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Digne et la Blanche

​Digne et la blanche

Du lac de Serre-Ponçon à Digne

Voilà, au nord, le lac de Serre-Ponçon. Au sud, Digne-les-Bains. Entre les deux, un vaste territoire au centre duquel la Tête de l'Estrop (2 961 m) donne naissance à la Bléone qui dévale jusqu'à Digne. Au nord s'étend le "Pays du Milieu». Ce n'est pas une vallée, mais plutôt un territoire particulier à cheval sur deux bassins versants : celui de la Blanche, petit torrent affluent de la Durance, et une partie de celui du Bès, affluent de la Bléone, qui a dû se battre longtemps pour creuser deux magnifiques dues, portes de la Provence. Le col de Maure sépare insensiblement ces deux vallées à tel point qu'il est difficile de remarquer que le caractère du paysage évolue ; en venant du sud, le pays de Digne laisse doucement la place à un paysage tellement alpin qu'il a même été comparé à un petit coin de Suisse égaré en Provence.
Ces deux vallées se situent au creux de trois massifs montagneux : le Blayeul (2 189 m), au sud, monte la garde au-dessus des dues de Barles et de Verdaches, entre Haute-Provence et montagne ; le massif des Monges, sauvage et encore méconnu, borde de ses derniers sommets arrondis le flanc ouest de la vallée de la Blanche, tandis que la magnifique chaîne de la Blanche, barre montagneuse à la couleur blanc-gris caractéristique, allant du nord au sud, donne la limite est depuis Dormillouse (2 505 m), gardienne de l'entrée de l'Ubaye jusqu'au pic des Têtes (2 661 m) sous le massif des Trois Evêchés. Plus au sud, la montagne de l'Ubac (ou sommet de Grisonnière) et ses ravines séparent les eaux du Bès de celles des affluents de la haute Bléone, en vis-à-vis du Blayeul. La vallée de la Blanche est large et encombrée de dépôts morainiques cultivés, dont les épaules laissées par le glacier sont bien visibles au niveau du plateau de Pompiéry et du col St-Jean ; l'ouverture là plus douce est vers le nord, donnant sur le lac de Serre-Ponçon. En aval du village de Selonnet, la Blanche creuse de profondes gorges avant de rejoindre la Durance. Au milieu de cette vallée, Seyne-les-Alpes observe depuis un éperon rocheux un paysage verdoyant aux courbes douces, dominé par le versant imposant de la chaîne de la Blanche, souvent le théâtre de magnifiques embrasements au soleil couchant. Le Bès ne conserve que peu de temps le caractère de ce paysage ; passé le village du Vernet, il s'engouffre, au pied du Blayeul, dans une vallée beaucoup plus étroite et encaissée : sa morphologie n'a alors plus rien à voir avec le bocage alpin du pays de Seyne ; il copie assez honorablement le Verdon à la hauteur de ses pré-gorges, entre Castellane et Rougon... A mi-distance de la Provence et du Dauphiné, le pays est suspendu, de 850 m à 2 740 m d'altitude. Il semble hésiter entre Gap et Digne : les habitants du Vernet n'ont pas les mêmes déplacements que ceux de Seyne ou de Selonnet !

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Villages du "Pays du Milieu"

Ni en Provence, ni en Dauphiné, les villages du "Pays du Milieu" ont gardé leur caractère d'autrefois : il fait bon y vivre, malgré leur relatif isolement... Prenant sa source sur les pentes de l'Estrop (2 961 m) la Bléone parcourt une fameuse dénivelée jusqu'à la Durance, en face de la montagne de Lure et des fameux pénitents des Mées, à 404 m d'altitude. Ses deux principaux affluents, les Duyes et le Bès, descendent les pentes sud des collines et des montagnes des Monges, aux reliefs boisés et aux vallons cultivés, parsemés de villages aux toits de tuiles canal, de petits champs de céréales et de lavande.
La Bléone et ses affluents érodent les reliefs des Préalpes de Digne sur une cinquantaine de kilomètres de longueur et sur une vingtaine de kilomètres de largeur. En amont de La Javie, le village aux mille poiriers, la vallée est étroite. La végétation méditerranéenne ne s'accroche que sur les adrets, et les crêtes dépassent souvent 2 500 m, comme pour mieux séparer le Verdon et le Val d'Alios à la fois si proches et si difficiles d'accès depuis ce lieu retiré, où les villages ne fuient pas les rayons du soleil.
En descendant vers le sud, la Bléone devient un torrent et le paysage est toujours très montagnard. Les résineux sont nombreux, les crêtes s'élèvent, souvent en falaises de calcaire, un peu à l'image de l'Arc de Castellane. Cet espace forme l'immense atelier des artistes multimillénaires de la tectonique et de l'érosion ; une réserve naturelle d'œuvres d'art difficiles à rencontrer ailleurs : les fossiles, les plis et replis, les ravines et les couleurs en sont autant de témoins... Près de Digne s'élèvent encore la Bigue et le Cous-son, dernières montagnes avant la ville. Enfin voilà le lit plat et arboré de la Bléone, bordé de part et d'autre de collines couvertes de chênes, qui est l'image caractéristique du paysage dignois.

Dinia, cité romaine

Le pays dignois, terroir riche, a probablement été occupé par l'homme dès l'époque protohistorique. En 14 av. J.-C., Plène, l'historien romain, parle de l'importante peuplade des Blédonticiens qui donnèrent leur nom à la Bléone. Il cite aussi Dinia qui devait devenir cité romaine peu après. De l'époque gallo-romaine subsistent quelques traces archéologiques dans la vallée de Thoard, et à Digne même des fouilles récentes ont révélé l'existence de thermes. Dès le XI' siècle, les évêques font construire un château fort sur la colline dominant la ville. Tous les villages se fortifient. Celui de Thoard tient son nom de turris ardua, la tour élevée, dont les vestiges sont encore accolés à l'église. A Digne, l'ancien village groupé autour de la cathédrale n'offre plus une sécurité suffisante. Peu à peu, de nouvelles constructions s'agrègent autour du château des évêques. Au XIIIe siècle, des remparts ceinturent Digne. La nouvelle cité est née.

Les religions, sources de gloires et de tragédies

En 1490, une nouvelle cathédrale est construite — St Jérôme — et Notre-Dame-du-Bourg devient une simple église. La ville de Digne gagne en importance, draine tous les produits de la campagne environnante, elle est une étape sur la route des troupeaux et du sel. Centre d'échanges, c'est k Ii 'u de foires importantes. Mais au XVIe siècle, de nombreux protestants de basse Provence, inquiétés par le pouvoir royal, se replient dans la région. Seyne devient un véritable fief protestant. Cela entraîne une série de coups de mains particulièrement sanglants jusqu'à 1586, date à laquelle le duc d'Epernon reprend la ville aux réformistes. A la fin des guerres de Religion, toutes les églises du secteur ont été détruites ou sérieusement endommagées ; seules celle de St-Léger et la cathédrale, deux édifices remarquables de l'art du XIIIe siècle, ont résisté. Le château de Montclar est entièrement détruit, et le pays est totalement ruiné.
Le siècle suivant voit la reprise en main de l'église catholique, avec le mouvement de la Contre-Réforme particulièrement dynamique dans la région. Il s'agit pour le clergé de faire oublier définitivement l'hérésie protestante, aussi les églises sont-elles rapidement relevées de leurs ruines, et entièrement redécorées. La frontière du royaume est repoussée plus à l'est, la vallée de la Blanche perd son rôle stratégique et retrouve la paix.

Le désenclavement

L'histoire des vallées de la Blanche et du Bès se conjugue avec celle de leur isolement. Jusqu'au règne de Louis-Philippe, aucune route carrossable ne permet d'entrer dans le pays. La "route royale" qui vient de Digne n'est qu'un mauvais chemin et il n'existe pas de voiture à roues dans tout le secteur. Tous les transports se font à pied, à dos d'âne ou avec un traîneau baptisé "liaîe". Ce traîneau est utilisé été comme hiver pour certains travaux agricoles, souvent dans des pentes très raides. Sous le second Empire (1869), la situation s'améliore avec la création d'une nouvelle route carrossable à partir du pont Rouge reliant la vallée de la Blanche à Digne par le col du Labouret et le col de Maure.
C'est avec la Révolution française que le pays dignois va connaître un nouveau développement en devenant le pôle administratif du nouveau département des Basses-Alpes. La ville de Digne devient préfecture, et quelques mois après, siège de l'unique évêché du département. Dès le milieu du XIX" siècle, une route carrossable permet de rejoindre la nouvelle préfecture depuis la vallée de la Durance. C'est le coup d'envoi d'une série de travaux qui vont modifier le visage de la ville mais aussi la vie quotidienne des paysans des environs. La Bléone, torrent dévastateur au printemps, est endiguée aux points stratégiques de son cours ; dans la ville le Mardaric, tout aussi dévastateur, est partiellement couvert. Peu à peu, les communications s'améliorent et l'on attend avec impatience au tournant du siècle l'arrivée du chemin de fer.

Une intense activité artisanale

Mais l'isolement géographique a généré des activités originales. Dans cet espace de moyenne montagne, l'économie traditionnelle était basée sur l'agriculture et surtout sur l'élevage, ovin en particulier. Jusqu'à la fin du XIX" siècle, une intense activité artisanale régnait dans la cité : bouchers, boulangers, ferronniers, drapiers... D'autre part, la nécessité de se déplacer en montagne conduisit, dans ce pays d'élevage par excellence, à développer une nouvelle activité qui devait jusqu'au milieu du XXe siècle faire la réputation du pays : la production de mulets. Fruit des amours obligés d'un âne et d'une jument, c'est un animal de trait particulièrement résistant, et durant tout le XIX" siècle, le pays de Seyne exporta ses mulets dans la France entière, et même en Espagne, en Italie et en Algérie. A Digne, au début du XIX, siècle, les anciens remparts sont démolis, les villes et les villages s'ouvrent. Mais cette période d'ouverture n'est pas pour autant une phase d'expansion débridée pour les Préalpes de Digne, car elles sont frappées de plein fouet par l'émigration massive des populations rurales vers les centres industriels.

Une ville à la campagne

Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que se développe, réellement une économie centrée essentiellement autour de la ville de Digne : rôle administratif prépondérant, thermalisme mais aussi industrie touristique. Digne demeure aujourd'hui encore une petite ville à la campagne, peuplée d'artisans et de paysans urbains. Tout le long de la vallée de la Bléone, le sol est riche. On y voit essentiellement des céréales mais aussi quelques légumes et arbres fruitiers. Mais l'économie locale est basée avant tout sur l'élevage ovin, spécialement dans la vallée des Duyes dont le village de Thoard est le centre vital. Aujourd'hui, les Préalpes du Sud offrent tout à la fois un centre urbain dynamique et d'immenses territoires libres.

Accès aux vallées de la Blanche et du Bès

  • En voiture : En venant du nord (de Gap), et par le chemin des écoliers (la D 900 C), découvrez le pays par les gorges de la Blanche ; une entrée en matière bien sauvage... Si vous préférez les routes plus larges, gardez la route de Tallard à Barcelonnette jusqu'au "point haut" de St-Vincent-les-Forts et prenez la D 900 qui monte au col St-Jean (route de Digne) 17 km avant Seyne-les-Alpes. Depuis le sud, préférez la D 900 A, de Digne à Verdaches, qui suit le Bès jusqu'au col de Maure ; ou, pour circuler par de plus larges routes, gardez la D 900 de Digne à Seyne ; vous franchirez le col du Labouret. En autocar : desserte de toute la vallée.
  • En train : Marseille-Château-Arnoux/St-Auban, puis liaison Digne par car S.N.C.F. Paris-Gap.

Accès aux Préalpes de Digne

En voiture
  • Depuis Marseille, par l'A 51 puis à partir de Peyruis, suivre la D 4 pour rejoindre la N 85.
  • Depuis Nice par la N 202 via Entrevaux et St-André-les-Alpes.
  • Depuis Grenoble par la N 75 jusqu'à Sisteron, prendre ensuite la N 96 jusqu'à Château-Arnoux pour rejoindre la N 85.
Une bretelle autoroutière "pénétrante" de "Peyruis - Les Mées" à Digne va être réalisée très prochainement...
En train
  • Au départ de Paris, train de nuit Paris-Briançon avec arrêt à Veynes-en-Dévoluy, correspondance par Château-Arnoux/Saint-Auban puis liaison par autobus SNCF jusqu'à Digne.
  • Au départ de Marseille jusqu'à Château Arnoux/Saint-Auban, puis liaison autobus SNCF jusqu'à Digne.
  • Au départ de Nice par la Compagnie des Chemins de Fer de Provence, ligne du train des Pignes jusqu'à Digne, 151 km, un voyage étonnant dans des paysages magnifiques.

Les loisirs de nature

Randonnée pédestre

Les vallées de la Blanche ou du haut Bès ne sont pas des vallées encaissées aux versants abrupts. On est là plutôt dans un petit massif au relief peu accidenté, verdoyant, qui rappelle par endroits certains petits coins du Vercors ou des Vosges.
C'est pourquoi toutes les activités itinérantes sont extrêmement agréables à pratiquer.
Calme et sans grande dénivelée, la randonnée peut se pratiquer quasiment toute l'année. La pointe nord de la chaîne de la Blanche, la montagne de Dormillouse, constitue un magnifique belvédère pour comprendre et découvrir la structure du pays. Le GR 6 traverse le massif en reliant Mélan (Préalpes de Digne) au Lavercq (Ubaye) par le col de Clapousse (au nord du sommet des Monges), le gîte de Selonnet et le col de Bernardez (entre Dormillouse et Roche Close).

VTT

Les nombreux itinéraires ne sont en général pas balisés avec le logo F.F.C., sauf un d'envergure : la grande traversée de la vallée de la Blanche, 80 km en deux jours, qui relie Barles à St-Vincent-les-Forts en passant par Auzet, Verdaches, "Charcherie", Seynes-les-Alpes, St-Pons et St-Jean Montclar. Autour de Digne, de nombreux circuits balisés existent et sont d'un niveau toutefois assez relevé. Ils se déroulent pour la plupart sur les GR ou autres sentiers de randonnée. La vallée étant encaissée, les dénivelées sont parfois importantes et brusques.
Randonnée équestre
Les randonneurs équestres sont nombreux sur les chemins forestiers qui traversent le massif dans le secteur de Charcherie, entre Seyne-les-Alpes et le Vernet (nord-sud) et entre le col du Fanget et la station du Grand Puy.

Escalade

Un site école se situe à Courbons, à 5 mn de Digne. Des voies d'une cinquantaine de mètres, tous niveaux (du 4 au 7a), sur un calcaire très sain. Le parking d'accès est saturé, il est donc fortement conseillé de monter à pied par la route du relais TV (10 mn de marche).

Sports aériens

La Blanche peut s'enorgueillir de deux sites phares de vol libre ; ils sont d'ailleurs contigus, à l'extrême nord de la zone, sur l'avancée rocheuse de St-Vincent-les-Forts et sur les pentes sommitales de Dormillouse, respectivement à 1 300 et à 2 470 m d'altitude. Ces deux sites ont accueilli plusieurs manches des championnats du monde de parapente, ainsi que les championnats de France.
C'est dire la qualité aérologique de ce site magnifiquement exposé aux rayons du soleil de l'après-midi (face ouest sur... 20 km 0, permettant de magnifiques vols de pente au-dessus du lac de Serre-Ponçon. L'aérologie du val de Bléone a été rendue célèbre par l'organisation des championnats du Monde de parapente en 1991. Elle est connue pour être une des plus fortes d'Europe. Ne surestimez pas vos capacités !

Un beau vol depuis le Dormillouse

En région de Digne, trois sites équipés et agréés :
  • Le Cousson
  • L'Andran, nord/nord-est à 1 100 m d'altitude. Direction Courbons sur 3 km, puis à droite vers le relais TV où vous devez laisser la voiture. Navettes à 7 h 30 et 8 h 30.
  • Prads Haute-Bléone à 1 863 m d'altitude. Allez à La Javie puis direction Prads puis à droite avant le village.

Ski

Au nord, la station de St-Jean-Montclar Le Lauzet est la plus importante et la mieux enneigée grâce à son versant ubac, côté Le Lauzet. De magnifiques randonnées nordiques accessibles en télésiège sont vivement conseillées à travers les vallons d'altitude (1 900 m - 2 000 m) : vallon de l'Amboin, vallon de Provence et vallon du Loup.
A l'ouest la station de Chabanon La Blanche est moins étendue que St-Jean-Montclar, mais la neige est toujours d'excellente qualité puisque l'exposition est au nord. En randonnée nordique, l'itinéraire à faire absolument est la "crête des Mélèzes", d'où la vue est panoramique : Vercors, Dévoluy, Gapençais...
La station du Grand-Puy dispose d'un site de ski de fond de 20 km, labellisé France ski de fond. C'est le seul véritable centre de ski de fond de la vallée de la Blanche.
La traversée à skis de fond du Grand-Puy à Chabanon par le col du Fanget est un des plus beaux itinéraires du massif.
En haute Bléone, randonnée nordique sur le site de Prads, au-dessus de La Javie. Lors d'hivers neigeux, les randonnées nordiques sont possibles sur la route du col de Fontbelle, dans la vallée des Duyes, en menant votre véhicule le plus haut possible (Mélan), et pour ensuite rejoindre, à skis de fond ou à raquettes, les pistes forestières des environs du col.

Les criques de Serre-Ponçon en canoë

Le lac de Serre-Ponçon se partage entre les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence. De tous temps, le côté "basses alpes", c'est-à-dire "Alpes-de-Haute-Provence" a été plus sauvage, la côte étant plus découpée et plus abrupte. Certaines petites criques rappellent celles de la Corse. Leur inaccessibilité par la route les rend d'autant plus attrayantes à découvrir en canoë ou en kayak.
Cette navigation facile est à la portée de tous.
Accès : sur la D 900, entre Gap et Barcelonnette, tourner à gauche au niveau de l'embranchement du Lautaret, et descendre la petite route qui mène au "Camping du Lac". La randonnée nautique commence ici.
Commencez par visiter les criques ensoleillées. Le matin, allez d'abord sur votre gauche, vers le barrage, vous y découvrirez une crique aussi belle que celles qu'on trouve en Corse. Le soir, allez plutôt d'abord vers les criques à droite, en remontant vers l'embouchure de l'Ubaye.
N'hésitez pas non plus à visiter les criques et plages du côté Hautes-Alpes (autre vive du lac). L'idéal dans ce cas serait toutefois de prévoir le nécessaire pour un bivouac : duvet, grillades, etc.
Enfin, pour la planche à voile, le vent se lève en fin d'après-midi, mais il est assez faible en général.

Le Clot du Dou

Repère : Se rendre à la station du col Saint-Jean (nombreux parkings) à 40min environ de Gap, Barcelonnette ou Digne. Départ et arrivée au col Saint-Jean. +120m de dénivelée, 2h à 2h30 ; 14 km, accessible à tous, y compris aux enfants. Suivre les macarons VTT.
Le circuit du Clot du Dou est très connu des amateurs de randonnée facile, à skis de fond ou à VTT. Nous vous proposons de le parcourir à VTT, à travers une des plus belles forêts de mélèzes d'Europe, où même en été on trouve un peu de fraîcheur.
De la station, descendre 1 km sur la route de Barcelonnette. Tourner à droite à la chapelle St-Antoine, s'engager sur la piste forestière et la suivre jusqu'au carrefour des Quatre-Chemins. Il est recommandé de monter jusqu'à l'église de St-Vincent, d'y laisser son VTT et de faire le tour du fort de St-Vincent (privé) à pied d'où l'on a un point de vue magnifique sur le lac de Serre-Ponçon. Revenir au carrefour des Quatre-Chemins et attaquer en douceur la montée régulière qui mène en trois petits kilomètres à la clairière du Clot du Dou. L'arrivée est un enchantement.
Revenir en arrière sur 500 m environ et reprendre à gauche la piste forestière qui continue. Après une courte montée, la piste devient plate. On arrive ensuite à un carrefour, où il faut prendre à droite un chemin plus étroit qui descend (assez rapide, mais sans danger si l'on a de bons freins) jusqu'à rejoindre l'itinéraire emprunté à l'aller. Revenir alors sur la chapelle St-Antoine et la station de Saint-Jean Montclar.
  • En faire plus : On peut, au km 10, continuer sur la piste forestière principale en direction de la fontaine de l'Ane et de la fontaine du Loup. Après celle-ci, plusieurs rampes raides à grimper. Continuer à monter jusqu'à traverser sous le télésiège des Vallons, puis descendre sur deux bons kilomètres en utilisant au mieux les pistes de ski alpin. Attention : casque obligatoire pour la descente.
  • Le vivre autrement : L'hiver à skis de fond ou raquettes. Itinéraire très fréquenté, mais non tracé. Il est toutefois balisé.

De Dormillouse au lac de Serre-Ponçon

Repère : départ du haut du télésiège du plateau de la Chau. 2h de descente, 1200m de dénivelée, pour VTTiste de niveau moyen, Il n’y a pas de danger particulier mis à part deux endroits où il faudra descendre du vélo.
La descente que nous vous proposons est très fréquentée depuis plusieurs années, la station de St-Jean Montclar mettant à disposition ses télésièges équipés de crochets. Cette descente, accessible à de nombreux "vététistes" amateurs, vous permettra de traverser des forêts de mélèzes de toute beauté, avec des vues saisissantes sur le lac de Serre-Ponçon. Notre conseil : la première fois, faites-vous accompagner. À l'arrivée, une baignade dans le lac s'impose, surtout en été.
Monter en télésiège jusqu'à la gare terminale du plateau de la Chau. Monter à gauche par un sentier raide en direction de Dormillouse, puis de St-Vincent-les-Forts.
Traverser sous le télésiège des Vallons en passant juste en dessous de la gare terminale. Emprunter alors un petit sentier qui permet de traverser trois ou quatre ravines, où il vaut mieux descendre de vélo de temps à autre si l'on est mal à l'aise ! Laisser à gauche la descente sur St-Jean.
Lorsqu'on parvient à une prairie, à la "cabane du berger", s'engager sur une piste forestière (éviter d'effrayer les troupeaux, nombreux en sous-bois). À la sortie de la forêt, s'engager à gauche sur le sentier "PR", balisé en jaune. La descente devient technique, "trialisante", avec vue sur le lac. Une variante à droite est plus facile.
Le "PR" débouche sur la piste forestière. Poursuivre alors à gauche, direction "Col St-Jean", balisage orange du ski de randonnée.
Dans les sous-bois, laisser la montée vers le Col St-Jean sur la gauche, et prendre le petit chemin qui descend à droite.
À peu de distance (300 m) du carrefour des Quatre-Chemins, on débouche sur une large piste forestière. Tourner à gauche et traverser sur cette piste facile jusqu'à la ferme des Rollands et l'Auberge Roche.
Parvenu sur la D 900, traverser et prendre un sentier qui descend à droite et qui conduit en 3 km environ au village du Lautharet. Traverser la D 900 B, et suivre une petite route sur 200 m, que l'on quitte à gauche par un sentier. Lorsque celui-ci rejoint la route, la suivre sur 150 m et s'engager à droite sur le sentier de fin de parcours. On arrive à la plage de St-Vincent-les-Forts.
Pour le retour au Col St-Jean. Si vous avez loué les services d'un accompagnateur, une navette vous ramènera. Sinon, il faut avoir laissé une voiture près de la plage.

Le vol de Dormillouse

Repère : Accès soit en télésiège jusqu’aux crêtes de Dormillouse, puis 20min de marche, soit à pied en montant de la station Saint-Jean Montclar au plateau de la Chau et en suivant l’itinéraire qui monte au Dormillouse. Départ du fort de Dormillouse (2500m). Arrivée aux plages du lac de Serre-Ponçon (780m) 1700m de dénivelée.
Le site de Dormillouse est connu dans le monde entier. C'est un lieu stratégique du vol à voile : c'est en effet le point de passage obligé ouvrant à toutes les bases du sud le chemin vers les Alpes du Nord. Le site est aussi très connu en raison des compétitions internationales qui y sont régulièrement organisées. C'est le lieu de rencontre entre l'ensoleillement provençal et les hauts reliefs alpins. La proximité du lac de Serre-Ponçon fait du site un endroit idéal pour un séjour en famille. C'est au bord du lac que la famille se retrouve, après les joies du vol et de la baignade.
Ave Le site bénéficie d'une exposition permanente au soleil, qui permet d'utiliser des courants ascendants dépassant fréquemment les 3 000 m d'altitude. On profite ensuite d'une glissade-promenade aérienne au-dessus du lac de Serre-Ponçon. Le vol en thermique l'après-midi est réservé aux bons pilotes d'expérience, maîtrisant parfaitement leur matériel. Les terrains d'atterrissage sont souvent turbulents l'après-midi.
  • En faire plus : Un vol sur la crête de la Blanche, qui s'étend sur 15 km au sud. Conseillé pour découvrir les joies du vol de distance.

La montagne de Dormillouse : lacs et tourbières

Repère : Départ : parking au bout de la route qui mène au col Bas ou encore du plateau de la Chau en prenant le télésiège du col St-Jean Accès routier : de Seyne prendre la D207 vers le col Saint-Jean Au premier carrefour, se diriger vers Saint Pons et prendre la direction du col Bas. Se garer avant la barrière ONF après 3 km de chemin en terre. Dénivelée : 650 m Durée : 5 h.
Difficulté : facile, bon sentier. Carte : IGN série bleue Seyne 3439 est.
Dormillouse est une montagne qui culmine à 2 505 m et qui se situe au nord de la chaîne de la Blanche, au carrefour des vallées de la Blanche et de l'Ubaye. Au sommet de Dormillouse s'élève le célèbre fort d'où la vue porte, d'après certains, jusqu'à la rade de Toulon. C'est ainsi que les habitants auraient appris le débarquement de Provence le 15 août 1944, grâce aux signaux lumineux émis depuis le mont Faron à Toulon !
La balade des lacs et des tourbières est à la fois facile et remarquable de beauté. On y découvre trois petits lacs de montagne limpides et colorés par leur flore aquatique. En juillet, les rhododendrons environnants sont splendides et les tourbières magnifiques. La tourbe est le résultat d'un léger glissement de terrain, associé à un développement de la flore des étangs et des marécages. Les racines de cette flore et l'amalgame schisteux du glissement créent le phénomène de la tourbe. Actuellement, les lacs naturels sont en train de disparaître peu à peu, pour laisser place à la tourbe.
Du parking prendre la large piste de gauche qui reste horizontalement à flanc de montagne. Après environ 2 km prendre à droite un sentier qui monte droit dans la pente et qui mène à l'ancien chemin d'accès du fort. On arrive ainsi directement au sommet où l'on pourra visiter le fort militaire. Du sommet, suivre la direction "les lacs", balisage bleu.
Passer près du lac Noir. Descendre en direction du lac du Milieu (balise jaune), entouré de roseaux et habité par les libellules- et les chevennes. Le contourner par la gauche et continuer à descendre jusqu'au lac de la Cabane, près du refuge en bois.
Il est conseillé de pique-niquer à cet endroit ; il y a une source à proximité. En août il est possible de se baigner dans le deuxième lac en contrebas de la cabane. Du lac de la Cabane, remonter légèrement, prendre à gauche et passer sous le télésiège, contourner une tourbière par la droite et remonter un pierrier qui permet d'accéder au vallon de Provence, légèrement boisé (balisage bleu). Suivre ce vallon jusqu'aux tourbières du col Bas qu'il faudra contourner par la droite. Du col Bas, descendre sur l'autre versant par la piste forestière, jusqu'à la barrière O.N.F.
  • En faire moins : Il est possible de monter en télésiège au plateau de la Chau et d'éviter ainsi la mauvaise  route qui mène au parking du col Bas. De la gare terminale du plateau de la Chau, prendre à droite un chemin forestier qui rejoint la montée au Dormillouse. Pour revenir au télésiège, en dessous du col Bas, à la barrière ONF, prendre la large piste qui part à droite. Mais on peut aussi monter directement à brèche de Dormillouse et rejoindre le sommet par la crête.
  • Pour raccourcir le tour des lacs, on peut très bien se contenter de pique-niquer au bord du lac Noir et remonter directement au col Bas. Au bout du lac Noir, vers le sud, prendre un sentier balisé en bleu qui remonte légèrement au-dessus du lac, passer le vallon du Loup et rejoindre ainsi le col Bas. Cela permet de raccourcir la balade d'environ 1 h 30.
  • Le vivre autrement : A skis de fond : les vallons du Loup, de Provence et de l'Amboin constituent en hiver un parcours de randonnée nordique extraordinaire. Du refuge du lac de la Cabane, gagner le vallon de l'Amboin en remontant au sud-est jusqu'à l'altitude 1 900 m et suivre la courbe dans les bois, au mieux, jusqu'à entrer dans le somptueux vallon de l'Amboin. Revenir dans le vallon de Provence par le col du Laveyret.

Week-end à cheval dans le pays de Seyne

Repère : prévoir 2 jours, pas de difficulté particulière, 60km, vêtement en cas de pluie. Carte IGN série Bleue Seyne 3439 est, La Javie 3440 est, Turriers 3439 ouest, Thoard 3440 ouest.
Le pays seynois, renommé depuis longtemps pour son élevage mulassier, est une zone montagneuse où il fait bon randonner du printemps à l'automne. Torrents et ruisseaux sont nombreux, l'herbe des alpages est grasse, les points de vue superbes.
Chevaucher parmi les marmottes nécessite cependant un minimum d'expérience de la randonnée ainsi qu'une bonne condition physique du cheval et du cavalier.
Au départ de Selonnet, prendre la route de Chabanon, puis la piste forestière dominant le hameau de Surville. On rejoint ainsi le GR 6 que l'on suit jusqu'à la cabane du berger de la Montagnette (balisage bleu et rouge). Au carrefour descendre sur la gauche (abreuvoirs), puis à l'intersection suivante, emprunter la piste de gauche. On arrive ainsi sous la station de Chabanon. Continuer dans la même direction, traverser la route pour retrouver plus loin un carrefour. Passer à proximité du remonte-pente et s'engager dans la forêt (balisage jaune). Au ravin suivant, délaisser le balisage jaune pour continuer sur la piste à flanc de montagne. Traverser une pelouse pour rejoindre le col de Négron. Prendre en face pour passer successivement à proximité de deux bergeries (point d'eau), puis, après un collet, redescendre sur la bergerie du Lauzerot. Continuer sur la piste longeant le ravin jusqu'à Cubertin. Délaisser la piste pour prendre à gauche le sentier descendant sur Auzet (balisage jaune). Longer le torrent rive gauche sur 1 km puis monter sur la gauche pour rejoindre le col. Continuer à monter dans le bois puis descendre sur la gauche pour rejoindre un vallon. Bifurquer sur la gauche, puis au carrefour à droite. Emprunter alors le sentier (balisage jaune) rejoignant Verdaches. Continuer par la D 900 jusqu'au carrefour routier suivant. Passer sous le pont pour venir en rive gauche du Bès. S'engager dans le sentier en sous-bois se prolongeant par une piste jusqu'au Vernet. Traverser le village et retrouver la D 900 après le plan d'eau. Longer la route sur 1 km. Bifurquer à gauche pour prendre la piste forestière et monter jusqu'au col de la Chaloze. Descendre sur la gauche ; après le passage du vallon, la piste s'incurve à droite pour longer l'ubac de la montagne (la Petite Rousse). Plus bas, traverser une zone ravinée avant de remonter dans les pâturages de Charcherie. Au col de Charcherie, près des chalets, prendre à gauche pour remonter dans la grande clairière de Fissac (ignorer toutes les pistes partant sur la gauche). Redescendre en direction du nord-ouest. Passer un vallon, puis, au carrefour suivant, monter sur la gauche pour rejoindre le col du Fanget. Emprunter la piste partant sur la droite et monter en larges lacets jusqu'à un plateau et rejoindre peu après le col de Négron. Emprunter le même parcours qu'à l'aller jusqu'à Chabanon. Descendre sur la droite par un sentier coupant les lacets décrits par la route d'accès à la station. On rejoint ainsi la route d'accès à Selonnet.
  • En faire un peu moins : Depuis Charcherie, rejoindre vers le nord Seyne-les-Alpes. Tourner à gauche sur le GR 6 et le suivre jusqu'à Selonnet en passant au Haut-Chardavon où se trouve le dépôt des haras.

Le tableau des Pénitents

L'église des dominicains de Seyne conserve une bien curieuse toile du XVIIe siècle montrant une procession de pénitents dans les rues de la ville. Il faut aller voir cette œuvre qui est une sorte de reportage en image (et en couleur) d'un événement exceptionnel mais cyclique de la vie quotidienne il y a trois siècles. Un œil observateur reconnaît dans cette peinture tous les éléments de la ville : l'ancienne cathédrale, la futaie, certaines maisons, même si l'habitat urbain a connu bien des modifications depuis.
Le cortège représenté permet de reconstituer à la fois son cheminement, l'ordre précis dans lequel varient les différents groupes ou personnalités.
Les pénitents blancs ouvrent la marche, suivis des pères dominicains, des trinitaires et du clergé séculier. Derrière, arrivent les autorités civiles : le juge royal, le subdélégué de l'intendant, les quatre consuls coiffés du chaperon rouge. Vient ensuite la foule des fidèles, hommes et femmes séparés en deux groupes distincts.

Traversée du Grand-Puy à Chabanon

Repère : départ de la station du Grand-Puy, on y accède par la D900 en direction de Digne. 3h30 à skis de fond ou VTT. Pour un aller-retour, compter 6-7h, et pour la boucle, 2h15. Attention aux chemins après les fortes pluies. Dénivelée positive : du Grand-Puy à Chabanon 500m, de Seyne au col de Fanget 350m. Carte IGN série bleue Seyne 3439 est et Turriers 3439 ouest.
Ce parcours de 17 km est une des meilleures façons de découvrir le pays de Seyne, que certains appellent aussi la "vallée de la Blanche". Vous êtes souvent en balcon au-dessus de la vallée, et presque tout le temps en forêt.
Les sous-bois vous offrent leurs délicieuses spécialités : fraises et framboises des bois, champignons, morilles...
L'été et l'automne, beaucoup de "vététistes" se baladent agréablement sur cet itinéraire, où il n'est pas rare de rencontrer des cavaliers.
La plaine de Charcherie, la forêt de Fissac, le col du Fanget, le plateau d'Iroire, les chalets de Négron, autant de lieux que vous découvrirez avec étonnement : ils sont caractéristiques des montagnes tranquilles des Alpes-de-Haute-Provence. On peut partir du Grand-Puy ou de Chabanon indifféremment. De la station du Grand-Puy, monter au nord-ouest par une large piste forestière (point d'eau après 2,5 km). Lorsqu'elle devient plate, elle redescend au sud sur Champ-Chauvet (évident). Remonter en direction des chalets d'alpage et de la plaine de Charcherie.
Avant le premier Chalet, prendre à droite le chemin qui traverse la prairie et qui amène sur une belle piste forestière. On retrouve alors les balises jaunes du Grand tour du pays de Seyne. A la première clairière (attention aux taureaux), prendre le chemin de droite qui serpente alors dans une forêt de pins clairsemés jusqu'à la clairière de Fissac.
Ensuite le chemin monte et descend à travers la forêt et les robines jusqu'au carrefour des Méadres. A droite, on rejoint la route D7, puis Seyne. A gauche, le chemin continue jusqu'au col du Fanget, à travers les robines et passe un petit col qui permet de changer de versant et de surplomber l'ancienne auberge des Fauvettes. Dans la descente le chemin se dégrade, à la fourche s'engager à droite.
Après l'ancienne auberge des Fauvettes, en direction d'Auzet, prendre à droite le chemin qui monte (l'été, balise jaune et triangle) et le suivre à travers une forêt clairsemée de petits pins. En arrivant dans les alpages, prendre à droite. Le chemin arrive alors à la base de la montagne de Chabanon (le sommet avec les deux pylônes) en vue des bergeries de Negron (source). En août, profitez-en pour continuer au-delà des bergeries et remplir ainsi votre sac de myrtilles, Tête Grosse en est presque rouge tellement elles y sont abondantes. Sinon, avant les bergeries, passer le portail en bois et suivre le chemin forestier sur 4 km jusqu'à la route des Clôts (fin juillet, framboises et fraises des bois). Attention, à droite du deuxième portillon, un fil de fer coupe la route, on ne le voit qu'au dernier moment. A la route goudronnée, prendre à gauche, sur 100 m, puis à droite, le chemin forestier jusqu'à la route de Chabanon. Après une courte remontée, quelques virages vous amènent à la station de Chabanon.
  • En faire plus : Depuis Chabanon, il est alors possible de continuer en direction de la crête des Mélèzes afin de parcourir celle-ci jusqu'au belvédère de la Tête de Charbonnie (1 681 m). De Barles à St-Vincent-les-Forts, il existe un itinéraire de plus de 80 km, balisé par des logos F.F.C., mentionnant « la grande traversée ». Ce parcours est à faire en deux ou trois jours, avec une dénivelée de 1 800 m.
  • En faire moins : Une boucle au départ de Seyne, via Charcherie et le col du Fanget, constitue une balade au profil très équilibré. De la piscine de Seyne, prendre la D7. Au pont tourner à gauche vers le camping "Les prairies". Quelques centaines de mètres plus loin, ne pas prendre la route goudronnée qui monte, mais suivre le chemin de terre. A la propriété privée, prendre à droite, passer sur le pont et suivre un chemin très raide mais en bon état. A la barrière en fer, continuer tout droit. A une plate-forme, une très belle vue s'ouvre sur Seyne et le Grand Puy. Prendre à droite, le chemin défoncé qui monte fortement jusqu'aux prairies de Charcherie (marques bleues et balisage jaune). Suivre l'itinéraire du col du Fanget et rejoindre Seyne par la D7 jusqu'à la piscine.
  • Le vivre autrement : L'hiver, il faut faire cette traversée à skis de fond, ou à skis de randonnée nordique. Mais, à skis de fond, il est plus facile d'aller du Grand-Puy à Chabanon que l'inverse.

De Beauvillar à Seyne-sur-mer

La tradition orale rapporte que quelques années avant le rattachement de la Provence à la France, le comte de Provence eut à trancher le différend qui opposait les habitants de Seyne à ceux de Beauvillar, hameau voisin implanté au lieu-dit Villevielle. On ne sait sur quoi portait la querelle, toutefois le comte de Provence déclara en 1437 les habitants de Beauvillar coupables, ordonna de raser le hameau et condamna les malheureux à l’exil. Après un voyage terrible, ils arrivèrent au bord de la Méditerranée, aux portes de Toulon. Là, ils fondèrent une nouvelle cité : la Seyne-sur-Mer.

Randonnée avec âne et mulet à Seyne-les-Alpes  

L'élevage de l'âne et du mulet est une très vieille tradition dans le pays de Seyne.
La station du Grand-Puy, près du col de Maure, a développé avec succès depuis plusieurs années la randonnée accompagnée et la location d'ânes Cette activité est accessible à tous, et à tout âge
On peut se contenter d'aller à la cabane des Mulets et de revenir par le même chemin.
Mais l'itinéraire le plus classique est le « tour du Tourtourel », sur lequel la flore est riche et abondante.
Une balade sur deux journées en aller et retour particulièrement belle : la désormais célèbre « traversée du Grand-Puy à Chabanon », parcours qui est pratiqué par les fondeurs, les "vététistes et les cavaliers. Tout l'itinéraire est sur pistes forestières.

La grande montagne et le pic des Têtes

Repère : accès routier : de Seyne, prendre la direction de Digne, au bout de 5km, après Chantemerle, prendre à droite la direction du hameau de Maure. Continuer toujours tout droit, traverser le hameau de Maure et les Martins jusqu’à un pont en bois où il faudra se garer. 1150m de dénivelée, 6h30 aller-retour, pour de bons marcheurs (escalader un pierrier assez instable), carte série bleue Seyne 3439 est.

Le pic des Têtes, au sud de Seyne, surplombe le vaste alpage communal de La Grande Montagne. Le randonneur profite là du charme d'une randonnée pastorale avant l'ascension athlétique de l'un des plus hauts sommets de la chaîne de la Blanche. Malgré sa facilité d'accès, les promeneurs ne sont pas nombreux sur les sentiers de cet alpage : les chemins y sont très mal balisés et pour monter au pic des Têtes, une grande partie de l'itinéraire se fait hors sentier. La Grande Montagne offre cependant une agréable diversité de paysages, de la belle forêt de mélèzes en dessous du Tourtourel, au désert de pierres du pic des Têtes, en passant par ce superbe alpage où pâturent plus de 250 bêtes sur 3000 ha.
Cette randonnée un peu sauvage demande donc un bon sens de l'orientation. Rien ne vous empêche d'amener vos enfants aux abords de la cabane des Mulets où vous pourrez certainement aller caresser un de ces mulets qui ont fait la gloire de Seyne au début du siècle.
Du pont, continuer la route forestière jusqu'à la cabane des Mulets. En juillet, laissez-vous guider par les fleurs jaunes des cytises. À la cabane des Mulets, ne pas traverser le torrent mais prendre à droite, un petit sentier qui monte dans la forêt (balise jaune). À la bonne saison, en juillet-août, c'est un véritable jardin d'altitude, on y rencontre énormément d'espèces de fleurs dont le superbe lys martagon. Le chemin traverse deux ravines, puis monte dans une forêt de mélèzes, rejoindre alors les alpages en quittant les balises. A ce moment-là, repérer le relief : derrière (à l'ouest), c'est le pic de Tourtourel ; en face (à l'est), la grande barre rocheuse, c'est Roche Close ; à droite (au sud-est), au bout de la barre, c'est le pic des Têtes.
Monter tout droit (à l'est) dans l'alpage, en direction du sommet intermédiaire situé entre les alpages et Roche Close. On rencontre alors le chemin de l'alpage, prendre à droite et le suivre jusqu'aux abreuvoirs de Plan Vallon.
A cet endroit vous avez toutes les chances de rencontrer des chevaux en liberté, ils sont un peu craintifs mais avec de la patience vous arriverez à vous approcher et à les observer de près. A partir des abreuvoirs, remonter tout droit le vallon, il mène à des éboulis au pied de la barre de Roche Close. Sur la droite, un chemin en limite des éboulis permet d'accéder à l'alpage le plus haut de la Grande Montagne, Pié-Gros.
De cet alpage, un pierrier très raide permet d'accéder au col situé entre la fin de la barre rocheuse de Roche Close et le désert de pierres du pic des Têtes. Attention, ce passage est dangereux, rester en groupe, les pierres du haut de l'éboulis sont très instables. Après ce col, un chemin tracé dans un désert de pierres permet d'accéder directement au pic des Têtes. Cc chemin n'est pas balisé, on peut le perdre facilement, monter alors tout droit jusqu'à la crête. Rejoindre le sommet en longeant la crête par la droite.
Au sommet, on apprécie la très belle vue sur le massif de l'Estrop (à l'est), sur les collines de Digne (au sud) et sur la vallée de Seyne (au nord).
Juste en dessous du sommet, côté est, vous observerez de nombreux edelweiss.
  • En faire moins : Sans monter au pic des Têtes, on peut aussi profiter de l'alpage de la Grande Montagne en montant aux sources de la Blanche. À la cabane des Mulets, traverser le torrent et prendre le chemin de l'alpage qui serpente rive gauche du torrent jusqu'à sa source.
  • En faire plus : En dessous du pic des Têtes, en suivant la crête qui mène à Roche Close, un grand cairn indique un passage qui permet d'accéder au vallon de Vautreuil. Ce passage exposé est équipé (escalade niveau III), mais la sente étroite qui descend ensuite au vallon surplombe de hautes barres rocheuses, ce qui rend son utilisation dangereuse. Au pied du pic des Têtes, un chemin plus ou moins marqué (quelques balises jaunes, mais garder la carte et la boussole sous la main, direction est) permet d'accéder au col de Vautreuil situé au-dessus des Eaux-Tortes, magnifiques tourbières d'altitude avant d'accéder à la vallée du Laverq. 
  • Le vivre autrement : Pour monter à skis de randonnée au pic des Têtes, il vaut mieux prendre le chemin de l'alpage qui démarre à la cabane des Mulets et qui passe par les sources de la Blanche. Il monte ensuite progressivement en dessous de Roche Close vers Plan Vallon, où il faut poursuivre en empruntant l'itinéraire d'été. Attention aux plaques à vent au-dessus de Pié-Gros, dans la partie la plus raide de l'itinéraire.

La tête de l’Estrop 2 961m

Repère : accès de Digne, direction Seyne-les-Alpes par la D900 jusqu’à la Javie. Tourner à droie pour remonter la vallée de la Haute-Bléone jusqu’à Prads haute Bléone. De là, remonter jusqu’au parking du « lac des Eaux Chaudes ». Durée : 2 jours. Il faut considérer l’ascension comme une véritable petite course, réservée à des randonneurs habitués à marcher hors sentiers et capables de bien s’orienter en montagne. Ce n’est pas de l’alpinisme mais c’est un peu plus que de la randonnée classique.

Il manque 39 m à la Tête de l'Es-trop pour faire partie des "3000". Ce sommet majestueux a pourtant de l'allure, de la fierté et de l'élégance. Lorsqu'on remonte de Digne en direction de Seyne-les-Alpes, la crête de l'Estrop barre l'horizon, capte le regard et attire irrésistiblement le montagnard.
La Tête de l'Estrop est le sommet le plus connu et le plus fréquenté du secteur, mais il serait injuste d'oublier les deux sommets secondaires que sont le Puy de la Sèche, (2 820 in, bien connu des parapentistes) et les Trois Evêchés (2 818 m).
  • Jour 1 : pour monter au refuge de l’EStrop (2050m), départ les Eaux Chaudes 1177m parking près du lac, 3h de montée, 900m de dénivelée. Du parking du lac des Eaux-Chaudes, continuer par la piste jusqu'à son terme. Franchir à gué le torrent de Male Vesse et suivre le sentier en rive droite de la Bléone jusqu'au hameau de la Combe. Quand le sentier se dédouble, descendre à droite pour franchir la Bléone sur la passerelle. Au carrefour après la passerelle, prendre à gauche. Gagner le ravin des Eaux-Grosses, le franchir et traverser en sous-bois. Le sentier devient encore plus raide jusqu'au pas de la Piche qui est équipé d'une main courante. Passer en amont de la cascade de la Piche pour déboucher sur des pâturages d'où l'on voit le refuge, que l'on atteint en un peu plus d'un quart d'heure. 
  • Jour 2 : du refuge à la Tête de l'Estrop (2 961 m) : Temps de montée : 3 h. Dénivelée : 900 m. Du refuge, remonter vers l'ouest à travers des pâturages assez raides. Des cairns indiquent de loin en loin le cheminement. Obliquer progressivement au nord-ouest en traversant au mieux à travers de magnifiques dalles de grès. Dans cette partie, il n'est pas facile de repérer les cairns. Continuer à obliquer vers la droite jusqu'à suivre la direction nord-est. On marche alors sur de très gros blocs de grès où il faut avoir le pied sûr. Atteindre un col séparant les vallées de la haute Bléone et du Laverq. Suivre enfin la crête sur la gauche jusqu'au sommet, caractérisé par un énorme cairn abritant une Vierge en bois sculpté. On doit cette Vierge à monsieur Gilly, de Digne-les-Bains. A côté de la Vierge, une boîte métallique contient un cahier sur lequel il est d'usage d'écrire quelques mots. Du sommet, la vue est extraordinaire : on voit entre autres le mont Blanc à 180 km, la Grande Casse et les sommets de l'Oisans comme si on les touchait ! Redescendre vers le refuge par le même chemin en 2 h.
  • En faire plus : Si vous restez plusieurs jours au refuge, nous vous conseillons ce circuit, bien qu'il soit très fréquenté l'été : du refuge de l'Estrop à La Foux d'Allos, circuit en boucle de deux jours.
  • Jour 1 : Durée : du refuge de l'Estrop à la Foux d'Allos, 4 h. Dénivelée : 550 m à la montée et 750 m à la descente. Balisage : jaune et rouge. Du refuge, remonter nord-est jusqu'à un carrefour. Tourner à gauche et traverser la Baisse de l'Aiguille. Traverser trois fois le lit d'un ruisseau et passer deux fois sous une télécabine. Franchir le torrent de l'Aiguille, et passer sous deux réservoirs d'eau. Prendre à droite pour rejoindre La Foux d'Allos. 
  • Jour 2 : Durée : de La Foux d'Allos au refuge de l'Estrop, 3 h. Dénivelée : 550 m à la montée et 350 m à la descente. Depuis La Foux d'Allos, descendre pour franchir le ravin de l'Aiguille sur une passerelle. Passer sous deux télésièges, suivre le sentier en lisière du mélézin. Prendre à droite la direction de la Baisse de l'Auriac. Passer la cabane de l'Auriac et un lac, puis atteindre la Baisse de l'Auriac. Descendre sur le versant opposé pour joindre le sentier d'accès à la Baisse de l'Aiguille. L'emprunter sur la gauche et atteindre le refuge de l'Estrop.

Randonnée nordique au Clot de Bouc

Repère : Départ : du col du Fanget (1459 m) à 8 km de Seyne-les-Alpes Parking devant l'Auberge de la Fauvette II est vivement conseillé de monter par la route du côté de Seyne-les.Alpes(D7) et non par le sud en venant de Perles et Auzet où certains passages sont dangereux en hiver. Dénivelée : 600 m. Durée : 4 h. Difficulté : pour randonneurs ayant une bonne « base ski » : virage stem, pas tournant et descente en traversée. Au retour, la fin de la descente sur le col du Fanget est assez rapide et étroite il faut savoir freiner... ou déchausser. Carte : IGN série bleue Seyne 3439 est.

Cette balade à skis de randonnée nordique que nous vous proposons fait partie des plus jolies des Alpes-de-Haute-Provence. Elle ne comporte aucun danger, et est en majeure partie "panoramique" sur un relief très peu heurté.
Elle est caractéristique de ce que proposent les Alpes-de-Haute-Provence en matière de randonnée nordique. Pour y prendre vraiment du plaisir, il est conseillé d'utiliser du matériel spécifique, c'est-à-dire des skis de "télémark" dont l'usage se répand de plus en plus.
Du col du Fanget, remonter une belle pente de neige vers l'ouest puis suivre le chemin (nombreuses traces en général) qui mène au plateau d'Iroire (évident).
Du plateau, on voit bien à gauche les chalets de Négron, où une petite pause se justifie (l'eau du bassin coule en permanence).
Descendre un peu et traverser un ravin avant de remonter plein sud en direction du "Moure Bouchard". Quand la pente s'atténue, s'engager à droite dans le magnifique vallon de Lauzerot, dominé par le sommet du Clot de Bouc que l'on voit en face. Gravir la pente en "traversées — conversions" jusqu'au sommet. Il n'y a aucune barre rocheuse. Du sommet, revenir un moment dans les traces de montée et gagner à droite le large col de la Bournée, et remonter la pente très douce qui mène au Moure Bouchard (1 788 m). Descendre alors facilement en direction de la trace de montée et revenir à Négron puis au col du Fanget. Dans la descente sur le col du Fanget, il est conseillé de s'écarter du chemin, trop rapide, et de virer au mieux entre les arbres épars.
  • Le vivre autrement : En été et surtout en automne, cette balade est à faire en famille, avec des enfants à partir de 6-7 ans.

Le sommet des Monges  (2115m)

Repère : Accès : se rendre en voiture à Barles, à 23 km au nord de Digne, et à 22 km au sud-ouest de Seynes-les-Alpes. Il est possible de remonter de 3 km dans la vallée de la Descoure, et de stationner avant le franchissement du torrent. (Tourner à gauche juste à l'entrée du village de Barles en venant de Digne). Dénivelée positive : 1 050 m. Difficulté : pas de difficulté particulière si l'on ne s'éloigne pas du balisage jaune (points jaunes) dans la montée au sommet des Monges. Durée : 6-7 heures. Carte: IGN série bleue Thoard 3440 ouest et Turriers 3439 ouest.

La vallée du Bès, entre Digne et Verdaches, est bordée à l'ouest par le massif des Monges, encore trop peu connu des amateurs d'espaces vierges. Pourtant, les randonneurs itinérants amateurs de GR connaissent bien le massif des Monges et sa "Montagne de Chine" grâce au GR 6 qui le traverse du sud au nord.
La randonnée de la journée qui vous est proposée ici vous permettra de pénétrer l'ambiance très particulière de ces montagnes protégées naturellement, loin des routes et des villes, où seules les sonnailles des troupeaux de moutons troublent le silence environnant.
Remonter jusqu'au col de Clapouse (1 692 m) en suivant le balisage jaune (PR). On traverse le village ruiné de Vaux et plus loin, sous les pentes du col de Clapouse, une halte au petit refuge du Seignas, toujours ouvert mais non gardé, est vivement conseillée. Du col de Clapouse, le GR 6 qui vient du sud se divise en deux variantes. Emprunter celle de gauche qui va sur Bayons. Ne pas déranger les troupeaux autour de la cabane de Clapouse, et suivre le sentier balisé rouge et blanc (GR) jusqu'à croiser une piste forestière (il faudra revenir à ce point au retour). Tourner à droite et gagner en quelques minutes le lac des Monges, très joli lac de montagne, où il faut pique-niquer en prenant son temps !
Du lac, revenir sur ses pas jusqu'au carrefour (1 km environ) et monter en face sur la piste boisée (une flèche indique "Les Monges"). Quand la piste forestière s'interrompt, prendre à gauche le sentier balisé avec des points jaunes, qui mène au sommet de Coste Belle, frère jumeau du sommet des Monges.
Traverser facilement sur le sommet des Monges et descendre à l'est par la sente qui ramène au col de la Croix de Veyre. Des mouflons habitent la pente de droite, au sud du sommet des Monges : vous pourrez tenter de les observer aux jumelles.

L’énigme de Verdaches

C’est en 1958 dans les clues de Verdaches en bordure de la nationale 7 que, lors de travaux forestiers, on découvre un dépôt d’armes antiques : une quarantaine de pièces, principalement des armes blanches, fers de lance et couteaux, dont l’un magistralement orné d’un décor damasquiné d’argent. Six ans après, des fouilles sont entreprises et là, à la grande surprise des archéologues, on ne trouve rien, pas de sépulture, pas de lieu d’habitation, rien ! Il est bien difficile, en l’absence d’éléments supplémentaires, de dater ces objets, les spécialistes oscillent entre le IVe siècle avant JC et le Ier siècle après J.C. D’où proviennent ces pièces ? L’hypothèse la plus probable est qu’il s’agit d’une cachette hâtive, le propriétaire des armes ayant voulu se débarrasser d’elles. La raison de cet abandon reste inconnue.

Le Serre d’Esclangon

Dans cette étrange vallée du Bès, très connue des géologues tant français qu'étrangers grâce à la réserve géologique de Digne-les-Bains, la montée au vieux village ruiné d'Esclangon vous permettra de découvrir de manière saisissante la "lame de Facibelle" et le célèbre "Vélodrome". Au cours de cette promenade, il vous arrivera peut-être de rencontrer des étudiants géologues, studieux et attentifs aux enseignements de leur professeur.
Le sentier démarre juste avant le pont (cote 809) et s'élève en courts lacets dans des terrains rougeâtres parsemés de pins, puis part en traversée sur la droite et rejoint, par quelques lacets, le faîte de la croupe. Continuer à monter de part et d'autre de celle-ci. Dans la partie supérieure de l'ascension, le sentier se dédouble une première fois. Continuer à gauche.
La seconde fois, faire de même. Rejoindre la croupe. S'élever le long de celle-ci puis, arrivé à un replat, partir en traversée sur la droite. Laisser un peu plus loin un sentier partant à main gauche. Continuer dans la même direction. Le sentier passe à proximité d'un saule remarquable. On peut aller visiter le village ruiné d'Esclangon ou bien monter directement au sommet du Serre d'Esclangon par le chemin balisé.
Dans le hameau ruiné d'Esclangon, bifurquer à droite. Passer entre les ruines, puis se diriger vers le sommet du Serre dominant le village. Passer derrière une ultime ruine avant de venir buter contre la pente. S'élever alors en lacets jusqu'au faîte du Serre (I 151 m). Du Serre, vous pouvez observer à la jumelle la crête en direction du vélodrome. L'extraordinaire pli géologique que vous avez sous les yeux est familièrement désigné par les géologues sous le nom de "Vélodrome de la Robine ou d'Esclangon". C'est un pli synclinal couché, dans les grès tertiaires (miocènes) du bassin de Digne, en vallée du Bès.
Si vous apercevez le bulbe vert d'une chapelle orthodoxe, ne vous étonnez pas : c'est la chapelle construite pour "sœur Thaïs", qui a vécu vingt et une années en ermite à cet endroit, jusqu'en 1992. Il semble que depuis l'antiquité, ici, il y ait eu régulièrement des ermites. Le retour au point de départ s'effectue par l'itinéraire emprunté à l'aller.
  • Pour en savoir plus : Allez visiter le centre de géologie : suivre la route de Barles sur 2 km, traverser le pont métallique, puis immédiatement à gauche. Le centre est construit sur un roc de tuf, près d'une cascade, dans un cadre boisé enchanteur. A voir absolument. Il est recommandé, si l'on a le temps, de se rendre à pied à la réserve géologique par le sentier de "Cague-Renard", en rive droite de la Bléone. Trois beaux points de vue sur Digne et sur la Barre des Dourbes. La réserve géologique propose des stages encadrés par des géologues. Pourquoi ne pas parcourir ce massif plusieurs jours et y découvrir les secrets de l'histoire de la terre ?

Les étoiles de Saint-Vincent

A Digne, lorsqu'un amour meurt, une étoile pleure, s'éteint, et tombe sur terre. C'est du moins ce qu'a chanté Paul Arène, originaire de Sisteron, en voyant les pentacrines, ces petites étoiles noires à cinq branches. En fait, ces petits animaux marins fossilisés, dont on ne retrouve généralement que des fragments de squelette, variant entre quelques millimètres et plus d'un centimètre, peuplent le fond des mers depuis cinq cents millions d'années.
Ce sont ce que les géologues appellent des fossiles vivants, leur nom vient du grec penta (cinq) et krinon (lys). Les pentacrines, sous leur forme fossile, sont particulièrement répandus en Haute-Provence, on les retrouve dans les terrains de l'époque secondaire (niveau sinémurien, soit environ cent vingt millions d'années).
Les gisements les plus importants se trouvent près de Castellane et aux environs de Digne sur les pentes de la colline de St-Vincent. Au début du XIX, siècle, un orfèvre de la ville, Antoine Collomb, imagina d'en faire des bijoux. Le fossile serti d'argent devint alors broche, boucle d'oreilles ou pendentif sous le nom "d'étoile de St Vincent".

Les bois du Siron à cheval

Cette balade à cheval de deux jours est très variée : on passe en effet de 600 m à 1500 m d'altitude avant de revenir à 900 m. La traversée des bois du Siron est peut-être le passage le plus beau dans les fayards, les chênes et les pins. Vous pourrez surtout découvrir le village de Thoard, vieux village perché, toujours très vivant et accueillant, qui organise chaque année plusieurs foires artisanales et agricoles, la plus connue étant la foire aux agnelles à l'automne.
  • Jour 1 : du centre équestre l'Etrier, remontez le lit de la rivière (le Bès) jusqu'à l'embranchement routier. Délaissez à droite la route qui mène à Barles, et remontez la rivière "le Galabre" dans son lit en direction de La Robine (nombreuses traces de chevaux sur un sentier intermittent) jusqu'à la mairie de la Robine, après avoir traversé le hameau du Forest, où il y a un élevage d'escargots. Face à la mairie, au calvaire, tournez à gauche et continuez jusqu'à la piste du col de la Croix (panneau). Ouvrez la barrière (et refermez-la bien !) pour suivre la piste sur 8 km environ jusqu'à la cabane de la Baisse de la Croix. A la cabane, vous devez prendre au-dessus le sentier de l'Esclaye ; au changement de vallée, après avoir franchi le pas de l'Esclaye, descendez à droite jusqu'à rejoindre l'unique piste. A cet endroit attention : prenez bien à gauche en direction de Thoard. Après être passé sous une bergerie, rejoignez la ferme de Mauduech, puis rejoignez la D 117 au niveau de la mairie de Hautes-Duyes. Point d'eau au bord de la route. Au bout de 500 m, quittez à gauche la route et descendez par un petit sentier jusqu'à la retenue d'eau avant de revenir sur la route. Prendre à droite au-dessus de la ferme «les Férauds » en direction des plaines de Silve pour rejoindre le gîte de « Champ Roubin », la ferme Delay. Vous pouvez choisir de faire étape là ou bien continuer jusqu’au gîte communal de Thoard par le bon chemin de la Grande Traversée des Préalpes. Traverser la D3 et gagner Thoard par la D17. 
  • Jour 2 : quitter le village de Thoard par la toute petite route de Sainte-Madeleine où il y a un relais TV. On atterrit au milieu des champs de lavandes. Suivre ensuite la piste du col de la Croix à travers les bois de fayards et franchir le Pas du Lièvre (assez raide). Au col de la Croix, prendre le GTPA en direction de la Bigue du Siron. Sur le replat et en vue de Digne, tourner à gauche en direction de Clau Chastel et suivre un balisage fait de pierres blanches. Attention aux troupeaux de chevaux. Après avoir ouvert et refermé le parc électrique, regagner Digne par la piste forestière du Siron, qu’il est intéressant de couper par le Serre au niveau du Jas de Chabrier. Rejoindre la route forestière, la suivre jusqu’à la D900 A et tourner à gauche. Remonter le cours de la Bléone jusqu’au centre équestre.

Parapente au Cousson

Le Cousson est la montagne mythique des habitants de Digne-les-Bains. Véritable espace de ressourcement pour les amoureux de la nature, avec une flore et une faune originales, il est depuis plusieurs années un site de parapente incontournable dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Déjà fortement fréquenté par les planeurs sillonnant la région, il accéda à la notoriété internationale en 1991 comme site du premier championnat du monde de parapente.
Le décollage se fait du sommet. Le vol du Cousson s'adresse à tous les pratiquants de parapente, à des heures différentes de la journée suivant leur niveau de pilotage. Conditions favorables : en régime de brise le vol est possible en fin de matinée, ainsi que par léger vent de secteur nord-nord-ouest à ouest. Dangers et difficultés : en régime de brise, une brise de sud peut s'installer en soirée et être défavorable au vol. Le soir, par vent d'ouest à nord-ouest fort, il faut se méfier du phénomène d'onde de ressaut. L'aire d'atterrissage se situe dans le lit de la Bléone, à 580 m d'altitude, derrière le stade Jean Rolland. Une brise de vallée soutenue mais régulière alimente le site.
Pour accéder au site d'atterrissage, prendre la route nationale et bifurquer à droite en direction du stade Jean Rolland.
  • En faire plus : Si vous êtes un pilote expérimenté, avide de grandes balades aériennes, le départ du Cousson peut vous intéresser : transitez vers le sud, après avoir "fait le plein" au-dessus de la combe sud-ouest de la Chapelle du Cous-son, vers la montagne de Beynes, puis vers la falaise de St-Jurs et ensuite rejoignez le site de Moustier-Ste-Marie en passant par la crête du Montdenier et allez jeter un coup d'œil sur l'entrée des Gorges du Verdon et le lac de Ste-Croix. Si vous êtes courageux, attaquez le retour sur Digne sinon posez-vous avec les pilotes locaux au pied du village de Moustiers et attendez au sein de la cité de la faïence que l'on vienne vous chercher...

La réserve géologique

Née au début des années 80, la réserve géologique de Haute-Provence est l’organisme de ce type le plus grand d’Europe avec 150 000ha concernés. Sa vocation : protéger, étudier et mettre en valeur toutes les traces de l’histoire de la terre particulièrement importante dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ainsi ne protège-t-on plus aujourd’hui que quelques sites ponctuels mais l’ensemble d’un territoire sur lequel la règlementation interdit toute extraction et ne tolère le ramassage des fossiles qu’en quantité limitée à condition qu’ils aient été naturellement dégagés par l’érosion. La réserve géologique est tout le contraire d’un organisme tournée vers le passé. Ici l’équipe est constituée de jeunes spécialistes de haut niveau attentifs au développement local et en relation constante avec les communes concernées. Aussi de nombreuses actions ont été menées en collaboration : réintroduction des marmottes dans la barre des Dourbes, sauvetage de dix mille oiseaux en une journée… Parallèlement, la réserve géologique a pour vocation première la recherche scientifique, activité le plus souvent ignorée du grand public.  

La Clappe et le col de Corobin

Repère : Départ et arrivée à Digne-les-Bains, +600m de dénivelée, compter une demi-journée, cartes IGN 1/100 000 n°60 et série bleue et Barrême est.

Au départ de Digne-les-Bains, la montée au col de Corobin est extrêmement fréquentée par les "cyclos". Dans l'un des plus beaux réservoirs de nature des environs de Digne-les-Bains, le cycliste peut admirer de superbes points de vue, parmi les senteurs des multiples essences forestières, et il n'est pas rare de croiser des mouflons, un sanglier ou un chevreuil.
De Digne, prendre la route des thermes municipaux, remonter le vallon des Eaux-Chaudes (D 20), attaquer la montée raide jusqu'au col de Pierre-Basse, puis se laisser descendre tranquillement sur le site de La Clappe, ancienne colonie de vacances de la S.N.C.F., actuellement en cours de restauration.
On peut ici se reposer sous la fraîcheur des grands arbres. L'endroit est magique et mérite vraiment un arrêt prolongé. De La Clappe, il reste 3 km plus faciles pour atteindre le col de Corobin d'où la vue est impressionnante.
Descendre sur Chaudon et Norante par une route plus étroite qu'à la montée et très sinueuse. Freins en bon état indispensables. Revenir ensuite sur Digne par la N 85 que l'on emprunte sur 25 km environ.
  • Le vivre autrement : Les curistes des établissements thermaux et les habitants de Digne ont l'habitude de venir cueillir d'innombrables champignons dans les environs de La Clappe.

Saint-Pancrace - Digne
Digne
Vallée de la Bléone - Digne
Digne
Provence

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