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PASS VERDON
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Le Haut-Verdon

Un torrent, des Alpes à la Provence

Le haut Verdon, depuis ses sources dans le vallon de Sestrière jusqu'aux montagnettes de St-André les-Alpes, roule ses eaux claires sur une quarantaine de kilomètres. La vallée est étroite. Ses torrents affluents sont courts et souvent barrés par des cascades et des gorges. Dans les cirques glaciaires, de nombreux lacs rivalisent de couleurs avec les mélèzes.
De ses sources, à environ 2 500 mètres d'altitude, jusqu'à Colmars, sa rive gauche est flanquée du massif du Mont-Pelat (3 051 m). Ses crêtes montagneuses, dessinant un arc ouest-sud depuis le col d'Allos jusqu'au col des Champs, forment la ligne de partage des eaux avec l'Ubaye.
En face, sur la rive droite, le massif des Trois-Evêchés (2 819 m) abrite la station de La Foux d'Allos. Situé sur une longue crête linéaire nord-sud, le massif aligne la Grande Séolane et les douces courbes de la montagne de Chamatte dominant les villages de Thorame, 20 km plus au sud. Cette crête définit essentiellement la ligne de partage des eaux avec la Bléone, rivière des Préalpes de Digne, affluent elle aussi de la Durance. Le vallon de Chasse écarte de cette ligne de crête la montagne de l'Autapie (2 426 rn), abritant en son ubac la station du Seignus d'Allos. Au sud du col des Champs, seule issue routière vers le Var, le torrent de la Lance creuse un cirque dominé par les derniers "plus de 2 500 mètres" de la vallée (sommet de la Femma, 2 747 m, Grand Coyer, 2 693 m, sommet du Carton, 2 614m). Le col d'Allos demeure une belle voie d'accès par le nord, mais il est fermé plus de six mois par an.
Plus au sud encore, à hauteur des Thorames et jusqu'à St-André, les "Grandes Alpes" s'étiolent encore un peu plus en sommets arrondis, prenant un air de collines provençales, encore accru par une végétation changeante. L'Issole, derrière le col des Thorames, ne rejoindra le Verdon qu'à St-André-les-Alpes.
Le Verdon descend donc très progressivement vers le sud : l'altitude moyenne des sommets baisse à mesure que l'on se dirige vers les grandes gorges. Le torrent petit à petit assagit son caractère comme pour faire bonne figure avant son entrée dans l'arrière-pays provençal...

De la neige à l'eau

Les petits torrents qui ravinent le flanc sud-est de la Tête de Sestrière se réunissent vers 2 000 mètres, à la cabane du même nom. Gorgée d'eau par l'infiltration de la fonte de l'abondante couche de neige hivernale, la montagne "s'égoutte" jusqu'au mois d'août.
Le Verdon en est alors à son débit d'étiage, petite lame d'eau dont le cours est dérangé par le moindre galet... Le randonneur de passage sur ses rives ne réalise peut-être pas qu'en octobre son débit moyen sera treize fois plus important
La "rivière verte" est alimentée par un enneigement assez conséquent, dû à l'orientation favorable aux entrées maritimes humides, et au "cul de sac" de Sestrières et du col d'Allos augmentant encore les précipitations sur ce versant où les anciens devaient au printemps "enfumer" la neige avec de la terre pour en accélérer la fonte, afin de sauver les récoltes de la pourriture...
Les torrents affluents sont très courts : en moyenne 8 km, et quasiment tous sur la rive gauche : Boucher et Chadoulin autour du mont Pelat ; l'Eyssanet sous l'Encombrette ; la Lance, le plus long d'entre eux, sous le Grand Coyer, l'Ivoire sous le Puy de Rent, et le torrent de Chasse, derrière l'Autapie, à peu près l'unique affluent du Verdon en rive droite jusqu'à St-André !
L'eau repose en quelques lacs postglaciaires dans les alentours du Pelat, de l'Encombrette et du Coyer : les lacs du Valonnet, des Garrets et de l'Encombrette semblent former une garde d'honneur, en territoire de parc national, au plus beau d'entre eux, le lac d'Allos. C'est le plus grand lac naturel d'Europe à cette altitude (2 220 m).

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Un air maritime

Par effet d'entonnoir, la vallée du haut Verdon piège les remontées d'air maritime doux et humide. Chaque année, quarante-cinq orages éclatent en moyenne sur les pentes raides et trop souvent ravinées des sommets du haut Verdon. La neige s'installe parfois pour de longs mois à Allos les "bons hivers", et nul ne sera étonné de constater que la vallée est la plus arrosée du département...
Mais les précipitations, courtes et violentes, n'entament en rien l'ensoleillement exceptionnel de toute la région, et malgré tout l'impression de sécheresse domine largement.
Ici, "le climat méditerranéen se sent l'hiver et l'été, tandis que le bon climat de montagne vous revivifie l'été comme l'hiver", vous dira un habitant du cru, heureux que ce sophisme reflète agréablement la réalité. Méfiez-vous cependant de la fausse quiétude qu'offre le climat méditerranéen et évitez qu'une magnifique balade du côté du mont Pelat ne se transforme en mésaventure glacée et électrique parce que vous n'aurez pas surveillé le ciel...

Une flore riche, variée, et fragile

La flore du haut Verdon est riche et variée, mais fragile, sur un sol peu profond, vite érodé par les précipitations violentes sur des pentes raides. La végétation du haut Verdon est une végétation étagée. Les mélèzes, les épicéas, les sapins, les pins se mêlent aux frênes, aux érables, aux sorbiers. Dans ces milieux, il faut chercher pour découvrir des touffes de clématites des Alpes aux cloches bleues et les grosses pivoines sauvages. Les clairières sont le domaine des lis, tels le lis martagon, le lis pompon et le lis safran, transplanté dans les jardins des habitants de la vallée,
Dans les rochers dominant les torrents, on peut voir de nombreux sedums ou orpins ainsi que des primevères bleues. Dans les éboulis et les prairies d'altitude, on trouve le fameux génépi, la renoncule des glaciers blanche et rose, de curieuses fougères, des orchidées, des adonis...
Sous les mélèzes se trouvent de nombreux champignons, dont le fameux "champignon de lait", le lactaire à lait blanc si apprécié par les habitants de la vallée...
En fond de vallée se trouvent des pins sylvestres et quelques chênes. Sur les pentes bien ensoleillées, vers les Thorames, le chêne pubescent et le buis se mêlent à l'alouchier et au camérisier formant des taillis.
Cette végétation a été en partie détruite par l'homme pour la culture de la lavande dont les plants abandonnés et devenus sauvages complètent cet inventaire, rappelant la proximité de la Provence qui impose son régime jusqu'à 1 500 m dans les sites bien exposés.
Sur les falaises poussent aussi le genévrier thurifère, les asphodèles ou les iris. Sur les coteaux exposés au nord règne le pin sylvestre, introduit par l'homme lors des nombreux reboisements.
A l'étage montagnard supérieur, on rencontre des feuillus comme l'alisier, le sorbier, le bouleau, et encore le pin sylvestre ainsi que le pin noir d'Autriche, témoins de "l'empreinte de l'homme" sur le milieu naturel. Vers 1 700 m apparaissent quelques hêtraies en limite des premières pelouses où paissent les ovins et les bovins. Vers Fontgaillarde, La Colle-Saint-Michel, et plus haut encore, c'est le domaine du sapin ainsi que vers La Colle Baudet ou à Ondres. Au niveau de l'étage subalpin, au Seignus ou au col des Champs, les mélézins côtoient les pâturages.
Quelques pins cembro, des pins à crochets à Villars-Colmars ou au lac d'Allos ou même des épicéas accompagnent mélèzes et sapins en forêt. Vers 2 300 mètres, les pelouses subalpines passent progressivement aux formations prairiales et aux paysages essentiellement minéraux (crêtes et parois rocheuses) parsemés de végétation herbacée dans les abris.
Il s'agit des rhododendrons, des primevères, de la renoncule des glaciers et des silènes naines qui forment des tapis multicolores tandis que le génépi, tant convoité, les minuscules linaires violettes au cœur orange, et les saxifrages côtoient le mythique edelweiss.

La faune

La diversité des sites entraîne la diversité des espèces. Au bord des cours d'eau, profitant de la végétation particulière aux zones humides, de nombreux oiseaux vivent et nichent. Certains d'entre eux peuvent être plus facilement observés et reconnus : cincle plongeur, la bergeronnette printanière (ou hoche-queue) ...
Dans les forêts de conifères, on observe en même temps que les mésanges (sept espèces), les grives draines, les venturons, les sitelles, les bouvreuils, les becs-croisés, des espèces moins communes et plus spécifiques des milieux alpestres : le tétras-lyre, le pic noir, la fauvette babillarde, le casse-noix, etc.
Dans les rochers et prairies d'altitude, on observe les craves, les chocards, les grands corbeaux, les hirondelles de rochers et, au-dessus dans le ciel, planent l'aigle royal et le circaète Jean-Leblanc mangeur de reptiles. La rencontre au détour d'une gorge du tichodrome échelette, ce petit "oiseau-papillon" rouge et gris qui parcourt les falaises de ses sauts saccadés, est un plaisir chaque fois renouvelé. L'hiver, il fréquente les ruines et les clochers (forts de Colmars).
Dans les jardins de la vallée, on peut voir les moineaux soulcies, de nombreuses pies-grièches écorcheurs (vallée de Thorame surtout), le torcol et même le rossignol, qui occupe là sa limite maximum en altitude.
Au printemps, de petits groupes de guêpiers (chasseur d'Afrique) ont été aperçus dans les mélèzes à 1 800 mètres d'altitude.

Aller dans le Haut-Verdon

En voiture
  • en venant du sud : autoroute jusqu'à Peyruis, puis Digne (N 96 et 85), Barrême (N 202), St-André-les-Alpes (D 955 et 908) jusqu'aux villages du haut Verdon (direction Allos, Colmars, col d'Allos).
  • en venant du nord : depuis Paris par Grenoble (840 km) : direction Sisteron, Digne, puis direction Nice jusqu'à Barrême puis direction St-André, col d'Allos. Depuis Paris par Avignon (880 km) : direction Apt, Forcalquier, Digne. A Digne, direction Nice jusqu'à Barrême puis direction St-André, col d'Allos.
En car depuis Marseille
  • départ de Marseille St-Charles. Correspondance à Digne.

Les loisirs de nature

Randonnée pédestre

Dans la vallée rafraîchie par le Verdon, dans les cirques glaciaires ou les immenses forêts, de hameaux de montagne en bergeries d'altitude, sur les arêtes aux douces courbes ou dans les immenses clapiers désertiques, autour des lacs ou près des cascades, randonnez !
Promenez-vous sur le circuit d'interprétation de découverte et de compréhension du site du lac d'Allos.
Découvrez la forêt avec l'Office national des forêts (sorties les mercredis. Renseignements à l'office du tourisme de Colmars).
Si vous ne connaissez pas la montagne, envisagez une sortie encadrée par un accompagnateur en moyenne montagne.

VTT

Les circuits balisés VIT empruntent souvent GR et GRP : des panneaux de bois pourvus de ce sigle vous autorisent le passage selon que le sigle est barré ou non. Cependant, notez d'ores et déjà que le VTT est interdit dans le parc national du Mercantour. Allos a été un des premiers centres nationaux de VTT. Sur les sites de ski de fond de La Colle-St-Michel et Colmars-Ratery, de nombreuses pistes de ski de fond sont utilisables l'été comme pistes de VTT. Certaines, comme la piste noire de Ratery, ou la piste des Coulets à La Colle-St-Michel, sont balisées en permanence pour les deux pratiques.

Escalade et alpinisme

Hormis quelques courses en rocher bien franc, en haute montagne du côté de la Grande Séolane (pilier sud), l'escalade en haut Verdon s'exprime surtout sur quatre sites, répartis entre Villars-Colmars, Colmars, La Colle St-Michel et l'Aiguille, au-dessus de La Foux. Le haut Verdon fait donc bien partie de l'immense terrain d'escalade du département ; quelques-unes des 2 500 voies équipées répertoriées dans les Alpes de Haute-Provence vous donneront sûrement l'occasion d'un détour dans cette haute vallée. Tous les sites sont calcaires, certains de type abrasif. Attention à l'usure des cordes !

Eaux vives et nautisme

Le terrain de jeu de l'eau vive est ouvert sur le Verdon, du ter mars au 30 septembre de 10 h à 18 h. Les torrents affluents de Chasse et de la Lance sont protégés et interdits.
Canoë kayak, Rafting, hot-dog, nage en eau vive... Toutes ces activités se pratiquent d'autant mieux sur un Verdon grossi par la fonte des neiges, au printemps ; mais à la suite d'un gros orage les estivants pourront certainement goûter à de plus fortes sensations... Enfin, il existe quatre plans d'eau de loisir, à Beauvezer, Colmars, Allos et Thorame Haute.

Sports aériens

L'encaissement des vallées et le caractère montagnard du nord de la zone n'est pas aussi favorable que les cuestas du sud et les pentes douces autour du col des Thorames. Les sites aménagés du Petit Cordeil et du Chalvet en sont la preuve. Renseignez-vous avant de décoller la première fois dans le haut Verdon, car l'aérologie y est musclée et les microclimats nombreux. De nombreux pilotes expérimentés sont partis d'ici pour se retrouver à Digne... en passant par Briançon ! Débutants, libéristes occasionnels ou venant de contrées plus calmes, attention ! L'air estival de l'après-midi est ici un champ de mines, et le cumulo-nimbus de St-André une véritable bombe atomique... Ne volez que le matin ou le soir après 18 ou 19 heures !

Ski de fond et randonnées à raquettes

Le centre le plus ancien et le plus vaste est incontestablement celui de La Colle-St-Michel. Sur les pistes, l'ambiance y est "scandinave", surtout du côté des plateaux de Champlatte. Pas de routes ni de villes à l'horizon, vous bénéficiez d'un espace nordique authentique et préservé.
Le foyer de ski de fond de Colmars-Ratery est un petit "bijou" de Chalet en bois, en pleine forêt de mélèzes.
La station d'Allos a su prendre le ski de fond au sérieux, et les pistes y sont tout à fait bien tracées. La balade le long du Verdon sur la piste de Prémins est un peu accidentée, mais extrêmement agréable. Plus haut, au départ du Seignus Haut, la piste forestière de Valdemars permet une balade de toute beauté au-dessus de la vallée. Elle nécessite cependant un bon niveau de ski. 

La Grande Séolane

Repère : départ de la station la Foux d’Allos (1873m), durée 7h, partir tôt le matin car la randonnée est peu boisée, 1100m de dénivelée, altitude du sommet 2809m, période : de juillet à septembre. Cartes IGN série bleue Barcelonnette 3539 ouest. Et IGN TOP 25 3540 ET.
La Grande Séolane élève sa tête rocheuse à 2 909 m d'altitude et se présente comme un pivot à la jonction des vallées de la Blanche, du haut Verdon et de l'Ubaye. De son sommet, on peut ainsi bénéficier d'un magnifique panorama sur les alentours : forêts domaniales du Laverq, de Ginette et du Bachelard, vallée du haut Verdon.
Accès : d'Allos, continuer la D 908 qui est la route principale de la vallée. A l'entrée de La Foux d'Allos en venant d'Allos suivre les panneaux indiquant "Col d'Allos". Après les derniers immeubles sur la gauche, se garer et prendre le sentier qui part au niveau du premier lacet de la route du col. Une barrière en bois empêche l'accès à une piste qui va jusqu'aux sources du Verdon, dans le vallon de Sestrière.
Le début de la randonnée se fait sur de la pelouse alpine, à côté du torrent du Verdon. Au fond du vallon se trouve la cabane pastorale de Sestrière, occupée en été par les bergers. A côté de cette dernière, poursuivre la randonnée par un petit sentier qui monte en lacets jusqu'au col de Sestrière. En sortant sur la crête vous apercevez les premières maisons de la vallée de l'Ubaye tout en bas. Suivre la crête en direction du nord-ouest vers la Tête de Sestrière. Prendre presque tout de suite après un sentier peu marqué qui redescend au pied de la Séolane vers le col des Thuiles, nord-est.
Au col des Thuiles le sentier disparait. Seul subsiste un balisage jaune orienté vers l'ouest sur des gros blocs de rocher. A partir de là il faut suivre le balisage et se faire un chemin à travers un pierrier, d'où l'on aperçoit deux cavités dans le rocher. A droite du deuxième couloir il y a un "gendarme", le passage se fait entre la cavité et le gendarme. Le départ et l'arrivée vers le sommet sont assez délicats. Il est recommandé de posséder quelques notions d'alpinisme. On débouche alors sur le plateau de la Grande Séolane, qui permet de gagner le sommet par la droite. Du sommet s'offre la vue magnifique sur toute l'Ubaye et sur la vallée du Laverq. La descente se fait par le même chemin ou par le GR 56 jusqu'au col d'Allos où l'on peut se faire attendre par une autre voiture.
  • Le vivre autrement : A skis de randonnée, la Grande Séolane se fait en 6 heures environ. L'itinéraire est identique à celui de la randonnée pédestre. Départ de la station de La Foux d'Allos, au premier lacet de la route du col d'Allos. 1 100 m de dénivelée. Cette très belle randonnée n'est à entreprendre que par très beau temps clair, par très bon enneigement, et de très bonne heure. Réservé aux très bons skieurs alpinistes : risques importants d'avalanches, chute fatale dans la partie sommitale.
  • Escalade : vue depuis La Foux d'Allos, la Grande Séolane se présente comme une fière aiguille de calcaire, aux belles parois grises. Quelques beaux itinéraires, dans une ambiance déjà très "montagne". Accès par le sentier jusqu'au col de Sestrière, puis à vue vers le pied des parois, compter de I h 30 à 2 h. Matériel : voies équipées, y compris les relais pour permettre une redescente en rappel. Prévoir quelques coinceurs. Rocher : calcaire de solidité généralement bonne. Voies : une dizaine en tout, de 300 m maximum. Cotation la plus haute : 6b.
  • Glace : On trouve en face nord-ouest une belle goulotte de glace. Il s'agit d'une véritable course de haute montagne, forcément hivernale pour y trouver de bonnes conditions, et donc réservée à de très bons pratiquants.
Il faut considérer cette randonnée comme une véritable petite course, réservée à des randonneurs habitués à marcher hors sentiers, et n'ayant pas le vertige. Ce n'est pas de l'alpinisme mais ce n'est certainement pas de la balade. Déconseillé aux enfants de moins de 14 ans. Très dangereux par temps d'orage. A ne pas faire par brouillard épais. Faire très attention aux chutes de pierres.

La descente de Prénier à VTT

Repère : départ au col d’Allos, arrivée au hameau de la Coulette Haute ou Allos. 2h environ, 610m de dénivelée, pas trop de difficultés, cartes IGN série bleue Allos 3540 ouest, Entraunes 3540 est, Barcelonnette 3539 ouest.
Cet itinéraire à VTT est désormais un classique du Val d'Allos. Composé uniquement d'une très belle descente, il relie le col d'Allos à Allos village par un sentier ancestral.
Ce sentier en balcon au-dessus du vallon du Bouchier traverse des paysages variés. Il est un raccourci saisissant entre alpages et terres autrefois cultivées, entre faune sauvage et troupeaux transhumants, entre univers minéral et fermes traditionnelles. Cette création du modernisme qu'est le VTT est ici employée à la découverte de la nature et du passé.
Le point de départ de cette randonnée à VTT est le sommet du col d'Allos. L'idéal est de se faire monter en voiture au sommet et de partir de là. Au sommet du col, avant le refuge, prendre sur la droite en descendant après le panneau de signalisation du col. Le sentier traverse des alpages généralement occupés en été par de superbes vaches. Le berger vous sera reconnaissant de ne pas crier et de respecter le tracé du sentier parfois un peu boueux. Le sentier monte légèrement jusqu'à la Baisse de Prénier. Là vous pourrez admirer la vue sur la vallée de I'Ubaye. Attention, une clôture en fil de fer barbelé barre le sentier. La passer et descendre vers le fond du vallon. Le sentier suit la limite du parc national du Mercantour et serpente dans la "moquette" formée par la pelouse alpine. Progressivement les mélèzes se font plus nombreux à mesure que l'on perd de l'altitude. Atteindre un premier carrefour avec un panneau indiquant le Grand Cheval de Bois et Talon par le GR 56. Continuer le sentier sur lequel on se trouve avant de rencontrer à nouveau ce même sentier vers Talon et le lac d'Allos. Continuer toujours en descendant à travers une très belle forêt de mélèzes pour atteindre la cabane forestière de Prénier.
En continuant, le sentier part toujours en traversée dans un très beau peuplement de résineux où le couvert forestier maintient une température agréable. Toute la forêt que l'on traverse en direction de La Goulette est issue du reboisement. Ce passage à travers la forêt est très agréable et sans grand dénivelé. La partie suivante passe sur des pentes plus arides, et il convient d'être prudent car il y a quelques à-pics impressionnants (30 m environ). De plus le sentier passe sur des marnes, glissantes s'il a plu les jours précédents. En arrière-plan, on aperçoit les pentes austères du Grand Cheval de Bois au relief tourmenté, alternance de barres, pierriers et pelouses, qui offrent un milieu favorable aux mouflons qui y ont été introduits, et qui prospèrent en ces lieux. Le sentier descend doucement vers les prés, anciennement cultivés par une population qui a habité plusieurs hameaux jusqu'après les années cinquante. Aujourd'hui ce paysage conserve la trace des cultures mais l'empreinte de l'homme malheureusement tend à s'effacer pour laisser place à des épineux ou même à la forêt. La dernière partie du sentier descend un peu plus pour arriver vers une croix de bois. L'étroit sentier se transforme en un chemin d'exploitation agricole qui amène devant les premières maisons de La Coulette Haute. De là descendre par une piste empierrée vers Allos. Avant les premiers lacets, admirer la vue sur le village d'Allos et en face sur la montagne de l'Autapie. L'arrivée à Allos se fait par la route du village de vacances de Rochecline.
Cette randonnée à VTT permet de découvrir tranquillement ou de façon plus sportive si l'on veut la rive gauche du Verdon et est accessible à tous les "vététistes" moyens comme aux sportifs émérites.
  • En faire moins : A l'arrivée, se faire chercher en voiture d'Allos jusqu'au hameau de La Coulette Haute (4 km).
  • En faire plus : Soit partir de la station de La Foux d'Allos et monter à VTT jusqu'au sommet du col (7 km). A faire le matin tôt car la circulation en été est assez importante et l'ombre inexistante sur ce versant du col. Soit, à l'arrivée de La Coulette Haute, ne pas redescendre vers le village d'Allos, mais aller au premier carrefour de la route empierrée sur la gauche vers le hameau de Bouchier (3 km). De là prendre la passerelle en bois et traverser le torrent. Sur la rive gauche emprunter le sentier qui remonte vers la forêt de Vacheresse et la ferme des Bois. Cette partie comporte une montée courte mais raide. Par contre, une fois arrivé sur le plateau de Vacheresse, la piste forestière slalome entre les mélèzes et la dénivelée est quasi inexistante. Cette balade est superbe en automne où les mélèzes se teintent d'orangé et de jaune. En été le bois de Vacheresse accueille de beaux troupeaux de vaches. Il est donc recommandé de rester sur la piste. Cette dernière descend peu à peu vers le Super-Allos et est barrée à son terme (descendre de vélo). On arrive au sommet du lotissement de Super-Allos, puis à Allos (1,5 km) ; de là, suivre la route goudronnée.
Cet itinéraire rallonge le premier d'environ 1 h 30 et est idéal si l'on veut partir une petite journée et pique-niquer dans le superbe bois de Vacheresse à proximité de la très belle ferme des Bois (source).
  • En faire encore plus : Si l'on veut encore prolonger la journée ou si l'on veut remonter d'Allos à La Foux en évitant un transfert en voiture, deux solutions vous sont proposées mais elles sont réservées uniquement à des "vététistes" très confirmés : —De La Coulette Haute, descendre sur Allos, vers le parc de loisirs. Là traverser le Verdon par la passerelle et rejoindre la piste de ski de fond qui va jusqu'au lieudit La Valau (1 km environ, rive droite du Verdon). Cette piste rejoint une piste empierrée beaucoup plus agréable qui suit les petits hameaux entre Allos et La Foux. Après le hameau de Prémin, il faut traverser le ravin de Valdemars et remonter vers la cabane du Mable. De la cabane on monte et on traverse le ravin de Valboyère pour le suivre en descendant jusqu'au bord du Verdon que l'on traverse par une passerelle pour remonter au hameau des Gays sur la route (D 908) qui va à la station de La Foux d'Allos.
  • Il faut compter deux heures au départ d'Allos (environ 9 km). De La Coulette Haute descendre sur Allos et remonter par la route jusqu'à la station du Seignus et au hameau du Seignus Haut. Là prendre la piste forestière qui monte jusqu'à la belle cabane forestière et pastorale de Valdemars (source). Cet itinéraire est beaucoup plus agréable que le précédent puisqu'il se fait pratiquement tout en sous-bois. La seule montée importante se fait sur ce tronçon entre Allos et la Cabane où là, par contre, on monte constamment. Après la cabane de Valdemars l'itinéraire est pratiquement plat, voire en légère descente. Après la cabane abandonnée de Rougnouse on continue jusqu'au lac des Grenouilles et au jusqu'au pont de Labrau à l'entrée de La Foux d'Allos. Il faut compter environ entre 3 h et 4 h au départ d'Allos. Si le dénivelé n'est pas très important cette balade est néanmoins très longue et possède un caractère plus sportif que l'itinéraire principal, a fortiori s'il est groupé avec lui.
  • Le vivre autrement : Tous ces itinéraires sont également très agréables en randonnée pédestre. Pour ceux qui veulent profiter plus du paysage et mettre le côté sportif un peu en sourdine.

Le ravin de Valdemars

Repère : 800m de longueur, 2h, 161m de dénivelée, de préférence à pratiquer en plein cœur de l’été, bon équipement en place, prévoir une corde de 50 m et une de 20m pour la main courante. Carte IGN série bleue Allos 3540 ouest.
Il faut une bonne dose d'enthousiasme sportif... ou de masochisme pour parcourir le ravin de Valdemars à même le torrent au lieu d'en suivre tranquillement le bord par le chemin charmant qui longe sa rive gauche... Dévalant des montagnes, les eaux glacées s'engouffrent dans une véritable gorge, grandiose, mystérieuse et envoûtante, qui vous laissera une impression durable d'humilité.
Accès : environ 4 km après Allos, sur la route de La Foux d'Allos (D 908), se garer au hameau de La Baumelle. Un sentier descend au bord du Verdon, que l'on franchit sur une passerelle de bois. Une autre passerelle suit immédiatement, franchissant le ruisseau de Valdemars. Un sentier monte en lacets raides le long du ravin rive gauche, permettant de gagner une vieille passerelle traversant le ruisseau, point de départ de la descente (20 à 30 mn).
La descente intégrale du ravin de Valdemars est une belle course, pas très longue, mais engagée et surtout très variée. Ce canyon présente au long de ses méandres toute la palette de configurations et d'obstacles spécifique à ce type d'activité aquatique : rappels arrosés, sauts, toboggans, nage, passages d'eau vive, etc.
Pour une sécurité optimale, elle ne doit être envisagée qu'avec un débit d'étiage, bien éloigné des périodes pluvieuses ou de fonte des neiges. Sous la passerelle, quelques ressauts glissants mènent au sommet de la première cascade que l'on peut descendre en rappel sur un arbre ou éviter en désescalade par un puits qui perce le seuil de la cascade. L'accès à l'amarrage de la cascade suivante est délicat en hautes eaux. Une cascade de 7 m exige une main courante pour accéder en sécurité à son sommet. Puis, on aborde un "étroit" très soutenu et aquatique, comprenant plusieurs rappels successifs.
Un élargissement annonce l'arrivée à la grande cascade de 23 m (superbe). Après un dernier étroit, une succession de petits toboggans conduit à la passerelle de sortie. Ce très joli canyon est court mais très soutenu. De nombreuses manœuvres de corde sont nécessaires pour l'installation de mains courantes.
A la sortie du canyon, on retrouve la passerelle et le sentier qui remonte à La Baumelle (5 mn).
  • En faire plus : On peut enchaîner, par une longue journée d'été, les descentes des ravins de Valdemars et de Valboyère. Leurs points communs sont nombreux, y compris la longueur de corde de rappel nécessaire (50 m dans les deux cas).
  • Le vivre autrement : De par son orientation (presque plein nord !) et son profil très vertical, ce ravin constitue également un superbe site d'escalade sur cascades gelées. La meilleure période pour cela est le début de l'hiver, après la longue période de froid sec anticyclonique de l'automne haut-provençal. Une fois la première neige tombée, le site n'est plus adapté : l'accès devient problématique, la glace se recouvre d'une couche de neige, il y a dangers d'avalanche...

Le mont Pelat

Repère : Départ du hameau du Villars Haut, atteint par la D226. 8h environ, 1300m de dénivelée, altitude de départ 1800m, point le plus haut 3050m. Partir le matin très tôt (3h30 du matin environ), et faire pratiquement toute la montée de nuit à cause du très important risque d’avalanche. Prévoir équipement ARVA (appareil de recherche de victimes d’avalanche), être de retour à la voiture avant midi. Bon niveau de ski alpin. Cartes IGN série bleue Entraunes 3540 est, Allos 3540 ouest.
Le mont Pelat, qui culmine à 3 050 m, est le plus haut sommet de la vallée du haut Verdon. E est situé à l'intérieur du parc national du Mercantour, et sa masse imposante veille au-dessus du lac d'Allos. De ce sommet, s'offre un magnifique panorama sur la vallée de l'Ubaye et celle du Bachelard au nord, sur celle du haut Verdon au sud. Certains matins d'automne, la limpidité du ciel ouvre les horizons lointains sur certains sommets de la chaîne alpine comme le mont Viso, les Ecrins ou le mont Blanc.
Le départ se fait du hameau du Villars-Haut que l'on rejoint à l'entrée du village d'Allos. En venant du sud prendre la route in-diquée "Lac d'Allos" (D 226) sur quelques kilomètres. Le hameau du Villars-Haut est le troisième hameau après la ferme de Ste-Brigitte, le hameau du Villars-Bas. Au Villars-Haut vous pouvez laisser votre véhicule juste après la maison de M. Honnorat, apiculteur (panneau). De là il faut partir vers la forêt de la Cluite et descendre vers le ravin de Valpane. En fait l'itinéraire suivi est celui qu'emprunte la route d'accès au parking du lac d'Allos, mais l'épaisse couche de neige recouvrira toute trace de civilisation. Cette superbe forêt de mélèzes sert de refuge aux animaux (chamois notamment) du parc national du Mercantour. Vous rencontrerez certainement quelques traces de randonneurs à raquettes qui viennent là sur la piste de Jack London.
La descente se poursuit jusqu'au ravin de Valplane (il est recommandé de faire cette petite descente à skis afin de se ménager pour le reste de la journée. De plus la descente avec les lampes frontales peut être assez amusante, mais prudence tout de même). Juste après avoir passé la fontaine de Valplane (gelée en hiver), il vous faut déchausser. La montée vers Tête Ronde constitue un passage délicat dû en particulier aux nombreuses coulées de neige et à l'avalanche de la montagne de Monier (côté droit en montant). Faire très attention tout au long de ce parcours et surtout à la descente (réchauffement de la mi-journée). Vous passerez ensuite sur le pont du Chadoulin. Après le pont continuez à monter vers Tête Ronde. Là encore risque d'avalanche. Juste après, vous débouchez sur le plateau du Laus (en hiver, la maison forestière est fermée) et prenez en direction du nord-est dans le vallon de Méouille. La montée se fait pratiquement dans le lit du torrent. C'est le chemin le plus court, mais vous pouvez passer aussi par le lac d'Allos (voir rubrique "En faire plus"). La montée par le vallon est plus raide mais un peu plus rapide. Le plateau de Méouille sur lequel on arrive est orienté est-ouest. A partir de là il est conseillé de se munir d'une paire de crampons pour faire la montée du couloir du Trou de l'Aigle. Après cette section assez raide (passage délicat au-dessus d'une barre rocheuse), faire attention de ne pas s'engager au nord-est en direction du lac du Trou de l'Aigle. Au-dessus de la barre, remettre les skis et suivre la combe du Pelat jusqu'à un petit col à l'est du sommet et suivre ensuite la crête. Sur l'arête, si l'on veut fouler le sommet, les derniers 50 m sont à faire à pied, chaussé de crampons si la neige est dure.
La descente se fait par le même chemin. Là encore faire très attention à la chute dans la partie sommitale.
La descente dans le vallon de Méouilles est très belle. Par contre la remontée entre le ravin de Val-plane et le Villars-Haut est très dure puisqu'elle se fait en toute fin de randonnée, mais c'est aussi l'endroit où vous pourrez voir le plus de traces d'animaux : lagopèdes, lièvres variables...
  • En faire moins ou plus : Faire le Pelat en passant à la montée non plus par le ravin de Méouilles mais par le lac d'Allos. Aller jusqu'au plateau du Laus et là suivre le grand sentier en été orienté sud-est jusqu'au lac. Là, bifurquer vers le plateau de Méouilles, après le refuge prendre vers le Pelat orienté nord. Une fois le plateau de Méouilles rejoint, suivre le même itinéraire que précédemment. Par cet itinéraire la montée est moins pentue mais plus longue.
  • Ne pas monter au Pelat et se contenter par exemple de faire le tour du lac d'Allos ou de monter vers le col de l'Encombrette (2 527 m) sud-est.
  • Si vous êtes un groupe constitué de skieurs de différents niveaux vous pouvez effectuer chacun une randonnée, soit le Pelat, soit le lac par exemple, monter jusqu'au plateau du Laus ensemble, vous rejoindre au lac ou au plateau de Méouilles et effectuer la descente ensemble. Après l'ascension du Pelat, descendre sur le plateau de Méouilles et remonter jusqu'au pas du Lausson qui surplombe le lac gelé. De là rejoindre celui-ci.
  • Le vivre autrement : En hiver : monter jusqu'au lac d'Allos à raquettes et profiter du magnifique spectacle de la beauté de site sauvage. Pour sportifs tout de même (4 h à 6 h environ de marche).
  • En été : assister au lever du soleil sur le mont Pelat. Là encore une randonnée originale pour un spectacle qui par temps clair est grandiose. Partir soit du parking du Laus, soit du refuge du lac d'Allos vers 2 h du matin. Faire toute l'ascension de nuit. Il est nécessaire de prévoir un équipement adéquat : lampes frontales, gants, doudoune, bonnet, même en été les températures peuvent être glaciales.
Le lever du soleil sur le Pelat vous enchantera, n'oubliez pas votre appareil photo. Après une pause petit déjeuner, redescendre vers le lac. A cette heure il n'est pas rare de voir chamois, mouflons et bouquetins dans les barres rocheuses.

Le Lac d’Allos

Repère : Départ du village d'Allos. Arrivée : lac d'Allos. Durée : 3 h 30.
Dénivelée : En montée : 895 m. En descente : 90 m Balisage : jaune et rouge.
Difficulté : montée constante, randonnée accessible aux enfants. Cartes : IGN TOP 25 Haute vallée du Var 3540 ET (plis 81/C1) ou série bleue et Entraunes 3540 est.    

Situé à 2 225 m d'altitude, le lac d'Allos, d'origine glaciaire, s'étend sur une superficie de 62 ha ce qui lui vaut le titre de plus grand lac d'Europe à cette altitude. Celui-ci est alimenté par de nombreuses sources et par la fonte des neiges. Le trop-plein d'eau est évacué par un déversoir souterrain, et donne naissance au Chadoulin qui dessine ses méandres sur le plateau du Laus. Des profondeurs maximales de l'ordre de 49 m confèrent à ce lac une couleur bleu turquoise et des eaux très froides où vivent l'omble chevalier et la truite.
Dans le village d'Allos, garer sa voiture sur le parking du Pré de Foire (D 908) à proximité du supermarché et prendre la rue située entre la poste et la mairie. Continuer sur 50 m environ ; au carrefour, à la croix, descendre vers la droite. Sur la gauche se trouve une grande maison tout en long qui était l'ancien moulin d'Allos et que les Allosards appellent encore "le moulin". Franchir le torrent du Chadoulin puis poursuivre en rive gauche de celui-ci par un chemin qui se transforme bientôt en sentier. On longe ainsi un canal. Le sentier continue en sous-bois et s'écarte alors progressivement du torrent. Franchir un second canal, puis une zone de marnes noires pour arriver au ravin dit des "Chaïs" (chaïs en gavot veut dire grives en français). Continuer en traversée vers la forêt de la Cluite, magnifique forêt issue elle aussi du reboisement, et constituée en majorité de mélèzes. Franchir ensuite quelques ravins secondaires avant de déboucher sur une piste forestière. L'emprunter sur la gauche avant de retrouver un peu plus loin le petit sentier. Traverser une clairière par l'amont, en lisière du bois. De là on débouche à nouveau sur la piste. La suivre sur la gauche sur une dizaine de mètres avant de la quitter à nouveau pour descendre alors à gauche par le sentier jusqu'au bord du torrent du Chadoulin que l'on franchit par une petite passerelle en bois. Juste après, traverser un premier canal. Arriver alors à un carrefour. Monter à droite en lacets. Déboucher sur un chemin à proximité d'une cabane. L'emprunter à droite et aboutir ainsi à un second canal. Le longer sur une dizaine de mètres, puis le traverser avant de s'élever sur la gauche, par un chemin caillouteux, jusqu'à la piste d'accès au hameau du Brec.
Suivre celle-ci sur la droite jusqu'au hameau du Brec Bas. Tandis que la piste effectue un lacet sous les maisons, continuer tout droit sur le sentier descendant vers une zone importante de marnes noires. L'itinéraire se poursuit en traversée ascendante, en amont du Chadoulin puis parvient à un abri en bois. Juste au-dessus, traverser le torrent sur un large pont.
Continuer alors sur le chemin qui monte en lacets à travers le mélézin pour rejoindre la route forestière du lac d'Allos au niveau du ravin de Valplane. La suivre sur la gauche en traversée. Franchir le pont sur le Chadoulin puis, juste après le second virage, tourner à droite sur le sentier qui, en traversée puis en lacets, s'élève en sous-bois et débouche sur la route une centaine de mètres avant le parking du Laus. Le traverser pour s'engager à l'autre extrémité sur le sentier d'interprétation du lac d'Allos et le suivre jusqu'au refuge.
  • En faire moins : Monter au lac d'Allos par la route D 226 au départ du village d'Allos, juste après l'église romane Notre-Dame de Valvert sur la droite quand on arrive par Calmars (panneaux indicatifs "Lac d'Allos" et "Parc national du Mercantour". Traverser les hameaux de Ste-Brigitte, du Villars-Bas et du Villars-Haut, et poursuivre la montée par une petite route sinueuse jusqu'au parking du Laus 12 km plus loin. Cette petite route est très fréquentée en été. Du parking au lac d'Allos il ne reste alors qu'une demi-heure de marche facile, en suivant les tables d'orientation du parc.
  • En faire plus : Pour ceux qui veulent en faire un tout petit peu plus, vous pouvez faire le tour du lac (6 km) et redescendre par le plateau de Méouilles et Tête Ronde pour arriver au parking du Laus. Cela présente l'avantage d'emprunter des itinéraires différents à l'aller et au retour, et aussi de découvrir le superbe plateau de Méouilles sous le Pelat.
  • En faire encore plus : Une randonnée d'une grande journée : monter au lac d'Allos au départ d'Allos (3 h 30 de montée jusqu'au lac) ou bien monter en voiture jusqu'au parking du Laus et de là faire la "Boucle des Lacs" (5 h environ). Partir du parking du Laus sur le sentier puis sur la piste qui mène au lac d'Allos. Peu après le plateau humide du Laus, prendre sur la gauche la direction du col de la Petite Cayolle. Le sentier débouche sur les pâturages du plateau de Méouilles puis décrit des lacets avant d'atteindre le lac de la Petite Cayolle (2 588 m). De là, poursuivre jusqu'au col du même nom à 2 639 m d'altitude. Au col prendre à droite en restant sur le versant du haut Verdon, afin de rejoindre le lac des Garrets. Contourner le lac par l'ouest et gagner la crête du sommet du Lausson (2 645 m) : elle est la ligne de partage des eaux entre les bassins du Var et du Verdon. Suivre cette crête jusqu'au pas du Lausson (2 602 m) : à l'est la vue se dégage sur le lac du Lausson en contrebas et le Val d'Entraunes. Le sentier descend côté Allos ; d'un replat, le lac d'Allos se laisse admirer. Le sentier rejoint le plateau de Méouilles par une traversée en balcon. Prendre alors le sentier en direction du refuge du Lac et redescendre vers le parking.    
  • Le vivre autrement : Randonnée à raquettes à neige en hiver à partir du Villars-Haut (route du lac d'Allos) jusqu'au lac d'Allos et plus si retour par le plateau de Méouilles. Très belle randonnée à raquettes mais faire très attention aux avalanches sur la route du lac.               

Le Parc National du Mercantour                         

Créé en 1979, le Mercantour est l'un des sept parcs nationaux français et étend ses 68 500 hectares sur six hautes vallées : Roya, Vésubie, Tinée, Var, Verdon et Ubaye. Il borde en outre le parc naturel régional de l'Argentera en Italie avec lequel il partage le diplôme européen de sauvegarde de la nature, décerné par le Conseil de l'Europe. Sa situation géographique est originale, mêlant versants couverts d'oliviers et cimes neigeuses dépassant 3 000 m d'altitude à des paysages façonnés par l'homme (gravures rupestres, ouvrages religieux, militaires ou pastoraux...). La végétation est riche de deux mille espèces (sur les quatre mille deux cents connues en France), dont quarante endémiques (introuvables ailleurs).
Le visiteur y fait un voyage fictif de la Méditerranée à l'Arctique, passant de la lavande à l'edelweiss. Le promeneur discret surprendra la marmotte, sentinelle des alpages et plus difficilement le lièvre variable, l'hermine ou le lagopède, protégés du regard par leurs mimétismes ou encore les six grands ongulés qui cohabitent ici : chamois, mouflon, bouquetin, cerf, chevreuil et sanglier. Le loup a même choisi ce territoire pour son retour naturel en France...

Quelles missions pour un parc national ?

Protéger un espace suppose de bien le connaître par un suivi scientifique, d'enrichir son patrimoine par la réintroduction d'espèces (bouquetin, gypaète barbu..) et de sensibiliser son public (circuits d'interprétation, publications, films...). Le parc est aussi un espace de vie qui contribue au développement local à travers la gestion de sites et quelques opérations d'aménagement. Enfin, il s'agit pour le parc de faire respecter sa réglementation qui n'est rien d'autre qu'un code de bonne conduite à faire connaître même en dehors du parc...

Le parc national en Ubaye

En Ubaye, la zone centrale du parc national représente 10 000 hectares (soit un dixième de la vallée). Ce sont tous les hauts vallons et les crêtes qui limitent la vallée de l'Ubaye au sud, depuis le col de Larche jusqu'au col d'Allos. À Barcelonnette, la Maison du parc national du Mercantour partage avec le musée de la vallée une grande villa 'mexicaines, dans le parc public de la Sapinière ; accueil en période de vacances scolaires et à la demande pour des groupes le reste de l'année.

Le parc national dans le Verdon

Le haut Verdon est le plus occidental des sept secteurs du parc national du Mercantour. S'étendant sur 5 400 hectares situés sur la rive gauche du Verdon, cette partie du parc est essentiellement constituée de terrains sédimentaires qui offrent des paysages ouverts, érodés, où alternent marnes noires et alpages Les forêts sont généreusement représentées : mélèzes et pins à crochets issus de reboisements entrepris par l'Office National des Forêts. La faune sauvage comprend aigles royaux, tétras lyre, marmottes..., mais aussi quelques centaines de chamois et de mouflons auxquels est venu s'ajouter, suite à une opération de réintroduction au printemps 1994, le bouquetin des Alpes.

Le Sentier d’Interprétation de la Colette

Vaisseau de pierre au cœur d'un écrin vert, Colmars-les-Alpes, village de caractère, cité fortifiée par Vauban, dévoile ses charmes naturels et la beauté de son patrimoine.
Colmars se découvre de loin, par la montagne, sous les mélèzes centenaires, par le sentier d'interprétation de la Colette. Là, des tables de lecture expliquent la richesse naturelle de cette vallée et l'empreinte de l'homme sur ce milieu.
Circuit découverte de la Colette : le départ se fait à pied de Colmars. Vous pouvez laisser votre véhicule à l'ombre des remparts (à côté des tennis par exemple). Partir de là et monter vers le fort de Savoie, soit par le chemin à droite en contrebas, soit par la Caponnière dont on grimpe les marches jusqu'au fort. Vous pourrez admirer la vue sur Col-mars, la cité forte, son clocher coloré, le Verdon et Villars-Colmars. Redescendre en longeant le fort jusqu'au terre-plein et au parking.
Traverser la D 908, et grimpes la petite montée assez raide qui marque le départ de la route du col des Champs (route d'accès à la vallée d'Entraunes, Alpes-Maritimes) et prendre tout de suite à droite, au pied de la statue de St-Jean, le chemin balisé qui serpente entre deux jardins. Cette statue marque le début de la montée au désert, pèlerinage traditionnel des Colmarsiens depuis des siècles le jour de la St-Jean le 24 juin (fête patronale traditionnelle avec aubade et pompiers en habits napoléoniens).
Ce sentier longe les champs et les bosquets jusqu'au quatrième lacet de la route stratégique (autrefois frontière avec l'Italie) du col. Traverser ce lacet pour continuer le sentier jusqu'au sixième lacet. Là, après une maison en pierre comme repère, quittez le sentier pour suivre sur 2 km environ la très belle route du col des Champs. Au printemps (juin/juillet particulièrement) profitez de cette marche pour admirer la multitude de fleurs (bouton d'or, centaurée, bleuet, luzerne, céraiste, marguerite, gaillet, trèfle, crête de coq, vesce, gesses...) qui parsème les prés. A droite la route est bordée d'érables qui dominent les innombrables terrasses gagnées sur la montagne génération après génération et autrefois ardemment cultivées, aujourd'hui abandonnées et reconquises par la forêt. Un peu plus loin un vaste espace découvert, limité par des bâtiments traditionnels en pierre, se présente comme une clairière au bord de laquelle il fait bon pique-niquer (à l'aller ou au retour). C'est le pré de Chabanier. Un joli oratoire, lui aussi dédié à Saint-Jean, patron de Colmars, domine le village. Continuer à grimper en suivant la route qui traverse la forêt essentiellement composée de mélèzes qu'accompagnent les sureaux, les alisiers, les sorbiers, les érables, les frênes et quelques épicéas. Après le deuxième lacet, on arrive sur une petite aire de stationnement aménagée sur la droite de la route. De là part un joli sentier balisé qui grimpe progressivement dans la forêt. De nombreux lacets permettent de s'élever sans fatigue jusqu'au pied de la Colette, piton calcaire. De nombreux arbustes tapissent le sol, tels le genêt cendré, l'épine vinette et le genévrier. Le géranium des bois et le Chaerophytuin hirsutum s'épanouissent ici parmi les framboisiers. Le paysage qui se déroule est expliqué et commenté par des tables de lecture qui décrivent les étapes de la lente construction du paysage :
  • géologique tout d'abord, avec la sédimentation marine puis la surrection alpine, enfin l'érosion glaciaire, torrentielle ou éolienne ;
  • végétale ensuite, par la colonisation progressive des milieux minéraux par des plantes pionnières, elles-mêmes peu à peu remplacées par d'autres plus élaborées, plus difficiles, plus spécialisées aussi pour atteindre enfin les végétaux naturels que sont les forêts ou les pelouses alpines ;
  • humaine enfin, qui s'exprime dans le jardinage de la nature, la sélection et l'implantation artificielle d'associations végétales, le choix de certains végétaux "utiles", les travaux de destruction ou de construction visant à modeler la nature selon les besoins, les infrastructures et les bâtiments, tous les éléments qui composent aujourd'hui l'espace et dont la nature permet de retracer l'histoire.

Tout ce que vous apprendrez à partir de ces tables de lecture pourra vous permettre de mieux comprendre tous les paysages et autres sites de la haute vallée du Verdon. Cette randonnée peut se faire comme promenade de mise en jambes au début d'un séjour et comme première approche d'une entité géographique et humaine. Le retour vers Colmars se fait par le même chemin ou par le sentier du Chastelas.

  • En faire moins : Vous pouvez raccourcir le temps de marche en montant jusqu'à l'aire de stationnement de la route du col du Champs (après le huitième lacet) en voiture. Il ne reste que 20 mn environ de marche pour atteindre les tables de lecture de la Colette. Le retour se fait par le même chemin. Pour ceux qui veulent pique-niquer, les alentours des tables de lecture pet mettent de le faire avec en prime la magnifique vue sur Colmars.
  • En faire plus : Redescente vers Colmars par le Chastelas (3 h). Le départ se fait par la crête de la Colette. Le sentier remonte le ravin du Chastelas en traversant un bois de mélèzes et de pins à crochets. Quelques pins sylvestres impressionnants par leur taille leur tiennent compagnie. Le fond du ravin est caillouteux. Deux torrents jalonnent le parcours, l'un non permanent et l'autre toujours en eau qui provient d'au-dessus de la forêt de Noncière. Le chemin descend plein sud vers la vallée de la Lance. Des ruines témoignent de l'ancienne occupation de tout ce secteur. Parvenu au-dessus du ravin du Préchaire, à 1 500 m environ, après quelques lacets serrés on arrive à un croisement. Prendre le sentier de droite qui descend vers le ravin du Chastelas pour rejoindre le sentier du pont de Misson. Rester sur la rive gauche du ravin et rejoindre le sentier de la Lance et sa superbe cascade nichée au creux d'un cirque rocheux d'une rare beauté. Le centre du village n'est qu'à 40 mn de là et l'arrivée se fait à côté de l'école maternelle. 
  • Le vivre autrement : A VTT, la montée par le sentier est un peu raide et peut être remplacée par la montée par la route du col des Champs (route peu fréquentée et par ailleurs un classique du cyclotourisme dans la région). Néanmoins les deux options sont à réserver à des personnes habituées à faire du VTT en montagne ou sportives. Les efforts consentis à la montée seront récompensés par la descente par le Chastelas.
De plus on peut très bien programmer cette randonnée sur une journée avec pique-nique à la Colette et baignade dans les très belles vasques de La Lance. Une journée multi-activité !

Fête de la Saint-Jean en juin

La fête votive de Calmars représente encore pour les Colmariens le moment le plus important de l'année. Cette fête est restée traditionnelle, religieuse et païenne à la fois. Pèlerinage à St-Jean-du-Désert (par le sentier de la Colette) et bravade des pompiers en costumes napoléoniens alternent avec les feux d'artifices et aubades aux autorités tout un cérémonial et des traditions revivent pendant ces trois jours de fête.

Découverte de la forêt de Ratery à VTT

Repère : Accès : à Colmars, prendre la D 908 en direction d'Allos. A la sortie du village avant le parking du fort de Savoie, prendre la route à droite du col des Champs sur 6 km jusqu au chalet d'accueil de Ratery (parking) Départ : commune de Calmars, route du col des Champs (D 2) sur 6 km chalet d'accueil de Ratery. Balisage : VTT. Site : 4 pistes de différents niveaux pour permettre une initiation et un perfectionnement au VIT L'idéal sur une journée, selon le niveau est de pouvoir faire toutes les pistes en suivant la progression des difficultés. Site idéal pour une famille ou chaque membre peut trouver une piste à son niveau et ou tous peuvent se rejoindre pour un grand pique-nique par exemple dans les magnifiques sous-bois de Ratery. Ces pistes sont hors du parc national du Mercantour. Cartes : IGN série bleue Entraunes 3540 est et Allos 3540 ouest.

La forêt de Ratery avec ses mélèzes centenaires est le lieu idéal pour s'initier au VIT. Les pistes accueillent les débutants et les familles venus s'initier à ce sport ou ceux qui souhaitent le redécouvrir : de longues promenades dans un cadre superbe.
Ce site, que l'on peut découvrir à VTT, à pied en été ou à skis de fond ou à raquettes l'hiver, permet à son visiteur de pénétrer dans un "univers enchanté" où une faune sauvage a conquis un domaine forestier créé par l'homme. Sport et écologie sont ici intimement liés.
Le départ des pistes de VTT est situé à proximité du chalet. Toutes les pistes sont tracées et balisées (balisage VTT).
Le site de Ratery propose une approche différente du VIT, plus familiale, moins sportive que d'autres sites de la vallée. Ici le VTT est proche de la randonnée à vélo.
  1. Piste 1 : Longueur : 1,5 km, boucle. Dénivelée : pratiquement plate. Difficulté : très facile, initiation au VTT, idéale pour les jeunes enfants. Durée : 10 mn environ.
  2. Piste 2 : Longueur : 3 km, boucle. Dénivelée : idem que pour la piste 1, une petite descente. Difficulté : très facile, plus variée que la piste 1, passage d'une passerelle en bois. Durée : 15 mn environ.
  3. Piste 3 : Longueur : 4,5 km, boucle. Dénivelée : piste beaucoup plus vallonnée. Difficulté : facile. Durée : 20 mn à une demi-heure pour les enfants.
  4. Piste 4 : Longueur : 7 km, boucle. Balisage : F.F.C. Difficulté : Technique. Accessible à tout le monde jusqu'à Cabane Neuve (source). Au-delà, réservé aux initiés. Dénivelée : de nombreuses compressions. Durée : 1 h environ.
  • En faire plus : Du chalet d'accueil de Ratery (1 714 m) ou même du sommet du col des Champs, redescendre par la petite route du col des Champs (2 045 m) jusqu'à Colmars (1 245 m). Cette petite route de montagne est peu fréquentée par les automobilistes. Elle possède un fort dénivelé et offre donc des sensations fortes aux amateurs de descente. Il est nécessaire cependant de rester prudent. La descente par la route du col des Champs est désormais un classique pour les amateurs de VTT désireux de connaître la sensation de vitesse et de limiter leurs efforts. Les grands sportifs peuvent aussi monter par la route depuis Colmars. Cet itinéraire, bien qu'il se situe sur route, est d'une très grande beauté. En effet, on roule la majeure partie du temps sous un magnifique mélézin, pour déboucher vers le sommet du col sur des alpages d'où l'on a une vue splendide sur la vallée. De plus, en faisant cet itinéraire le matin, vous aurez peut-être la chance d'apercevoir la faune sauvage qui habite ces lieux. Vous pouvez également mettre à profit votre randonnée pour cueillir baies sauvages, champignons, fleurs selon la saison. 
  • En faire encore plus : Monter du chalet de Ratery jusqu'au sommet du col des Champs par le GR 52 A. Redescendre soit par le même sentier, soit par la route du col jusqu'au chalet ou même jusqu'à Colmars. Altitude de départ : 1 714 m. Altitude d'arrivée : 2 045 m (col). Difficulté : pour vététiste confirmé. Montée constante mais importante. Durée : 2 h environ.
  • Le vivre autrement : Les pistes de VIT se tansforment en hiver en pistes de ski de fond. Quatre pistes de ski de fond tracées et balisées vont de la piste verte à la piste noire sur 16 km en boucle. Vente des vignettes ski de fond au chalet de Ratery et location du matériel sur place. L'attrait des pistes de fond en hiver réside dans la beauté des pay-sages, sur l'un des sites les plus sauvages du département. De plus, en cas de manque de neige, des pistes sont tracées aussi au sommet du col des Champs, sur les grands plateaux herbeux. Parcours réalisables raquettes aux pieds.

Les lacs de Lignin

Repère : Départ : de Colmars les-Alpes à 28 km de St-André-les-Alpes. Durée : de 7 à 10 heures pour l'aller et retour. Dénivelée : 900 m environ, variable selon l'endroit où on laisse la voiture. Cette balade est plutôt longue et raide. Difficulté : aucune difficulté particulière à part la longueur. Sur la piste qui mène au pont de la Serre, il y a plusieurs couloirs d'avalanche. Carte : IGN série bleue Entraunes 3540 est.

Le nom de Haute Provence évoque plutôt la douceur du climat que la randonnée nordique. On oublie parfois que dans les "Alpes" de Haute-Provence, et notamment dans la vallée du haut Verdon, l'hiver est long, rigoureux, et que le ski de randonnée s'y pratique aisément jusqu'à la fin du mois de mai.
De Colmars-les-Alpes, revenir d'un petit kilomètre en voiture sur la route de St-André-les-Alpes, et tourner à gauche sur la petite route qui monte à la Buissière. Atteindre le carrefour d'où part le chemin forestier du "Pont de la Serre". Il est théoriquement possible de monter la voiture jusqu'au Pont de la Serre (1 682 m), mais la plupart du temps, en fonction de l'avancement de la fonte des neiges, des plaques de neige et de glace intermittentes obligent le randonneur à marcher, tantôt sur le chemin, tantôt sur la neige. Même à pied (à l'aller comme au retour), cette balade du Pont de la Serre est extrêmement agréable, en encorbellement au-dessus du profond ravin de la Lance.
Du Pont de la Serre il faut gagner la cabane des Juges (monter à gauche, au sud-est) qui offre un abri sympathique pour une pause casse-croûte. De la cabane des Juges, on peut redescendre dans le lit du torrent, mais le terrain devient alors assez accidenté, et certains pourraient, par erreur, s'engager dans le vallon du Mouriès. Il est donc préférable, depuis la cabane des Juges, de rester sur l'itinéraire d'été jusqu'à la cabane de Bressenge.
Continuer dans le large et énigmatique vallon de Bressenge pour venir buter au pied d'une belle pente de neige attirante, sur la gauche (est). La remonter en lacets et quand la pente s'atténue, obliquer progressivement à droite (sud-sud-est), en s'engageant dans des vallonnements faciles et de toute beauté. On débouche peu après sur un immense plateau, dans un paysage lunaire exceptionnel. Les lacs de Lignin, recouverts de neige, sont au bout de ce plateau. À proximité, une petite cabane, en bon état, est malheureusement fermée. De grandes dalles souvent déneigées permettent de pique-niquer agréablement par beau temps.

Le site d’Escalade de Juan

A Villars-Colmars, le site de Juan a été équipé de manière à permettre à tous les amateurs de grimpe une initiation et un perfectionnement à l'escalade dans un site naturel et sauvage de la vallée de Chasse. Le rocher de Juan est une longue barre calcaire composée de nombreux petits secteurs bien ensoleillés et qui, dans un cadre verdoyant, offre des voies du 5a au 6c.
Une quarantaine de voies du site sont équipées. Voies à majorité faciles ou moyennement difficiles de 5a à 6c. Les points d'assurance sont des chevilles à expansion de 12 qui assurent une sécurité maximale. Le rapprochement des points, variable selon les voies, est précisé pour chacune d'entre elles sur le topo au moyen d'un logo "engagement". Il permet de faire la distinction en un seul coup d'œil entre les voies particulièrement sûres et celles où l'équipement nécessite plus de témérité du grimpeur de tête ! L'escalade est de style dominant dalles et petits surplombs.
  • En faire moins : Le site d'escalade de La Colle St-Michel, situé à 22 km au sud de Villars-Colmars, est idéal pour l'initiation (voies équipées en "moulinette", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de points d'assurance, mais seulement un relais pour que l'on grimpe en second). Petites longueurs de voies. Escalade sur rocher en site naturel.
  • En faire plus : Colmars-les-Alpes : site de la Lance. Situé à 4 km au nord de Villars-Colmars, le site de la Lance est un site naturel au cœur d'un site rocheux exceptionnel. A l'entrée de Colmars, après l'école, prendre en voiture la route indiquée "cascade de la Lance". Garer son véhicule sur le parking de l'école maternelle, et suivre à pied la route empierrée pendant 40 mn. Le rocher apparaît alors juste à côté de la très belle cascade de la Lance. Les voies, une trentaine, vont de 5a à 7c (beaucoup de 6a/6b). Topo commun avec celui de Juan.
  • Le vivre autrement : La cabane de Juan sur le site de Chasse : située à proximité du site d'escalade, cette cabane est occupée par des bergers en été. Outre les moutons, ce cirque est peuplé de marmottes et quelques chamois et des faucons crécerelles peuplent les barres de l'ubac de Juan. De là, on peut prolonger la balade vers le petit lac de Juan. Il est nécessaire de posséder une carte ou de demander au berger, car aucun sentier n'a été tracé. Ce lac, entouré de rhododendrons, donne accès à la vallée de Faillefeu (La Javie) par la baisse de la montagne de Vachière. Retour par le même chemin ou par les cabanes du Puy (voir carte IGN série bleue Allos 3540 ouest). Superbe randonnée de 4 ou 6 heures selon l'endroit de départ.
  • La vallée de Chasse : Randonnée pédestre de cinq heures environ. Poursuivre la piste après le hameau de Chasse selon les possibilités de sa voiture. Arrivé au bout, garer son véhicule à côté du torrent où on pourra à son retour se baigner dans les superbes vasques taillées dans le rocher (ne pas craindre l'eau froide !). De là, prendre le chemin vers le plateau des Sagnes, où les cabanes de bergers en pierre se noient dans une multitude de fleurs et de graminées au mois de juin. Vous pouvez poursuivre vers le fond de la vallée, mais pour les amateurs de pique-nique et les enfants (1 heure de marche environ), c'est le domaine rêvé pour passer une journée entre prés et torrents. (Carte IGN série bleue Allos 3540 ouest).
  • Le hameau de Chasse : Maisons typiques représentatives de l'architecture du haut Verdon. Chapelles St-Pierre et St-Raphaël. Le site de Chasse a fait l'étude dans les années soixante d'un projet de station de sport d'hiver "Super Chasse" qui n'a jamais vu le jour.

Le Haut-Verdon en Canoë Kayak

Repère : Départ : pont de Villard-Heyssier au niveau du village de Beauvezer sur la D 908. Arrivée : pont de la Fleur sur la D 955, 800 m en aval de Thorame Haute Gare. Balisage : dans la vallée du haut Verdon, les points d'embarquement et de débarquement pour les sports d'eaux vives sont signales à partir de la route. Durée : 2 h 30. Difficulté : ce parcours présente deux tronçons bien différents. Le premier d'une longueur de 9 km, est un parcours facile de classe II / III visible en grande partie de la route.
Le second tronçon est plus délicat. 8 km de classe III / IV dans les gorges de Fontgaillarde caractérisées essentiellement par une succession de drossages.
Sécurité : la descente en kayak du haut Verdon est aisée pour qui sait naviguer. Il faut cependant se méfier des obstacles naturels, essentiellement branches et arbres transportés par les crues. Ce parcours est à déconseiller en cas de crue.
Période : la période de navigabilité s'étend du mois d'avril au mois de juillet pendant la Fonte des neiges. Il est également possible de naviguer après les pluies d'automne.

Le Verdon jaillit aux portes du parc national du Mercantour et présente dans sa partie haute 41 km de torrent navigable. Alimenté par la fonte des neiges et les orages, il mérite la plus grande attention. Bousculé à l'aval des stations de ski du val d'Allas, il aborde un aspect plus majestueux en traversant la cité Vauban de Colmars-le-s-Alpes, puis s'étire largement jusqu'aux gorges de Fontgaillarde où il redevient impétueux. Plus loin, le Verdon serpente jusqu'à St-André-les-Alpes où il rejoint le Lac de Castillon.
Le Verdon, au départ du pont de Villard Heyssier, s'étale largement dans un lit de galets. Les crues qui modifient rapidement l’allure générale du cours d'eau forment plusieurs bras qui permettent de serpenter d'une rive à l'autre. La facilité de ce tronçon de rivière permet d'admirer l'environnement naturel dans lequel on évolue. On apercevra au fil de la descente des paysages grandioses, des reliefs escarpés où l'érosion a sculpté gorges et canyons, des villages accrochés au flanc d'une montagne et plus loin un pont romain en parfait état. Lorsqu'on arrive dans les gorges de Fontgaillarde les difficultés vont grandissant. Une succession de drossages tantôt à droite tantôt à gauche caractérise ce tronçon. L'anticipation trouve ici toute son expression. Il faut conduire son embarcation judicieusement, passer à l'intérieur des virages, sinon il se pourrait bien que, drossé contre les falaises, vous vous retrouviez la tête sous l'eau... Mais quel beau parcours !
  • En faire moins : Lancez-vous dans la descente de l'Issole, affluent rive droite du Verdon qui présente 8 km de classe II entre le pont de Lambruisse et St- André-les-Alpes
  • En faire plus : Remonter encore plus haut dans la vallée. Embarquer à la base de loisirs d'Allos au pied de la station de ski du Seignus, et rejoindre le pont de Villard Heyssier : 13 km de classe III/IV. Puis continuer le parcours jusqu'au pont de la Fleur. De ce pont, il est également possible de continuer plus bas jusqu'au lac de Castillon. Débarquer au pont de Méouilles à St-André-les-Alpes. 11 km de classe II.
  • Le vivre autrement : Le haut Verdon est également praticable en rafting, en canoë gonflable ou en nage en eaux vives.

Les Gorges de Saint-Pierre

Repère : départ du pont de Villars-Heyssier, commune de Beauvezer. Arrivée au hameau de Villars-Heyssier. Durée : 6h de marche, partir tôt si l’on veut voir des animaux. 1000m de dénivelée, difficulté moyenne mais à déconseiller en cas de vertiges et aux enfants de moins de 14 ans. Cartes IGN série bleue Entraunes 3540 est, Allos 3540 ouest, Annot/Entrevaux 3541 est.
Variété et diversité, tels sont les qualificatifs de cette randonnée. Diversité des paysages tout d'abord. Le sentier ondule entre pins à crochets et mélèzes pour mourir doucement au creux d'une pelouse alpine. Brutalement surgit l'univers minéral des gorges de St-Pierre, falaises, gorges profondes, ravins vertigineux alternent et abritent une flore étonnamment provençale.
Les chamois y sont très nombreux. C'est aussi le domaine des rapaces et le royaume des insectes où les papillons butinent une flore d'une extraordinaire diversité. La richesse et la beauté de ce lieu sont telles que l'ONF en fera très bientôt une réserve de biotope afin de le préserver.
Quitter la D 908 en direction du hameau de Villars-Heyssier. Garer sa voiture juste avant le pont sur le parking à côté du panneau d'information "sports d'eau vive". Traverser le pont à pied et prendre sur la gauche une piste qui est en fait une traîne de débardage. Celle-ci se transforme assez vite en sentier. La montée se fait dans la forêt de Pinatelle, superbe forêt de pins à crochets issue elle aussi des grands reboisements du début du siècle, si vous faites cette randonnée en août vous aurez la chance de ramasser de délicieuses framboises sauvages. Continuer le sentier qui passe au pied de la barre de Roubeirette pour sortir à la cote 1806 en crête du Couguyon. Suivre la crête jusqu'à son sommet (2 147m) cette partie se fait hors sentier. Ce sommet est appelé par les gens du pays "La Croix" en raison d'une croix plantée sur son sommet. De là retrouver vers l'est le sentier qui descend vers la forêt de Chabanal. Le sentier traverse de nombreux ravins dans un paysage tantôt boisé tantôt uniquement rocheux. Le sentier passe au-dessus du ravin du Four qui est le ravin principal en amont des gorges de St-Pierre. Hormis la partie en forêt, la grande partie de cette randonnée est à déconseiller aux personnes souffrant de vertige. Les ravins et gorges traversés, constitués de marnes, présentent parfois d'importants à-pics. De plus les paysages dénudés et érodés des gorges qui font leur beauté accentuent encore les précipices. Mais la descente vers la cabane de Chabanal et la passerelle sur le torrent de St-Pierre se fait à l'ombre des pins et des mélèzes. Là suivant la saison vous pourrez découvrir lis turbans, saxifrages et framboisiers.
La cabane de Chabanal n'est plus entretenue mais une source pourra vous désaltérer non loin de celle-ci. A partir de la passerelle deux possibilités s'offrent à vous : soit traverser rive gauche le torrent et aller vers les cabanes de Congermann où vous pouvez dormir (refuge ouvert et équipé sommairement avec du bois pour le feu, voir rubrique "En faire plus") ; soit continuer vers les gorges de St-Pierre par un sentier taillé dans la falaise et qui date des grands reboisements. Vous cheminerez au fond de très belles gorges profondes, petites sœurs des Gorges du Verdon. Les gorges de St-Pierre sont pour les habitants de la vallée et notamment pour ceux de Beauvezer l'une des plus belles randonnées. Elles abritent une flore typiquement méditerranéenne faite de thym, sarriette et lavande sauvage exceptionnelle à ces altitudes. Si vous vous trouvez dans les gorges en début d'après-midi vous pouvez faire comme les Belvéziens qui se baignent dans les vasques, piscines naturelles et sous les cascades des nombreux rious qui descendent de la montagne. A la sortie des gorges par cet itinéraire se trouve la chapelle de St-Pierre. Son abside date du XIIIe siècle. Des moines auraient prié ici dans les jours anciens ; menant une vie d'ermite dans les grottes des gorges, ils auraient enterré leurs morts devant la chapelle. Chaque année les habitants de Beauvezer se rendent début juin en pèlerinage à cette petite chapelle. A la sortie des gorges traverser le hameau de Villars-Heyssier et redescendre le long de la petite route sur 3 km vers le pont et reprendre sa voiture.
  • En faire moins : Faire l'itinéraire à l'envers : c'est-à-dire aller jusqu'au parking des gorges de St-Pierre situé à 2 km du hameau de VillarsHeyssier et n'aller que jusqu'au fond des gorges au niveau de la passerelle. Retour par le même chemin. Randonnée de 2 heures aller-retour. A faire de très bonne heure si l'on veut voir chamois et rapaces.
  • En faire plus : Faire cet itinéraire sur deux jours. Aller jusqu'à la cabane de Congermann pour dormir et de là prendre le sentier qui serpente et qui passe au-dessus du ravin de la Cascade jusqu'à la cote 2300. Prendre le sentier vers l'est qui arrive à la Baisse du Détroit ; puis descendre vers les lacs de Lignin, mares bleues posées dans un paysage lunaire parsemé de moutons et entouré de montagnes. Descendre vers Colmars soit par le sentier (pelouse) qui passe par la cabane de Mouriès soit par celui qui passe près de la cabane de Bressenge. L'arrivée sur Colmars se fait par la cascade de la Lance ; prévoir un véhicule à l'arrivée. Deux grosses journées de marche pour randonneurs confirmés mais avec une exceptionnelle diversité : paysages, faune et flore. Cet itinéraire permet de passer une nuit dans une cabane et donc de profiter de la pureté du ciel étoilé des Alpes de Haute-Provence.

Le cheval blanc

Repère : départ de la Chapelle Saint-Thomas, Château-Garnier, commune de Thorame Basse (1088m). arrivée au village Château-Garnier (2323m). 8h, 1200m de dénivelée, randonnée pour marcheurs endurants, pas de difficultés particulières hormis la durée. A faire de juin à octobre. Cartes IGN série bleue la Javie 3440 est, Barrême 3441 est, Saint-André-les-Alpes 3541 ouest.
Le premier contrefort de la haute vallée du Verdon domine les plaines de la Durance et de la Bléone, la montagne de Lure, autant de lieux chers à Giono. Si son nom évoque l'hiver, il est, en été, le domaine privilégié des bergers et de leurs troupeaux.

La diversité des paysages rencontrés tout au long de la randonnée vous emmènera des pins sylvestres aux mélèzes pour évoluer vers le sommet sur une magnifique pelouse alpine.
Le point de départ de cette randonnée est le hameau de Château-Garnier, situé à 3 km au sud du village de Thorame Basse, dans la vallée de l'Issole, vallée presque parallèle à celle du Verdon.
Juste après le hameau de Château-Garnier, en direction de St-André, prendre la route empierrée qui mène jusqu'à la chapelle St-Thomas (panneau indicateur, à visiter au retour) et garer son véhicule. A côté de la chapelle se trouve un oratoire. Prendre le sentier sur la droite et monter à pied à travers une belle forêt de pins sylvestres par le quartier dit de "Favier" (1 565 m). L'altitude augmentant, c'est maintenant le mélèze qui prend le relais. Le sentier monte progressivement et arrive au ravin de "l'Ajasson" que vous traversez pour déboucher sur les pâturages et la cabane de Cheval Blanc et son parc à moutons. Cette cabane est occupée tout l'été par les bergers de la famille Arnaud. Elle y mène ses troupeaux depuis plusieurs générations.
Vous pourrez vous désaltérer à la source située à 400 m de la cabane à proximité d'une ancienne pépinière abandonnée depuis les reboisements du début du siècle. Après la cabane, un panneau en bois installé par l'ONF vous indiquera le sommet. Ne cherchez pas le sentier, seules les "drailles" des moutons marquent cette pelouse. De là, il reste deux heures de marche en suivant la crête pour avoir une vue imprenable sur la très belle vallée de Tartonne, et celle de la haute Bléone au premier plan. Rien n'arrête le regard jusqu'aux contreforts du Ventoux. C'est la plus belle vue vers le sud de la vallée. Après une pause sommitale, suivre encore la crête vers le sommet de la Mulatière (2 283 m) au nord-est. Continuer vers l'est pour arriver à la baisse de Paluet. De la baisse de Paluet (2 021 m), continuer hors sentier sur la pelouse alpine en prenant simplement le fond du vallon qui rejoint à la cote 1454 une piste de traîne qui descend vers la petite vallée de l'Estelle. La descente vers Château-Garnier se fait tout au long de ce torrent sur une piste très peu fréquentée.
Par très beau temps "l'Estelle" est depuis toujours le lieu de baignade des enfants de Château-Garnier, vous pouvez vous aussi pour les plus téméraires les imiter ou profiter simplement de ses berges ombragées abritant de très beaux saules pour faire une sieste réparatrice. D'autres pourront s'exercer à voir les très nombreuses truites qui se cachent tout au long de son cours. L'arrivée se fait au centre du village et à 10 mn de la voiture.
  • En faire moins : Monter par le col de Séoune : faire les 4,5 km entre la chapelle Saint-Thomas et le col de Séoune en voiture par la piste forestière. Suivre à pied sur 3,5 km la piste qui mène à la forêt de mélèzes de Sévéan. Le sentier sillonne à plat sous les mélèzes et atteint le pied de Tournon. Suivre la direction indiquée par un panneau en bois et monter à gauche sur la croupe. En passant par un petit cabanon de bergers en ruine continuer jusqu'à la crête de la montagne de Tournon (2 174 m). Suivre la ligne de crête vers le nord. La cabane de Cheval Blanc est alors en contrebas à droite. Après une heure de marche le sommet sera là. Le retour peut se faire par le même chemin pour reprendre la voiture, ou bien, si vous avez deux véhicules, descendez par la vallée de l'Estelle, ou par la forêt de Favier (voir ci-dessus).
  • Le vivre autrement : A skis de randonnée, le Cheval Blanc est un classique de la vallée. Durée : 6 heures environ. Difficulté : bon niveau de ski alpin. Dénivelée : 1 200 m. Sécurité : bon enneigement nécessaire. Risques d'avalanches en fond de ravin. Monter par la vallée de l'Estelle jusqu'au ravin de Favier qu'il faut continuer jusqu'au bout (partie semi-boisée). Puis prendre vers le sommet du Cheval Blanc par le ravin de Chaudette. Même vue qu'en été avec en plus le contraste entre les plaines verdoyantes de la Durance et les sommets alentour recouverts d'un épais manteau neigeux. Descente par le même itinéraire qu'à la montée. Par bon enneigement, on arrive à skis jusqu'aux premières maisons de Château-Garnier, Belle descente avec une partie boisée.

Saint-Pancrace - Digne
Digne
Vallée de la Bléone - Digne
Digne
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