les Alpes françaises, et sa crypte archéologique ;
  • la cathédrale Saint-Jérôme ;
  • le musée Gassendi  ;
  • le musée Alexandra David-Neel ;
  • le Musée Promenade ;
  • le Jardin des papillons ;
  • le Jardin des Cordeliers ;
  • les Refuges d'Arts.
À faire : via ferrata, escalade, parapente, plan d'eau, complexe nautique, thermes (remise en forme).
- De l'office du tourisme, s'engager dans le boulevard Thiers. Tourner à droite sur l'avenue François-Cuzin. Continuer jusqu'au collège Gassendi.
- Longer le bâtiment sur toute sa longueur pour prendre à gauche une étroite rampe (chemin du Cousson).
- Suivre les indications d'un premier panneau : Entrages - Le Cousson, puis d'un second : le Cousson par Caramentran.
- Monter vers le sud par un bon sentier en sous-bois jusqu'à la clairière des Basses-Bâties de Cousson. Continuer à droite de la crête en restant à la même altitude, pour atteindre la piste forestière.
- Passer une grosse chaine. Poursuivre sur la piste qui s'élargit à l'entrée d'une forêt de pins. Bien suivre le balisage pour ne pas manquer sur la droite le sentier des Hautes-Bâties de Cousson.
- Celui-ci débouche dans une traîne pour devenir bientôt une agréable sente dans la verdure. On atteint ainsi les Hautes-Bâties de Cousson (1 070 m).

Histoire : Digne-les-Bains la paisible

La modestie semble la plus grande qualité de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence. En effet, l'histoire de Digne n'est pas spectaculaire. Cette ville a toujours réagi avec modération et sagesse aux événements qui ont fait son destin. Aussi, les documents sont-ils particulièrement rares et précieux car ils permettent de dégager les grands traits qui ont marqué l'évolution de la capitale de la lavande.
À l'origine étaient quelques bâtisses au carrefour de trois vallées (Bléone, Eaux Chaudes, Mardaric), étape obligée des troupeaux transhumant depuis la Basse Provence et des marchands d'épices (route du sel). Son existence est attestée en 14 avant J.-C. comme ville principale des Blédonticiens (origine du nom Bléone). Les Gallo-romains étaient installés sur l'emplacement actuel de Notre-Dame-du-Bourg et de ses alentours.
Après les épisodes douloureux qui suivirent la chute de l'Empire romain d'Occident, le règne de Charlemagne apporta, avec la paix, un regain d'activité économique. Puis le déclin de l'Empire carolingien inaugura une nouvelle ère d'insécurité. À l'instar de nombreux villages de Haute-Provence, le Bourg se resserra autour de sa cathédrale Notre-Dame puis s'entoura de fortifications pour se protéger des envahisseurs.
Aux XIe et XIIe siècles, les évêques de Digne firent construire un château fort pour mieux se défendre (site de l'actuelle prison). Autour de cet ouvrage sécurisant, de nouvelles habitations se rassemblèrent. Cette jeune agglomération supplanta progressivement le Bourg qui conserva néanmoins son lieu de culte et son activité économique. L'église épiscopale Saint-Jérôme qui domine la ville actuelle du haut de son campanile ne fut achevée qu'en 1500 (et profondément remaniée depuis).
Chef-lieu de bailliage depuis 1237, ville-étape importante, petit centre commercial avec des foires renommées, Digne vit son activité judiciaire renforcée par un édit de François Ier qui la consacra siège « particulier» de la Sénéchaussée.
Les guerres de Religions, célèbres pour leur cortège d'atrocités, n'épargnèrent malheureusement pas la ville. Ce n'est qu'au début du XVIIe siècle que Digne retrouva une période de paix et de reconstruction. La population atteignait environ 10 000 habitants. Puis la peste de 1629 réduisit ce nombre à 1 500. Une longue période de stagnation s'ensuivit. Fondamentale sur le plan social, la confrérie de la Charité fut créée au début du XVIIe siècle afin de venir en aide aux pauvres. La Charité, devenue Caserne Desmichels (puis en partie Hôtel de Ville), est l'un des rares bâtiments anciens qui subsistent.
À la Révolution de 1789, Digne devint un centre administratif de premier plan en Haute-Provence, avec le titre de chef-lieu du département des Basses-Alpes nouvellement établi.
La ville se transforma profondément durant le Premier et le Second Empire (chemin de fer, endiguement de la Bléone, construction de grandes voies de communication...) puis devint siège du nouvel évêché.
Après le désastre d'août 1944, elle continua son extension vers les Arches et sur la rive droite de la Bléone, où il y a désormais plus d'habitants que sur la rive gauche, berceau de la Cité.
Digne compte aujourd'hui un peu plus de 18 000 habitants. Son établissement thermal en pleine croissance, spécialisé dans le traitement des affections respiratoires et rhumatismales, attire de nombreux curistes.

Les animations y sont nombreuses :

- culturelles : Fêtes des Thermes (juin), Festival de Jazz (août), Les Journées Tibétaines (septembre) ;
- sportives : Raid VTT des Terres Noires (juin), Fête de la randonnée des 3 Vallées (octobre) ;
- les fêtes de terroir : Fête de l'Agneau Pascal (avril), Corso de la Lavande ( I" imanche d'août), Foire de la Lavande (fin août début septembre), Foire aux santons (décembre), Fête de l'âne gris (décembre)... pour ne citer que les plus importantes.

Personnalités :

Alexandra David-Neel (1868-1969)

Exploratrice-orientaliste-écrivain, fascinée par les routes et les voies de chemin de fer depuis sa plus tendre enfance, Alexandra David-Neel va être hantée par le démon du voyage pendant toute sa longue et laborieuse vie (101 ans).
En 1911, elle part pour effectuer un voyage d'étude de dix-huit mois en Inde. Elle ne revient que treize ans plus tard après avoir parcouru l'Extrême-Orient en tous sens et traversé le Tibet à pied sous un déguisement de mendiante qui lui a permis de vivre incognito, deux mois durant, dans la capitale interdite, Lhassa, en compagnie de son fils adoptif, le jeune lama Yongden.
De cet extraordinaire périple, elle ramène diverses études qu'elle publie avec succès. En 1937, elle décide de continuer ses recherches qui la retiennent, de nouveau, neuf années en Asie centrale.
Le 8 septembre 1969, cette femme hors du commun meurt à Digne où, séduite par la beauté des Alpes-de-Haute-Provence, elle avait installé son pied-à-terre.
En 1977, la ville de Digne, légataire universelle, créa la Fondation « Alexandra David-Neel » afin de poursuivre la diffusion de l'œuvre importante de l'auteur et de permettre l'exploitation scientifique de ses notes et documents. Aujourd'hui, les œuvres de la grande tibétologue ont une renommée internationale.
À lire :
- Voyage d'une parisienne à Lhassa. - Le Lama aux cinq sagesses.
- Le bouddhisme du Bouddha.
- L'Inde où j'ai vécu.
- Mystiques et magiciens du Tibet.

Pierre Gassendi  (1592-1655)

Issu d'une famille de paysan, Pierre Gassendi est né en 1592 à Champtercier près de Digne-les-Bains. Grâce à la protection de l'évêque, il peut poursuivre des études de latin, de rhétorique et de philosophie. Docteur en théologie en 1613, ordonné prêtre en 1616 et professeur de philosophie en 1617, il est nommé professeur de mathématique au collège royal à Paris en 1643.
Astronome contemporain de Galilée, il étudie entre autres le mouvement des comètes, la topographie, les éclipses de la lune et l'évolution des taches solaires.
En 1621, il est le premier à décrire scientifiquement le phénomène lumineux atmosphérique qu'il nomme « aurore boréale », en observant le 12 septembre, près d'Aix-en-Provence, une aurore polaire exceptionnelle. Il travaille également sur la propagation des sons ainsi que sur les lois du mouvement et de l'inertie. Il est le parfait « Homo Universalis » puisqu'il est à la fois astronome, philosophe, mathématicien, naturaliste, poète, épicurien...

Géographie : Le paradis du géologue

La plus grande réserve géologique d'Europe

La réserve géologique de Haute-Provence est la première tentative de ce genre en Europe. La loi sur la protection de la nature (juillet 76) est appliquée sur 18 sites d'un intérêt scientifique et pédagogique exceptionnel. Une zone de protection concernant 37 communes périphériques à ces sites permet d'interdire l'extraction de toute pièce d'intérêt géologique sur un vaste territoire. Cette initiative portée par les instances nationales et locales, dont l'université de Provence, est naturellement implantée dans une région considérée comme un paradis pour le géologue.

Un territoire exceptionnel

Zone de transition au point de vue géologique, marquée par la mise en place des différentes chaînes de montagnes du sud de la France, cette région au passé géologique exceptionnel permet de suivre l'histoire de la terre pendant 300 millions d'années. Les fossiles, témoins de ces époques révolues, y racontent la longue évolution de la vie.

Une vocation culturelle

Le Musée Promenade, perché sur son piton de tuf (roche de porosité élevée et de faible densité), est un lieu de travail pour le personnel de la réserve. C'est également un lieu de visite pour le public (salles d'exposition, bibliothèque et vidéothèque sur les sciences de la terre). Le musée se situe dans un parc où les œuvres d'arts, le jardin japonais et le jardin des papillons ponctuent l'itinéraire d'accès au site. Le centre accueille les étudiants et les géologues français et étrangers qui ont choisi ce secteur géographique pour leurs recherches. Les stages et séjours grand public sont un outil de qualité pour découvrir les sciences de la terre. Sous la conduite d'un géologue, ils peuvent offrir plusieurs formules sur demande.

Retour au GR

  • Des Hautes-Bâties de Cousson au Pas d'Entrages    50 min
A voir : Au niveau de la fontaine, remarquer le magnifique séquoia ainsi que le tilleul à grandes feuilles.
- Descendre à droite par la large piste forestière. Longer d'abord une clairière plantée de cerisiers, puis, à la lisière de celle-ci, prendre à droite une étroite sente.
- Elle devient vite un bon chemin, en balcon, par lequel on atteint le vallon de Richelme ; le traverser, - Prendre sur la droite la piste que l'on vient d'atteindre, retraverser aussitôt le ruisseau, puis le remonter.
- Repérer sur la droite une plantation de cerisiers ; peu après, prendre à gauche, en épingle à cheveux, un bon sentier qui conduit au Pas d'Entrages (1 213 m).
  • Du Pas d'Entrages à Entrages    30 min
- Continuer à droite sur la crête sur une dizaine de mètres. Tourner à gauche et descendre jusqu'à Entrages (960 m).
  • D'Entrages au col de Pierre-Basse    1h15
- Entrages, qui se situe à proximité du véritable itinéraire suivi par Napoléon lors de son retour de l'île d'Elbe, possède un château de l'extrême fin du XVIIIe siècle.
- Prendre à droite, peu avant l'église, un chemin empierré. Traverser un vallon et, 100 m après le pont, bifurquer à gauche sur un chemin muletier herbeux.
- Le GR s'insinue entre les terrasses et atteint un talweg. Tourner à gauche puis aussitôt à droite sur un sentier empierré.
- En vue de la ferme de Chailan, le GR traverse une piste herbue et continue en balcon (bordé alternativement de buis et de pierres sèches, fleuri çà et là de bouquets de lavande).
- Prendre sur la droite, face à des terres noires que l'on gravit jusqu'à un petit col. Arrivé là, s'engager à gauche sur la piste que l'on vient d'atteindre.
- Sinuant d'abord entre champs et prairies, elle entre bientôt dans la forêt de pins, et mène à une large route forestière. Prendre cette dernière sur la gauche.
- D'abord montante, elle descend ensuite jusqu'au col de Pierre-Basse (1 065 m).
Hors GR > Séparation de la Voie Impériale, qui continue vers Castellane (voir page 155). Possibilité d'hébergement au hameau de La Clappe, à 30 min : suivre le GR 406 vers le sud sur 2 km.
  • Du col de Pierre-Basse à la maison forestière du Serre    2 h
- Continuer à gauche sur la route sur environ 100 m.
- Bifurquer à droite sur un sentier au milieu des arbres. Ce dernier traverse bientôt le torrent issu du col puis longe par la droite une clairière.
- D'abord étroit, il s'élargit et rejoint une piste que l'on prend à main gauche pour déboucher sur la route forestière des Dourbettes ; s'y engager sur la droite.
- Au premier tournant, laisser à gauche l'enclos des Dourbettes et ignorer à droite une bretelle montante. Suivre la route forestière qui va s'infléchir vers la gauche pour longer la barre des Dourbes.
- Plus loin, descendre vers le torrent de la Casse puis remonter sur l'autre versant.
- Laisser à gauche peu après une ruine le chemin qui, par la Combe et la Colle, mène au hameau Les Dourbes. La route forestière, en larges lacets, atteint son point culminant puis commence à descendre en pente douce.
- Un croisement signale à droite le chemin du Pas de Labaud et à gauche la piste qui va rejoindre la petite route des Dourbes à la Colle.
- Poursuivre entre les pins et quelques hêtres jusqu'au vallon du Vabret que l'on traverse au-dessous d'un impressionnant éboulis.
- La montée dans les terres noires sur l'autre versant domine le village des Dourbes et offre un large horizon du Cousson au Siron.
- Puis une courte descente conduit à un nouveau ravin tout près duquel s'amorce sur la gauche la route qui, en 200 m, mène à la maison forestière du Serre (1 103 m).
  • De la maison forestière du Serre au Pas de la Faille    1 h 50
- Rejoindre la GTPA sur la gauche au croisement où on l'avait quittée. A peu de distance, par un brusque virage à droite, elle s'engage dans un sentier qui lui permet de couper quelques lacets de la route forestière.
- La route forestière retrouvée, négliger à droite le sentier du pas de Tartonne pour emprunter un peu plus haut celui du pas de la Faille (1 702 m) (ce nom indique la présence de nombreux hêtres - le terme fayard désignant cet arbre, à moins qu'il ne résulte de la francisation du mot provençal faisse : fagot de bois).
A voir : Lors de deux sinistres journées de l'hiver 1994, la neige et le vent conjugués ont écimé ou abattu beaucoup de beaux arbres. En montant vers le pas, on fera le triste constat des blessures infligées à la forêt centenaire.
Hors GR > pour le Trou de Saint-Martin 30 min aller. Suivre à droite dans la direction du sud le balisage jaune menant au sommet de la barre rocheuse à travers les buis. On arrive à proximité d'un trou en forme d'entonnoir creusé dans la roche. Il est orienté est-ouest. Le jour de la Saint-Martin, le 11 novembre, ainsi que le 30 janvier, jour de la Sainte Martine, un rayon du soleil levant passe au travers du trou. Ce phénomène tout à fait exceptionnel ne dure qu'une soixantaine de secondes.

La forêt de la Barre des Dourbes

La GTPA, entre les Dourbettes et le Pas de la Faille, traverse une forêt de l'ancienne commune des Dourbes aujourd'hui rattachée à celle de Digne. Fortement érodés par un intense pâturage, les terrains privés de la Barre des Dourbes furent en 1885 l'objet d'une expropriation par la toute jeune République qui, dans sa précipitation, expropria aussi les bois communaux. Mais voyant que ces derniers ne couraient pas de risques, elle les rendit en 1892 sans en avoir jamais pris possession.
En 1890 furent réalisées les premières pépinières proches des lieux de plantation. En même temps que l'on semait ces pépinières, les ouvriers façonnaient les vallons, travail qui fut prolongé jusqu'à 1910 environ. Dès 1892, avec des pointes importantes en 1893, 1894, 1895, plusieurs dizaines de personnes venues des Dourbes et des villages alentour mirent en place de très nombreux plants. Les forestiers avaient choisi des essences locales : hêtres dans le ravin de La Casse, pins sylvestres ailleurs, pins à crochets ou mélèzes venus de l'Ubaye, mais surtout pins noirs d'Autriche connus depuis peu pour leur rusticité sur sol calcaire et leur résistance à la sécheresse.
Cette forêt grandit et nous donna les splendides arbres que nous pouvions admirer jusqu'à ce début de l'année 1994. Deux journées particulièrement sinistres en janvier et février 1994 virent la neige et le vent conjugués s'acharner contre cette forêt centenaire. Arbres écimés ou abattus, le constat fut terrible : deux tiers de la forêt surplombant la Maison forestière des Dourbe étaient condamnés. Pour préserver les survivants des maladies et des insectes la sente rapide des chablis fut décidée, et leur exploitation commença dès le printemps.
Le travail des forestiers va continuer. Là où les peuplements naturels de hêtres se sont installés, l'ONF veillera à ce qu'ils demeurent. Les vides seront reboisés. Les peuplements existants de résineux feront le reste. Les mouflons, fort nombreux après l'introduction en 1977 d'une vingtaine de pionniers, seront très surveillés. Et les jeunes plantations s'élèveront pour les générations futures.
Entre le col de Pierre Basse et Les Dourbettes, la GTPA effectue une brève incursion dans l'ancienne commune de Bédejun aujourd'hui disparue, absorbée par celle de Chaudon Norante. Il n'y eut aucune expropriation sur ces territoires. Tout se passa par ventes amiables de 1907 à 1936. Et le schéma de reboisement fut le même que dans les secteurs des Dourbes. Le pin noir d'Autriche, que les forestiers voyaient croître à quelques pas de là, devint l'essence de prédilection. On planta toutefois vers La Clappe des arbres rares qui eurent des succès divers : cèdres de l'Himalaya, douglas, épicéas bleus, sapins du Colorado, etc. Ces plantations furent effectuées par des hommes que le chômage (1936) ou la guerre (réfugiés politique en 1937-39) ou la captivité (1945-47) avaient amenés sur les lieux, alors désertés par la population locale. Si cette partie de la forêt, épargnée par la tempête, reste à l'abri des désastres, l'ONF a bon espoir d'y réaliser, pour le début du XXIe siècle, de magnifiques futaies résineuses.

Le train des Pignes

Lorsqu'en 1860, le comté de Nice fut rattaché à la France, l'ingénieur dignois Antoine Beau de Rochas, célèbre inventeur du cycle à 4 temps du moteur à explosion, se lança dans l'étude d'une liaison ferroviaire entre Grenoble et Nice. Son projet ne fut pas retenu et ce n'est qu'en 1882 que la décision de construire la ligne fut prise par le gouvernement et l'exploitation concédée à une compagnie privée, les Chemins de Fer du Midi.
Dès lors commencèrent des travaux grandioses qui allaient durer jusqu'en 1911. Étant donné les difficultés dues au relief, les ingénieurs choisirent d'opter pour une voie métrique (1 m d'écartement entre les rails au lieu de 1 m 40), ce qui permet de gravir d'importantes dénivelées avec un tracé extrêmement sinueux.
Si le premier tronçon Digne-les-Bains - Mézel est ouvert le 14 août 1891, la suite des travaux s'avère très difficile, car la ligne nécessite 60 ouvrages d'art : 25 tunnels, 16 viaducs de maçonnerie dont un pont sur le Verdon d’une seule arche de 40 m de portée, 13 ponts métalliques et 2 ponts elliptiques. Le linéaire total représente 151 km et plus de 1 000 ouvrages d'art répartis sur l'ensemble de ligne ferroviaire entre Digne-les-Bains et Nice.
La ligne de chemin de fer arrivera enfin à Nice en 1911 et sera inaugurée le 3 juillet.
A partir de Norante le petit « train des Pignes », qui selon la légende doit son nom aux pignes de pins que les cheminots jetaient autrefois dans le fourneau de la locomotive, débute sa course en montagne. Ce train touristique unique dans la région est géré par un exploitant privé (Chemin de Fer de Provence) ainsi que par la Région, propriétaire de la ligne. Reliant les villes de Digne et Nice, il représente à la fois un symbole du territoire pour les Dignois et les Niçois, mais aussi un mode de transport pratique permettant de desservir de nombreux villages.
Après un siècle d'existence, le train des Pignes se modernise par l'acquisition de nouvelles rames lui permettant d'accroitre sa notoriété et augmenter le nombre de passagers. C'est donc à cette occasion que l'ensemble des institutions ont décidé de fêter son centenaire en 2011.

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  • Du Pas de la Faille à Tartonne    Ph 30
- Du Pas de la Faille, prendre le sentier qui descend sur l'autre versant. Atteindre une forêt de hêtres coiffée de mélezes à sa partie supérieure.
- Après deux traversées sous les feuillages, sortir du bois, par deux longs lacets entre buis et lavande, pour le retrouver quelque 200 m plus bas.
- Le sentier serpente dès lors sous les ombrages de chênes ou de pins jusqu'au Riou de Bec où il rejoint une piste forestière.
- La suivre à droite ; après un court raidillon, atteindre une plate-forme de bûcherons en bordure de la route forestière qu'on emprunte vers le sud jusqu'au hameau des Blancs.
- Laisser ce dernier à main droite pour prendre à gauche la D 719 jusqu'à une intersection.
- Bifurquer encore à gauche et suivre la D 19 jusqu'au village de Tartonne (950 m).    
  • Du Tartonne au col de Séoune         1h30
- Descendre à droite par la D 19 puis une rue parallèle.
- Obliquer à gauche pour passer près de l'église. Continuer par le chemin de terre.
- À la première bifurcation, tourner à droite puis remonter le long du torrent de Salaou sur sa rive droite ; le traverser par un large gué.
- Progressant dans une lande, on laisse à gauche un chemin à angle droit avant de refranchir le torrent en dessous de l'ancien pont.
- Le GR décrit ensuite une large boucle vers la gauche pour s'élever le long de la ligne électrique jusqu'à la maison du Défens ; contourner la clôture de celle-ci.
- En haut, légèrement à gauche, monter par un chemin jusqu'à une petite zone humide puis jusqu'à un vallon sans végétation.
- Décrire un lacet à droite. Le sentier s'élève en pente douce, d'abord non loin du talweg puis dans la forêt. Laisser à droite le chemin le plus raide avant de déboucher sur un petit espace dénudé.
- Monter à gauche par le sentier bien marqué pour atteindre une patte d'oie. Choisir le sentier du milieu et monter jusqu'à la D 219.
- Le GR se poursuit de l'autre côté. Grimper en évitant les multiples raccourcis pour parvenir à la crête sur une piste forestière que l'on a coupée en montant.
- La descente s'effectue en direction du nord-est par un sentier en balcon et en pente douce au milieu des lavandes, de la sarriette et du serpolet.
- Au niveau du torrent de l'Encure, on rejoint un très bon chemin ; le prendre à droite. Après la maison des Terres, tourner sur le premier chemin de terre à gauche.
- Après la bergerie, en haut du champ de lavande, bifurquer à gauche et rejoindre le col de Séoune (1 387 m).
  • Du col de Séoune Château-Garnier    1h15
A voir : La ferme Laval, qui se situe à environ 1 km à l'ouest du col de Séoune, fut le théâtre d'une des plus meurtrières actions des troupes d'occupation contre un groupe de maquisards.
- Quitter la route forestière au profit du sentier situé à droite de la principale piste en versant est.
- Le GR (vieille carraire de troupeaux transhumants) suit le talweg et coupe deux fois la route pour atteindre le Riou de Séoune. Descendre en rive droite pour trouver la passerelle et franchir le cours d'eau.
- Poursuivre longuement sur la piste forestière. Après avoir laissé à droite un passage qui semble rejoindre le torrent, atteindre une bifurcation.
- Tourner à gauche et rester sur ce chemin en passant à proximité de la chapelle Saint-Thomas. Sur la D 2. tourner à gauche et atteindre le Château-Garnier (1 096 m).
  • De Château-Garnier à Thorame-Basse    30 min
À voir à Château-Garnier : La chapelle Saint-Thomas n'a conservé de l'édifice primitif que l'abside du XIIe siècle dont la voûte en cul-de-four est couverte de peintures. Elles représentent le Christ en majesté et les quatre évangélistes accompagnés de leur symbole : ange, lion, taureau, aigle. On pense que cette fresque a été retouchée vers le milieu du XVIe siècle, à partir des restes de l'époque romane. Seule, la tête du Christ a gardé la noblesse de la peinture du XIIIe siècle. L'acoustique du monument est tout à fait exceptionnelle.
Hors GR > pour le sommet du Cheval Blanc 7 h  aller-retour. À partir du gîte de Château-Garnier, cette belle randonnée permet d'accéder à un des sommets les plus élevés à proximité de l'itinéraire (2 323 m).
Variante Hors GR vers Annot 6 h 30. Une variante (non balisée) permet de rejoindre Annot en deux étapes. Elle relie Château-Garnier à la gare d'Allons en 4 h 30 puis la gare d'Allons à Annot en 6 h 30 en passant successivement à Argens, Allons et à la cote 1 716 m en plus des points déjà indiqués.
- Du gîte de Château-Garnier, emprunter la D 2 sur la droite en direction du village.
- S'engager à gauche dans un sentier s'élevant en lacets que l'on abandonne bientôt en se glissant sur la droite dans un autre sentier se dirigeant vers l'est à flanc de colline.
- Rejoindre ainsi le chemin de Croix sur la croupe avant de descendre vers le village de Thorame-Basse (1 126 m).
  • De Thorame-Basse à la bergerie du Fontanil    3h
- Arrivé à la route, l'emprunter vers la droite, passer devant l'église et bifurquer, à gauche, dans la deuxième rue.
- Au niveau du cimetière, poursuivre vers l'est sur une large piste qui conduit directement au hameau de Moustier.
- Traverser celui-ci plein sud pour aller retrouver la D 2. La suivre sur la gauche, sur 1 km environ, jusqu'au lac des Sagnes.
- Prendre à droite le chemin qui contourne le lac et descendre vers la grille du déversoir. Continuer à droite sur le chemin agricole pendant environ 500 m avant d'arriver à un carrefour.
Hors GR > Possibilité, en continuant tout droit, de rejoindre le village de Thorame-Haute.
- Au carrefour, tourner à droite, vers le sud-est et s'élever lentement jusqu'au niveau de deux maisonnettes après avoir longé une plantation de mélèzes.
- Au niveau de la deuxième maison, arrivé à un carrefour, être attentif à bien prendre la sente en face qui monte sur les remblais.
- Elle traverse un ruisseau avant de rejoindre, presque aussitôt un chemin agréable qui conduit à la D 52. Tourner à droite.
- Bifurquer sur le sentier qui démarre à gauche juste après le pont. Revenu sur la départementale, descendre sur un sentier à gauche juste après le second pont. Suivre alors la D 52 jusqu'au carrefour avec la D 955.
- S'engager en face dans le sentier à forte dénivelée qui permet de rejoindre la D 908 ; la traverser puis monter sur le sentier du Fontanil.
- Il décrit de nombreux lacets, puis après une longue traversée, aborde la bergerie du Fontanil (1 560 m).
  • De la bergerie du Fontanil à La Colle-Saint-Michel    1 h 30
Attention > Cette bergerie est une propriété privée et les règles les plus élémentaires de courtoisie sont à respecter.
- Contourner l'enclos à moutons par le haut pour aboutir sur une large piste en aval de la station de pompage. Suivre la piste en s'éloignant de la bergerie.
- Après environ 750 m, s'engager dans une autre piste à gauche ; on arrive bientôt en vue d'un petit Chalet. Continuer tout droit en passant au-dessus de ce chalet.
- Descendre longuement pour progresser sous la ligne électrique. Remonter cette ligne jusqu'à une piste décrivant un lacet, puis s'orienter vers l'est jusqu'au petit col.
A voir : Vue sur le village de Peyresc blotti contre sa falaise.
- S'engager à droite sur la pente la plus raide de la colline, puis couper une piste avant d'arriver sur un plateau. Suivre le chemin qui longe une piste avant d'arriver jusqu'au point de passage entre deux parcs clôturés.
- Bifurquer alors à gauche pour retrouver un itinéraire de ski de fond (piste rouge). Suivre longuement cet itinéraire d'où la vue sur la vallée de la Vaïre est remarquable.
- À la naissance d'un vallon, la piste s'oriente nettement vers la gauche et se dirige vers le village de La Colle-Saint-Michel (1 431 m).
Hors GR > En suivant à droite le GR de Pays Tour du Haut-Verdon (balisé jaune-rouge), on peut gagner la gare CP (i Chemin de Fer de Provence) à Thorame-Haute, à 1 h de marche.
Hors GR > Très esthétique et aérienne, la variante relie La Colle-Saint-Michel à Annot en 5 h 30 environ, via le Puy de Rent (1 996 m), les Basses d'Allons et d'Annot et dessert le gîte d'étape de Roncharel. Au départ, suivre le balisage équestre (en orange) qui fait la jonction avec la variante principale au nord de la Basse d'Allons, au niveau du sentier des Gorgettes.
  • De La Colle-Saint-Michel à Méailles    1h45
- De La Colle-Saint-Michel, suivre la D 908 en direction d'Annot sur un peu plus d'l km en laissant à main gauche la petite route d'accès au village de Peyresq.
- S'engager à gauche sur le chemin débutant dans le virage et descendant en sous-bois. Rejoindre ainsi un chemin à proximité d'une maison.
- Tourner alors à gauche, puis tout de suite à droite. Descendre dans la même direction (sud-est) jusqu'aux maisons de Rioufred où l'on retrouve un large chemin.
- Continuer sur la droite. Passer ainsi les ravins successifs de Clot Mureau et d'Inarde puis sous la maison isolée du Buchaillon, descendre à gauche par un sentier vers le pont en bois traversant la Vaïre.
- Juste en amont de celui-ci, on débouche sur la D 210 que l'on suit quelques mètres sur la gauche jusqu'au départ d'un sentier sur la droite.
- On retrouve la route d'accès à Méailles, en amont, et on la suit à nouveau sur la gauche. Franchir un passage à niveau avant de s'engager dans un sentier démarrant dans le lacet juste au-dessus de la desserte de la gare de Méailles.
- Prendre aussitôt à gauche une ruelle aboutissant à la place du village de Méailles (1 000 m).
  • De Méailles au col d'Argenton    1 h45
- Contourner l'église par la droite (on peut y admirer un cadran solaire qui porte l'inscription : Fugit irreparabile Tempus). Au lavoir, prendre à droite une route sur 150 m.
- Au carrefour du calvaire, s'engager à gauche sur la petite route montant à travers des cultures. Laisser à gauche les différents chemins et routes desservant quelques maisons isolées.
- Continuer ainsi jusqu'à l'entrée du bois, la route cédant progressivement la place à un chemin.
- Emprunter à angle droit le chemin de gauche qui monte entre les châtaigniers jusqu'au col d'Argentan (1468 m).
  • Du col d'Argenton à Annot    1 h 45
- Du col, descendre à droite par la piste forestière jusqu'au troisième lacet.
- Emprunter à gauche un chemin sur 200 m, puis tourner encore à gauche. Passer entre deux blocs de rocher et une ruine.
- Au bout de 500 m, suivre l'ancienne voie romaine, en sous-bois jusqu'au village d'Annot (700 m).
  • D'Annot au pont Saint-Joseph    1h20
A voir à Annot : la ville remonte à une haute antiquité. En effet, des vestiges de peuplements celto-ligures ont été découverts sur le site. Les premières habitations se trouvaient au pied de la vaste barre rocheuse (appelée Baou de Parrou) qui domine le confluent de la Vaïre et de la Beïte. Plus tard, l'effondrement de cette barre obligea la population à trouver un lieu plus sûr. Ainsi se créa une nouvelle agglomération dans le quartier de Vers-la-Ville autour du rocher qui porte actuellement la chapelle Notre-Dame.
Aujourd'hui, la petite ville est une station climatique et estivale très appréciée. Une mention particulière doit être faite de ses eaux à la pureté légendaire qui prennent leur source dans les fameux «  grès autochtones d'Annot », véritables filtres naturels.
L'Office de tourisme édite une carte et des fiches descriptives de petites randonnées sur la commune d'Annot.
À visiter : les maisons médiévales ; la chapelle romane de Notre-Dame de Vers-la-Ville ; le site pittoresque des éboulis de gros rochers gréseux...

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- De la grande place du village, gagner l'autre rive de la rivière Vaïre.
Hors GR > Jonction avec la variante venant de Château-Garnier (voir page 129). Possibilité d'hébergement au gîte de Roncharel, à 1 h 30 du centre d'Annot (500 m de dénivelée) : ne pas franchir le pont, mais longer la rivière, passer la piscine puis bifurquer à gauche vers une chapelle. La route devient un sentier, qui monte à travers bois et rejoint une petite route ; la suivre à droite. À la borne 961, s'engager à gauche dans un sentier qui grimpe jusqu'au gîte de Roncharel (1250 m).
- Après le pont de pierre, tourner à gauche puis, aussitôt après la première maison s'engager dans un chemin. Le GR longe alors la Vaïre par sa rive droite.
- A l’entrée de la dernière propriété, prendre à gauche en sifflet (virage très prononcé) et continuer entre les jeunes pins jusqu’à une prairie au bout de laquelle on distingue une bâtisse isolée.
- Le GR descend alors en deux lacets, passe sous la maison puis entame bientôt une montée en lacets dans la forêt jusqu’à rejoindre un bon sentier en balcon.
- Aller à gauche et continuer jusqu’à la croupe fermant en détroit les gorges de la Galange où l’on découvre un carrefour.  
- Descendre à gauche et arriver à deux courts lacets.  Laisser à droite le sentier sans issue et en épingle à cheveux. Continuer à flanc de montagne jusqu’à ressortir du couvert forestier.
- Deux lacets permettent de prendre encore un peu d’altitude. Après une section de courtes montées et descentes, on arrive au-dessus d’un pylône électrique, bifurquer à gauche et gagner le pylône.
- Poursuivre tout droit sur quelques mètres pour retrouver un bon sentier situé légèrement à droite et descendre vers la N202. Le sentier arrive rapidement à la route. Descendre jusqu’au pont Saint-Joseph (753m).
  • Du pont Saint-Joseph à Ourges    1h
- Franchir la Galange et continuer à droite sur un chemin qui s’élève en lacets. Après avoir passé un vallon prononcé au pied des barres, bifurquer à gauche sur un agréable sentier et atteindre l’intersection.
- Tourner à gauche. Après une longue traversée, atteindre une chapelle en ruine. Laisser le sentier de droite puis aussitôt celui de gauche pour rejoindre le village abandonné d’Ourges (1000m).
  • D'Ourges à la chapelle Saint-Jean du Désert    35 min
- Le GR se glisse entre les maisons. Après le deuxième vallon, monter à gauche à la première bifurcation.
- Plus haut, ne pas se laisser tenter par ce qui semble être l'amorce d'un sentier à gauche, mais s'enfoncer dans la gorge en passant au-dessus des barres.
- Parvenir à un replat ; franchir le torrent avant d'escalader, droit dans la pente, la croupe faisant face. Le sentier est peu marqué.
- A la crête, un bon sentier à forte dénivelée conduit à l'imposante chapelle Saint-Jean du Désert (1 250 m).
  • De la chapelle Saint-Jean du Désert au col de Saint-Jeannet    25 min
A voir : Cette chapelle est le but d'un pèlerinage qui a toujours lieu les 24 juin et 29 août.
- Le GR se faufile entre les bâtiments puis continue vers l'est jusqu'à un oratoire implanté dans un collet formant limite entre une prairie et les marnes noires.
Hors GR > Jonction avec le GR 4 qui se dirige à droite vers Castellane.
- Suivre à gauche le balisage blanc et rouge : passer à proximité d'une source et atteindre le col de Saint-Jeannet (1 278 m).
  • Du col de Saint-Jeannet à Entrevaux
- Laisser le chemin sur la droite et s'engager en face. Plus loin, prendre à droite ; 600 m plus loin, suivre un chemin qui descend très régulièrement en franchissant de nombreuses ravines.
- Peu après le deuxième oratoire, déboucher dans une petite plaine et, à hauteur d'un bassin, passer en rive gauche du ruisseau. Environ 50 m plus loin, retrouver un chemin bien marqué le long d'une murette.
- Passer sous les ruines de la Colle, puis arriver à une piste au niveau d'un groupe de maisons. L'emprunter jusqu'au premier lacet.
- Prendre sur la gauche le vieux chemin communal qui descend dans la vallée du Var. Après plusieurs lacets, rejoindre une route. La prendre sur la gauche jusqu'aux premières maisons.
- Tourner à droite et atteindre la D 560 que l'on emprunte à gauche.
- Traverser le quartier du Plan (habitat dispersé, avant de passer sous la N 202 pour accéder à la station des Chemins de Fer de Provence appelée « le Pian d'Entrevaux ”.
Attention : Pour rejoindre Entrevaux, emprunter le train des Pignes, car le trafic routier sur la N 202 ne permet pas d'effectuer le trajet en sécurité totale. Monter dans un train qui circule vers l'est pour gagner, en moins de cinq minutes, la ville d'Entrevaux (480 m).
A voir : Ville frontière entre la France et le royaume de Savoie jusqu'en 1860, Entrevaux possède des remparts, des portes et une citadelle remaniée par Vauban de 1692 à 1706. La vieille ville est pittoresque. L'ancienne cathédrale d'Entrevaux est ornée d'un riche décor et de beaux objets liturgiques.

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