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L'Ubaye, du col de Longet aux hameaux des Cloches

En s'éloignant un peu de Castellane, direction Digne, vous découvrirez les gorges de l'Ubaye qui, elles aussi, valent le détour.

Des grandes Alpes à la Provence

Entre le vieux village de Maljasset, au fond de la haute vallée de l'Ubaye, et Gréoux-les-Bains, jolie petite cité blottie sous le plateau de Valensole, quel singulier contraste ! Merveilleuse région, qui sait allier les charmes de la Provence et ceux de l'Alpe. Plus qu'une alliance, il convient plutôt de parler d'un subtil passage, d'une délicate transition de l'Alpe vraie à la haute Provence, qui se fait un peu à notre insu dans les vallées de la Blanche et du Bès et dans la haute vallée de la Bléone.
A Digne-les-Bains, les montagnes, les couleurs, le climat, tout indique qu'on est à la limite de la Provence. Et si l'on gagne Moustiers-Sainte-Marie, à l'entrée des Gorges du Verdon, quel étonnement de traverser le plateau de Valensole et ses immenses champs de lavande. Plus au nord, dans les vallées de l'Ubaye et du haut Verdon, à Barcelonnette ou à Colmars-les-Alpes, pas de doute, nous sommes bien au cœur de la montagne. Pour le marcheur averti, l'accès aux sommets environnants ne présente pas de difficultés spéciales. C'est le lieu idéal pour de longues et belles randonnées à ski et à pied, et pour des escalades fort sympathiques, comme sur le quartzite de l'aiguille Pierre-André. Le Verdon prend sa source au-dessus de La Foux d'Allos. A cet endroit, c'est un joli petit torrent, aux eaux claires et verdoyantes, mais dont les colères peuvent être terribles.
A mi-chemin entre ces authentiques vallées de montagne et la Provence, les montagnes de la Blanche et les Préalpes de Digne réservent quelques surprises. Du col de Maure au col de Fanget, et jusqu'à la crête des mélèzes, on se déplace dans un relief presque collinéen, aux prairies riches agrémentées de bois épars, mais aussi de quelques belles forêts. Sur chaque promontoire important, la vue est panoramique, au nord sur le Gapençais et le Vercors, à l'ouest sur le Dévoluy et le massif de Lure et du Luberon, au sud sur le bassin dignois. La chaîne de la Blanche délimite à l'est le "pays de Seyne", qu'on a parfois surnommé la "petite Suisse de haute Provence". La Tête de l'Estrop, flanquée du Puy de la Seiche et du pic des Trois Évêchés, édifie une barrière imposante entre les vallées de l'Ubaye et de la Bléone.
Au pied de la vallée du haut Verdon, Saint-André-les-Alpes est une des portes d'accès aux gorges du Verdon, c'est aussi le passage obligé, depuis Digne, pour se rendre dans le pays d'Annot-Entrevaux. La citadelle d'Entrevaux est une remarquable et historique vigie, au-delà de laquelle on entre dans les Alpes-Maritimes. En remontant la vallée de la Vaïre, on découvre de beaux villages de caractère, chargés d'histoire. Falaises de grès et forêts de châtaigniers donnent à ce pays un charme tout à fait particulier.
La région haute provençale la plus justement célèbre est celle des gorges du Verdon, entre Moustiers-Sainte-Marie et Castellane. Des touristes du monde entier viennent visiter le grand canyon, en voiture, à pied, à vélo, à moto, en avion, en pédalo, en kayak... le nec plus ultra, paraît-il, pour "vivre le Verdon", c'est de le descendre en se laissant flotter sur le dos...
Il se dégage de ce paysage unique en Europe une grande force et tout ce qu'on peut y faire est grand et beau. La descente du Verdon en kayak est l'une des plus cotées d'Europe et les parois de calcaire de la falaise de l'Escalès attirent les meilleurs grimpeurs d'Europe et d'Amérique. Les sentiers du Verdon sont parcourus par une foule de randonneurs, contemplatifs et sportifs. Les lacs du Verdon sont des hauts lieux de randonnée nautique. Et les cavaliers se croient dans le Far-West en s'offrant des chevauchées inédites.

Une incrustation de la haute Provence dans les Hautes-Alpes

Affluent de la Durance, l'Ubaye, gros torrent de 70 km de long, est le théâtre d'une hésitation naturelle entre le soleil implacable du midi méditerranéen et l'âpreté glaciale de l'arc alpin. Le visiteur désireux de découvrir l'Ubaye a de grandes chances d'y parvenir par l'aval, depuis son embouchure sur le lac de Serre-Poliçait. C'est du Lauzet que l'on commence à remonter les profondes gorges de l'Ubaye gardées par le verrou glaciaire du pas de la Tour, entre l'impressionnante façade sud du pic de Morgon et les pentes boisées du massif de Dormillouse.
Le Lauzet est surplombé par l'imposant massif des Séolanes, dont les sommets enneigés jusqu'en juin abritent la station de ski de Pra Loup. La route serpente en remontant la rivière, impétueux torrent lors de la fonte des neiges. Passé un second verrou glaciaire (à Méolans) et le village des Thuiles, soudain la vallée s'élargit. Seuls les mélèzes à portée de main rappellent l'altitude. Le ciel est bleu profond, les montagnes s'écartent. Des champs, des villages, des fleurs et des vergers : une campagne moins austère ferait soudain croire à une sortie. Nous sommes pourtant déjà à plus de mille mètres d'altitude. Ici règne Barcelonnette, "petite ville sans ombre", petite reine de la vallée aux maisons agréablement réparties autour d'un bourg aux ruelles fraîches et animées. La route continue de poursuivre la rivière, ne se lassant jamais de grimper, toujours en pente douce, jusqu'à Jausiers d'abord, très judicieusement niché au pied de la belle montagne de Siguret (3 031 m)... et bien au-delà, jusqu'à d'autres verrous glaciaires, portes stratégiques de la haute Ubaye, loties çà et là de forts militaires, jusqu'aux hameaux de Maurin : La Barge, Maljasset et Combremont, aux toits lourdement protégés de lauzes.
Au sud de Barcelonnette, le vallon du Bachelard, gardé par ses gorges étroites, mène aux portes du parc national du Mercantour, après avoir traversé les villages les plus reculés : Fours, Villards d'Abas, Bayasse... pour grimper enfin en douceur au col de la Cayolle. Le col d'Allos quant à lui relie en été l'Ubaye et le haut Verdon par la route... jusqu'aux premières neiges.

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Une poésie géologique

Les montagnes de l'Ubaye se sont formées, d'abord sous la mer, par des dépôts successifs et très importants : ces roches d'origine détritique affleurent au creux de l'Ubaye sous la forme de terres noires, elles-mêmes recouvertes par des milliers de mètres de ces flyschs de l'Embrunnais, principale constituante du massif de Parpaillon : pliées, soulevées, broyées, transportées par le grand plissement alpin (le séisme de 1959 est là pour nous rappeler que ce n'est pas fini), ces couches constituent d'immenses nappes de charriage, entassées durant le secondaire, et qui tel un énorme tapis roulant ont transporté plus loin de gros rognons "solides" des formations alpines et subalpines originelles : les antécimes calcaires de la Grande Séolane, du Pain de Sucre ou de la Bonnette ne sont pas des îles, mais des esquifs emportés par la marée des charriages à des dizaines de kilomètres de leur point de départ, flottant sur un tapis de flyschs dont les couches de vases aujourd'hui fossilisées comportent d'étranges traces de reptation d'un hypothétique gastéropode inconnu (schistes à helminthoïdes). Lors de la dernière glaciation, comme un peu partout dans les Alpes, les énormes glaciers ont creusé ces nappes pour n'en laisser que les immenses épaules, friables et fragiles, qui parent chaque versant de 300 à 600 mètres au-dessus du fond de la vallée. Instables, soumises à une érosion renforcée par la violence des précipitations méditerranéennes, ces "épaules" glissent sur leur substrat, tel un savon mouillé, formant soit un formidable glissement de terrain (le site de la Valette entre Saint-Pons et Barcelonnette : un million de mètres cubes sous surveillance constante), soit des ravins historiquement célèbres pour leurs coulées de boues glaciaires (le Riou Bourdoux, Les Sanières, Le Bérard, etc.). Marbres, serpentines, schistes, verrous, rocs glaciers, glaces mortes, failles, gouffres, moraines, lacs postglaciaires, fenêtres... toute une poésie géologique à découvrir...

Des contrastes météorologiques

La vallée, de par son orientation est-ouest, sa proximité avec la Méditerranée et le bassin du Pô, est le siège d'une multitude de microclimats. Caractéristique du climat de montagne à tendance continentale et du climat méditerranéen, cette vallée assez sèche (900 mm d'eau par an) possède des contrastes météo encore davantage amplifiés par la ceinture de sommets de près de 3 000 mètres qui l'enserre, avec une grande opposition entre les faces sud — adroits — hyper-ensoleillées et les ubacs, glacés l'hiver et tempérés l'été.
Les étés, courts, tièdes et secs, sont entrecoupés de temps à autre d'orages de convection survenant à point nommé en début de soirée. Les rétrécissements subits et successifs de la vallée (en amont et en aval de Barcelonnette) favorisent l'établissement d'une brise dès le début de l'après-midi, trop forte durant quelques heures pour les parapentistes, mais si agréable pour les terriens et les pilotes de vol à voile... A l'automne, tout se calme, alors que les sommets sont parfois poudrés depuis le 15 août.
L'automne, très court et flamboyant, s'étiole dès la deuxième quinzaine d'octobre : les gelées systématiques s'installent alors pour de longs mois (jusqu'à 190 jours par an dont 100 avec des gelées inférieures à -5°C) et la neige apparaît alors en fond de vallée, irrégulièrement, juste avant l'installation de l'anticyclone de décembre, actif participant aux "300 jours de soleil par an", pendant lesquels le ciel imperturbablement bleu favorise le gel... et la conservation de la neige ! Les "retours d'est" en provenance du Piémont et du golfe de Gênes chargent davantage le secteur frontalier de la haute Ubaye, permettant le développement de vastes domaines de ski de fond et de randonnée, tandis que les perturbations océaniques venues de l'ouest, déjà fatiguées de leur traversée terrestre, perdent la presque totalité de leur activité sur les versants ouest des Alpes qui précèdent la vallée (effet de foehn). Perpendiculaire et en marge de l'axe du mistral, la vallée échappe aux vents froids et violents. Seules les perturbations venues du sud peuvent durer plus d'une journée et ont une activité remarquable, le temps peut être alors doux et très neigeux.
Le printemps se présente enfin, avec son petit cortège de pluies qui lentement font disparaître la neige en préparant une floraison explosive dès le mois de mai, dans un air cristallin aussitôt débarrassé de son humidité.

Forêts et pâturages

La forêt, qui recouvre les pentes jusqu'à une altitude moyenne de 2 000 mètres, a magnifiquement été reconstituée entre 1870 et 1914, en particulier pour combattre les crues torrentielles de l'Ubaye. Elle est constituée pour une grande part de résineux : le mélèze (40 %), seule essence française résineuse à feuilles caduques, si remarquable par la tendresse de ses verts printaniers et ses flamboiements d'automne ; le pin cembro, qui peut atteindre mille ans, et le pin à crochets ; dans les endroits plus secs, le pin sylvestre au tronc orangé et tortueux ; dans les ubacs, le sapin et l'épicéa qui forment les forêts sombres où poussent framboises, muguet et champignons. Enfin le dernier implanté, d'origine étrangère, le pin noir d'Autriche, utilisé lui aussi pour les reboisements.
Malgré son importance, la forêt ne couvre que le quart du territoire ubayen : de vastes espaces de pâturages, de roches et d'éboulis abritent une multitude inouïe de plantes à fleurs. A la fin du printemps, un foisonnement précieux et multicolore se niche dans la moindre anfractuosité de rocher, s'étale en nappes pastel sur les courbes des pâturages, et se laisse bercer par la brise dans les prairies fourragères des fonds de vallées. Arnicas orangées, jourbarbes écarlates, edelweiss argentés, gentianes bleues, trolles jaune d'or, marguerites, myosotis, rhododendrons, et quelques centaines d'autres, vivent là-haut dans la montagne : elles vous feront perdre l'envie de les cueillir, elles vous feront perdre l'envie de redescendre...

L'habitat rural

Mis à part les quelques bourgs de la moyenne vallée — Barcelonnette, Méolans, Saint-Pons, Faucon — qui s'apparentent à un type d'habitat urbanisé donc groupé, toute l'Ubaye se caractérise par la dispersion de son habitat. C'est que le Valleian est avant tout paysan. Il vaut mieux, étant donné les dénivelées, résider le plus près possible des champs que l'on travaille. Mais il faut aussi se regrouper pour faire face aux rigueurs de l'hiver et déneiger. Voilà pourquoi on trouve autant d'écoles et de hameaux en Ubaye alors que les chefs-lieux sont souvent peu importants. À Revel, à la fin du XIXe siècle, il y avait 35 écoles et 26 hameaux alors que le village proprement dit ne comptait guère qu'une quinzaine d'habitants.
Généralement située sur les adrets, sur un terrain en pente, la maison ubayenne regroupe toujours hommes et bêtes sous un même toit. C'est une unité économique où l'on peut vivre sans sortir de chez soi durant les longs mois d'hiver. Toujours construite en matériaux locaux (bois et pierre), la maison est une sorte de parallélépipède massif percé de petites ouvertures. On y entre par un portail de bois de mélèze qui donne sur une sorte de hall (la cour) ; à droite se situe la cuisine qui est la principale pièce de la maison et à gauche l'écurie à moutons. Un escalier donne accès aux chambres au premier étage puis à la grange à l'étage supérieur. À l'intérieur, les murs sont passés à la chaux, le sol de la cuisine est dallé, les meubles, de fabrication locale, sont en mélèze, le tout est simple et fonctionnel.
Au sein du mobilier, le pétrin a une importance toute particulière. Jusqu'au début du siècle, le pain était exclusivement pétri à la maison par l'homme de la famille puis était cuit au four communal toutes les cinq ou six semaines.
L'habitat rural est toujours parfaitement adapté à son environnement, aussi peut-on noter une belle variété architecturale. Sur le plateau de Lans ou à Jausiers, le terroir est vaste, assez riche, souvent irrigué. Les maisons sont imposantes comme leurs toits à quatre pentes couvertes d'ardoises, aujourd'hui remplacées trop fréquemment par des tôles. À Fouillouse, toujours orientées au midi, elles possèdent de longs balcons au premier étage. À Fours, dans la "Vallée des Géants" isolée et froide, les murs sont plus épais, le ciment est remplacé par une terre argileuse locale ou par de la chaux, les toits sont couverts de bardeaux de mélèze.
À Maurin, toutes les constructions sont conçues pour résister à de fortes chutes de neige. Les toits couverts de lauzes proviennent de la carrière du col du Longet et sont soutenus par de puissantes charpentes en mélèze. Les murs sont renforcés à la base, les écuries, en rez-de-chaussée, sont voûtées. Un puissant pilier maçonné au centre du bâtiment monte jusqu'au faîte pour soutenir les murs gouttereaux.
Les espaces d'habitation se situent tous au premier étage, pris en étau entre l'écurie et le grenier et de ce fait parfaitement isolés. Bien souvent les paysans de la vallée de Fours se réunissaient à la veillée, non pas à la cuisine mais dans les écuries pour économiser le bois de chauffe. Hommes et bêtes vivaient alors dans une grande proximité.

Les loisirs de la nature

Randonnée pédestre

À la belle saison, qui commence au mois de mai, l'activité reine reste la randonnée pédestre. Alors que les dernières belles courses de neige à "peaux de phoque" sont encore réalisables, les adrets bien déneigés offrent une multitude de possibilités. Altitude, moyenne montagne, sommets, crêtes rocheuses, courses mixtes de neige, glace et rocher, il y en a pour tous les goûts. Joindre les vallons par les cols, faire le tour du Brec de Chambeyron, collectionner les lacs... Plus tard, au milieu de l'été, certains ubacs restent "frais" tout le jour, permettant de flâner en milieu de journée sans craindre le soleil qui rend si torrides les versants trop exposés. L'Ubaye et la haute Ubaye ne dérogent cependant pas aux lois de la haute montagne : soyez au fait des prévisions météorologiques, chaussez-vous bien, protégez vos yeux, votre tête, votre peau.... Combattez la déshydratation, très forte en altitude, et n'hésitez jamais à faire demi-tour. Sachez enfin que passé 2 500 m d'altitude, l'été cède parfois sa place à l'hiver, pour quelques heures certes, mais toujours brutalement... Partez tôt, rien n'est plus agréable que le lever du soleil en haute montagne.

Cyclisme et VTT

VTT bien sûr, et la "petite reine" surtout : le Tour de France est passé en 1993 par le col de Vars, Jausiers et le col de Restefond. Chaque été des centaines de cyclistes obtiennent le fameux "Brevet des 7 cols" délivré par les offices de tourisme, en gravissant les cols de Vars, Restefond, La Cayolle, Larche, Allos, Pontis, St-Jean. Le dénivelé routier ne manque pas si l'on désire se mettre en jambes.

Alpinisme

Tout le massif de la haute Ubaye propose un magnifique éventail de courses de haute montagne : les sites sont bien à l'abri des "cohues" que l'on rencontre en Oisans ou sur le Mont-Blanc ! La météo pourtant y est plus fiable que partout ailleurs, permettant d'envisager de fameux bivouacs.

Eaux vives

L'Ubaye est le haut lieu des sports d'eau vive : de Saint-Paul à l'embouchure, 40 à 50 km sont praticables, en kayak, en canoë, en raft ou en hydrospeed.
L'été est là pour apprendre en douceur, le printemps impétueux avec la fonte des neiges (avril/juin) provoque la formation d'impressionnants rapides - les bases d'eau vive foisonnent entre Barcelonnette et le Lauzet, et il est très simple de se "jeter à l'eau".

Sports aériens

Qui, dans le monde vélivole, ne connaît les qualités aérologiques des Alpes du Sud ? Venus des quatre coins d'Europe, et souvent de plus loin, pilotes de planeur, parapentistes et libéristes n'hésitent pas à séjourner en Ubaye. Le centre de vol à voile de la vallée de l'Ubaye, situé sur l'aérodrome de Saint-Pons (Barcelonnette), n'en finit plus de semer des planeurs dans le ciel ubayen, entre le Chapeau de Gendarme et la Grande Épervière.
L'activité thermique permet de "tenir" et même de partir en cross tout au long de la belle saison. Les décollages aux pentes douces et herbues, depuis de hautes altitudes, permettent aux parapentistes de magnifiques vols planés au-dessus de Barcelonnette, d'Enchastrayes et de Jausiers. Avis aux randonneurs-parapentistes : l'Ubaye est un paradis pour ceux qui craignent les fastidieuses redescentes qui font mal aux genoux. Il faut cependant partir très tôt pour avoir le temps de décoller avant les fortes brises montagnardes...

Le ski alpin

Pra-Loup, le Sauze-Super Sauze, Ste-Anne, les trois stations du domaine skiable de l'Ubaye, ont chacune leurs caractéristiques : Pra-Loup est connue pour la beauté de ses panoramas, la variété et la longueur de ses pistes, la qualité de sa neige (très bien entretenue grâce aux canons à neige) et pour sa liaison avec le domaine de La Foux d'Allos, dans le haut Verdon voisin. Le Sauze-Super Sauze, "patrie" de Carole Merle, est apprécié pour sa grande proximité avec Barcelonnette, son ambiance chaleureuse, ses remontées mécaniques permettant un ski adapté tant à la famille qu'aux inconditionnels des sports de glisse (surf, monoski, télémark,...). Sainte-Anne (1 800 m /2 400 m) enfin, joue le côté familial, loin des foules, et très tôt ensoleillé.

Le ski de fond

Le Lauzannier, Saint-Paul, Maurin : ces trois vallons sont parfaitement entretenus et tracés par des centres, bien organisés et accueillants, à Larche et à Saint-Paul, où 45 km de pistes permettent autant la balade que la randonnée ou l'entraînement intensif.
Rien n'empêche cependant de partir également dans le magnifique vallon de Parpaillon ou du Lavercq, dans la neige vierge... ou le long de la moyenne Ubaye si l'hiver est généreux !

Randonnées à raquettes

Pour sortir des stations et connaître la montagne en hiver, les raquettes sont l'outil indispensable pour progresser dans la neige. En toute commodité, on part à la recherche des traces d'animaux : lièvres variables, renards, chamois et oiseaux, en quête de nourriture laissent dans la neige les empreintes de leur passage furtif. Les raquettes permettent l'aventure dans le milieu hivernal mal connu, étonnant par ses paysages.

Les cascades de glace

Elles sont nombreuses dans les gorges du Bachelard. Dès novembre, les suintements sur la roche se transforment en immenses chandelles de glace, bien à l'abri dans ce vallon très encaissé. Un spécialiste, Christophe Garrigues, guide de montagne, a écrit un topo sur les cascades de glace de la vallée de l'Ubaye, édité par la Maison de la Vallée et disponible dans les offices de tourisme de la vallée.

Aller en Ubaye

En voiture

Pas d'autre choix qu'une entrée par l'impressionnant défilé du pas de la Tour, à l'embouchure du lac de Serre-Ponçon, ou par l'un des cinq cols routiers qui encerclent la vallée... Col de Vars (2 111  m) en venant de Guillestre ; col de Larche (1 991 m) pour venir d'Italie ; Restefond-La Bonette pour venir de Nice par la route la plus haute d'Europe (2 860 m !) ; le col de la Cayolle (2 327 m) pour suivre le flanc sud du parc du Mercantour, et enfin le col d'Allos (2 240 m) pour rejoindre la vallée du haut Verdon et Saint-André-les-Alpes. Les panoramas y sont fantastiques, mais ces traversées sont surtout possibles en été ; Restefond, Cayolle et le col d'Alios restent fermés plus de six mois par an...

En train et en bus

Gap est en liaison directe avec Paris, Valence, Marseille, Grenoble et Briançon. L'Ubaye est desservie par un service d'autocar à partir de cette gare (Lignes quotidiennes entre Marseille, Gap, Briançon et Digne correspondance pour Nice).

Le col de Longet

Le printemps en Haute-Provence évoque plutôt la douceur du climat et le parfum de la lavande que la randonnée nordique. Mais dans les "Alpes" de Haute-Provence, et notamment dans les hautes vallées de l'Ubaye, l'hiver est long et rigoureux et le ski de randonnée se pratique aisément jusqu'à la fin du mois de mai. La balade décrite ici est justement l'une de celles qu'on peut réaliser tard en saison. Le col de Longet est une voie de passage facile, mais longue vers l'Italie. Un itinéraire plaisant en fond de vallon avec, sous le col, les sources de l'Ubaye.
  • A ski : Partir à l'aube pour profiter de bonnes conditions de neige à la descente. Sortir à l'est du hameau de Maljasset, passer devant l'église du XIIIe siècle et traverser plus loin le hameau de Combe Brémond. Suivre le fond de la vallée en direction du plan de Parouart, ancien lac comblé par les crues au début du siècle. Il arrive que l'on ne trouve la neige qu'à partir du plan de Parouart.
  • Au niveau de ce replat, longer la rive droite de l'Ubaye, traverser la rivière au fond sur une passerelle en bois.
  • Le vallon qui aboutit au col part vers le nord-est. Éviter le ravin de la Salcette, en montant de 200 m environ en rive gauche (donc sur votre droite en montant). Traverser les pentes un court moment (passage délicat par mauvaise neige) puis redescendre vers un replat, emplacement d'une ancienne carrière de marbre.
  • Poursuivre dans le vallon principal, rive droite, toujours vers le nord-est jusqu'à l'altitude 2 500 m. Plusieurs cabanes en pierre sèche peuvent servir d'abri.
  • De là, le vallon s'oriente plein est. On découvre le col de Longet sur la frontière italienne. On passe à côté des lacs du Longet où l'Ubaye prend sa source. Au-dessus du col, la Tête des Toillies à 3 175 m est impressionnante. En face se dresse le majestueux mont Viso qui culmine à 3 841 m d'altitude.
  • La descente s'effectue par l'itinéraire de montée.
  • En faire plus : En partant de Maljasset, petits parcours et belles descentes raides du col de Tronchet et du col Girardin. Sommets et boucles dans le vallon de Mary. Renseignez-vous auprès des gardiens de refuges. 

Le vivre autrement

L'itinéraire d'été en randonnée pédestre permet de voir le plan de Parouart avec l'emplacement du lac comblé, les anciennes carrières de marbre vert et les "oules", marmites formées par le torrent sous les lacs du Longet. Le vallon du Longet reste un des grands alpages qui accueillent les brebis l'été ; en témoignent les nombreuses cabanes disséminées dans les pâturages.

Pierre André : La voie Agresti (S-S-E)

L'aiguille Pierre André (2 850 m d'altitude) est un morceau de choix pour les grimpeurs.
Cette magnifique aiguille en forme de canine doit son nom à M. Pierre André, berger du village de Maurin, qui l'a grimpée à la fin du XIX" siècle par sa face nord-ouest, depuis le col de Pierre André. C'est la voie originelle qui reste la voie normale (petite escalade facile utilisée à la descente).
Actuellement, les voies d'escalade sont en face sud et sud-est. On trouve 4 grandes voies récemment équipées ou rééquipées (été 93). La présence de cette aiguille isolée est insolite. Ce bloc de quartzite aux couleurs orangées, plus dur que le granit, à côté des aiguilles de Chambeyron (3 412 m) est vraiment une invitation à l'escalade de montagne.

Itinéraire d'accès à la voie

Du parking de l'église de Maurin, descendre le chemin qui traverse la rivière Ubaye sur un pont en bois. Continuer le chemin en montant dans le vallon de Mary. Après un premier verrou, laisser sur un vaste replat le chemin d'accès aux anciennes carrières de marbre vert sur la gauche.
Un sentier continue en montant le vallon dans les pâturages au-dessus de la forêt. Avant de rejoindre la bergerie inférieure de Mary, prendre le sentier qui part à droite en montant assez raide. Atteindre l'aiguille Pierre André.

Voie Agresti

Les relais sont symbolisés par « R ».
  • Itinéraire classique : Repérer au pied de la face sud une fissure dièdre très marquée. Y accéder par une courte dalle moutonnée et escalader la fissure. R1 se trouve dans une profonde cheminée. Repartir à droite de R1 dans une dalle fissurée suivie d’un dièdre, puis gagner un replat jusqu’à R2. Gravir le mur suivant en son centre (dalle) jusqu’à R3. Franchir un dièdre vertical fissuré. Pas de V+. Puis par une vire facile à main gauche, atteindre R4. Remonter un grand dièdre en laissant la variante à droite (coinceurs utiles). On bute sous un surplomb. Traverser à droite et se rétablir sur une écaille. R5. Gravir une longueur facile, large cheminée et dalle peu inclinée puis tout droit une cheminée fissurée, atteindre R6. De R6 à R7, monter par un mur jaune vertical, traverser une vire herbeuse, puis franchir une dalle et un surplomb sur la droite. Sortir au sommet en quelques mètres sans difficultés au-dessus de R7. 
  • Variante : De R4, traversée ascendante à droite en dalle puis sur le fil de celle-ci (aérien). On arrive à R5'. Rejoindre ensuite la voie classique par une traversée à gauche (vire facile).
  • En faire plus : Trois autres voies accèdent aussi au sommet : "Vieux boucs new look", "Les marmottes givrées" et "Retour aux sources". De nouvelles voies ont également été ouvertes sur des falaises dans la face sud du Chapeau de Gendarme (calcaire, hauteur 300 m) au-dessus de Barcelonnette et à la Tête de Sanglier (quartzite, hauteur 400 m) en rive droite sur la route de Maljasset.
  • En faire moins : Une école d'escalade d'initiation se situe dans le même secteur. Il s'agit de rochers et de dalles bien équipées juste avant la montée dans le vallon de Mary, sur la droite, à dix minutes du parking de l'église de Maurin.
Repère : 700m de dénivelée, 1h30 de montée, pour bons randonneurs. Départ : église de Maurin (parking) en amont du hameau de Maljasset à 13 km de Saint-Paul-sur-Ubaye. Prévoir de l'eau et de la nourriture, des habits chauds, de bonnes chaussures  et Cartes IGN TOP 25 3538 ET Aiguille de Chambeyron (pli A8) IGN TOP 25 3637 OT Mont Viso (pli L1)
Escalade : Voie Agresti ou sud/sud-est Escalade variée (dalles. fissures, dièdres), rocher excellent, passages athlétiques. Très difficile. 220 m de dénivelée. Durée : 3 h
Descente : en deux rappels de 20 m (non obligatoires) par la voie normale en face nord-ouest
Matériel particulier : coinceurs utiles, corde de 45 m impérative pour la variante.

Les lacs supérieurs du Marinet

Une sortie en montagne avec une partie de pêche dans un lac d'altitude : le plaisir de la randonnée associé à un sport traditionnel de détente. Sous le glacier du Marine!, l'un des derniers du sud des Alpes, plusieurs lacs reflètent les hauts sommets du massif du Chambeyron. Ces lacs glaciaires sont attrayants par leurs poissons et par leur charme. Deux bonnes raisons pour se prélasser à proximité de leurs eaux calmes. La randonnée est en elle-même un premier but et convient très bien pour les non pêcheurs : traversée du vallon de Mary, ses alpages où stationnent les brebis l'été, ses marmottes...
Du parking de l'église de Maurin, descendre le chemin qui traverse-la rivière Ubaye sur un pont en bois.
Continuer le chemin en montant dans le vallon de Mary. Après un premier verrou, laisser sur un vaste replat la voie d'accès aux anciennes carrières de marbre vert sur la gauche.
Un sentier continue en montant le vallon dans les pâturages au-dessus de la forêt. Rejoindre les bergeries de Mary. Délaisser le sentier qui part à droite avant la première bergerie.
A la seconde bergerie, prendre à droite un chemin qui monte en rive gauche vers les lacs du Marinet. Passer sous le premier lac, de grande taille. Au pied de la moraine du glacier, au lac de couleur laiteuse, monter à l'ouest vers le col de l'Aiguille Large. Au-dessus des barres rocheuses se trouvent les lacs supérieurs.
D'autres possibilités de pêche plus ou moins sportives existent :
  • rivière Ubaye et torrent annexes (sauf réserves) ;
  • lac de Serre-Ponçon (brochets, truites lacustres) ;
  • lac du Lauzet (truites arc-en-ciel, ombles, carpes, brochets), location de matériel.
Poissons : truite Fario et saumon de fontaine.
Repère : Départ : église de Maurin (parking) en amont du hameau de Maljasset à 13 km de Saint-Paul-sur-Ubaye. Dénivelée : +800 m/-800 m. Durée : 3 h de montée. Pour bons randonneurs
Matériel : prévoir de l'eau et de la nourriture, des habits chauds, de bonnes chaussures.
Cades : IGN TOP 25 3538 ET Aiguille de Chambeyron (pli A9), IGN TOP 25 3637 OT Mont Viso (pli L1).

La mort d’un glacier

Le groupe glaciaire du Marinet/Chauvet, au pied nord des aiguilles du Chambeyron, est le plus méridional des Alpes françaises, avec ses 50 hectares ; une superficie qui n’en finit pas de se réduire depuis le début des années 20. Après une perte d’épaisseur de 20cm par an de 1964 à 1984, la décennie 80-90 semblait vouloir lu donner le coup de grâce en provocant, par ses étés chauds (+ 1°), et la sècheresse hivernale, une déperdition annuelle d’un mètre d’épaisseur. En certains points, le glacier Marinet a perdu plus de 7m d’épaisseur. Du glacier de la pointe de Chauvet, il ne reste plus qu’une plaque de neige de 10m d’épaisseur. En 1927 au même endroit se détachaient encore des séracs bleus… Depuis 1989, des fissures contribuent à réchauffer la glace profonde et à la rendre glissante. En 1991, une avalanche de glace et de rocs résultant de la rupture d’une poche d’eau sous-glaciaire, est descendue jusqu’à la Blachière, 1400m plus bas…  Seul le glacier occidental du Marinet a de grandes chances de survie à long terme.

Le tour du Brec du Chambeyron

Une grande classique de l'Ubaye pour la randonnée hivernale à skis. Le tour du Brec du Chambeyron, montagne caractéristique de la vallée culminant à 3 389 m d'altitude, peut se faire dans la journée. Il est plus agréable de réaliser cette course en deux jours, ce que nous vous proposons.
  • Jour 1 : pour monter au refuge du Chambeyron, sortir à l'est du hameau de Fouillouse et partir en direction du col du Vallonnet, que l'on quitte sur la gauche pour longer le pied de l'arête ouest du Brec. Passer au pas de la Couletta. Puis descendre sur le refuge bien visible.
  • Jour 2 : du refuge, monter en direction du col de la Gypière, au-dessus du lac des Neuf Couleurs. On passe sous la Croix Bujon, qui se trouve entre les aiguilles du Chambeyron (point culminant du massif à 3 410 m) et le Brec. L'ambiance est ici très haute montagne. Du col de la Gypière, descendre vers le sud versant italien jusqu'au pied du Monte Baueria. On passe près du bivouac Barenghi (non gardé). Au pied du Monte Baueria, remettre les peaux et remonter au col de Stroppia, premier passage évident sur la crête frontière au sud du Brec. Du col de Stroppia, belle descente, assez raide au départ, parfois en neige dure. Rejoindre Fouillouse par le vallon de Plate Lombarde. 
  • En faire plus : Du col de la Gypière, il est conseillé de faire l'ascension de la Tête de la Fréma (3 151 m). Compter 45 mn pour 224 m de montée. Le parcours emprunte la crête jusqu'au sommet, il peut être difficile suivant les conditions de neige. Très belle vue panoramique. Du refuge de Chambeyron, le pas de la Sauvagea et la pointe d'Aval sont aussi accessibles. Dans le massif du Chambeyron, d'autres courses à skis démarrent des villages de Saint-Ours, de Larche au sud, et de Maurin au nord.
  • Le vivre autrement : A pied : l'été, les lacs d'altitude du Chambeyron font l'objet de randonnées à la journée dans un cadre grandiose. Courses d'alpinisme : traversée des Aiguilles et ascension du Brec.

La Grande Cascade de la Reyssole

Repères :
Dénivelée : 70m. Durée 1h, peu difficile (la difficulté est davantage liée aux conditions de la glace qu’à la simple raideur de la pente). Altitude de départ : 1430m
Départ : Pas de la Reyssole, route du col de Vars en aval de Saint-Paul. Le départ se situe au niveau du pont sur l’Ubaye, entre les deux tunnels. Se garer 600m plus bas, au bord de la route au niveau de la cabane d’Angelin. Matériel : équipement d’escalade, un rappel de 90m, des broches à glaces, piolets, crampons, sangles, casque et habillement haute montagne.

L'ascension de cascades de glace est une activité hivernale très en vogue depuis quelques années, et les environs de Barcelonnette sont un excellent terrain d'exercice pour cette forme d'alpinisme.
Les cascades de glace sont en réalité souvent des ruisselets, voire de petits suintements parfois à peine perceptibles l'été, mais qui, au moment du gel, vont augmenter de volume pour créer dans les ravins austères des colonnes et des rideaux de toute beauté. C'est alors un spectacle fantastique, bleu, irréel, un peu magique !
En Ubaye, le cadre et la faible fréquentation créent des sites intimistes, susceptibles d'apporter un parfum d'aventure.
Du pont sur l'Ubaye, la cascade est bien visible en rive gauche. Traverser les pentes de ce côté (selon les conditions d'enneigement, les crampons sont parfois déjà nécessaires), et atteindre directement le pied de la cascade. Il s'agit d'une sympathique cascade d'initiation constituée de deux ressauts à 75°. Elle se gravit en deux longueurs.
Etre prudent si la neige n'est pas stable, le ravin de cette cascade sert de couloir d'avalanches. Après le deuxième ressaut, le relais de la sortie s'effectue en haut sur un arbre à droite.
Descente : traverser et descendre sur la droite dans les pentes en bordure de la cascade. Rejoindre facilement le point de départ.
  • En faire plus : Une cascade nommée "Diabolo-glace" située à proximité offre une ascension plus technique. On y accède en poursuivant la traversée après la cascade décrite ci-dessus. On rejoint son sommet après une butte boisée d'où l'on tire un rappel. La difficulté (2/5) de cette belle colonne, bien qu'assez courte (40 m de haut), nécessite une bonne expérience. D'autres secteurs bénéficient d'une multitude de cascades. Ainsi, dans la vallée du Bachelard vers le col de la Cayolle, 28 cascades variées ont été recensées.
  • En faire moins : Dans le Bachelard, le secteur "Craqui-Craqua" pré-sente des cascades faciles de 25 à 40 m, accessibles depuis la route de la Cayolle. Ce site est favorable à l'apprentissage de cette discipline. Pour en savoir plus

Le bois du Mélezen

Repère : Départ : passerelle de bois sur le Riou Mounal. Accès : suivre la route du col de Vars pendant 3km en amont de Saint-Paul. Après le pont des Muratières, s’engager sur un chemin de terre qui descend à gauche. Laisser un chemin à droite, passer à côté d’une grande ferme et arriver à la passerelle. Se garer avant. Dénivelée : +500m/-500m. Durée 5h, assez facile.
Entre le massif du Parpaillon et le col de Vars, plusieurs vallons hauts en couleur s'ouvrent au promeneur. Après la neige éclatante se succèdent les tons clairs des jeunes pousses, les couleurs vives des fleurs dispersées dans les grands alpages et les tons chauds de fin d'été. C'est un régal de voir alors les herbes ambrées s'agiter au gré du vent sur les pentes du Paneyron. À l'automne, les mélèzes roux embrasent le secteur avant de se dépouiller pour un nouvel et long hiver.
  • Le circuit indiqué convient au promeneur paisible. En totalité ombragé, il serpente dans le bois du Mélezen, du nom des nombreux mélèzes qui y poussent. Parmi eux vivent piverts et geais. Le point culminant de la balade, l'ancienne batterie de Vallon Claous, offre un excellent belvédère sur Saint-Paul-sur-Ubaye, le pont du Châtelet (110 m au-dessus d'une étroite gorge) et le Brec du Chambeyron. La batterie de la fin du XIXe siècle est une position avancée du fort de Tournoux. Elle protégeait les débouchés du col de Vars et ceux des cols frontaliers. Franchir la passerelle en prenant un sentier qui monte sur la droite, assez raide en lacets, sous des sapins pectinés et des mélèzes. On aboutit sur la route forestière de la Traverse. La prendre à droite en passant devant une source bâtie en pierre. Après 500 m de plat, dans un virage laissant apparaître le hameau du Mélezen, se dresse une chaîne ONF. La passer et monter 20 m après à gauche sur un sentier étroit. Il s'élargit plus loin et rejoint en lacets parmi les traînes de bois un autre sentier. Suivre ce sentier à gauche jusque dans le virage d'une nouvelle piste. Partir sur la droite, arriver à un carrefour, poursuivre à gauche en légère montée le chemin d'accès à la batterie. Contourner le fort (propriété privée) par dessous. Le sentier se dédouble sous une caserne extérieure ; prendre vers le bas le PR balisé en jaune qui descend longuement vers Saint-Paul. Lorsqu'on atteint une route forestière, laisser le balisage jaune et partir sur la gauche en remontant légèrement sur une piste. 400 m plus loin, bifurquer à droite en contrebas. Ce départ de sentier est peu visible, il est matérialisé par des piquets en bois. Franchir un court glissement de terrain par au-dessus et continuer dans la même direction sur le chemin du retour. 
  • En faire plus : Arrivé à la batterie de Vallon Claous, quelques dizaines de minutes suffisent pour atteindre trois postes optiques. Ils faisaient office de moyen de communication entre les différents forts de la vallée, avec des signaux lumineux. Le sommet de Vallon Claous, réservé au randonneur très averti, est accessible en 2 h 30 supplémentaires.
  • En faire moins : Le hameau de Mélezen, dominé par la route du col de Vars, mérite une excursion pour apprécier ses cadrans solaires.
  • À voir à proximité, les Demoiselles Coiffées, curiosités de l'érosion.

Les cadrans solaires

Jusqu’à la diffusion de l’horlogerie, à la fin du XIXe siècle, on n’avait que le cadran solaire pour connaître l’heure. En Ubaye, le climat permet un ensoleillement remarquable tout au  long de l’année, aussi de nombreux cadrans solaires étaient peints sur les façades des églises et des maisons particulières presque toujours sur au sud ou à l’ouest. Le plus ancien, sur une maison de Barcelonnette, date de 1732. Ils sont souvent ornés et portent tous des devises, a Tournoux par exemple, on peut lire en latin : Sur un char élevé et couvert de lumière, je viens régler tes pas et finir la carrière. » A la Rente d’Enchastrayes l’inscription provençale signifie «  n’est pas gavot qui veut », celui de l’église de Faucon précise l’altitude, la latitude, la longitude, la déclinaison et l’avance sur Paris.

Le Vallon de l’Orrenaye et le col de Ruburent

Repères : Période conseillée : printemps selon les conditions d’enneigement. Etre sur de la stabilité du manteau neigeux. Dénivelée +550m/-550m. Durée : 4h aller-retour, difficulté moyenne. Partir tot et ne pas rentrer trop tard dans la matinée. Départ : le Pontet, au bord de la D900, à 1km en aval du col de Larche (parking).
Matériel : équipement adapté à la haute montagne, skis de randonnées et peaux de phoque, couteaux à neige, pelle à neige et ARVA.
  • Un itinéraire facile pour s'initier au ski de randonnée, sans toutefois oublier les mesures de sécurité propres à la montagne enneigée. Le vallon, peu pentu dans son ensemble, est très ouvert entre deux montagnes, la Tête de Moïse et la Crête des Blaves qui surplombe de l'autre côté le col de. Larche. Du vallon, on atteint facilement le col du Ruburent, beau point de vue sur la Valle Stura en Italie, ou un peu plus haut le pas et la Tête de Vauclave, panorama grandiose sur les différents massifs alpins (Argentera, Viso, Écrins, mont Blanc et mont Rose...).
  • Garer les véhicules sur un petit emplacement au bord de la route du col de Larche. Au-dessus est édifiée une bergerie. Monter rive gauche ou rive droite du torrent de l'Orrenaye. Après 300 m de dénivelée positive, s'orienter vers la droite au sud-est, dans le vallon qui s'élargit. Suivre pendant le changement de direction le fond du talweg, puis continuer dans le vallon sur la gauche, dans le bas du versant sud-ouest. Ne pas trop s'élever. Le lac de l'Orrenaye recouvert de neige n'est plus qu'un grand replat. Continuer toujours dans la même direction et rejoindre le point le plus bas sur la crête frontalière : le col de Ruburent. En contrebas, en Italie, se trouve un grand lac en forme de haricot, le lac de Ruburent. La descente peu raide s'effectue par l'itinéraire de montée.
  • En faire plus : Un parcours plus technique pour mieux observer le paysage. Rajouter une heure à l'itinéraire normal pour 300 m de dénivelée en plus. Quand on arrive au-dessus du lac de l'Orronaye, monter dans un vallon plein est. Rester au fond du vallon. On passe sous la Tête de Moïse et sous le col de Feuillas. Le vallon se termine en pente raide. Faire quelques virages dans la pente pour accéder au pas de Vauclave. Les plus téméraires peuvent gravir la Tête de Vauclave par l'arête soit à pied, soit à skis (très bons skieurs) avec de bonnes conditions de neige. Retourner par le même chemin pour la descente.
  • Le vivre autrement : Le secteur de Larche offre un espace de ski de fond au soleil : 30 km de pistes situées entre 1 700 met 2 000 m d'altitude, préparées pour les deux techniques, traditionnelle et skating. Un stade d'initiation et une piste sur le thème de la nature d'hiver sont praticables au départ des pistes et un nouveau centre de ski de fond bien agréable ouvre ses portes tout l'hiver.

Les via Ferrata de Saint-Ours

Les sensations de l'escalade à la portée des non-grimpeurs. D'origine italienne, les via-ferrata ou "voies ferrées" sont des itinéraires rocheux, entièrement sécurisés par des câbles et des marches métalliques. C'est dans le massif des Dolomites que cette pratique a été systématiquement développée par l'année. Le but était d'ouvrir des itinéraires plus courts en traversant les montagnes. Pour faciliter le passage des troupes et du matériel sur un trajet exposé et escarpé, ces itinéraires avaient été aménagés à l'aide de câbles et d'échelles.
Massifs de la Brenta, de Sella, Catinaccio, Tofane, autant de noms célèbres pour les amateurs des "sentiers du vertige" des Dolomites, que l'on peut parcourir en Ubaye en toute sécurité à condition de respecter quelques règles élémentaires... et d'avoir le pied montagnard !
Des sensations de grimpe qui nécessitent toutefois une expérience de la montagne.
Point de départ des voies : du hameau de Saint-Ours, à 2,5 km de la route du col de Larche en amont de Meyronnes, monter au parking à 1,2 km en voiture.
Sur le parking au pied des voies, un panneau explicatif décrit les différents itinéraires.

N° 1 : "L'Ourson"

  • Type : découverte.
  • Accès à la voie : suivre le sentier à droite du parking, 5 mn de marche.
  • Montée : se mousquetonner au câble et le suivre sur une série de vires plus ou moins rocheuses. Une succession de petites falaises amène à quelques passages aériens. Prendre à gauche à l'unique bifurcation en montant. Le cheminement se termine par des pentes herbeuses câblées. Rejoindre au sommet l'itinéraire n° 2.
Pour cet itinéraire, on peut redescendre à tout moment par le même trajet.
 
  • Descente : à la fin de la via ferrata, partir sur la gauche dans des pentes herbeuses, suivre un chemin bien tracé jusqu'à l'intersection du chemin de l'aiguille de Luce et du chemin de retour. Prendre le chemin qui monte sur environ 100 m de dénivelée (point le plus haut 2 260 m). Par des lacets, il s'oriente à droite vers la combe. Descendre dans la combe par une série de câbles. Passer sur le versant opposé, le chemin est très aérien. Puis descendre le long de la falaise par une série de petites cheminées. La roche est friable, le casque est fortement recommandé, surtout s'il y a du monde. Dans cette partie de l'itinéraire il n'y a aucune marche en fer, c'est presque de l'escalade. - ou descendre par l'itinéraire de montée (plus rapide et mieux équipé, mais plus aérien).

N° 2 : "L'aiguille de Luce"

  • Type : sportif très aérien.
  • Accès à la voie : suivre le sentier en amont du parking, 5 mn de marche.
  • Montée : se mousquetonner au câble et le suivre en montant sur la falaise. Avant de sortir au sommet sur une plate-forme herbeuse, la via l'errata se divise en deux petites portions : celle de droite est plus technique que l'antre. Rejoindre au sommet l'itinéraire n° 1. 
  • Descente : en rejoignant la descente de l'Ourson ou par l'itinéraire n° 1 jusqu'au pied de la via ferrata (à l'unique bifurcation des câbles dans la descente, prendre vers le bas). Ou par une série de rappels du sommet de l'aiguille de Luce (5 rappels dont le plus long est de 45 m, corde de 90 m nécessaire).
  • Le vivre autrement : Du village de St-Ours, suivre la bonne piste (PR sur carte IGN) qui mène au plateau de Mallemort. 210 m de dénivelée, 1 h 30 aller. Aire de décollage au-dessous de St-Ours, au fort. Prendre à gauche au village, une piste "presque" carrossable. Atterrissage près de Meyronnes (à repérer avant le vol).

La Tête de Viraysse

Du village de St-Ours, suivre la bonne piste (PR sur carte IGN) qui mène au plateau de Mallemort. Après la bergerie, la piste devient sentier et s'oriente sud-est. Rejoindre le GR 5-56 (balisé rouge et blanc) et le prendre en direction du nord, en montant. Déjà la Tête de Viraysse apparaît, coiffée du fort. Le GR 5-56 serpente jusqu'au col de Mallemort. De là, on surplombe les baraquements de Viraysse, anciennes casernes servant à la batterie. Du col, quitter le GR et prendre sur la droite l'ancien chemin militaire, dégradé, qui arrive à la Tête de Viraysse (balisé en PR jaune).
Descendre par le même itinéraire jusqu'au col de Mallemort, puis reprendre nord le GR 5-56 en passant devant les baraquements de Viraysse. Au point coté 2 361, ne pas poursuivre le GR 5-56 mais prendre à gauche pour rejoindre le vallon du Riou du Pinet jusqu'à la piste que l'on avait empruntée à l'aller et qui ramène à St Ours en passant an pied du fort St-Ours. Cette balade représente 6 h de marche, pour bons randonneurs ; il faut prévoir de l’eau et de la nourriture, des habits chauds et de bonnes chaussures.

Les forts de l’Ubaye, hier militaires, demain touristiques

A flanc de montagne, entre 1500m et 2000m d’altitude, une dizaine d’ensembles fortifiés témoignent de l’importance stratégique de la vallée aux siècles passés. Rappelons que l’Ubaye ne devient définitivement française qu’en 1713. Dès lors les ingénieurs royaux s’intéressent vivemet à la vallée frontalière, mais seules quelques redoutes sont édifiées, comme celle de Gleizolles. En 1843 les travaux du fort de Tournoux commencent, ouvrage ambitieux qui comprend plusieurs étages de casemates pour la plupart creusées dans le roc. La construction du fort dura près de 20ans. Après 1870, sous la houlette du général Veré de Rivières, les places fortes se multiplient : batterie de Serre-de-l’Aut et du Clos-des-Caurres de Viraysse et de Mallemont, du vallon du Claux, batteries du Châtelard et de la Tour…
Au siècle suivant, un nouveau plan de fortifications est mis en place par André Maginot dès sa nomination au poste de ministre des Armées. De l’entre-deux-guerres datent le fort de Roche-la-Croix, les ouvrages Saint-Ours, ceux de Plate-Lombare à Fouillouse, de Restefond et de la Moutière et de très nombreux autres avant-postes.
La construction des forts de l’Ubaye a été très difficile, les chantiers souvent situés à + de 2000m d’altitude étaient approvisionnés en matériaux à dos de mulet et parfois même à dos d’hommes. Depuis quelques années, l’armée s’est retirée des places fortes. Une association s’est créée pour tenter de faire valoriser ce patrimoine méconnu.

Le Parpaillon à VTT

Repères : Dénivelée +900 m/-900 m. Distance totale : 20 km. Durée : 4 à 7 h aller-retour, bon niveau sportif.
Départ : chapelle Sainte-Anne (parking), à 6 km de La Condamine, après le hameau des Pras. Matériel : prévoir de l'eau et de la nourriture, des habits chauds. Nécessaire de réparation VTT. Casque. Lampe de poche pour la traversée du tunnel. Point d'eau : au départ à la chapelle Sainte-Anne.
Carte : IGN TOP 25 3538 ET Aiguille de Chombeyron (plis B2/C3/C4).
Tracée par l'année dès 1693 entre la haute Ubaye et l'Embrunais, la route du Parpaillon permettait aux troupes de franchir les montagnes par les hauteurs. C'était aussi une voie d'approvisionnement et de repli pour la place de Tournoux, De 1891 à 1897, le Génie Militaire a construit le tunnel pour éviter le col.
Depuis le début de ce siècle, de nombreux cyclistes tout-terrain ont marqué la route du Parpaillot: de leurs pneus crantés. Pour les passionnés des grands cols, celui du Parpaillon fait figure de légende. Jamais goudronnée, la route est peu empruntée, grimpe jusqu'à 2 637 m et passe sous le col dans un tunnel long de 500m.
Aujourd'hui, les VTT ont remplacé les muletiers et retournent sur leurs traces avec plus de facilité.
La première ascension date de 1901. Un livre d'or dans une auberge de Créma (côté Durance) atteste des nombreux passages depuis des décennies. La tradition est respectée puisqu'un troisième registre est disponible à Crévoux au bar-restaurant La Raidie.
De la chapelle, prendre la route en terre qui remonte le vallon du Parpaillon. Jusqu’au pont de Bérard, le chemin monte tranquillement. Observez la borne. Après une rampe en lacets, on atteint les cabanes du Grand Parpaillon. Du fond du vallon, on voit le vaste "plan du Parpaillon". Gagner le tunnel par la route qui continue à grimper à travers des zones d'estives pour les brebis. Redescendre par le même itinéraire.
  • En faire plus : Monter le col depuis le bas de la vallée est plus sportif, et plus méritoire avec plus de 1 450 m de dénivelée positive et une boucle de 32 km. De La Condamine, monter au hameau du Châtelard par une piste qui part en aval du village. Au Châtelard, rejoindre par le goudron la route de Sainte-Anne que l'on grimpe. Prendre 500 m plus loin une piste qui monte sur la gauche. On rejoint à nouveau la route de Sainte-Anne, en aval de la station. Gagner la station, puis prendre la piste forestière au fond du grand parking. Après environ 900 m de piste, descendre sur la droite par un sentier qui rejoint la route du Parpaillon (100 m de dénivelée négative). Monter au tunnel. La descente se fait par le hameau des Pras, puis par le chemin de montée ou par la route jusqu'à La Condamine.
  • En faire moins : On peut se contenter de monter aux cabanes du Parpaillon (altitude : 2 050 m), le paysage vaut la peine. Le trajet aller-retour est long de 10 km, parcours facile.

Le Lac des Sagnes à VTT

Repère : Dénivelée : +450m/-450m pour une distance de 20km et une durée de 2h30. Facile. Départ au hameau de Lans à 4km de Jausiers sur la route du col de la Bonnette-Restefond. Se garer sous le vvillage afin de ne pas gêner les accès aux propriétés.
Cette sortie facile permet d'accéder à un lieu très alpin, réputé pour ses paysages : le vallon et le lac des Sagnes.
Coincé entre les Côtes d'Abriès, véritable barre rocheuse, et les pentes boisées du Grand Bois, le vallon est encaissé, mais s'ouvre largement au niveau du lac. Ce dernier est surplombé par la majestueuse Tour des Sagnes. Le vallon se divise ensuite en deux branches, le vallon de Pelouse, et celui de Granges Communes.
Autrefois, les paysans de Jausiers cultivaient les prairies d'altitude aussi bien que leurs jardins, ce qui donnait à ces lieux une allure étrange, mélange du travail des hommes et de l'ambiance sauvage de la nature.
  • Le circuit traverse plusieurs petits hameaux ruinés, souvent reconquis par la forêt, qui témoignent de la vie pastorale passée. Au lieu-dit Le Villard, dans le hameau de Lans, au sud-est de Jausiers, prendre vers le nord un chemin à flanc qui part au pied d'une croix en bois. 1,4 km plus loin, on rejoint à l'Ubac (hameau ruiné) la route en terre du lac des Sagnes. Poursuivre jusqu'au lac, situé au kilomètre 10,7. Le retour est balisé en jaune (PR). Revenir par la même piste un court moment. Au premier croisement, continuer tout droit un chemin horizontal, en laissant à droite l'itinéraire de montée. Au croisement de quatre pistes (km 15,5), continuer à droite vers le bas. La descente est rapide, ne pas se laisser surprendre par un embranchement où il faut quitter la piste principale et prendre au-dessus une piste plus petite orientée dans la même direction. Suivre le balisage, laisser une piste qui descend en virage à droite. On arrive ensuite sur les plateaux dominant Lans et ses différents hameaux. Prendre la piste jusqu'aux maisons, rejoindre par le goudron le point de départ. 
  • En faire plus : Jausiers peut être le point de départ de la balade. Monter par le chemin des Buissons, retrouver à Lans le circuit du lac décrit ci-dessus. Au retour, repartir par l'ancienne route vers le Restefond, bifurquer vers le sud à La Chalanette et rejoindre la route forestière du Bois Noir qui redescend à Jausiers par La Frache.
  • En faire moins : Toujours en partant de Lans, par le hameau ruiné de l'Ubac, on peut atteindre en fond de vallée les anciennes ardoisières, ex-ploitées pour construire les toitures. Le trajet en aller-retour, composé de petites descentes et montées, long de 6 km, se fait en 45 mn.
  • Le vivre autrement : A skis de fond (randonnée nordique) ou en traîneau à chiens, il est intéressant d'utiliser la piste forestière qui traverse le plateau des Mériès et qui rejoint l'itinéraire VTT décrit plus haut (non tracé). Monter en voiture aussi haut que possible sur la route du col de Restefond : pendant l'hiver, la route n'est pas déneigée jusqu'au col. La piste commence en amont de la route, environ 1 km après le hameau de Chalanette.

Randonnée hivernale autour de la Bayasse

Repère : Selon la saison, le départ de Bayasse se fait raquettes aux pieds sinon une courte marche est nécessaire.
Départ : refuge de Bayasse, à 21 km de Barcelonnette. Carte : IGN série bleue Jausiers 3539 est
  • Balade n° 1 : la cabane de la Moulière, Dénivelée : +350 m/ 350 m. Distance : 5 km aller-retour. Durée : 3 h, assez facile, avec une technique minimum pour ce type de déplacement.
  • Balade n° 2 : circuit du Bachelard. Dénivelée : +150m/ 150m Distance : 4 km en boucle. Durée : 2 h 30. Difficulté facile.
Rendue célèbre par les trappeurs du Grand Nord, la raquette à neige a été éclipsée à l'apparition du ski. Elle revient en vogue actuellement et connaît de plus en plus d'adeptes. C'est un loisir accessible au plus grand nombre ; il convient aussi bien au débutant cherchant à découvrir paisiblement de beaux paysages enneigés qu'au sportif attiré par les sites plus tourmentés. Au départ du hameau de Bayasse, à 1 800 m d'altitude, sont proposées deux petites balades assez faciles. Cela permet d'essayer ce moyen de locomotion original en famille tout en observant quelques traces d'animaux dans la neige fraîche.
Situé dans le vallon de Fours avant le col de la Cayolle, Bayasse est le dernier hameau déneigé l'hiver. Il est en limite du parc national du Mercantour. La faune aux alentours est protégée et, au hasard de la balade, vous aurez peut-être la chance de voir l'aigle royal tournoyer dans le ciel, les chamois et bouquetins accrochés sur les flancs abrupts des versants, ou la petite faune : lièvre variable ou perdrix blanche.
Accès : Bayasse se trouve à 22 km de Barcelonnette : après Uvernet-Fours, prendre la route du col de la Cayolle. Elle est déneigée, mais les équipements sont recommandés.

Balade n° 1

Se diriger au nord de Bayasse et suivre la route forestière du vallon de la Moutière (au nord-est). Après deux fois deux lacets, la piste suit le fond du vallon en rive droite jusqu'à la cabane, à l'entrée du parc national du Mercantour.

Balade n° 2

Partir du refuge vers le sud et s'engager dans le vallon qui aboutit au col de la Cayolle. L'itinéraire longe le torrent du Bachelard en rive droite. Après un trajet vallonné, on arrive sur une étendue plate. La traverser pour emprunter la passerelle en bois sur le Bachelard. À partir d'une croix en bois, partir en traversée ascendante (en rive gauche), en passant à proximité de ruines. Rejoindre la route du col dont le tracé se devine aisément sous la neige. Le retour à Bayasse s'effectue par cette route en descendant, celle-ci est parfois marquée par des barrières en bois.
  • En faire plus : Chaque année, l'association des Gais Fourniers organise au mois de mars une course de raquettes à neige. Plusieurs boucles de 4 à 12 km sont proposées aux sportifs. Une boucle "découverte" avec un questionnaire et orchestrée par les gardes du parc national du Mercantour est destinée aux familles. 
  • Le vivre autrement : Le vallon de la Moutière se parcourt en randonnée nordique jusqu'au col de Restefond. Bayasse est un point de départ pour de grandes courses à skis de randonnée vers des sommets prestigieux : monts Pelat et Cimet à plus de 3 000 m d'altitude. L'été, le col de la Cayolle est ouvert aussi côté Nice. Le refuge de Bayasse est le point de départ de jolies randonnées : vallons de la Moutière, de Sanguinière, col des Esbéliousses... Randonnées plus difficiles (jusqu'à 3 500 m) au départ du col de la Cayolle.
Le gardien du refuge est de bon conseil.

Les hameaux de cloche

Repère : Départ : le Villard d'Abas, route du col de la Cayolle, à 8 km d'Uvernet. Se garer dans un virage à proximité du garage de l'Équipement. Le sentier de retour aboutit sur la route un peu plus bas. Dénivelée : +450 m/-450 m. Durée : 4 h, assez facile.
Balisage : pas de balisage propre.
Cartes : IGN série bleue Barcelonnette 3539 ouest et Jausiers 3539 est.
Le circuit autour des hameaux de Cloche se situe dans les gorges du Bachelard, sous les sommets du Chapeau de Gendarme et du Pain de Sucre.
Il plaira à tous les amoureux du patrimoine montagnard, puisque les habitations des trois hameaux (Cloche, Petit Cloche et Baume Longe), totalement vidés de leur population, sont d'admirables vestiges de la vie d'autrefois.
Dans le virage où l'on s'est garé, un sentier s'élève vers Cloche. Il est bien marqué et indiqué par des panneaux. Après 45 mn de montée, on pénètre dans le hameau. La chapelle a été rénovée. Suivre entre les maisons le sentier qui gravit jusqu'à une croix, la dépasser et rejoindre un replat herbeux au col de Cloche.
Continuer 300 m vers le nord-ouest en entrant dans la forêt. Quitter le sentier pour un autre moins voyant dans les hautes herbes en direction du sud-ouest, sur la gauche (ne pas poursuivre au nord, vers un autre carrefour). Le sentier en forêt descend à Baume Longe d’où s’étend un beau panorama sur la Grande Séolane, le col d’Allos, et qui surplombe les gorges du Bachelard. Des maisons, repartir vers Villars d’Abas. L’itinéraire, à niveau dans un premier temps, descend légèrement. Le sentier passe à côté d’une source puis franchit de nombreux ravins raides sous de belles barres rocheuses. Peu avant l’arrivée on passe à côté du gîte d’étape. 
  • En faire plus : Prolonger en direction du col des Alaris à partir du col de Cloche : une boucle supplémentaire suit les versants ouest du Pain de Sucre et du Chapeau de Gendarme à près de 2 000 m d'altitude. On revient par le col et la maison forestière des Alaris. Ce trajet demande 2 h 30 en plus pour 250 m de dénivelée positive. Le très bel éclairage de fin d'après-midi met en valeur tout ce secteur fortement boisé.
  • En faire moins : L'aller-retour au hameau de Cloche est en soi une finalité. Pour 1 h 30 de marche, le promeneur se retrouve dépaysé dans ce lieu conquis par l'homme et transformé pour son profit. C'est un vif contraste avec les sommets, d'allure inaccessibles mais tout proches.

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