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Annot et Entrevaux

Le Pays d’Annot et d’Entrevaux

Le "Pays d'Annot et d'Entrevaux" est une vallée d'agréables transitions qui emprunte même aux Alpes-Maritimes un morceau de la rivière du Var, juste à sa sortie du spectaculaire défilé de Da. luis. Annot, au bord des "Grandes Alpes", et Entrevaux, à l'entrée du pays niçois, ni en plaine, ni en montagne, ornent de leur riche patrimoine bâti le cœur de ce pays, siège de l'interpénétration de diverses ambiances. Le mystère blanc et frais des dues et des gorges regarde la trompeuse quiétude des rives du Var, tandis que les derniers mélézins des montagnes du Grand Coyer surveillent la châtaigneraie centenaire du Vallon de Coulomp. Ici, les blocs échappés de l'exceptionnelle falaise de grès surplombant Annot protègent les "cabanoun" enjardinés, là les villages se perchent pour échapper aux finies gelées hivernales et aux crues torrentielles... Les dues semblent Tonner autant de portes naturelles : les plus imposantes, en amont du village de Rouaine, rappellent la proximité des Gorges du Verdon, suivies, avant Entrevaux, de leurs consœurs plus modestes, mais séparant un peu plus les différences climaliques de la basse Provence et des Alpes, et que les oliviers ne franchissent pas. Les villages çà et là ponctuent un paysage qu'il arrive de rencontrer plus haut dans la région, entre Digne et Sisteron : ravines noires, cirques de synclinaux perchés, crêtes barrées de calcaires gris, petits torrents souvent séchés en période d'étiage, et cette impression d'être au bout du monde...
Rien ici pourtant n'est éloigné des autres atouts de la région : à une petite heure de Nice, le pays s'adosse au nord sur les contreforts du Mercantour. A l'ouest, le premier lac du Verdon n'est caché à la vue que par le col de putes-Au es. Au sud, la longue suite des crêtes rectilignes monte à l'assaut du Cheiron, dominant la campagne de Grasse. À l'est enfin, le Var se faufile vers le pays des villages suspendus et des vergers, juste derrière Nice... Lavande, oliviers et cigales côtoient donc la neige, les mélèzes et les chamois. Ces différences sur un si petit territoire permettent une grande variété florale et animale, mais également des modes de vie, et du patrimoine bâti.

Une histoire originale

Le secteur d'Annot-Entrevaux connut une histoire originale due à son exceptionnelle situation géographique. Le pays d'Annot est riche de vestiges de l'âge du fer. C'est à l'époque romaine que la petite région se développe autour des deux cités d'Annotum (Annot) et de Glanate (Entrevaux). Celles-ci ont l'avantage d'être situées sur la voie prétorienne reliant Limiez à Apt. Dès l'effondrement de l'Empire romain, il semble que la christianisation ait eu lieu assez tôt et que les anciennes cités romaines soient devenues très vite le siège du nouveau pouvoir religieux. Aussi, Glanate devenue Sedz puis Glandèves est le siège d'un évêché dès la fin du Ve siècle.
A partir du XI° siècle, les deux petites cités vont connaître des modifications profondes, leur implantation même va changer. Glandèves voit la construction d'une nouvelle cathédrale au XIIe siècle dont les dimensions étaient bien supérieures à celles de Digne ou Senez. Une nouvelle cité, perchée sur le rocher dominant la rivière, prend le nom d'Inter Valles et commence à se fortifier.
Annotum, devenue Sigumania, abandonne aussi le site antique mais elle redescend vers la rivière : destruction de l'ancienne cité rebelle par le comte de Provence, arasement des maisons sur ordre de Louis VIII soupçonnant une hérésie vaudoise ou éboulement de la barre rocheuse sur la cité, le mystère demeure.
En 1481, la Provence passe au Royaume de France. Dès lors, la cité d'Entrevaux devient ville frontière et toute la région va se trouver à plusieurs reprises transformée en champ de bataille car les guerres d'Italie opposent François Ier à Charles Quint. Puis les guerres de Religion, particulièrement violentes dans le Verdon, atteignent le pays. En 1574, Annot, fief catholique, est attaqué par les protestants : de nombreux habitants sont passés par le fil de l'épée et les bâtiments communaux incendiés.
Dès 1624, Richelieu décide de renforcer les fortifications des marches du Royaume. Puis en 1690, un événement nouveau survient : le duc de Savoie s'allie aux Autrichiens. Louis XIV décide alors de réaliser un véritable "corset de forteresses" pour interdire le passage des cols alpins. Vauban, chargé des travaux de Briançon à Entrevaux, restructure toutes les fortifications. A l'abri des murailles d'Entrevaux, désormais verrou méridional inviolable, de nouveaux bâtiments sont construits. La nouvelle cathédrale abrite un mobilier religieux de premier ordre : symbole de l'opulence relative de l'évêché.
Le pays d'Annot, à partir du XVIIIe siècle, connaît lui aussi une certaine prospérité. La polyculture succède au traditionnel système agro-pastoral, de petites industries se développent, notamment des usines de drap et des fabriques de tuiles et de poteries. Mais ces entreprises, affectées par la révolution industrielle, ne retiendront pas l'exode vers les villes. Toutefois, à partir des années 1960, le tourisme redonne élan au pays qui développe aujourd'hui un tourisme de qualité entre littoral et montagne.

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Les loisirs de nature

Les activités possibles sont nombreuses lorsque le temps est clément, c'est-à-dire presque tout au long de l'année !

Randonnée pédestre

C'est l'activité reine du pays. On peut lier la marche à pied avec bien d'autres activités : découverte de villages, de vestiges, découverte de la spéléologie, balades entre les rochers de grès pour un parcours d'escalade...

VTT

Pistes en sous-bois, crêtes aux douces courbes, petites routes désertes même au mois d'août : le décor se prête parfaitement au sujet. Un conseil pour les débutants : entraînez-vous sur les chemins de Colle-Basse entre Annot et Allons (voir notre proposition) : beaux paysages et dénivelés progressifs. Après cette mise en confiance, c'est tout un réseau de chemins et autres sentiers "trialisants" qui vous attendent un peu partout.

Equitation

Des possibilités sont tout aussi nombreuses qu'à VTT, sur des chemins et des parcours souvent communs aux deux activités.

Escalade

La pratique se développe essentiellement sur les grès d'Annot. Il y en a pour tous les niveaux, du facile à l'extrêmement difficile, des blocs (un peu comme à Fontainebleau, beaucoup plus au nord) aux falaises... L'équipement, de grande fiabilité, a été réalisé par la société Asymptote, de Digne, des professionnels bien connus. Les points sont "béton" et les prises taillées l'ont été avec art !

Spéléologie

Un loisir possible dans les fameuses grottes de Méailles (voir proposition) et de Saint-Benoît : la plupart ne nécessitent pas de matériel spécifique, hormis des habits non fragiles et des équipements d'éclairage.

Sports d'eaux vives

L'eau est reine dans ce pays de montagne où elle a creusé des lits torrentiels aux multiples couleurs. N'évoque-t-on pas l'ambiance du Colorado pour les Gorges de Daluis ou celle des gorges du Verdon pour certains affluents du Var, aux encaissements superbes? Le raft et le kayak sont les activités reines du printemps, une saison où la découverte mouvementée des gorges de Daluis fait figure de parcours vedette.
Quant à la descente de canyons, la réputation des Alpes du Sud n'est plus à faire, et il faut bien l'avouer, le secteur d'Annot et d'Entrevaux est probablement le plus central et le plus idéalement placé pour partir explorer dans un rayon de 50 km les plus célèbres gorges de la région (canyon de l'Artuby et autres affluents du Verdon, due d'Amen, Gorges du Cians et ses affluents, grandes classiques de la vallée de l'Esteron, clues de Rioulan, d'Aiglun...).

Loisirs nordiques

Annot offre à La Colle-Basse un site nordique exceptionnel, les années où la neige est au rendez-vous ! 70 km de pistes, plutôt faciles, mais longues parfois, sillonnent les vastes plateaux panoramiques, sous le Puy de Rent. Les pistes sont larges, ce qui permet aux patineurs de ne pas gêner les fondeurs classiques. Les enfants ne sont pas oubliés (deux pistes de luge font leur bonheur) et leurs parents pourront même louer des « pulkas enfants». Avec le site de La Colle Saint-Michel, tout proche, les Alpes de Haute-Provence disposent donc dans le secteur d'un complexe nordique de 120 km, qui mérite un détour ou un séjour! L'ambiance générale rappelle la Scandinavie, profitez des grands espaces et du silence, des heures durant skis aux pieds.

Aller à Annot et Entrevaux

  • En voiture : Le secteur se situe sur la RN 202 Digne-Nice. Nice-Annot : 91 km ; Annot-Entrevaux : 13 km ; Annot-Digne : 68 km ; Nice-Digne : 160 km. 
  • En train : train des Pignes, ligne SCNF au départ de Nice, Digne.

Chiens de traineaux et pulkas scandinaves

Le site de ski de fond de La Colle St-Michel a plus de dix ans. Il est surtout fréquenté par les skieurs dignois et niçois qui trouvent là un vaste domaine nordique de 60 km. L'originalité de La Colle St-Michel est la séparation du domaine nordique en deux parties bien distinctes, séparées par la route.
Le domaine situé au nord de la route offre 30 km de pistes autorisées à la pratique de la polka scandinave et du traîneau à chiens. Si vous ne souhaitez pas faire les 30 km, vous pouvez vous contenter de la piste du Frigoulier, 17 km, ou même la piste des Coulets, 9 km.
Par contre, sur l'autre domaine, (au sud-est, Montruvel) les pulkas et les chiens sont rigoureusement interdits, c'est le domaine exclusif du ski de fond, classique et skating.
Depuis de longues années, les amateurs de pulkas scandinaves et de traîneau à chiens connaissent les hauts plateaux de Champlatte qui rappellent étrangement les paysages des montagnes scandinaves.
Pour accéder à La Colle St-Michel depuis St-André-les-Alpes, remonter la vallée du haut Verdon jusqu'à Thorame Gare, à 16 km, puis un peu après, une petite route bien indiquée vous conduit en 8 km à La Colle St-Michel Attention : en hiver, les pneus neige sont indispensables Le centre nordique de La Colle St-Michel est ouvert l'été et l'hiver.

La Grotte de Méailles

Repère : Départ de Méailles, à 10 km d'Annot vers le nord ; suivre la petite route de la Combe pendant environ 1,2 km , brutalement, la route fait un angle droit, stationner ici votre véhicule (parking). Durée : 5 h A/R avec l'exploration. Dénivelée : pour l'approche pédestre, 320 m, pour l'exploration de la grotte, 100 m.
Difficulté : facile pour l'accès, moyenne pour l'exploration. Sécurité : prendre plusieurs lampes en bon état avec des piles neuves. Pas de difficulté spéciale, mais il faut savoir que le sol est glissant et le plus souvent incliné. Les non-initiés ne doivent pas s'enfoncer au-delà d'une centaine de mètres. Carte : IGN série bleue St-André-les-Alpes 3541 ouest

Cette cavité est très connue des randonneurs et des spéléologues de la région. L'entrée de la grotte (dont le sentier d'accès est bien visible) est située au pied des falaises ceinturant le plateau du Cul-de-Bœuf à l'est du rocher du Brec, sous un profond surplomb. De nombreux vestiges préhistoriques ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques effectuées dans les années 1950-1960 par l'équipe de l'Association de préhistoire et de spéléologie de Monaco. Ces travaux ont permis de trouver une foule de renseignements sur la vie de nos ancêtre du néolithique à l'âge de fer ainsi que d'innombrables ossements humains et animaux datant de —6000 à —5000 avant  J.-C.
À partir du parking, prendre le chemin bien marqué qui descend vers le nord pour atteindre le fond d’un talweg le plus souvent à sec (balisage vert, quelques cairns). Franchir le talweg et suivre vers le nord un sentier qui remonte la garrigue clairsemée, en s’aidant des cairns et du balisage. Le sentier franchit un canal d’arrosage sur un ponton et se poursuit vers le nord. Il atteint bientôt un point culminant et franchit la barre rocheuse après quelques mètres de descente. Il prend alors une direction est-nord-est et longe le pied de la paroi dans un environnement végétal beaucoup plus frais que celui rencontré jusqu'ici (versant nord). On atteint ainsi la grotte, composée d'une large galerie principale et d'un petit diverticule à droite en descendant. La partie inférieure est composée d'une succession de vasques plus ou moins remplies d'eau suivant la saison. Il y a deux entrées distantes de 20 m l'une de l'autre, qui passent sous des cheminées hautes et sans issue. Ensuite, la galerie est large d'une dizaine de mètres, haute de 3 à 4 mètres, en pente régulière et de parcours facile. Sol d'éboulis pendant 100 m, calcifié ensuite ; à 150 m de l'entrée arrive un affluent long de 80 m, se présentant comme une salle allongée partiellement divisée par des concrétions, débitant de l'eau. Cette eau parcourt tout le reste de la grotte dont le sol est alors une succession de grands gours, jusqu'à un bassin terminal siphonnant.
Important : ne laissez aucun déchet, même organique, dans la grotte ; ne brisez pas les concrétions et ne dérangez pas les chauves-souris.

Petite leçon de géologie

La grotte de Méailles occupe une position géologique tout à fait particulière : le plancher de la grotte est en effet le sommet d’une couche de calcaire du crétacé, alors que le plafond est la base d’une strate supérieure appartenant, elle, au lutétien. La cavité est donc coincée entre des terrains de l’ère secondaire et de l’ère tertiaire. La base de ce lutétien est un poudingue (conglomérat de galets ronds cimentés par du calcaire), ce qui confère au plafond de cette grotte un aspect insolite ; on remarque également très bien la diaclase verticale qui en a guidé le creusement. Dans la deuxième partie, la galerie adopte un superbe profil trapézoïdal et le sol est occupé par de grands gours, bassins naturels formés par de petits barrages de calcite déposés par les eaux ruisselantes. La destination de ces eaux est d’ailleurs parfaitement connues : elles refont surfacent aux sources de la Maouna, à 2km au sud, que se situent logiquement au contact de terrains secondaires et tertiaires. La pente générale de la grotte correspond exactement au pendage des couches géologiques, soit environ 30 degrés vers le sud ; cette caractéristique permet au randonneur souterrain de dépasser aisément la profondeur de 100m, chose rarissime en France (dans les autres cas il faut employer du matériel adapté et des cordes pour les puits verticaux).

Argenton et les gorges de la Beïte

Repère : départ du village d’Annot, environ 5h aller-retour, 850m de dénivelée, pas de difficultés particulières, carte IGN série bleue Annot-Entrevaux 3541 est

Si Goscinny et Uderzo avaient connu Argenton, ils y auraient trouvé l'inspiration pour une nouvelle aventure entre Gaulois et Romains.
Les vestiges d'un mausolée (probablement le plus ancien connu à ce jour en Gaule I), intriguent les randonneurs et passionnent les chercheurs. Les visiteurs accourent de toute la France et même des États-Unis pour découvrir ce lieu magique et rencontrer en prime la célèbre Marcelline Jacomet.
"Après l'effort, le réconfort ". Cette expression populaire prendra chez elle toute sa signification quand vous aurez gravi le sentier des gorges et qu'à votre tour vous vous installerez à sa table. Paul Bocuse en personne s'est déplacé jusqu'ici pour rencontrer Marcelline et se faire expliquer par elle (l'histoire ne dit pas si elle lui a révélé tous ses secrets) sa recette miraculeuse du canard aux cèpes !
Dans le village d'Annot, prendre tout d'abord le chemin d'Argenton. La route goudronnée se termine sous le viaduc du chemin de fer et l'on trouve le "Caladage", vestige de l'ancienne voie romaine. Le sentier franchit la Beïte sur le pont de Bourdou. Suivre toujours le chemin principal (balisage jaune et rouge) en négligeant les amorces de sentier. Le chemin qui suivait jusqu'alors la rive gauche de la Beïte s'élève progressivement, et débouche plus haut au col de Peloussis (1 340 m, panneau). Négliger le sentier qui part à gauche vers Méailles et prendre le sentier bien marqué qui descend légèrement vers le nord, à flanc de la rive droite du Coulomp. Le sentier traverse les ruines du hameau de Peloussis. Après une légère montée, rejoindre les maisons d'Argenton (1 324 m). La ferme la plus au nord, sur le chemin d'Aurent, était celle de Marcelline Jacomet.
  • En faire moins : On peut accéder également au hameau d'Argenton en venant d'Entrevaux (randonnée plus courte limitée en tout à une durée de 3 h et à une dénivelée de 600 m). L'accès routier emprunte tout d'abord sur 5 km la direction Digne par la RN 202. On tourne alors à droite par une route en lacets qui monte à Castellet-les-Sausses, village perché au point de vue admirable ! 6 km d'une route étroite (prudence), à moitié goudronnée mais très carrossable vous conduit au col du Fam (parking). Prendre alors à pied le chemin d'exploitation forestière qui plonge à peu près dans l'axe du village d'Argenton situé sur l'autre versant. Au premier embranchement, prendre à droite puis à gauche au suivant. Prendre à nouveau à droite puis à gauche en se dirigeant toujours approximativement vers le sud-ouest. On trouve quelques balises orange, puis la traîne devient un sentier bien marqué. Laissez les balises orange à gauche pour continuer à descendre vers le sud-ouest. Après quelques lacets, le sentier traverse le canal d'arrosage de Braux. Poursuivre alors la descente, traverser le pont sur le Coulomp, puis prendre à droite le chemin d'Argenton. Suivre les cairns en s'élevant sur une croupe, franchir une barrière et, arrivé aux ruines des Rabouls, poursuivre en direction du nord-est en longeant un mur. Une ligne électrique croise le chemin, ensuite le sentier disparaît. Monter rive droite du thalweg pour atteindre finalement Argenton. La ferme la plus au nord est celle de "Marcelline".
  • Le vivre autrement : Le secteur d'Argenton se prête également à diverses divagations à VTT, facilitées par le caractère sauvage des lieux et le maintien à l'état de piste de la route non goudronnée qui monte au village. Les moins hardis se feront transporter en véhicule jusqu'au col d'Argenton et se laisseront alors tranquillement glisser sur cette piste jusqu'aux Lunières (entre Annot et le Fugeret). Les plus courageux graviront cette même piste avec leur VTT pour poursuivre leur boucle grâce au très joli sentier rejoignant le village de Méailles (suivre tout simplement le balisage de la GTPA à partir du col d'Argenton). Cette possibilité de descente est largement préférable à celle qui utiliserait le sentier pédestre des gorges de la Beïte (un chemin qui traverse les grès et qui se révélera bien ardu pour les pratiquants peu confirmés).

La statue d’Argenton

En 1910, l’abbé Sauvaire curé d’Entrevaux et passionné d’antiquités découvrait au quartier du Villard, tout près d’Argenton à 1300m d’altitude, une bien curieuse statue et plusieurs éléments architecturaux : morceaux de corniche, partie d’entablement cerclée de pierres d’1m50 de diamètre, et deux têtes sculptées aujourd’hui disparues. La statue représentant un personnage assis, vêtu d’une sorte de toge, était décapitée. Qui était ce personnage, quel était l’usage du monument et comment expliquer la présence de celui-ci dans un lieu si isolé ? On pensa un temps qu’il pouvait s’agir d’un monument funéraire érigé à proximité de la villa patricienne d’un riche exploitant d’une mine d’argent ; mais on ne trouva ni mine d’argent (malgré le nom du lieu) ni villa. Puis on pensa à un monument votif érigé à la gloire d’une déesse. Aujourd’hui, les scientifiques optent pour l’hypothèse suivante : ce serait le mausolée d’un riche romain remontant au 1er siècle av J.-C. et certainement le plus ancien édifice de ce type connu en Gaule.

Du col du Fam aux sources du Coulomp

Repère : Accès : gagnez le pont de Gueydan entre Annot et Entrevaux et montez au village de Castellet-les-Sausses. Une route carrossable (au nord-ouest) mène alors au col du Fam. Durée 7 h A/R. Dénivelée : 630 m. Difficulté : ne pas emmener d'enfant trop jeune, sinon pas de difficulté particulière sauf un passage d'éboulis sur cent mètres. Sécurité : ne pas oublier des "tennis" pour marcher dans l'eau, un bâton pour l'équilibre, une corde de 6 mètres pour assurer ou aider la grimpe dans les endroits escarpés. Attention : l'ancien sentier, raviné, est inutilisable. Carte : IGN série bleue Annot/Entrevaux 3541 est.

Nous vous convions à une très belle randonnée aquatique entre les gorges de Daluis et les grès d'Annot. Elle vous amènera aux sources du Coulomp. Nous vous conseillons de la faire en été, par forte chaleur, pour apprécier encore mieux la fraîcheur de l'onde. La source du Coulomp est une résurgence, le débit du torrent est constant, été comme hiver. Un bien bel endroit, immortalisé par le peintre Pierre Arcambot, natif de cette très belle région. Au col du Fam, en négligeant tous les autres chemins, prendre le chemin d'exploitation forestière qui plonge à peu près dans l'axe du village d'Argenton ; descendre jusqu'au pont sur le Coulomp puis prendre à droite le chemin d'Argenton. Rejoindre ce hameau (lire la description plus précise de cette première partie dans la description consacrée à Argenton et aux gorges de la Beïte) puis continuer vers le nord-est par un sentier en balcon, d'abord en bon état puis devenant délicat dans le franchissement d'une zone d'éboulis. Après une descente, le sentier franchit une passerelle sur le Coulomp, point de départ de la randonnée aquatique (3 h A/R jusqu'aux sources du Coulomp). À gauche après le pont, prendre d'abord le chemin de terre et de pierres jusqu'à l'ancien moulin. Traverser et remonter le courant tantôt sur les berges, tantôt dans l'eau en fonction des caprices du torrent (l'eau est très fraîche !).
L'eau dégringole de la montagne sur près d'une centaine de mètres. Vous êtes près des cascades et le spectacle est garanti. Les gourmands pourront manger en saison et dans les parages, des framboises énormes et parfumées. Il faudra se hisser jusqu'à la source captée, un bel exercice, mais la récompense est au bout. Ensuite, il vous faudra revenir sur vos pas jusqu'au village d'Aurent où le pique-nique est conseillé sous les frais ombrages. Avant de repartir, une visite au village s'impose. Il vous reste environ 1 h 30 de marche. Sous le village d'Aurent traverser le ravin de Grave et remonter en face pour retrouver un bon sentier qui remonte vers le sud... Avant d'arriver au col du Fam, le sentier redevient un chemin carrossable.

Balade équestre sur les rives de la Vaïre

Repère : départ d’Annot, prévoir une petite journée, balade en terrain facile, carte IGN série bleue Annot/Entrevaux 3541 est.

Voilà une traversée tranquille, à faire au pas, depuis Annot jusqu'au village du Fugeret, en bordure de la rivière de la Vaïre. Cette balade est accessible à tous. Nul besoin d'être cavalier émérite. Vous découvrirez un milieu rural et forestier exceptionnel, à travers chênes et châtaigniers, sur d'anciens sentiers muletiers qui dominent la vallée et longent de vastes exploitations.
D'Annot, partir le matin à la fraîche et remonter à flanc de montagne en rive droite de la Vaïre. Avant d'arriver à Bontès, il vous faudra traverser (facilement) la rivière.
Les sous-bois font place à une vallée plus large et la piste est moins étroite. Pourquoi ne pas se lancer dans un petit galop si vous en avez envie ? Un peu plus loin, après avoir pris de l'altitude, on aperçoit à droite le sommet du Ruch et à gauche les cimes de la Charmette avec deux points culminants, le Pic et le Puy de Rent.
À un détour de la piste, on retrouve la rivière et apparaît le village du Fugeret, qu'il faut traverser au pas. Vous pouvez bien sûr faire halte au Fugeret, mais si vous voulez continuer, nous vous conseillons de pousser jusqu'au Chastel, en utilisant le petit sentier dit "chemin des chèvres", emprunté maintenant par les moutons ! C'est un magnifique plateau où vous pourrez pique-niquer à l'ombre des châtaigniers centenaires et faire une sieste pendant que votre compagnon le cheval broutera paisiblement.
Le retour à Annot se fait par le même chemin, et pourtant le paysage est très différent de celui du matin : on pourra notamment admirer plus longuement les célèbres falaises de grès du village.

Les grès d’Annot

La petite cité d'Annot paraît tout entière dominée par une série de blocs gigantesques échoués au milieu des champs, témoins muets d'un chaos oublié. Le grès d'Annot, une roche sédimentaire formée de nombreux petits éléments liés par un ciment calcaire, est le résultat d'un phénomène géologique particulier qui a fait le renom de la cité et suscité tout l'intérêt des spécialistes. Le néophyte, lui, est plus attiré par la poésie des lieux. En montant le chemin de croix jusqu'à la chapelle Notre-Dame sur la colline de Vers Ville, on est frappé par la symbiose entre le minéral et le végétal (châtaigniers et fougères s'imbriquent dans la roche) et par la façon dont de tout temps l'homme a su tirer profit de ces blocs encombrants. Combien de cabanons ont été construits en s'adossant à ces rochers depuis deux ou trois siècles ? Plus loin, des maisons troglodytes témoignent d'occupations plus anciennes. Nombreux sont ces rochers qui ont un nom propre : le rocher de la Sorcière, le Chameau, le rocher des Lumières, celui des Cent Marches...
Le plus étrange entre tous, la chambre du Roy, est un lieu magique et l'on raconte volontiers qu'un roi de France y aurait trouvé refuge.
Le site d'escalade d'Annot est tout à fait original. D'abord parce que le rocher est un grès d'aspect très sympathique, quoique de consistance différente des grès de Fontainebleau (la référence suprême en matière d'escalade sur grès !) : les grès d'Annot sont plus abrasifs, moins compacts. Ensuite l'escalade est ici faite de parcours de blocs et de petites voies fort bien équipées de 10 à 20 m. Les grès d'Annot commencent à être bien connus dans le monde de la « grimpe ». On voit des grimpeurs venir (et revenir !) de loin pour un week-end à Annot.
Il faut un temps d'adaptation ! On rencontre principalement deux types de passages : ceux en adhérence fine et les autres plutôt physiques sur des prises en forme de trous. Beaucoup de ces trous ont été taillés, mais c'est tellement bien fait ! Du grand art...

Les parcours de blocs (ou rochers de la gare)

On y accède depuis la gare d'Annot (grand parking) puis en 5 à 10 minutes de marche. Le choix des difficultés est de nature à satisfaire tous les niveaux :
  • noir TD+ : (12 passages du 4c au 7a),
  • rouge TD- : (23 passages du 4c au 5c),
  • bleu D/D+ : (34 passages du 3c au 5a)
  • et jaune AD - : (29 passages de 2 et de 3).

Les voies équipées

Ces voies sont réparties en plusieurs secteurs.
À proximité et au milieu de ces blocs, on trouve le secteur du Zodiaque (20 voies, dont la moitié de niveau moyen du 5c au 6b, le reste plus dur, jusqu'à 7a +), celui du Vaudois (6 voies, dont deux en 5b et 5c, le reste en 7a et 8a+), le Bloc Opératoire (4 voies en 7a, 7b), le Visage (3 voies en 6a, 6a + ), le Bestiaire (12 voies du 6a au 8a), l'Étrave (5 voies du 5c au 7b+), l'Airain (3 voies, 5b, 6a+, 6b), la Grande Pyramide (7 voies du 3c au 6b+, deux voies intéressantes pour faire grimper les enfants : Kéops, 40 ni de 4b, et Néfertiti, 40 m en 3c/ 4c), la Petite Pyramide (intéressante pour une initiation progressive avec des voies en 4b, 5a, 5b, 5c, 6a), les Météores (15 voies moyennes avec beaucoup de 6a et de 6b).
  • Le secteur du Jardin du Roi est lui à 25 mn de marche depuis les blocs. Prendre le sentier balisé (le chemin des grès) qui conduit à la Chambre du Roi, et juste avant d'y arriver, prendre sur la gauche. Au programme de ce secteur, 10 voies d'une quinzaine de mètres (cotation moyenne 6 c).
  • Dernier secteur, plus à l'écart encore, celui du rocher de la Balme (15 voies en majorité de niveau moyen, 5b, 5c, 6a) et de la dalle de la Beïte (16 voies, plutôt faciles, excellentes pour l'initiation. À partir du 4b avec quelques beaux 6a, toujours en adhérence). Pour l'atteindre, se garer au centre-ville et monter environ 30 mn sur le chemin d'Argenton, une ancienne voie romaine.
  • En faire moins : Les non-grimpeurs se contenteront eux de visiter à pied cette étonnante profusion de rochers gréseux, en empruntant derrière la gare le fameux chemin des grès. Une visite colorée, où le spectacle des apprentis grimpeurs et autres spécialistes sera un centre d'intérêt supplémentaire de cette indispensable visite de l'une des formations naturelles les plus curieuses de toute la région. Il y a suffisamment de curiosités à voir pour cheminer ici deux à trois heures, passant des sous-bois au spectacle des arches des Portettes...

La Piste du Tétras

Repère : Colle Basse au-dessus et à 8 km à l’ouest d’Annot (se garer au parking devant le centre de ski de fond). 2h30 environ (15km), 300m de dénivelée, parcours balisé, soutenu mais jamais extrême. Carte IGN série bleue Saint-André-les-Alpes 3541 ouest.
Annot et le village voisin d'Allon ont uni leurs efforts pour aménager un magnifique centre de ski de fond et de montagne. Sous un ciel bleu azur, cette petite station en balcon sur la vallée offre aux pas du promeneur un espace naturel véritablement exceptionnel et un panorama étendu sur les sommets frontaliers du Mercantour et les montagnes de Provence. 70 km de pistes forestières entretenues, par endroits engazonnées, permettent de pratiquer avec un égal bonheur les activités nordiques et le VTT. Parmi toutes les combinaisons d'itinéraires possibles, l'une permet la découverte la plus complète et la plus belle des lieux. Un circuit VTT incontournable en pays d'Annot.
Du Chalet de Colle Basse, s'engager sur les pistes du domaine situé au nord, en respectant le sens habituel de circulation des randonneurs (suivre le fléchage mis en place pour le ski de fond). Le parcours utilise d'abord la piste verte du Pinson sur environ 900 m jusqu'à un carrefour où il convient de poursuivre à gauche. 700 m plus loin, on croise un nouveau carrefour, et l'on abandonne la piste du Pinson pour celle de la Perdrix (piste bleue). Au km 2,8, quitter la Perdrix à son tour pour la piste du Geai et arriver 1 km plus loin à la Basse d'Annot. Monter à droite sur la piste forestière par une montée raide jusqu'à l'abri du plateau (cabane toujours ouverte), installée au km 6,6 sur la piste de la Hulotte. En continuant à droite sur la piste du Tétras, on prendra plaisir alors à faire le tour d'une partie du plateau en contournant une petite éminence (cotée 1 708 m sur IGN), avant de regagner la prairie et son abri. Revenir par le chemin emprunté à l'aller jusqu'à la Basse d'Annot. Partir à droite sur la crête des Traverses afin de rejoindre la piste du Pinson par une raide montée et une descente rapide, et l'emprunter pour finir jusqu'au point de départ.
  • Le vivre autrement : Ce même itinéraire et toutes les pistes nommées dans cette description sont praticables bien sûr en hiver, en technique alternative comme en pas de patineur (la plate-forme de damage, large de 3,60 m, permet toutes les cohabitations). Les promeneurs chaussés de raquettes sont aussi admis sur les pistes, à condition qu'ils marchent sur leur bord.
  • En faire plus : Le secteur permet aussi de compléter la visite des crêtes le long des larges pistes qui les parcourent, par des cheminements plus techniques utilisant (à la descente uniquement), les sentiers reliant le site aux villages situés plus bas. Partez donc d'Allons (1 070 m) par la route du col de l'Iscle ou d'Annot par celle de Colle Basse (400 ni de dénivelée dans le premier cas, 700 m dans le second) et gagnez successivement la Colle Basse puis 2 km au nord la Colle d'Annot. Vous y trouverez alors la variante de la GTPA qui vous permettra (selon le sens) de rejoindre votre village de départ au prix dans les deux cas, d'un parcours joliment technique sur sentier.

Une architecture traditionnelle variée

Ici, le Provence flirte avec les Alpes et les altitudes varient considérablement. Les villages des alentours d’Annot comme Braux, Fugeret, Rouainette, Saint-Benoît, sont constitués de maisons à étages, très serrées les unes contre les autres, et organisées de bas en haut selon un schéma classique préalpin : écurie, cuisine, chambres, grenier et séchoir à prunes ou à châtaignes (le souleiaire). Elles sont construites en grès local maçonné par un mortier à la chaux. Originalité du secteur de Sausses, les habitations réalisées sur le même mode sont construites en blocage lié au plâtre rouge. Si les maisons de village présentent une belle cohérence, les écarts offrent plus de particularité. Autour de Braux et de Méailles, ils sont construits en pierres plates et couverts de lauzes. Plus au nord, à Peyresq, Vergons, Argenton, les fermes isolées sont de grosses maisons massives couvertes d’un toit à 4 pentes de lauzes ou de bardeaux de mélèze. L’écurie voisine avec la cuisine pour récupérer la chaleur animale et le grenier à foin coiffe l’édifice. De longs balcons de bois courent sur la façade. Quel contraste avec la vallée du Sud. Dans le secteur d’Entrevaux, toutes les maisons sont à étages, couvertes en tuiles romanes. Ici, on est bel et bien dans une zone méridionale : l’olivier et le noyer ont remplacé le pin et le mélèze.

Le ravin de Saint-Jean

Repère : Départ : pont Saint-Joseph, à 4 km d'Annot sur la route de Digne Durée : 4 h au total. Période d'autorisation : du 1 er mai au 30 novembre de 10 h à 18 h. Difficulté : pas de difficulté ni de dangers particuliers. Les rares marmites peuvent facilement s'éviter. Matériel : baudrier, mousquetons, descendeur, corde de 40 m ; équipement en place : spits doublés, chaînes ou anneaux de corde. Le casque est conseillé, comme dans tous les canyons Le bas de la combinaison néoprène est suffisant et en été ; par fortes chaleurs il est inutile. Carte : IGN série bleue Annot/Entrevaux 3541 est.

Le torrent de St-Jean est un affluent de la Galange, en rive droite, au niveau de la clue de Rouaine. C'est un beau petit canyon dans un cadre très sauvage, creusé dans le calcaire. Le sentier d'accès, à la descente, traverse une zone où fleurissent en abondance les Lylium pomponiu, ou lys turban. Vous pourrez les admirer sans les cueillir ni les écraser.
Prendre au niveau du pont Saint-Joseph une piste très raide. Passer 2 épingles en Set quitter la piste pour un sentier à droite (cairn). Passer sur un éperon rocheux marquant le début du canyon (cascades) et gagner facilement le ruisseau (durée de cette approche : 20 mn).
La suite se présente comme une succession de très belles cascades, de 5 m à 20 m, entrecoupée de parties horizontales. Il n'y a guère de difficulté particulière à l'étiage, à condition de posséder bien sûr, une bonne technique de rappel. Les deux premières cascades sont les plus hautes. Les amarrages sont évidents, sauf celui de la quatrième cascade, pour laquelle c’est un tronc d’arbre qui sert d’amarrage. Aucun saut n’est possible, mais il y a cependant un petit toboggan en fin de parcours. A la sortie du canyon, continuer dans la Galange, passer sous le pont Saint-Joseph et sortir dès que possible en rive droite pour remonter sur la route.
  • En faire plus : On peut rallonger le parcours (ou le visiter à deux reprises et sur deux tronçons distincts) en commençant le ravin le plus haut. L'accès, au début, est commun avec la version courte du ravin, mais après les 2 épingles en S, il convient au contraire de continuer la piste carrossable. Un petit sentier balisé en jaune part sur la gauche dans le talus (panneau indiquant la direction d’Ourges). Dépasser ce superbe village en ruine, face à la clue. Le sentier continue en longeant celle-ci, puis croise le ruisseau au départ de la descente (compter cette fois 1 h 30 depuis la voiture). On descend alors successivement quatre cascades de 3 m, 7 m, 4 m et 10 m, pour finir par un beau plan incliné de 28 m. On sort ensuite de la gorge par un dernier ressaut de 6 m, avant de rejoindre la partie basse, en suivant facilement le cours d'eau et en évitant de marcher dans l'eau, mais plutôt sur les bords, afin de respecter l'arrêté préfectoral. Le parcours de liaison est un peu long (3 km) et l'on rejoint la partie aval du ravin décrite plus haut. Prévoir 2 h de descente en plus, et une corde de 60 m.

A vélo par le val de Chalvagne

Repère : départ d’Annot ou d’Entrevaux, durée 4h, 45km pour le circuit complet, cartes IGN série bleue Saint-Auban 3542 ouest et Annot/Entrevaux.

Ce circuit cyclotouriste de difficulté moyenne est intéressant à parcourir avec un vélo de route ou même avec un vélo tout terrain, en utilisant des variantes différentes. Il parcourt de petites routes délicieusement sympathiques et vous fera aimer en quelques heures et coups de pédale un arrière-pays méconnu.
En partant d'Annot, laissez-vous descendra sur 3 km par la D 908 qui longe la rivière (Vaïre) pour arriver rapidement aux Scaffarels. Puis, en direction de Digne-les-Bains sur la D 510, remontez sur 4,3 km le long des gorges de la Calange (où l'on perçoit souvent des chamois), puis dans la due de Rouaine. Au hameau de Rouaine, prenez à gauche la D 10, direction Montblanc. Suit alors une succession de faux plats montants et descendants sur un peu moins de 8 km. Vous êtes alors sur une petite route, où vous traversez d'abord de jolis sous-bois, encaissés sans être oppressants, puis de larges vallons aux pentes douces et boisées dominées par les crêtes de calcaire gris du pic de Chabran (1 539 m). La montée au col de Laval (1 100 m) vous semblera facile dans un paysage paisible et verdoyant et vous arriverez ainsi à la tête du Val de Chalvagne où une descente douce de 6,4 km vous attend. À partir du col, à la faveur d'un long trajet descendant, le plaisir des yeux en plus, et en toute sécurité, vous traverserez des lieux et hameaux hors du temps. C'est ici qu'il faudra vous arrêter pour la pause déjeuner. Continuer à descendre (plus rapide) sur environ 8 km. Attention, au km 22, à la brève descente inclinée à 13 %. Ignorez sur la gauche l'embranchement de Villevieille et terminez simplement par la D 710 et par sa belle descente à flanc de montagne dominant la Chalvagne, devenue à cet instant un torrent. Vous ne manquerez pas de faire plusieurs haltes pour contempler le panorama sur Entrevaux et sa citadelle, où vous arriverez en quelques minutes (prudence dans le dernier kilomètre, dans une succession de lacets serrés). Le retour d'Entrevaux à Annot sur la N 202 est à dominante plat montant, sur une quinzaine de kilomètres.

Les fortifications d’Entrevaux

Après l’invasion piémontaise de 1690, la rénovation des fortifications au sud est apparue comme une priorité. Vauban est chargé par le roi de remodeler les places fortes : Entrevaux retient alors toute son attention. Dès 1693, l’ingénieur royal propose une nouvelle enceinte pour la cité et un plan d’ensemble des fortifications qui permet l’utilisation maximale de m’étonnant éperon rocheux qui barre le Var. La nouvelle enceinte ne sera réalisée qu’après 1697, mais dès 1693, les anciennes murailles sont complétées par deux tours bastionnées  et la porte de Puget Thénier est renforcée.  Mais c’est la liaison entre les fortifications urbaines et la citadelle qui préoccupe particulièrement Vauban ; il veut un accès direct. Dès lors commence un gigantesque chantier qui va durer 50 ans : la construction du chemin. Une dizaine de rampes construites à flanc de rocher et protégées par un parapet de rochers  mènent au château. Après la 9e rampe, une esplanade ouvre sur un petit châtelet construit en 1693 et muni d’un fossé et d’un pont-levis. Trois plateformes à canon dominent la vallée. La 11e rampe permet d’accéder à la citadelle proprement dite construite sur les ruines du fort médiéval des Glandevez. L’espace de la cour servait à disposer les canons vers la montagne. A l’intérieur, deux espaces sont remarquables : la grande salle d’origine médiévale réaménagée au XVIIIe siècle et la maison du commandant, sorte de donjon réalisé en 1697, au sommet de laquelle la vue embrasse toute la vallée.

De chapelles en oratoires

Repère : départ d’Annot gare, arrivée à Entrevaux gare. 7h de marche, 1000m de dénivelée, aucune difficulté si ce n’est la longueur du parcours. Carte IGN série bleue Annot/Entrevaux 3541 est.

C'est un petit voyage dans le temps que nous vous proposons. Prenez votre bâton de pèlerin pour une journée et traversez à pied d'Annot à Entrevaux ! Une aventure en douceur, pour découvrir le charme des vieux sentiers d'autrefois, des fermes de pays et des hameaux oubliés.
De la gare, franchir le pont sur la Vaïre et tourner à gauche (balisage GTPA) en direction de St-Jean-du-Désert. Le chemin qui suit la Vaïre devient rapidement un sentier. Il descend en deux lacets pour contourner par le bas une maison isolée, puis s'élève en épingles dans la forêt et rejoint un sentier en balcon que l'on suit à gauche jusqu'à l'arête rocheuse qui ferme l'aval des gorges de la Ga- lange. Descendre à gauche un peu plus loin et laisser sur la droite une amorce de sentier. Après une succession de montées et de descentes, on aperçoit en contrebas un pylône électrique vers lequel on se dirige. De là, rejoindre la N 202 et le pont St-Joseph. De l'autre côté du pont, prendre la piste qui s'élève à droite en lacets. Après avoir franchi un talweg, abandonner la piste pour prendre le sentier à gauche. À l'intersection suivante prendre également à gauche. Après une belle traversée à flanc de montagne, le sentier arrive au pittoresque hameau en ruines d’Ourges. Traverser le hameau, franchir un premier vallon puis longer une petite due. Après celle-ci, traverser le ruisseau à gué pour gravir la croupe boisée qui est en face, et dans laquelle le sentier est peu marqué. Au sommet, on atteint l'imposante chapelle de Saint-Jean-du-Désert (compter trois heures pour arriver jusque-là).
De la chapelle, descendre vers un col herbeux au sud où l'on rejoint le GR 4 que l'on suit jusqu'au col de St-Jeannet (1 278 m, oratoire). Du col, garder le chemin de droite pour franchir la crête du Content (point culminant), puis commencer la longue descente vers Entrevaux. Après environ 40 mn de descente, le sentier rejoint la route goudronnée que l'on suit jusqu'au hameau de Bay, près de la chapelle Saint-Claude. 300 m après le hameau, emprunter le bon chemin à gauche qui conduit à la ferme de la Martine et rejoint la route. Un peu plus loin, quitter la route à gauche au niveau d'une ligne électrique. Après une descente dans la chênaie, le sentier rejoint une nouvelle fois la route. Au premier virage à droite, utiliser le sentier de gauche qui coupe le lacet, puis après l'avoir suivi assez longuement, prendre au niveau du cimetière le petit sentier à gauche qui, au travers des restanques et des oliviers, rejoint les maisons d'Entrevaux.
  • Le vivre autrement : À VTT, le parcours proposé est évidemment plus fatigant et comporte une série de difficultés qui oblige à des variantes d'itinéraires destinées à éviter un maximum de portages. Depuis Annot, on suivra tout d'abord la route de Digne jusqu'au pont Saint-Joseph (via les Scaffarels) et l'on gagnera par la piste le hameau d'Ourges. La section qui suit, après un bref répit à flanc est en revanche compliquée par un portage obligatoire (mais relativement court) près de Saint-Jean-du-Désert. Ensuite, la pente s'adoucit jusqu'au col de Saint-Jeannet, d'où partent diverses possibilités de redescente sur la vallée : l'une, par le GR 4 que l'on suivra sur Entrevaux, correspond au parcours pédestre décrit. L'autre, plus facile (car elle évite la remontée jusqu'à la crête du Travers du Content, puis la raide descente de l'autre côté en versant sud), consiste à se laisser rouler vers le nord-est jusqu'au Plan d'Entrevaux. Compter 7 h pour la boucle complète, y compris le retour par la route entre le Plan et Annot ou Entrevaux et Annot.
Pour revenir à votre départ, utilisez le train des Pignes.

La chapelle de Vérimande

Petite chapelle hors les murs de la cité d’Annot, la chapelle de Vérimande (ou Vélimande), permet une petite promenade facile en fin de journée. Probablement fondée par les templiers d’après la tradition orale, elle appartient ensuite à l’ancien prieuré des bénédictins de Saint-Pons à Nice. Cet édifice rural assez fruste, architecturalement ne comporte qu’une nef couverte d’un toit de tuiles romanes surmonté d’un petit clocheton. Le bâtiment est précédé d’un porche couvert de la même façon que la nef et supporté par deux piliers massifs. La chapelle a connu de nombreuses réfections. A l’intérieur on peut admirer deux toiles de Raphaël Duranti : une Vierge à l’enfant entourée des évêques Saint-Martin et Saint-Pons (1675) ainsi que Saint-Fortunat et Saint-Innocent (1677).

Les gorges de Daluis en kayak

Repère : départ du pont des Roberts (à 2km au sud de Guillaumes), arrivée au pont de Chaudon (à 2km au nord-est de Daluis). Conseillé au printemps ou en automne, et en été pour le parcours aquatique. Compter 2h. cartes IGN série bleue Annot-Entrevaux 3541 est et Puget-Théniers 3641 ouest.

Véritable canyon au fond duquel coule le Var, les gorges de Daluis méritent plus qu'un détour en voiture. Descendre en kayak, c'est se procurer des sensations inoubliables par un contact physique avec une nature extraordinairement sauvage. Le rouge pourpre strié de vert de l'oxyde de cuivre donne aux vertigineuses parois de ce canyon un aspect unique. Le "pont de la Mariée", la "cascade d'Amen", le "Pif-Par, le "couloir des Vertiges", autant de lieux mythiques à ne pas manquer et que l'on peut découvrir au gré de ses aptitudes techniques, en kayak, en raft ou en randonnée aquatique.
Les gorges de Daluis sont un parcours superbe qui vaut à lui seul le déplacement. Martel ne s'en est d'ailleurs pas privé et les a descendues et remontées en 1906. Par contre, par fortes eaux, le parcours est à déconseiller formellement car les places disparaissent entre les hautes parois et il n'y a pratiquement aucun arrêt possible. Avec un débit d'eau raisonnable, on peut s'y engager sans crainte, malgré les différents rapides de difficulté moyenne jalonnant le parcours. Le plus connu, celui du Cantêt, est reconnaissable depuis le pont de la Mariée. Les rapides s'enchaînent ensuite les uns aux autres dans un environnement exceptionnel. Au détour d'un virage, vous découvrirez la cascade finale de la clue d'Amen. Un arrêt est toujours possible pour admirer cette merveille de la nature, et si par hasard vous avez pris dans votre embarcation une corde de 50 m et un baudrier, vous pouvez toujours vous essayer sur le dernier rappel. Ensuite, la gorge s'élargit progressivement jusqu'à Daluis, point d'arrivée de cette descente.
  • En faire moins : Les amateurs de sports d'eau vive peu au fait des techniques du kayak descendront cette gorge en raft. Le parcours nécessite des réflexes et vous devez être vigilant et obéir très vite aux ordres du barreur ; il est impératif de ne pas avoir peur de l'eau, et malgré le gilet de sauvetage, il vaut mieux savoir nager ! "Pont des Roberts", point de départ de la descente. Vous serez équipé d'une combinaison, d'un gilet de sauvetage et d'un casque, et vous écouterez avec attention les recommandations d'usage. La première partie, environ 1km, est calme. Ensuite vous entrez dans les gorges, le courant vous emporte, le site est grandiose : sensations fortes garanties ! Après le "pont de la Mariée", haut de 60 mètres, on retrouve une zone calme, et sur la gauche on peut admirer la cascade finale de la très célèbre "clue d'Amen", bien connue des descendeurs de canyons sportifs. Une pause pour souffler un peu à cet endroit est traditionnelle. Ensuite, la gorge s'élargit progressivement jusqu'à Daluis, point d'arrivée de cette descente exceptionnelle. 
  • Le vivre autrement : Autre possibilité de découverte de cette gorge magnifique, la randonnée aquatique, qui ne se pratique que pendant les mois d'été, à l'époque des étiages de la rivière. Le point de départ de la descente est une fois de plus le pont des Roberts. Les difficultés techniques sont pratiquement nulles à l'étiage, à l'exception des nombreux passages dans le lit du Var que l'on complète par ailleurs par de nombreuses sections de marche cahoteuse sur l'une ou l'autre des berges. Attention, ce parcours deviendrait très engagé en cas d'orage (avec le risque complémentaire de chutes de pierres) ou de hautes eaux. Prévoir une petite journée pour cette descente intégrale entre les ponts des Roberts et de Daluis.
La clue d'Amen est elle aussi l'une des plus belles descentes de canyon des Alpes du Sud. Mais attention ! Sa difficulté est tout autre, car il s'agit d'une longue course (6 h de descente, plus 2 h d'une superbe marche d'approche s'élevant au-dessus du pont des Roberts), avec une douzaine de rappels (sur près de 300 m de dénivelée) dont les plus impressionnants se situent dans l'étroite partie finale. Prévoir le matériel classique de la descente de canyon ainsi qu'une corde de 70 m et une corde de secours en cas de problème. Attention aussi au débit du Var, qu'il faudra pouvoir traverser à l'arrivée de la clue afin de remonter jusqu'à la route sur l'autre rive, par une sente remontant le premier vallon rencontré en suivant le cours d'eau vers l'aval.

Les gorges de Daluis

L’appellation de « Colorado provençal » n’est nullement présomptueuse pour les gorges de Daluis. Tout comme chez son grand frère américain, c’est ici un festival de couleur, du rouge intense de la roche au vert tendre de la végétation.  Que vous parcouriez en raft (période idéale le mois de mai), ou lors d’une randonnée aquatique estivale, le Var et ses méandres vont réserveront bien des surprises et des émotions. Ne manquez pas de vous arrêter un moment au pied de la superbe cascade terminale de la clue d’Amen, ou vous aurez peut-être la chance d’apercevoir de biens téméraires grenouilles accrochées à leur corde.

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Vallée de la Bléone - Digne
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