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Verdon

Le Verdon

Une rivière de France pourrait se raconter par le caractère de ses rives, le nom des poissons qui l’habitent et l’histoire des villages qu’elle agrémente, à condition qu’elle ne soit pas le Verdon. Cette rivière de 175km de long passe si rapidement d’un extrême à l’autre, soulève tellement de passion et de poésie, casse, use et pourfend de telles masses de rocs, protège tellement de vie rare et cache de si fragiles secrets qu’il est impossible de la dépeindre en quelques lignes. Comment la décrire en effet sans la passion des gens qui l’aiment et qui la font partager, et autrement qu’en les citant ? Comment faire ressentir la fraîcheur qu’une poche d’air, miraculeusement sauvegardée par les profondeurs incertaines du canyon,  vous réserve au détour d’un sentier ? L’émoi devant tant de vie e de diversité, d’imposante fragilité et d’éternel contraste ? Voici le contraste de la calme horizontalité des plateaux sur l’impressionnante verticalité des gorges, de la verdeur tendre des feuilles et des eaux sur l'explosion bigarrée de l'automne, de la fournaise estivale sur l'hiver implacable, entre Var et Alpes-de-Haute-Provence. L'homme, dès les années trente, a tempéré le caractère des diverses gorges que trace le Verdon, par la construction de retenues hydroélectriques. Le ton est donné dès l'entrée dans la zone du moyen Verdon au sud de Castellane : le Lac de Castillon est le premier "Jade polis" serpentant dans l'écrin des terres noires de l'arc de Castellane. Le lac de Castillon est suivi du barrage de Chaudanne, juste avant Castellane. De l'autre côté des grandes gorges, le plus grand d'entre eux, Sainte-Croix du Verdon (2 200 hectares, 14 km de long), précède une série de petits lacs ponctuant les basses gorges, au sud du plateau de Valensole : Montpezat, St-Laurent, Quinson, et enfin le lac d'Esparron, aux mille criques et calanques, au caractère définitivement provençal.
Dès Castellane, le caractère du lit du Verdon est déjà bien installé : petites et moyennes gorges agrémentées de bassins et d'îlots verdoyants, bourrés de vie, qui lui font contourner les promontoires montagneux du Serre de Montdenier, du Chiran, et du Mourre de Chanier. Vigiles du relief du Verdon Moyen, ces Préalpes signalent le "nid abyssal" à des dizaines de kilomètres alentour ; visibles depuis le Centre Var et depuis les axes du Val de Durance jusqu'aux crêtes du Ventoux et de Lure, ils sont un point de repère dans l'orientation régionale. Passé les grandes gorges, le Verdon semble s'étaler et, sous l'étoile provençale du village de Moustiers, quitter définitivement les Alpes. Le plateau karstique de Canjuers qui le bordait, au sud du canyon, est alors remplacé par celui de Valensole, moins sévère, au nord. Les basses gorges rappellent en maints endroits les calanques de Cassis, que le Val de Durance, désormais tout proche, invite peut-être à rejoindre en une heure de route…

Le milieu naturel


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De puissantes forces d'érosion

Il semble qu'ici plus encore qu'ailleurs, la nature et les forces tectoniques aient pris leur temps, à tel point que l'homme s'égare dans la complexité des méandres et des failles, des plissements et des dues. La mer était là il y a 200 millions d'années, et les coquilles, les déchets, les animaux marins, du plus petit au plus grand, ont largement eu le temps de tapisser son fond d'une épaisse couche durant une période équivalant à environ 80 000 fois l'ère chrétienne... A la fin de cette longue période de l'ère secondaire, le plissement pyrénéo-provençal soulève doucement, d'est en ouest, ces couches calcaires très riches en fossiles (crétacé). Durant l'ère tertiaire (moins 65 jusqu'à moins 20 millions d'années), la surrection alpine impose le grand chambardement : l'océan du fait de l'orogénèse se retire vers le sud : le fond marin, transformé en atolls et collines devient montagnes, se fissurant en grands plateaux calcaires, tel le plateau de Canjuers. Durant le pliocène, au maximum de la formation des Préalpes, les grands plissements nord-est /sud-ouest se déversent en nappes de charriages, telles de grandes vagues se brisant sur la côte des Alpes. A l'image de ces plis de chevauchement, voici l'arc de Castellane définissant l'entrée du grand chantier tectonique, et ses crêtes surmontées de radeaux de calcaire dur.
Durant tout ce temps, les séismes puissants devaient concurrencer d'effroyables orages aux pluies diluviennes : l'érosion est alors si intense que les fissures dans les calcaires s'élargissent par dissolution, que d'immenses grottes, réseaux et rivières souterraines se mettent en place... Le Verdon a sûrement été souterrain avant de faire s'écrouler la voûte par l'invraisemblable puissance de son débit, transporteur d'énormes blocs capables d'user, broyer, laminer, forcer encore et toujours plus avant les barrages de roche, les transformant en autant de dues...
Témoin de ces périodes de crues inimaginables, voici l'immense cône de déjection de tous les matériaux transportés par les eaux en furie : le plateau de Valensole, conglomérat de galets et de limons ayant cimenté le tout sur plus de 1 200 mètres d'épaisseur ! Soudainement, en moins d'un million d'années donc, les crues se sont éteintes. Les vagues de froid intense des périodes de glaciation du quaternaire contribuent au polissage et aux finitions de l'ensemble...

Un étrange climat

Entre la Méditerranée et les Alpes, son cœur balance... Malgré une hypothétique influence des lacs artificiels sur l'humidité ambiante, l'ensemble de la zone garde un air très sec, avec les fameuses luminosités qui en découlent. La transparence de l'air, donnée par le mistral et la montagnière, particulièrement glacés en hiver, est la grande caractéristique climatique des bas et moyen Verdon. En hiver, l'ensoleillement exceptionnellement généreux et l'orientation des reliefs (face sud) contribuent à de douces journées précédées de gelées modérées ; les pluies sont rares et peu abondantes, la neige fait son apparition de façon remarquable parfois, mais jamais longtemps.
L'automne souligne les microclimats, en particulier dans les gorges où les bancs de brouillard se nichent dans un air très stable propice à accroître un effet de serre très localisé, générateur d'oasis inattendues au fond des gorges, dans les ubacs où l'hiver s'installe plus vite qu'ailleurs et où l'humidité survit au printemps.
Les perturbations viennent pour la plupart du sud-est au sud-ouest : généralement en automne et au printemps. La condensation des brises maritimes montant sur les flancs des montagnes provoque souvent à la belle saison de violents orages : c'est peut-être le principal phénomène météorologique à surveiller et qu'il faut apprendre à prévoir.

Une grande diversité d'espèces

La forêt couvre bien la plus grande partie du bassin du Verdon ; le chêne vert pour la partie basse, à l'image de la Provence toute proche ; le chêne pubescent recouvrant l'étage préalpin de 800 à 1 300 m d'altitude, incontestablement le roi du paysage, cachant souvent la blancheur des grands plateaux calcaires et des abords des gouffres.
Quant au hêtre argenté, habillant l'étage montagnard de 1 300 à 1 700 m, et surtout dans les ubacs (7 000 hectares plantés sur le Serre du Mont-denier), il laisse sa "place au soleil" au pin sylvestre à l'écorce orangée et à quelques pins noirs.
Aux confins de cette région si contrastée, les cultures de l'homme ont transformé de leur damier doré et violacé le plateau de Valensole, alors que la pelouse alpine, beaucoup plus haut, se ponctue des myriades multicolores des fleurs de montagne dès le mois de juin.
Lavandes, garrigues, oliviers, amandiers, thym, romarin, origan, confrontent leurs essences à l'autre monde plus alpin des mélèzes, fayards, arnicas et autres gentianes. Leur relative abondance cache une multitude d'espèces rares de fougères et autre flore en sursis. Fragilisées par les excès du tourisme, beaucoup de plantes sont protégées.
La faune, durement dérangée par les activités des "humains-curieux-et bruyants", est pourtant d'une diversité rare : outre les espèces classiques (notamment des dizaines d'espèces d'oiseaux nicheurs), il est possible de rencontrer l'aigle royal, le circaète, le faucon pèlerin, les ducs, le tétras-lyre, le faucon crécerelle... et bien d'autres encore.
Egalement hôtes des lieux, le sanglier, le chevreuil, le chamois, le lièvre, la belette, la marmotte, la chauve-souris et même une espèce rarissime d'escargot... poilu ! Cette vie si diversifiée se répartit bien entendu en fonction des étages d'altitude. L'étroitesse des gorges et l'augmentation rapide d'altitude font se succéder ces étages à une cadence extraordinaire ; ne vous étonnez donc pas de rencontrer le chamois et la marmotte à deux heures de marche du chant de la cigale...

Le milieu humain

Les premiers hommes

Le périmètre compris entre Moustiers-Sainte-Marie et Vinon-sur-Verdon a sans doute été le premier secteur des Alpes-de-Haute-Provence habité par l'homme. Les traces d'implantation humaine les plus anciennes retrouvées à La Baume Bonne à Quinson remontent à plus de 300 000 ans avant J.-C. Silex taillés, ossements d'animaux et galets de dallage témoignent de la présence d'un habitat rupestre dès l'âge de la pierre taillée.

L'empreinte gallo-romaine

Dans les années 50 avant J.-C. les Romains entament la conquête de la haute Provence et s'installent à Riez. Ce choix de Riez est dû à plusieurs facteurs : ancienne capitale de la tribu sans doute la plus puissante de la région, terroir prospère, présence d'eau rendant possible l'installation des thermes, nœud routier. A partir de cette cité de Rei baignée par le Colostre dont le nom vient de colostrum (premier lait maternel), les Romains rayonnent et construisent des villes reliées entre elles par un nouveau réseau de communications. A ce titre, le Verdon est particulièrement favorisé et trois voies importantes le traversent ainsi qu'une multitude de drailles (l'une d'entre elles, empierrée, est encore visible près de Gréoux-les-Bains) nécessaires aux passages des moutons transhumants permet aux Gallo-Romains du Verdon de circuler aisément. Seul le grand canyon, espace sauvage par excellence, échappe un peu à l'empreinte romaine. Moines et seigneurs
Après l'effondrement de l'empire romain aux IVe et Ve siècles, l'Eglise s'organise et se développe rapidement. Parallèlement au pouvoir de l’Église, une famille seigneuriale "tient" presque tout le pays : les Castellane dont les deux premiers fils sont traditionnellement prénommés Boniface. Leurs châteaux forts se dressent tout au long du Verdon, de Castellane jusqu'à Allemagne-en-Provence, vigoureux gardiens de leur terre érigée en baronnie par le comte de Provence. Mais l'esprit d'indépendance de Boniface V ne sera pas toléré longtemps par les princes catalans qui abolissent la baronnie en 1262 et accordent de nombreuses libertés aux petites cités qui dès lors érigent leurs remparts et se donnent des administrations consulaires.
Au milieu du XVIe siècle, la Provence plonge dans les guerres de Religion. Les premiers troubles éclatent à... Castellane. Les combats sont particulièrement cruels dans tout le Verdon. Le XVIIe siècle marquera le début d'une ère d'appauvrissement des communautés, conséquence de la saignée des guerres de religion mais aussi de l'augmentation du coût de la vie et des grandes épidémies comme la peste de 1628. Ce mouvement ira en s'accentuant, vidant les pays du Verdon. Les grandes migrations ont attiré vers les villes de basse Provence les fils des petits paysans lassés de voir leurs champs envahis périodiquement par les eaux. Le plateau de Valensole, pourtant l'un des territoires les plus riches de la zone, et qui comptait 3 117 habitants en 1765, n'en comptait plus que 1 721 en 1971.

L'économie traditionnelle

Comme dans tout le massif des Alpes du Sud, l'économie traditionnelle des pays du Verdon était basée principalement, et ce jusque dans les années 1940, sur l'agriculture et l'élevage. Partout, le "saltus" (forêt) était associé à l'agriculture. L'exploitation de la forêt fournissait la matière première pour de nombreux métiers artisanaux : menuisiers, tonneliers... Les gros troncs étaient utilisés pour les digues, les poutres faîtières. Mais la forêt était principalement utilisée par les paysans qui dans cette région sèche trouvaient là une nourriture de substitution pour les bêtes : la feuillée pour les moutons, la glandée pour les porcs. Les vastes espaces boisés étaient aussi terrains de chasse et de cueillette parfois revendues sur les marchés des bourgs voisins (morilles, truffes, plantes médicinales). Le buis était un arbuste de base dans l'économie locale. On utilisait ses feuilles pour alimenter les moutons, ses branches pour faire du fumier et ses racines comme bois à tourner. L'essentiel des bonnes terres était planté en céréales, sur le plateau de Valensole, dans la vallée de Riez, aux abords de Moustiers Ste-Marie.
L'élevage ovin était primordial jusqu'à la fin du XIXe siècle. Toutes les familles avaient un troupeau, et pourtant le revenu limité à la laine était faible. A l'ouest, les troupeaux sédentaires, très nombreux, comptaient peu de têtes. A la fin du XVIIIe siècle, on estime environ à 36 400 têtes le cheptel pour la région Gréoux-Valensole-Riez. En revanche, les pâturages de la zone plus montagneuse autour de Castellane accueillaient des troupeaux importants transhumant de basse Provence. Les revenus provenaient alors de la location de pacage et non plus de l'exploitation du cheptel. Dans tous les bourgs du bas et moyen Verdon, de nombreuses petites fabriques artisanales existaient : fabriques de draps et de chapeaux à Castellane, de poterie à La Palud (30 potiers en 1660)..., toutes nécessaires à la vie locale. En 1679, à Moustiers viennent s'installer un nouveau potier : Pierre Clérissy, et un peintre : François Viry. Tout deux, très au fait des modes de l'époque, créent un premier atelier autour duquel vont venir se greffer d'autres petites fabriques. Ils utilisent l'argile locale et les ocres du Vaucluse. Rapidement, les affaires sont florissantes et à la fin du siècle, on compte 30 potiers à Moustiers. C'est que depuis l'installation de Pierre Clérissy, Louis XIV a interdit, pour des raisons économiques, l'usage des vaisselles d'or et d'argent. Aussi, les pièces en camaïeu de bleu sorties de la fabrique de Pierre Clérissy et de ses fils ont un grand succès auprès de la grande aristocratie. Deux fois par an, toutes les entreprises de Moustiers envoient leur production à dos d'âne jusqu'à la foire de Beaucaire. Mais dès la fin du XVIII., siècle, les premiers signes de récession apparaissent, les fabriques de Moustiers ne supporteront pas la concurrence industrielle du XIXe siècle. En 1874, le dernier four s'éteint (la production ne reprendra qu'en 1926).

La vie d'aujourd'hui

L'agriculture a connu de profondes modifications depuis le début du siècle. Dans les années 1920, les lavandes ont remplacé les amandiers sur le plateau de Valensole et des hectares de terre ont disparu, enfouis sous les eaux des lacs artificiels. Pour le reste, l'ensemble des paysages du Verdon reste encore très sauvage, car partout la forêt est présente. La forêt, jadis source de richesse, est devenue une charge pour les collectivités. La population n'est guère nombreuse (environ 20 habitants au km2) et en été, l'afflux de touristes concentré essentiellement sur les mois de juillet et août, oblige à des actions nombreuses : aménagement, prévention des incendies, information...
Une des causes de l'augmentation de la fréquentation touristique depuis une trentaine d'années est bien entendu la création d'une sorte de cascade de barrages établis sur le cours du Verdon, de Castillon à Vinon. Le torrent domestiqué peut ainsi produire de l'énergie et devenir espace de loisirs (160 hectares). Tous ces barrages ont considérablement modifié l'économie (terres noyées et terres irriguées), mais aussi le paysage. Qui aujourd'hui imaginerait le Verdon sans ses lacs ?

Les loisirs de nature

Le secteur des lacs et Gorges du Verdon et du plateau de Valensole présente un atout extraordinaire de par sa situation géographique. Situé au sud du département des Alpes-de-Haute-Provence, il bénéficie de l'influence du climat méditerranéen et son altitude peu élevée exclut de fortes chutes de neige précoces. Aussi, la plus grande partie des activités de plein air peuvent être pratiquées les trois quarts de l'année, et pour certaines d'entre elles, toute l'année.
La plupart d'entre elles sont d'ailleurs plus agréables aux intersaisons : moins de monde, une température moins élevée, de plus belles lumières... Mais ne croyez pas que la nature soit endormie pour autant, quelle que soit la saison, soyez prudents :
  • évitez les grosses chaleurs du milieu de journée en été,
  • ni feu, ni Camping sauvage, ni déchets...
  • ne stationnez pas n'importe où et respectez agriculteurs et autres propriétaires.

La randonnée pédestre

Dès l'arrivée des premiers beaux jours  (et pour le bas Verdon, même en hiver, si les journées sont ensoleillées) la randonnée pédestre est le meilleur moyen de découvrir les paysages surprenants et variés du Verdon. Les balades peuvent être très familiales, presque reposantes dans la vallée du Colostre, sur le plateau de Valensole ou aux environs de Castellane. Elles peuvent être aussi plus sportives, plus "engagées" aux abords du grand canyon ou dans le massif du Chiran. Des failles sombres aux plateaux arides, en passant par les vallons riants ou les maigres forêts de chênes, la randonnée pédestre présente ici de multiples facettes. Les dénivelées sont à mi-chemin entre celles des plaines et celles des montagnes. De plus, les sentiers de grande randonnée sont balisés et bien entretenus. Emportez de l'eau : les sources sont rares et l'eau du Verdon n'est pas potable. Le GR 4 traverse toute la zone des gorges, depuis Castellane jusqu'à Manosque. Sur la rive varoise, le GR 99 vient également depuis Aups jusqu'à proximité des gorges.

La randonnée équestre

Quoi de mieux pour découvrir les vastes paysages des pays du Verdon, qu'un compagnon qui vous entraînera à l'écart sur les hauts plateaux dominants le canyon, au milieu des lavandes et des plantes aromatiques de la garrigue. Mais attention, vos chevaux doivent être habitués aux terrains caillouteux et montagneux. Certains itinéraires de randonnée pédestre ou de VTT peuvent être faits à cheval. Il existe aussi un grand circuit en boucle au départ de Valensole qui vous conduira vers Montdenier, les gorges, Castellane et au retour, vers Moustiers et la vallée du Colostre. Vous trouverez à chaque étape un gîte équestre ou une ferme-auberge pour vous accueillir.

Le VTT

La vallée du Verdon, c'est le royaume des VTT sans concession, il vaut mieux apprécier les montées. Mais la récompense est à la hauteur de l'effort et vous atteindrez des paysages sauvages et odorants qui vous feront oublier vos courbatures. Les plus beaux circuits sont dans le secteur de Castellane. Ils ont là l'ampleur nécessaire à une belle journée de VIT. Aux alentours des gorges, de beaux circuits en balcons sont à découvrir, mais la pratique n'y est guère favorisée.

L'escalade

Les gorges du Verdon sont mondialement connues par les grimpeurs de haut niveau, et le petit village de La Palud-sur-Verdon est un peu la "Mecque" des escaladeurs. Les voies, longues et nombreuses, débutent généralement par un rappel pour arriver au fond du canyon, et la nature même de la roche (falaises calcaires) induit des techniques d'approche qui n'ont rien à voir avec l'alpinisme. Dans les années 1980, les gorges du Verdon ont eu un rôle d'avant-garde dans l'histoire de l'escalade et l'on y trouve toute la panoplie de la "grimpe" moderne depuis les courtes voies techniques jusqu'aux grands murs d'escalade artificielle de plusieurs jours. Les itinéraires décrits sont de tous niveaux, mais dans l'ensemble l'escalade dans les gorges est plutôt difficile : 3 à 8c, sur un millier de voies de 10...à 300 mètres de haut ! Si vous n'êtes pas sûr de vous, contentez-vous d'observer le ballet des grimpeurs sur les parois verticales et ayez l'œil : tous les "grands" de ce sport passent régulièrement dans le Verdon. Les voies décrites dans le guide figurent parmi les plus classiques des gorges. Elles vous permettront une approche en douceur quant au niveau, et en profondeur quant à leur ampleur, leur situation, leur isolement... mais débutants s'abstenir en dehors du site école de Valaute ou encore de Quinson, un site dont nous vous parlons également et qui se trouve dans un autre secteur, la basse vallée du Verdon.

L'eau vive et la descente de canyons

Les activités d'eau vive se distinguent par leur caractère engagé dû au relief. Ici, l'épaisseur de calcaire est de 500 mètres, l'eau a pu y tailler des failles de toute beauté. Mais la médaille a son revers, l'eau continue à creuser parfois de façon souterraine et produit des cavités en goulots d'étranglement dangereux. Un bon niveau technique est donc nécessaire pour la grande aventure qu'est la descente du Verdon (lire description). Pensez que le Verdon reste un torrent capricieux et que lorsqu'on est en difficulté, il n'est ni simple, ni rapide, de prévenir les secours.
Le calcaire se dissout dans l'eau, les failles sont ici, plus que dans tout autre type de rocher, taillées au couteau... Mais l'eau descend où l'homme ne va pas... et les canyons sont parfois bien secs, et en tout cas peu aquatiques. Par contre de belles verticales vous attendent, et les arrivées dans le grand canyon sont à même de satisfaire vos envies d'ébats aquatiques. Situés en général dans une moyenne de niveau peu difficile, les canyons décrits permettent une initiation pour des enfants (sur certains tronçons) jusqu'à des choses beaucoup plus ardues à l'attention des pratiquants avertis.

Les loisirs nautiques

Si vous n'avez pas l'âme d'un aventurier, vous pourrez néanmoins profiter de l'eau dans les pays du Verdon, car au canyon rapide, royaume du spécialiste, succèdent les lacs, patrie du touriste nonchalant qui préférera le pédalo ou la planche à voile : activités que l'on peut pratiquer sans risque sur les lacs de Sainte-Croix, d'Esparron, et dans une moindre mesure sur celui de Castillon.
Ici les balades en canoë, en kayak ou autres, sont des promenades familiales car elles comportent moins d'engagement qu'en mer. Chacun peut jouir du soleil et du calme, d'autant que les bateaux à moteur sont interdits sur le Lac de Sainte-Croix et qu'en aval la circulation est réglementée par zones sur celui de Castillon.

Les sports aériens

Le secteur des Alpes du Sud présente une des meilleures aérologies du monde. Ces conditions particulières ont valu à Moustiers-Sainte-Marie et à Saint-André-les-Alpes de faire partie des sites choisis pour l'organisation du championnat du monde de parapente. Les brises estivales sont renforcées par le soleil du midi et la proximité mer/montagne. L'aérologie "musclée" qui en découle nécessite toutefois de grandes précautions, surtout chez les débutants : certains sites leur sont fortement déconseillés -voire interdits à certaines heures et à certaines époques de l'année. Couvrez-vous avant de décoller, même s'il fait 30°C, car les plafonds flirtent souvent avec les 3 000 mètres. Surveillez l'évolution des nuages car les cumulo-nimbus ne sont pas rares, et même s'ils vous semblent éloignés, restez sur terre ! On peut aussi, en utilisant les structures aéronautiques classiques, plus lourdes, mais aussi beaucoup plus performantes, pratiquer certains des plus beaux vols à voile du monde à Puimoisson ou à Vinon-sur-Verdon avec le plus grand club vélivole de France.

Les loisirs d'hiver

La plupart du temps, les activités des "saisons sèches" sont praticables, les randonnées sont plus tranquilles, mais les conditions un peu moins favorables (journées plus courtes, froid plus vif). Il faut s'adapter, choisir plutôt les canyons secs, les itinéraires VTT peu boueux, ce qui est en général le cas de ceux décrits ici. Mais si la neige est au rendez-vous, une nouvelle panoplie d'activités s'offre à vous.
  • la randonnée à raquettes : comme des trappeurs partez à la découverte d'espaces sauvages. Solitude garantie dans la nature endormie. Technique abordable par tous.
  • le ski de randonnée nordique : des dizaines de kilomètres de pistes forestières se prêtent admirablement à cette pratique. Le relief  « moyenne montagne » est bien adapté lui aussi (massif du Chiran). Les conditions sont en général chaque année correctes pendant une période certes courte mais que les gens astucieux sauront saisir au vol.
  • le ski alpinisme : le domaine où le ski alpinisme est praticable est réduit, mais depuis la chaîne des Mourres (Chiran), on peut faire 1 000 mètres de dénivelée et les jours de grand beau temps, voir la Corse, l'Oisans ou le Mont-Blanc. Les bonnes conditions sont plus rares... la neige se transforme très vite et elle est souvent croûtée.
  • l'alpinisme : tout à fait exceptionnel (l'exception en fait son charme). Une course dans la face nord du Grand Mourre (1 898 m) a dû attendre 7 ans pour que les conditions correctes soient réunies. Les voies les plus dures du secteur sont des courses faciles des "vraies Alpes".

Cyclotourisme tranquille le long des rivières

Repère : boucle partant de Saint-André-les-Alpes, 2h, 39km, faible dénivelée. Carte IGN 1/100000 Nice Barcelonnette n°61.

Cette balade à vélo est idéale au départ de St-André-les-Alpes si vous cherchez le calme et la fraîcheur à travers de belles forêts très variées où les feuillus et les résineux abondent dans un subtil mélange. La vallée de l'Issole est vraiment à découvrir avec ses belles sapinières en bordure de route. Lorsque vous déboucherez sur La Bâtie-Thorame, vous verrez une large vallée agricole où l'élevage des moutons est très actif et où tous les champs sont cultivés. La tradition de la transhumance est restée très forte dans ces vallées du haut Verdon et de l'Issole.
De Saint-André, remonter vers le nord en direction de Château-Garnier par la D 955 et la D 2. Gagner Thorame-Basse et Thorame-Haute par la D 2 (on prendra alors plaisir, entre ces deux villages, à couper la balade par un arrêt baignade au lac des Sagnes, équipé de beaux coins pique-nique).
De Thorame-Haute, revenir sur Saint-André-les-Alpes par la D 955, le long du Verdon.
  • En faire plus : On peut partir de Saint-André en direction de Digne jusqu'à Barrême (13 km sur la N 202), puis remonter la vallée de Clumanc et Tartonne, passer le col du Défens après une longue montée de 320 m de dénivelée, et redescendre sur Lambruisse avant d'enchaîner par le circuit décrit plus haut (la distance fait alors plus que doubler, mais la boucle est encore plus variée...).
  • Le vivre autrement : Le pays de Saint-André-les-Alpes se prête également à une activité originale, compte tenu de sa situation au cœur du massif sud-alpin : la randonnée nautique. La brise thermique, appel d'air entre la montagne et le lac, rend cet espace intermédiaire entre mer et montagne, entre chaleur et douceur, propice en effet à des activités plus courantes sur les rives de la Méditerranée ! Le cadre de ces réjouissances nautiques est assez exceptionnel, partagé entre Provence et Alpes, entre Castellane (et ses platanes qui ombragent une place où l'on joue à la pétanque en buvant du pastis) et Saint-André (20 km plus au nord et porte de la montagne avec ses forêts majestueuses environnantes et la proximité des sources du Verdon). Les possibilités pratiques offertes localement sont nombreuses : — le club nautique de Castillon s'atteint à partir du village de Saint-Julien-du-Verdon (par la N 202 direction Nice puis au premier carrefour, en tournant à droite par la D 555 comme pour gagner Castellane ; la suite est toute proche et fléchée).
Si vous vous dirigez vers le sud, ne manquez pas "l'île aux Oiseaux" (4 h A/R pour cette balade). Si vous filez vers le nord, il vous faudra 6 h pour atteindre les parages de Saint-André et en revenir.
 

Vol libre, capitale Saint-André

Dans le petit monde du vol libre, il existe quelques lieux mythiques. Saint-André-les-Alpes en est un et pas le moindre. Site de performance et de record reconnu, il accueille quasiment tous les ans des compétitions internationales. Ici, voler se conjugue avec durée, gains d'altitude faciles et plaisir des yeux, puisque au loin se profilent des sommets aux noms prestigieux (mont Pelat, Cheval Banc, Grand Coyer) que l'on peut approcher.

  • D1 : Site de Chalvet sud-ouest. Décollage : sud-ouest (altitude 1 540 m). Conditions favorables : décollage dès 11 h, ce décollage sert de départ à tous les triangles et vols de distance. Dangers et difficultés : aérologie très forte en après-midi, site turbulent voire dangereux par mistral (nord, nord-ouest). Accès : en voiture, du rond-point de Saint-André, prendre la route de Digne (la N 202), faire 300 m puis tourner à droite en direction de la gare. Une flèche signale les décollages. Suivre les flèches jusqu'en haut (route goudronnée sur 7 km et parking). A pied, soit par la route indiquée ci-dessus, soit par le sentier depuis le village de Moriez. Atterrissages : en delta, terrain du lac de St-André (A2). En parapente, atterrissage officiel de Moriez (A1). 
  • D2 : Site de Chalvet-Sud. Décollage : sud (altitude 1 530 m). Conditions favorables : vent de secteur sud. Dangers et difficultés : parapente de moins de 4 de finesse, ne décollez pas. Accès : idem sud-ouest Atterrissage : terrain du lac uniquement.
  • D3 : Site de Chalvet sud-est Décollage : sud-est (altitude 1 520 m). Conditions favorables : le matin ou par vent de secteur est. Dangers et difficultés : turbulent par mistral (nord, nord-ouest). Accès : idem sud-ouest Atterrissage : terrain du lac seulement. Parapente de plus de 4,5 de finesse minimum pour y voler.
  • A1 : le lac à Saint-André-les-Alpes Altitude : 800 m. Conditions favorables : calme par vent sud. Dangers et difficultés : turbulent en après-midi et par vent de secteur nord. Le survol de la voie ferrée doit s'effectuer dans le respect des règles aériennes. Accès : du rond-point de St-André, prendre la route de Nice, faire 1,5 km et tourner à gauche après le supermarché. Remarque : seul terrain officiel sur Saint-André-les-Alpes.
  • A 2 : Atterrissage de Moriez Altitude : 910 m. Dangers et difficultés : ligne à haute tension sur l'axe de décollage, sud-ouest atterrissage (très basse). Attention aux rentrées à ras le sol. Accès : du rond-point de Saint-André-les-Alpes, prendre la route de Digne. Passer le col des Robines et faire encore 1,5 km. Terrain sur votre droite (première maison avant Moriez).
  • Le vivre autrement : à VTT, il est sympathique de monter au décollage (ou de s'y faire monter en véhicule), puis de suivre les crêtes vers le nord jusqu'à l'Auragnier où une piste vous permet de descendre vers la D 2 et de rentrer aisément sur Saint-André par la vallée de l'Issole. Itinéraire praticable à pied, à cheval... et à skis nordiques les années bien froides.
  • Les marcheurs effectueront un petit tour au-dessus de Saint-André, dans une forêt aux essences très variées (nombreux panneaux explicatifs rédigés par les scolaires du lycée). Le départ de cette agréable balade d'une heure et demie a lieu place de l'Église. Suivre au-dessus de la gare le sentier qui monte à la chapelle Saint-Jean. Emprunter alors la route goudronnée sur une centaine de mètres et la quitter à gauche (panneau "La Dindière") pour suivre un bon sentier presque plat qui atteint le col des Robines. Traverser la N 202 et prendre en face la piste forestière qui dessert l'ancienne pépinière des Subis. Un chemin puis une route communale permettent alors de rejoindre aisément Saint-André, un village que l'on n'aura eu guère l'occasion de perdre des yeux.

La Balade des hameaux perdus

Repère : Départ: de St-Julien-du-Verdon, suivre vers le sud la D 955 direction Castellane sur environ 2 km jusqu'à une aire de pique-nique d'où l'on partira. Durée: 4 h. Période : il vaut mieux éviter les heures chaudes en été. La descente du parcours VTT peut être enneigée sur les 200 premiers mètres en mars ou avril. Dénivelée: 500 m. Difficulté: peu de passages difficiles dans la descente. Carte: IGN série bleue Castellane 3542 ouest.

Un joli parcours en descente pour le VTT. La proximité de la tristement célèbre secte du Mandarom est une curiosité. Le lac de Castillon vous tend les bras pour une baignade réparatrice en fin de journée.
On suivra pour cette balade un balisage VTT jaune réalisé  par l'ADRI. De l'aire de pique-nique, continuer à longer le lac vers le sud par la D 955 sur 3,5 km. Au niveau de la cité EDF (premier carrefour rencontré), monter à gauche vers Demandolx, par la D 102 sur 3,5 km. À l'altitude 1040 m, bifurquer à gauche par une route plus étroite montant vers "la Clue". On arrive alors dans une belle zone sauvage et le hameau de la Clue vaut bien une halte paisible (petit détour). À l'altitude 1030 m, tourner à gauche (panneau) et suivre le sentier qui serpente à travers les genêts pendant 1,5 km. On atteint un petit collet (panneau). Descendre à gauche par un petit sentier qui zigzague entre les pins dans la forêt de Fontfreye.
Dans le bas de la descente, le balisage est endommagé, et nous vous conseillons de suivre l'itinéraire décrit ici : traverser une première large piste (km 4 environ depuis la Clue), la quitter immédiatement à gauche pour retrouver le sentier qui rejoint à nouveau une piste que l'on descend à gauche sur environ 500 m pour la quitter dans le deuxième lacet (en face d'un pylône) pour un chemin à droite (balise VTT barrée) qui amène à l'aire de pique-nique aménagée du départ.
  • Le vivre autrement : On peut faire de l'escalade un brin aventureuse autour du hameau de la Ville (situé à l'ouest de celui de la Clue). Il y a autour de ce village magnifique, mais malheureusement abandonné, quelques beaux morceaux de rochers qui invitent à une escalade sauvage. Attention, il n’existe aucune autorisation officielle, mais pas d’interdiction non plus. Comportez-vous de façon irréprochable, il y a des propriétaires de moutons qui partagent la tranquillité de ce lieu avec vous.
  • Dalle école : 15 m de haut avec 6 voies de 4c à 6a équipées en spit de 8 (malheureusement certains font défaut ; emporter des plaquettes de diamètre 8 et 10).
  • Pilier deux longueurs en 6a à l'équipement partiel (emporter coinceurs et sangles).
  • Trois voies en dalle cotées 5 sup à 6a et équipées en spits de 8 (hauteur 40 m).
  • Grand Pilier: une voie de 90 m "Crachin sur le pilier du temps", 5 sup/6a, équipée (descente en rappel sur chaînes); à côté on trouve Papiloup, une longueur plus courte (30 m, 7a obligatoire, relais sur chaîne) et sur la droite une autre ligne de 40 m équipée en spits de 8.
  • Pilier rouge : au bord de la piste ; 30 m en 6a/6b ; équipement en spits de 8.

La Rouge de Guillaume

Guillaume, Péone, sont autant de noms de villages à la frontière des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence. Là est née la "mourerous", à face rouge, brebis rustique s'il en est, particulièrement adaptée aux montagnes sèches de haute Provence. Menacée de disparition, elle retrouve grâce aux yeux des techniciens dans le cadre de recherches sur la biodiversité. Notre patrimoine génétique se rétrécit et il est urgent de préserver ce qui peut l’être encore, telles les races ovines du pays. Vous les repérerez : tête et pattes rouges comme ça, ça ne trompe pas.

Le balcon du lac de Castillon

Déport: Saint-André-les-Alpes (sortie sud du village). Durée:4 à 6 h. Longueur: 12 km minimum, si on ne fait que le tour de Courchons, plus de 20 km si on fait en plus l'aller et retour, très conseillé, jusqu'au village de la Baume. Dénivelée: 450 m pour la boucle la plus courte. Cartes: IGN série bleue Saint-André-les-Alpes 3541 ouest et Castellane 3542 ouest.
 
La randonnée à VTT que nous vous proposons, bien que sans difficulté technique particulière, comporte une longue montée au début qui découragera sans doute les débutants. Par contre, pour le cycliste habitué à pédaler régulièrement, c'est un exceptionnel parcours panoramique dans un paysage de forêts et de lacs.
De St-André, prendre la direction Nice sur 1 km et tourner à droite immédiatement après l'hôtel "Lac et Forêt". S'engager à droite sur la piste empierrée montant à Courchons (panneau). La montée est longue, 7 km, mais roulante sur une piste bien empierrée qui n'est pas boueuse même après la pluie. Au niveau d'un oratoire, on passe une crête (altitude 1 310 m) et la piste redescend légèrement jusqu'au hameau de Courchons. Avant les bergeries des Granges, bifurquer en montée à gauche et passer devant une source-lavoir où un court portage est nécessaire. Atteindre une chapelle ruinée, et suivre la direction est pour descendre un petit sentier qui s'oriente rapidement au nord et rejoint en 2 km de descente, assez raide, la ferme de Rouchas. Là, on rejoint la piste empruntée à l'aller. Attention dans les descentes.
  • En faire plus : Ce circuit, connu comme le "tour de Courchons", mérite d'être agrémenté d'un aller et retour jusqu'au village de la Baume. À partir de Courchons, il suffit en effet de suivre un sentier très bien entretenu et balisé, bien fréquenté par les vététistes locaux. Au début, sur 1 km environ, le sentier suit une amenée d'eau. Après avoir traversé le ravin de Teil, une raide mais courte montée oblige à porter quelques minutes le VTT ; on parvient alors à un petit col, où l'on trouve un petit abri de pierres magnifique.

Le circuit des Blaches et des lacs du Verdon

Ce circuit VTT, autour du sommet des Blaches qui domine Castellane, vous permettra également de visiter la chapelle de Notre-Dame-du-Roc, gardienne des gorges. Un parcours parfois athlétique, comme la pratique du VTT l'est en général dans ce secteur. Le point de vue que l'on a sur tous les environs justifie toutefois à lui seul le déplacement. À l'automne, il s'y ajoute la couleur, et le charme indéfinissable des mélèzes...
Du centre-ville de Castellane, prendre la direction de Digne vers le nord. 700 m plus loin, bifurquer en montée à droite vers "la Cébière", et 1 km plus loin, quitter cette nouvelle route en montant sur la gauche. 300 m après, la montée s'atténue puis aboutit, 1,5 km plus loin, à la D 955 et au col de Cheiron. Au km 3,2, bifurquer à droite sur la D 955 qui monte légèrement pour redescendre jusqu'au km 5,5. Là, il faut surveiller une montée raide sur une piste partant à droite. La suivre pour atteindre un replat. Monter encore un peu, le chemin traverse une paroi abrupte avant de descendre en serpentant dans une chênaie sur 2km et de remonter. Plusieurs passages rocheux obligent à mettre pied à terre et à pousser le VTT. On est alors en balcon au-dessus du Lac de Chaudanne et du barrage de Castillon. Le panorama mérite vraiment de faire une pause. Au km 8.3, on atteint un replat, puis on descend entre d’énormes blocs rocheux et de grands pins. Descendre encore sur 500m et atteindre alors les limites de la forêt domaniale que l’on suit en bordure des « robines » (on voit des ruines à gauche). Continuer à descendre sur l’autre versant par un sentier raide qui serpente (quelques virages en épingle) et quelques marches vers le km 10. On passe deux ravins et le sentier remonte ensuite légèrement pour aboutir en face d'une grande bâtisse. Continuer tout droit dans la même direction par un sentier qui dégringole brutalement pour remonter en face et suivre une "restanque" sur quelques centaines de mètres. On atteint la chapelle Sainte-Victoire. Le retour sur Castellane se fait par une route qui descend à droite sur 800m et passe sous Notre-Dame-du-Roc en longeant le Verdon.
  • En faire plus : Deux possibilités : la première consiste, au km 3 (juste avant le col de Cheiron), à prendre à droite une piste qui monte jusqu'à une "plate-forme" forestière vers le sommet des Blaches (altitude 1200 m environ). De là, vers le nord, une descente raide ramène à proximité du barrage de Castillon où l'on rejoint l'itinéraire normal près de la D 955.
  • Autre choix possible, toujours au km 3, prendre à droite la piste déjà citée dans la variante précédente, et 3 km plus loin, aller à droite jusqu'à la maison forestière des Blaches. Ensuite, descendre vers l'ouest jusqu'à l'altitude de 930 m où l'on pourra, soit continuer à descendre vers la Cébière, soit suivre un sentier mal tracé vers le sud et la bergerie du Clot de Provence. On termine dans ce cas en plongeant sur la chapelle Notre-Dame-du-Roc, en veillant à la tranquillité d'éventuels promeneurs.

De Salinae à Castellane

Si le site de Castellane a été occupé depuis la plus haute Antiquité, le bourg a vagabondé au cours des siècles. La cité primitive, Ducelia, était en hauteur. A l'époque gallo-romaine, Salinae (qui doit son nom à la présence d'une source d'eau salée) descend dans la plaine. Au haut Moyen Age, elle remonte à l'opposé du site initial sur la « Petra Castellana » et se fortifie dans une enceinte trapézoïdale. Du XIe au XIIIe siècle, elle redescend sur le site actuel et se fortifie à nouveau. Les portes des Pétardiers et de l'Horloge permettent d'en déceler le tracé.

La Montagne Pieuse

Repère : départ du centre-ville de Castellane, 5h, éviter le milieu de journée l’été, 530m de dénivelée, 20km, carte IGN série bleue Castellane 3542 ouest et Senez 3442 est.

Le Robion est un des beaux sommets du secteur. Il attire souvent l'œil car il paraît enneigé: c'est un effet d'optique qui fait confondre ses roches blanches avec de la neige. Vous allez découvrir au cours de cette sympathique randonnée à VTT un village de montagne qui se bat pour survivre, puis une très jolie chapelle perchée, et surplomber une communauté bouddhiste... L'occasion pour les mécréants, subjugués par la beauté divine des alentours, de retrouver foi dans la vie et dans l'homme.
Depuis la grande place, prendre en direction de Grane la N 85, puis immédiatement après le pont sur le Verdon, suivre à droite la D 102 sur environ 1,8 km (on pourra également se garer ici à défaut de démarrer directement de Castellane). Prendre à gauche une petite route qui monte en lacets et la quitter au quatrième à droite pour une montée raide qu'il est très difficile de ne pas finir à pied... Puis après un petit col, une descente permet de se requinquer avant de rejoindre la D 102, puis la D 302 que l'on va gravir jusqu'au village de Robion (source à gauche 700 m après le carrefour où l'on retrouve la route). Le balisage fait alors un crochet vers le hameau du Petit Robion. On voit bien, accrochée à la paroi, la chapelle de Saint-Trophime qui daterait des Templiers. Traverser Robion pour continuer vers le sud-ouest jusqu'à la Basse de la Doux, où l'on descend immédiatement en face par une piste forestière : belle descente rapide. On retrouve ensuite une large piste laissée à droite à la Basse de la Doux que l'on remonte sur 100 m, pour la quitter au profit d'un sentier raide qui monte et descend pour finir par une belle montée à la Colle, en passant près des ruines de la Doux et de Fontpuge. Attention : on surplombe à cet endroit une communauté bouddhiste établie au château de Soleils (ne pas déranger). L'itinéraire traverse ensuite un austère versant nord puis rejoint après un court portage, la D 102 que l'on suit pour rentrer à Castellane.
  • Le vivre autrement : Un relais équestre installé au tout petit hameau d'Eoulx (au sud du village de la Garde) permet de parcourir ces montagnes crinière au vent. Le torrent de Rayaup, le long "le de la D 102, offre une petite initiation à la descente de canyon. Rentrer dans la due au niveau du pont de la D 102 sur le torrent. Eau froide ; débit faible. Deux cascades de 3 et 5 m permettent une initiation au rappel (emporter une plaquette de diamètre 8 mm).
  • À pied, on pourra faire le détour par la chapelle St-Trophime, un nid d'aigle à une demi-heure de marche de Robion.

L’entrée des artistes

Repère : départ du plan de Carajuan sur la D952, entre la Palud et Castellane (à 9km de la Palud). 7h (circuit de 16km), éviter l’été ou partir à la « fraîche ». 600m de dénivelée, carte IGN série bleue Senez 3442 est.

Une proposition pour découvrir un véritable château fort (comme dans les films !) en voyageant à l'ancienne. Vous pourrez en profiter pour jouir d'un des plus beaux points de vue sur les gorges avec la tranquillité en plus.
Du pont de Carajuan (qui doit son nom à un campement de Jules César sur ces lieux, paraît-il...), suivre la rive gauche du Jabron, dans les pins clairsemés. On atteint pour finir le pont sur le Jabron de la D 90 par une piste et un bout de descente sur une route goudronnée. Emprunter la D 90 direction Trigance jusqu'à la chapelle Saint-Roch, puis continuer encore environ 500 m avant de prendre à droite une piste raide qui se divise rapidement en deux branches. Prendre celle de gauche, puis à droite au collet de Segond et encore 200 m plus loin à gauche. Prendre ensuite à gauche pour se retrouver sur un sentier. Vous êtes alors sur un adret très ensoleillé dans les "faubourgs" du village. Franchir un col, puis traverser vers le magnifique hameau d'Entreverges annoncé par un champ de pierres dressées.
Suivre vers le nord la piste qui passe à un col puis descend vers Encastel (ruines, mais un cabanon a été restauré ; ici vivaient trois familles, il y avait un four...). Depuis les ruines, traverser le plateau vers l'ouest pour découvrir le belvédère de Rancoumas sur les gorges et la falaise de l'Escalès.
La vue est tout à fait saisissante sur la falaise de l'Escalès et l'acoustique est telle que l'on peut entendre les grimpeurs se parler ! Retourner aux ruines puis repartir vers le nord et la source (abreuvoir à moutons), puis vers le collet au nord de celle-ci où l'on retrouve un bon chemin (balisage jaune) qui conduit au pont romain de Tusset, puis au Point Sublime ou à la D 234. Un taxi ou un automobiliste aimable peut vous ramener à Carajuan.
  • En faire plus : Les plus hardis (notamment ceux qui réaliseront cette boucle sur deux journées, comme expliqué dans le "pratique") partiront du Point Sublime et monteront par le GR 4 jusqu'au village de Rougon. Delà, ils prendront la piste qui sort du village vers l'est, et la suivront pour rejoindre la D 952 et non loin de là, le plan de Carajuan (rajouter deux petites heures à l'horaire prévu).
  • En faire moins : Vous avez peu de temps pour vous promener ou encore les mollets vite fatigués ? Contentez-vous donc des promenades suivantes, courtes, faciles et spectaculaires:
  • partir de Trigance pour gagner Entreverges ou Encastel (compter 3 h aller et retour que l'on peut abréger en quittant la D 71 Aiguines-Trigance à proximité du lieu-dit la Bastide Neuve) ;
  • partir d'Entreverges (au nord de la route sud des gorges Aiguines. Trigance) et descendre vers Encastel et le Point Sublime. Dans ce cas, la navette de voiture est obligatoire ;
  • partir de la D 234, monter à Encastel puis redescendre. Le mieux sera alors de quitter le chemin principal, après environ 40 mn de marche, dans un lacet à gauche pour une sente qui continue tout droit dans un vallon (à proximité d'un énorme chêne) qui amène directement à proximité du belvédère de Rancoumas.
  • Le vivre autrement : Cette grande boucle entre Carajuan et Trigance est aussi l'un des plus beaux circuits du secteur à VTT, mais s'adresse à des pratiquants plutôt habiles et entraînés, compte tenu de sa longueur, de son relatif isolement et des portages (ou poussettes !) auxquels il obligera les non-experts.

Navigation dans les Gorges

Repère : Départ: pont de Carajuan sur la D 952 La Palud-Castellane, 1 km en aval du pont de Soleils. Arrivée: lac de Sainte-Croix-du-Verdon, au pont du Galetas sur la D 957 entre Moustiers-Sainte-Marie et Aiguines.
Durée: 8 h de descente partir à 9h du matin. Période: sur lâcher d'eau E.D.F., période recommandée d'avril à novembre. Difficulté: parcours très difficile, 30 km en classe III, IV et V. Plusieurs portages obligatoires et pénibles ; présence de nombreux siphons pouvant provoquer la noyade. Attention, débit d'eau soumis aux lâchers d'eau du barrage de Chaudanne. Sécurité: parcours en eau vive très engagé et réservé à des spécialistes de haute rivière La descente ne peut être réalisée qu'en équipe de kayakistes confirmés. Une seule sortie de secours au niveau de la passerelle de l'Estellier (la seule du parcours) avec remontée par le GR 4 en direction du Chalet de la Maline: compter 1 h 30 avec son embarcation. Carte: IGN série bleue Senez 3442 est et Moustiers-Sainte-Marie 3442 ouest.

Souvent comparé au Colorado, le Verdon n'a pourtant rien de semblable. Beaucoup plus étroit, extrêmement verdoyant, il sait aussi attirer tout autant les amoureux de la nature. Sur terre, dans les airs ou sur l'eau, le Verdon laisse rêveur. Pour les kayakistes, sa profondeur, sa longueur, son isolement et ses difficultés, dans un cadre sauvage et préservé, en font l'un des plus majestueux parcours d'eau vive du monde!
C'est 300 mètres après le pont de Carajuan, que les choses sérieuses commencent. Le rapide de la Dégoulinante, gros toboggan naturel, met dans l'ambiance du parcours qui suit.
Quelques kilomètres de rapides de difficulté moyenne, classe II-III amènent ensuite à l'entrée véritable du grand canyon : le Point Sublime. Le Verdon s'y engouffre dans le couloir Samson au pied d'immenses falaises et une fois engagé, il sera très difficile de rejoindre la route sans un portage des plus difficiles et des plus pénibles.
Puis, s'enchaînent 4 kilomètres de rapides, classe III-IV : les Géants, le Phoque, la Chatière, l'Entonnoir, le Grand Goulet, le Coral et enfin, la Turbine qui marque la lin de la première partie des difficultés. Puis le Verdon s'assagit pendant environ 10 km, reçoit en rive gauche l'Artuby (affluent praticable dans sa partie haute en kayak et surtout dans sa partie basse en descente de canyon). Il est possible de remonter quelques centaines de mètres dans les gorges de l'Artuby. Le coup d'œil en vaut la peine. Arrivé à la passerelle de l'Estellier, la seule du parcours, il est recommandé de se rassasier avant d'attaquer la seconde partie, beaucoup plus difficile et dangereuse que la première.
Les difficultés vont grandissantes, les rapides s'enchaînent les uns aux autres, la pente s'accentue et les siphons sont de plus en plus nombreux. La reconnaissance de certains rapides s'avère obligatoire. La mise en place de sécurités est indispensable au niveau des rapides de l'Estellier, du Styx, de l'Imbut et des Gavalets... Les autres rapides ne sont pas pour autant à négliger. Tous représentent un danger potentiel et sont à prendre avec le plus grand sérieux.
Après l'Imbut, plus aucune voie de communication, plus aucun sentier. Il faudra sortir coûte que coûte. Le dernier rapide s'appelle "les Assommoirs" : il marque la fin des difficultés. Le Verdon débouche alors dans le lac de Sainte-Croix-du-Verdon. Il ne reste que 3 à 4 km à pagayer en eau plate pour rejoindre le pont de Galetas.
  • En faire moins : Embarquement au pont de Carajuan, débarquement à l'entrée des gorges du Verdon après le rapide du Solitaire et remonter à pied jusqu'au parking du Point Sublime (15 minutes).
  • En faire plus : Entreprendre la descente du moyen Verdon entre Castellane et le pont de Carajuan. 20 km classe II, III avec un passage coté IV. Embarquement à Castellane, à côté de la piscine municipale. Débarquement au pont de Carajuan. Ces différents parcours sont aussi faisables en nage en eau vive (hydrospeed) ou en floating (la nouvelle mode à ne pas manquer !). Dans ce cas, se rapprocher des différents prestataires d'eau vive travaillant dans le Verdon (voir leurs coordonnées dans le "pratique").

La pêche dans les Gorges du Verdon

Beaucoup de lecteurs, sans doute effrayés, se disent que l'eau du Verdon n'est pas faite pour eux. Et pourtant ils peuvent aussi la découvrir de manière beaucoup plus paisible à travers une activité ancestrale et moins risquée: la pêche. Pourquoi ne pas se confectionner un repas « sauvage » inhabituel de truites et de chevennes? Partez pour cela avec un accompagnateur local qui vous fera découvrir les bons coins, les bonnes heures, les ficelles du métier. Avec un peu de chance, vous pourrez même choisir votre poisson !
Le permis est obligatoire en toutes saisons... la maille est de 23 cm et on n'a pas le droit de pêcher plus de 10 truites. Attention, le Verdon a un débit artificiel régi par le barrage de Chaudanne. Pour arriver, l'eau met : trois heures au couloir Samson, six heures à la passerelle de l'Estellier, sept heures à l'Imbut. Ne jamais partir seul en aval de l'Imbut. La combinaison Néoprène et un bidon étanche peuvent être nécessaires dans certaines sections.
La couleur de l'eau du Verdon provient de plantes chlorophylliennes situées en amont, et l'on devra pouvoir, suivant la clarté de l'onde, prendre du Fil plus ou moins fin, fabriquer ses mouches, imiter les insectes du jour... Et les bons coins, et les accès, vous demandez-vous? A défaut de vous révéler les coordonnées Lambert de la plus grosse truite des Alpes, voici malgré tout quelques indications : de Castellane à Carajuan : bons coins pour la cuillère, le coup, la mouche. Accès à vue depuis la D 952 ,
  • de Carajuan à l'Escales : beaux endroits pour la pèche au vif et les grosses truites. Accès nombreux: en descendant le long de la rivière depuis le pont de Carajuan, par le Pont de Tusset et l'aire de camping de la D 324, depuis le confluent avec le Bau en remontant le long de la rivière, par le sentier Martel (GR 4) depuis le parking du couloir Samson sur la D 234...
  • de la Mescla à l'Estellier: pêche à la cuillère ou à la mouche. Accès par le sentier Martel (GR 4) depuis le Chalet de la Maline;
  • de l'Estellier à l'Imbut: la pêche au coup sera bonne si le débit est inférieur à 6 m3/s. Accès par le sentier de l'Imbut depuis le chalet de la Maline ou depuis l'auberge des Cavaliers par le sentier des Cavaliers ou le Vider;
  • de l'Imbut à Mayreste : c'est le grand canyon sauvage. Tous les endroits sont bons, mais il ne faut jamais partir seul. Accès depuis l'Imbut ou depuis le col de l'Olivier en descendant jusqu'à l'ancienne passerelle. Pour découvrir le site, ne pas s'aventurer si le débit est supérieur à 6 m3/s. C'est dans ces parages du bout du monde que depuis la mise en eau du lac de Sainte-Croix, les plus grosses prises ont été faites (record de Hubert, la célébrité locale : une truite de 11,8 kg). Les poissons de 3 à 5 kg sont courants.

La Piste des écoliers    

Repère : départ de la Palud-sur-Verdon, arrivée à Moustiers-Sainte-Marie. 4h en roulant tranquillement, +400/-700m de dénivelée, IGN série bleue Senez 3442 est et Moustiers-Sainte-Marie 3442 ouest.

Entre La Palud et Moustiers, il est une route (pas un large et sinueux ruban de bitume comme à l'aplomb des gorges, mais au contraire un chemin de terre) qui circule sur un axe direct. Cette piste dessert un arrière-pays méconnu, magnifique de douceur et de luminosité sous un soleil d'automne, et dont le VTT est l'instrument idéal de découverte.
Au carrefour de la Fontaine Haute à La Palud-sur-Verdon (lavoir à proximité de l'école, dans le haut du village) prendre la direction du village abandonné de Châteauneuf-les-Moustiers (D 123). Une section goudronnée amène au pied de la montée vers le village où l'on quittera à gauche la route goudronnée pour une large piste carrossable. Cette route, dite "route des Belges" vous emmène, par un vallon suspendu entre les gorges et les crêtes du Montdenier, dans un paysage sauvage où l'on ne rencontre que de belles et vieilles fermes, certaines abandonnées mais d'autres encore bien vivantes ou restaurées (la Clue, Vénascle, Naverre, Vincel...). Vous ne rencontrerez guère de difficulté d'orientation, car la piste principale est évidente à suivre ; par ailleurs, le parcours est bien ensoleillé et c'est donc plutôt la chaleur qu'il faut craindre, d'autant plus qu'en temps normal, les sources sont inexistantes sur ces hauteurs... À hauteur et à l'ouest du hameau de Vénascle, on pourrait écourter le parcours en descendant directement vers Moustiers par l'ancienne voie romaine (dans ce cas, il faudra être attentif aux randonneurs pédestres qui empruntent cet itinéraire ; prévoir que quelques passages seront franchis à pied). Mais, les plus vaillants continueront à rouler vers le nord. Un court détour peut alors vous emmener vers la fin de la piste à l'oppidum ligure de Castillon, un des lieux les plus précocement habités de la région. Puis l'on rejoindra enfin la route D 952 qui amène à Moustiers, à proximité de la ferme du Petit Ségriès : on a retrouvé dans ces parages (mais elle est aujourd'hui protégée et invisible) une peinture rupestre de bison datant de 12 000 ans avant notre ère. À cette époque, les glaciers descendaient jusqu'à Castellane et le climat devait être légèrement plus frais qu'aujourd'hui... Sur la fin du parcours, on pourra emprunter un sentier (balisage jaune) qui amène à Moustiers sans passer par le goudron. Quitter pour cela la D 952 sur la droite et environ 200 mètres après l'avoir rejointe.
  • En faire moins : Les variantes possibles sont fort nombreuses dans cette partie du Verdon, généreuse en pistes et sentiers roulables. Le parcours le plus simple au départ de La Palud est une boucle qui consiste à suivre sur quelques hectomètres la première partie de l'itinéraire, jusqu'au col de la Croix de Châteauneuf. Revenir alors sur la droite par un bon sentier descendant dans le vallon de Courchon, remonter ce vallon par sa piste de desserte et repérer assez vite sur la droite un joli sentier qui s'élève doucement sous les pins (on le devine mieux en roulant en sens inverse). Ce très joli chemin décrit une large courbe à la tête du vallon du Marquourin et ramène vers le lieu-dit les Aubrettes. Terminer ensuite par la route qui ramène en quelques minutes à La Palud (compter une bonne petite heure pour ce circuit agréable, ombragé et offrant de jolies portions sur sentiers, jamais extrêmes).
  • Autre choix conseillé du secteur, celui qui quitte la "piste des Belges", au niveau de la ferme de la Clue et rejoint le col de l'Âne (200 mètres de dénivelée en montée) avant de redescendre vers Moustiers par le sentier GR qui longe la crête (escarpé) ; ou bien encore le sentier un peu plus facile qui descend vers le bois de Félines (rouge) toujours via le col de l'Âne. On peut enfin rejoindre le col de l'Âne, sans passer par la Clue, en utilisant la piste partant du col de la Croix de Châteauneuf et qui rejoint la gorge de Vénarelle et le plateau de Bargin.

Sur les traces du passé

Repère : Départ de la Palud-sur-Verdon, 3h30, 16km 600m de dénivelée, éviter l’été en milieu de journée, carte IGN série bleue Senez 3442 est.

À VTT, nous vous proposons la découverte de l'arrière-pays sauvage, un peu à l'écart du Grand Canyon et de sa sur-fréquentation. Un village abandonné, une chapelle blottie contre la roche, des hameaux bien ensoleillés et vivants, vous feront ressentir le Verdon des anciens.
Dans La Palud, au carrefour de la Fontaine Haute, prendre la D 123 jusqu'au village abandonné de Châteauneuf-les-Moustiers (on pourra également suivre, une fois sur le plateau, le sentier équestre balisé en orange) ; le dernier kilomètre n'est pas goudronné (source à droite). Le village a été abandonné faute d'eau et d'hommes après la guerre de 14-18. Suivre la piste qui, au-dessus du cimetière, descend jusqu'au pont restauré de San Peyre. On passe au pied de la chapelle fortifiée de Notre-Dame et au-dessus d'un ancien moulin sur le Baou. Le Baou était avant "la" rivière à moulins du secteur et l'on en compte quatre sur son cours. Une belle montée ramène à la D 17 que l'on descend vers Les Subis puis que l'on quitte à droite vers le petit pont du Ponsonnet sur le Baou. Le retour sur La Palud suit alors la route jusqu'au col de la Croix de Châteauneuf. Possibilité de revenir directement sur La Palud ou de prendre sur la gauche le joli sentier qui dévale dans le vallon de Courchon. On peut alors rejoindre simplement La Palud ou tenter une ultime variante qui remonte le vallon par sa piste de desserte que l'on va quitter sur la droite par un sympathique sentier qui décrit plus loin une large courbe à la tête du vallon du Marquourin et se termine au lieu-dit les Aubrettes. La Palud n'est plus alors qu'à quelques coups de pédales.

La chapelle fortifiée de Notre-Dame

Aménagée par des moines dès 1274, cette grotte pourrait avoir été un lieu de séjour pour les Templiers. Elle fut fortifiée à la fin du XVIe siècle, alors qu’en dépit de l’édit de paix du roi Henri IV, des bandes armées continuaient à assiéger et à attaquer certaines communautés protestantes. En 1746 fut édifiée la chapelle dédiée à la Vierge que l’on peut encore voir à l’heure actuelle. Cependant des vandales entre autres chercheurs du fameux trésor des templiers ont détruit quelques parures et fresques rustiques ainsi qu’un chevet rajouté après-coup.

Le tour du Serre de Montdenier

Repère : départ de la Palud-sur-Verdon, le chemin démarre à la fin de la D123 (point coté 1008m sur IGN), sous le village abandonnée de Chateauneuf-les-Moustiers. Deux jours sans se presser, Cartes IGN série bleue Senez 3442 est et Moustiers-Sainte-Marie 3442 ouest.

Au pas de votre cheval, les anciennes drailles pastorales de ce parcours porteront votre regard sur les crêtes du Chiran ou sur les vastes étendues bordées de turquoise du plateau de Valensole.
Monter par la piste jusqu'aux ruines de Châteuneuf-les-Moustiers et continuer vers le nord-ouest par la piste qui surplombe le ravin du Bau, et descend jusqu'au pont de Sant Peire. Traverser le ruisseau pour remonter sur la droite au hameau des Brochiers. Retraverser le ruisseau au bas du ravin des Louches puis remonter par un sentier (nord-ouest) vers la piste qui rejoint le col des Abbesses. Descendre alors par la piste forestière jusqu'à la naissance du torrent de l'Estoublaisse. Laisser la piste qui part sur la droite vers le lac, pour emprunter la piste de la forêt de la Faye (toujours dans cette même direction générale nord-ouest). Arrivé sur le plateau, bifurquer vers l'ouest pour rejoindre le col de St-Jurs (point coté 1318 m). Laisser la piste pour prendre un sentier qui descend sur la gauche (sud-ouest) et rejoindre la route forestière. Au premier virage en lacet, prendre à gauche la piste forestière qui rejoint la ferme de Naverre et continuer vers le sud sur la piste principale (ancienne voie romaine) pour atteindre la ferme de Vénascle (à l'oratoire, laisser la piste qui part sur la droite). Le chemin descend ensuite vers le torrent de Vallongue pour arriver aux ruines de la Clue. Après être passé sous des lignes électriques, poursuivre la piste qui longe le ruisseau. Laisser un chemin qui part sur la droite (point coté 936 m) pour retrouver le village de Châteauneuf-les-Moustiers.
  • Le vivre autrement : Tout le secteur des hauts plateaux — entre gorges du Verdon et route Napoléon Castellane-Digne est parcouru d'un nombre impressionnant de pistes forestières permettant une infinité de possibilités à VTT et un dépaysement assuré à mesure que l'on s'éloigne des routes et agglomérations principales. Le circuit équestre proposé n'est que l'un des nombreux choix possibles du secteur. N'oubliez jamais le nécessaire de réparation : ces parages ne sont guère fréquentés et il ne faut pas trop compter sur un dépanneur providentiel passant par-là !
  • La vallée de l'Estoublaisse, à la tête de laquelle passe le parcours équestre proposé, est également le théâtre d'une superbe randonnée pédestre venant visiter les fort discrètes gorges de Trévans. Son départ a lieu cette fois à l'aval de ce cours d'eau tumultueux, côté vallée de l'Asse (village d'Estoublon). Une petite route sans issue (la D 667) remonte la vallée et une courte piste, démarrant sur la droite avant la montée au hameau de Trévans, permet ensuite de se rapprocher de l'entrée des gorges (passerelle et panneau ONF). Une boucle très sympathique (d'une durée de 4 h) consiste à remonter par un joli sentier le torrent principal de l'Estoublaisse, en restant toujours sur sa rive gauche.
  • Après une montée prononcée, c'est à flanc que ce chemin forestier gagne le voisinage des ruines de Valbonnette (abri-refuge très précaire) avant de descendre au torrent que l'on franchira pour repartir en rive droite et en sens inverse. Plus loin, on atteindra le ravin du Pas de l'Escale et l'on rentrera au départ de la boucle après avoir traversé à deux reprises ce torrent. On aura admiré au passage les encaissements des deux torrents, fort appréciés des descendeurs de canyons avec leurs vasques et petits rappels (jamais plus de 20 m), mais actuellement non visitables en suivant le fil de l'eau suite à la nouvelle réglementation en vigueur.

Le Chiran : s’élever jusqu’au firmament  

Repère : départ du gîte d’étape de Blieux sur la D2, 4h jusqu’au sommet, 1000m de dénivelée, carte IGN série bleue Senez 3442 est.

Quitter les profondeurs des gorges et, même au plus fort de la saison, retrouver un calme quasi absolu. Dans un ciel réputé pour être l'un des plus purs du monde, en altitude, au milieu d'un désert, un ancien observatoire astronomique vous attend.
Le chemin est balisé depuis la D 21, à partir du lieu-dit Le Pointu. S'élever régulièrement et rapidement au-dessus de la clue de l'Asse, particularité géologique pittoresque. Puis descendre vers l'est pour reprendre une belle montée dans le cirque sauvage du Portail de Blieux que l'on atteint pour y rejoindre la piste qui arrive de Majastres. Suivre cette piste jusqu'au sommet. Le retour s'effectuera par le même itinéraire.
  • En faire moins : À partir de Rougon (village proche de La Palud, sur les hauts plateaux du Verdon) ou de Mézel (vallée de l'Asse), on peut aussi suivre la D 17 qui longe la barrière du Chiran sur son flanc sud-ouest. S'arrêter au niveau de la barrière fermant la piste escaladant le versant. Suivre alors à pied ce chemin jusqu'au sommet (dénivelée réduite à 600 m ; la montée ne dure plus alors que 2 h).
  • En faire plus : Les variantes possibles du secteur sont nombreuses : on pourra ainsi coucher au sommet pour une nuit d'observation dans les locaux aménagés, ou encore retourner à Blieux par le sommet du Mourre de Chanier et le vallon du Longuet à l'est. Traverser hors sentier par des zones caillouteuses et des pelouses sur l'un des géants de Provence. On retrouve dans le vallon du Longuet un mauvais balisage à proximité du hameau de Thon.
  • Le vivre autrement : À cheval, à VTT, à raquettes, à skis : l'itinéraire peut tout à fait être adapté au moyen choisi. On peut réaliser en hiver, lorsque la neige est au rendez-vous sur ces montagnes, points culminants de la Provence, de petites courses d'alpinisme qui ont avant tout le cachet de l'authenticité. Départ depuis le hameau des Louches sur les hauteurs de La Palud. Les crampons et le piolet peuvent être nécessaires pour ces pentes qui sont parfois à 45 degrés en neige dure (notamment dans les couloirs sous la Grande Plaie, 700 mètres de dénivelée).
  • Un parapentiste confirmé doit pouvoir faire un joli vol au départ du Chiran dans ces parages fréquentés plus fréquemment par les planeurs. Plus originale enfin, sera la descente du cours de l'Asse de Blieux (2 rappels de 40 m, mais l'équipement est à ce jour vétuste...).

Majastres, village oublié

Cette randonnée à VTT permet la découverte d'un village abandonné mais en cours de restauration, perché sur un éperon rocheux, et d'un autre village très isolé où vit encore une famille.
De Majastres, suivre la D 17 au nord-ouest vers Mézel pour prendre à droite après 1 km une piste qui amène vers Le Villard (col qui domine Majastres). A ce col, prendre à gauche une piste qui descend vers un gué. On aperçoit alors le petit village du Poil vers lequel on remonte par une bonne piste. Très belle fontaine dans le village. Le bâtiment qui abritait la mairie et l'école a été retapé pour en faire un gîte, mais suite à des problèmes divers, cela ne fonctionne pas très bien... Prendre au milieu du village le chemin qui passe entre le cimetière et la chapelle. Le suivre à flanc (2 ruisseaux difficiles à traverser) jusqu'à une piste que l'on descend vers la gauche. Au carrefour suivant, prendre de nouveau à gauche pour ensuite atteindre la D 17 que l'on remonte jusqu'à Majastres.
  • En faire plus ou moins : Venir depuis Blieux par des pistes et rejoindre l'itinéraire au Villard (Blieux, Haut-Chaudoul, Couley-de-Calasse). On peut, au gué, 2 km avant le village, prendre à droite la piste le long du ravin du Sourcier, la suivre jusqu'au col qui se situe sur la ligne de crêtes qui sépare cette vallée de celle de l'Asse (proximité du sommet, 1 358 m, plein est du village) et là descendre par un sentier vers le village du Poil par un joli défilé. Vous êtes ici dans une zone très peu habitée : pour manger ou boire quelque chose, vous devrez aller à Mézel ou à Estoublon.

Les plus beaux sentiers des Gorges

Martel, Imbut, Vidal, Cavalier, Bastidon, autant de noms évocateurs de souvenirs forts pour tous ceux qui ont parcouru ces sentiers exceptionnels. Le plus célèbre et le plus fréquenté est sans conteste le sentier Martel, mais son succès a pourtant un revers, sa sur-fréquentation. Notre conseil: si vous voulez vraiment apprécier le sentier Martel, levez-vous très tôt et commencez à marcher dès la première heure du jour. Sinon, allez-y en dehors des périodes d'affluence touristique. La plus belle période sera alors octobre ou novembre, par l'une de ces journées d'automne où la beauté des gorges se noie dans des éclairages et des couleurs véritablement extraordinaires.
Pour parcourir l'ensemble des cinq sentiers, il faut pratiquement compter trois jours. Si vous ne disposez que d'un week-end, nous vous conseillons le programme suivant Jour 1: le sentier Martel ou (beaucoup plus facile ; le moins acrobatique des chemins des gorges), celui du Bastidon.

Le sentier Martel

Le départ a lieu au refuge de la Maline (à 8 km de La Palud par la route des Crètes). Le chemin descend (parfois raide avec même une échelle au pas d'Issane) jusqu'à proximité du Verdon où l'on prendra à gauche (en remontant le courant). Suivre la rivière (traversée de l'éboulis de Guègues sur une passerelle) puis s'élever jusqu'à la brèche Imbert.
Avant de commencer à monter vers la brèche Imbert il est conseillé d'aller admirer la Mescla (le mélange des eaux) magnifique confluent de l'Artuby et du Verdon, en empruntant à droite un petit sentier (panneau au départ ; compter 30 à 40 mn aller et retour). Du haut de la brèche Imbert, descendre ensuite les échelles avec prudence (7 consécutives).
Les croisements avec ceux qui montent ne peuvent se faire que sur les plates-formes. On reprend ensuite un cheminement horizontal plus facile puis une descente au niveau de la Baume aux Chiens.
Une longue partie horizontale amène au pied d'une des plus fameuses falaises d'escalade au monde : l'Escalès (sur votre gauche). Ses innombrables voies de 300 m ont fait rêver plusieurs générations d'alpinistes. À la fin de cette falaise, la partie la plus vertigineuse des gorges vous attend : le couloir Samson avec ses tunnels et le détour à ne pas manquer par la Baume aux Pigeons, gigantesque auvent de 60 m en surplomb. On arrive ensuite au confluent du Baou et du Verdon (source du Merlet) puis au parking du couloir Samson d'où l'on pourra continuer (à gauche et au fond du parking) jusqu'au fameux Point Sublime. Un sentier peut vous ramener (moyennant une bonne heure de marche supplémentaire) à La Palud par la rive droite du Baou, les ruines de Berre et le ravin des Conhets.
  • En faire moins : Les moins courageux peuvent découvrir le couloir Samson et les tunnels depuis le parking de la D234 situé sous le Point Sublime, en aller-retour jusqu'à La Baume aux Pigeons ou un peu plus loin, au belvédère d'Irouelle (2h30 environ). Rappelons enfin que le sentier Martel est interdit à toute autre pratique que la randonnée pédestre.

Le sentier du Bastidon

On peut partir indifféremment de La Palud-sur-Verdon ou du parking du belvédère de May-reste. On peut aussi parcourir intégralement le sentier "PR" balisé en jaune par l'ADRI, qui part de La Palud et y ramène en passant sous la Cime de Barbin. Depuis La Palud, côté Moustiers-Sainte-Marie, suivre le balisage jaune qui commence sur une petite route longeant un camping. Rejoindre la route des Crêtes, puis la quitter sur la droite, pour la retrouver un peu plus bas (GR 4). Un kilomètre après avoir franchi le pont routier (cote 845 m sur IGN), quitter la route à droite et s'engager sur le "sentier du Bastidon" proprement dit. Ne jamais s'écarter du balisage jaune. Avant d'arriver au belvédère de Mayreste, faire attention, dans un ravin profondément encaissé (le ravin de Ferné), où le sentier utilise une vire rocheuse assez étroite. De Mayreste (3 h depuis La Palud), revenir en voiture ou en taxi à La Palud-sur-Verdon, si l'on en a laissé une, ou bien poursuivre le sentier PR jusqu'à La Palud-sur-Verdon. Compter alors 3 heures de plus. Par le vallon du Baise et le ravin du Grinhan, gagner le Jas de Barbin, puis passer à l'adroit de la Cime de Balint] avant de redescendre sur La Palud. Après le ravin du Grinhan, l'itinéraire est commun avec le GR 4, et on retrouve le balisage rouge et blanc.

Jour 2 : l'enchaînement Cavaliers-Imbut-Vidal

C'est le sens que nous vous conseillons, le sentier des Cavaliers étant plus facile à descendre que le sentier Vidal. Depuis l'auberge des Cavaliers, prendre le sentier GR balisé en rouge et blanc qui descend au nord vers le fond des gorges jusqu'à l'emplacement de la passerelle de l'Estellier, emportée à l'automne 1994 par la crue du Verdon. Suivre ensuite le Verdon rive gauche jusqu'au chaos de l'Imbut. Plusieurs passages en corniche obligent à une grande prudence. Vous pouvez à loisir quitter le sentier pour vous baigner, si la saison et le débit du Verdon s'y prêtent, ayant alors un large choix d'endroits magnifiques... Au pied du raide sentier Vidal, continuer encore une vingtaine de minutes pour aller admirer le chaos de l'Imbut (l'entonnoir en provençal), dans lequel le Verdon disparaît. Il est le résultat d'un probable éboulement d'une voûte souterraine ; le nombre et la taille gigantesque des blocs en font une merveille de la nature. La profondeur du siphon terminal est pour l'instant insondable. Attention : il est dangereux de se promener sur les énormes blocs du chaos, usés et glissants. Revenir au pied du sentier Vidal, et le remonter en se tenant aux câbles et aux échelles. Prendre garde à ne pas envoyer une pierre sur ceux qui montent sous vos pieds. Lorsqu'on arrive sur la route reliant Aiguines au Pont de l'Artuby, le plus simple est de revenir à pied par le bord de route jusqu'au parking des Cavaliers (4 à 5 km), sinon il faut avoir prévu de laisser une voiture.

Les tunnels du sentier Martel

Le Verdon, proche des grandes concentrations urbaines de la côte méditerranéenne et au cours souvent encaissé entre de gigantesques plateaux calcaires, a toujours attiré les ingénieurs et autres hydrauliciens. C’est ainsi que dès 1901, la société électrique du Sud-est échafaude un projet grandiose : barrer le Verdon en amont des gorges à la clue de Carajuan (au pied du village de Rougon), puis le canaliser jusqu’à sa sortie vers Moustiers où une chute aurait récupéré l’énergie investit par les hommes pour ce dur labeur. Entièrement creusés « à la main » (le travail avançait d’un mètre par jour, dit-on), les tunnels ont été commencés par les deux bouts et tous ensemble. Ce devait être une véritable aubaine pour le pays et une véritable fourmilière humaine dans les gorges. La guerre de 14-18 a toutefois interrompu ce pharaonique projet, pour le plus grand bonheur des visiteurs actuels, amoureux des eaux vives de l’impétueux torrent.

Escalade au Verdon

Verdon, ce nom sonne depuis longtemps dans l'imaginaire des grimpeurs du monde entier. Un site (ou plutôt un ensemble de sites) qui ne s'est jamais démodé, accueillant autrefois les grands voyages de rochassiers aventureux, adeptes de grandes parois lisses vaincues à force de persévérance et de journées d'effort, mais aussi les tentatives plus courtes et plus "modernes" des adeptes actuels de longueurs consommées à l'unité.

La falaise de Valaute

Repère : Accès : de la Palud prendre la CD 23 (la route des Crêtes) vers l’est et se garer en bordure de route au premier belvédère atteint. Hauteur : voies de 6m à 45m. Difficulté de 3b à 6c. Carte IGN série bleu Senez 3442 est.

Une véritable école sans le vertige des grandes voies bien qu'elle se trouve à proximité immédiate du grand canyon. Une pratique douce donc, dans un beau cadre sauvage et préservé. Il faut prononcer "Valaote".
Depuis le belvédère, descendre vers le nord-nord-est en suivant le bord de la falaise de l'Escalès qui surplombe les gorges par un sentier assez bien marqué et signalé çà et là par des cairns pendant environ 400 m, jusqu'au bout de bois planté dans une faille sur la crête. S'éloigner alors de la crête vers la gauche (cairns) en suivant une trace moins nette pendant environ 300 m (sinueux), jusqu'à un petit bois de chênes que l'on traverse pour continuer vers un col planté de grands pins, par un parcours tortueux dans les lapiaz. Une fois au col, avancer vers les gorges (à droite), la falaise est à 100 m sur votre gauche (durée de cette approche depuis le belvédère : 15 mn). La partie inférieure de la falaise est très intéressante pour l'initiation des enfants. Il faudra pour cette partie rester attentif aux éventuelles chutes de pierres et le port du casque est recommandé, même si le rocher du ressaut est excellent (mieux vaut prévenir que guérir...).
  • Le vivre autrement : L'accès au pied des falaises est aussi l'occasion d'une randonnée originale. On peut en effet, depuis le col de Valaute, contourner le sommet soutenu par des falaises exposées au sud, en montant vers la gauche, puis descendre sur le versant nord par de grandes dalles inclinées (désescalade facile, parcours hors traces), en face du Point Sublime; rejoindre alors un joli sentier en corniche, le long des gorges de Bau que l'on suivra vers l'aval, jusqu'au sentier Martel pour découvrir le couloir Samson, et les plus beaux à-pic du canyon. Depuis Valaute, compter une bonne heure jusqu'au sentier Martel et prévoir une navette de voiture ou un taxi, ainsi qu'une lampe pour ceux qui s'aventureraient dans l'antre du couloir Samson et de ses tunnels.

L'arête du Belvédère

Repère : Départ: route des Crêtes vers l’ouest (D 23, en direction du chalet de la Maline). S'arrêter environ 6 km après le village de La Palud, au niveau d'un parking taillé dans le rocher, situé à gauche de la route (le chalet de la Maline est 2 km plus loin).
Durée: 4 h. Hauteur: 200 m d'abord à la descente, puis à la montée Difficulté: un passage 5 sup que l'on peut passer en partir avec un coinceur (jeu de stoppers) ; voie par ailleurs soutenue en 4/5 ; équipée de pitons et chevilles; prévoir 12 dégaines par longueur ainsi que des anneaux de sangle. Carte: IGN série bleue Serrez 3442 est.

Une grande classique, pas trop difficile malgré sa très belle ampleur dans le cadre sauvage des gorges. C’est la grande voie la plus facile du site, l’une des plus parcourue.
Ici, on descend d'abord avant de monter. Et c'est l'occasion de découvrir l'une des multiples singularités des gorges : les sentiers d'accès des anciens coupeurs de buis. Depuis le parking du Belvédère, revenir environ 100 m vers La Palud-sur-Verdon (il y a un cairn en aval de la route, si un vandale ne l'a pas détruit). Suivre la trace qui descend (cairns) d'abord plutôt vers la droite, puis plutôt vers la gauche (petits ressauts rocheux), jusqu'à une petite brèche où la sente devient très raide (descendre à gauche, premiers pieux plantés). Désescalade facile sur environ 50 m, puis une petite remontée à ne pas manquer. Franchir un petit éperon, puis continuer la désescalade facile. On est alors en vue directe de l'arête. Atteindre une zone herbeuse, la descendre vers la droite jusqu'au dernier couloir que l'on désescalade et traverser à gauche vers le pied de la première arête évidente. La voie se situe sur l'éperon immédiatement à droite.
Attaquer 3 m à droite de la cheminée-couloir qui sépare les deux éperons (cheville à expansion dès les dix premiers mètres ; attention, autre voie plus difficile à gauche). Quitter la cheminée vers la fin de la première longueur. La deuxième longueur, après une fissure difficile, traverse sur quelques mètres à gauche. Suivre ensuite au mieux la ligne de l'arête sur plusieurs longueurs, jusqu'à un relais sur le flanc gauche. Rejoindre l'arête par un mur raide, immédiatement au-dessus, jusqu'à un gendarme où l'on installe son relais. Prendre la fissure de gauche plus facile (à droite 5c), puis retraverser à droite pour rejoindre l'arête. Par une zone facile, accéder au dernier ressaut que l'on franchit sur la gauche.
  • En faire moins : On peut, à la descente, après avoir franchi le passage le plus raide et être arrivé dans la zone herbeuse avant le dernier couloir, rejoindre l'itinéraire dans sa troisième longueur et prendre ensuite les variantes les plus faciles. Dans ce cas, les difficultés qui se présenteront à vous ne dépasseront pas le 4 sup.

La Demande

Repère : parking du couloir de Samson à proximité du point Sublime, 8h, hauteur de 320m, difficulté : 6a soutenue en 5c. Carte IGN série bleue Senez 3442 est.

C'est la voie la plus classique des Gorges, et l'une des plus longues. C'est également une ligne historique, puisque ce fut la première ligne remontant la falaise de l’Escalès, une voie également très pute qui offre une escalade variée et engagée. Sa première ascension se révéla suffisamment pénible pour ôter toute résistance à son auteur et le pousser à une demande en mariage différée jusqu'alors...
Du parking, suivre le sentier Martel (balisage rouge et blanc) vers l'aval (tunnels, on peut prévoir une lampe ou suivre avec la main le bord gauche du tunnel pour ne pas se noyer dans les flaques d'eau présentes en période humide On passe ensuite au pied de la Paroi Rouge, puis on descend un petit escalier métallique. Le chemin remonte alors pendant 200 m puis redescend. Prendre au début de la descente une trace balisée en orange qui monte à droite vers la paroi sur environ 250 m. On est alors au pied d'une grande ligne de fissure courbe : la Demande. Attaquer à droite du petit éperon. La première longueur est dure à froid et il convient de ne pas se démoraliser ! La deuxième peut être jumelée avec la troisième, si l'on est encordé à 55 m. La quatrième (ou cinquième) est la plus dure. Ne pas oublier de traverser à droite au début de la septième (ou huitième). La dixième (ou onzième) est la plus belle... Pensez à ceux qui, avant l'équipement actuel, faisaient cette longueur, assurés par un seul mauvais clou à trois mètres au-dessus du relais (lui-même fragilement suspendu sur coinceurs évidemment !). Sauf vandalisme, un beau cairn vous attend au sommet. Suivre la crête vers l'aval pour rejoindre le belvédère de la Carrelle où vous aurez laissé une voiture ou bien rentrer en auto-stop. Vous pouvez aussi rejoindre vers l'aval le belvédère de Trescaïre et ensuite retourner à pied au départ comme expliqué dans la proposition consacrée au site d'escalade de Valaute.

Les canyons du Verdon

Repère : Le torrent du Jabron. Départ descente 1: en aval du hameau de La Bâtie (à une douzaine de km au sud-est de Castellane, par la RN 85 direction Grasse). Départ descente 2: en aval du village de Trigance sur la D 955. Durée : 2 h pour chaque descente. Difficulté: jolis canyons d'initiation (petits rappels et petits sauts). Matériel: petite corde (20 m); la combinaison néoprène et l'équipement individuel de rappel sont facultatifs lors des étiages estivaux, compte tenu du faible débit, du petit nombre d'obstacles et de la brièveté des deux parcours.
Carte: IGN série bleue Castellane 3542 ouest (descente 1) et Senez 3442 est (descente 2).

Le calcaire y a été creusé de mille façons qui rendent leur découverte joyeuse ou surprenante, esthétique ou ludique... En six parcours aux difficultés variées, nous vous emmenons à la découverte des entrailles à ciel ouvert de cet attachant pays du Verdon...

Le torrent du Jabron

Un parcours classique d'initiation à la descente de canyons, que l'on effectuera en deux parties distinctes et complémentaires.
Descente 1 : depuis la N 85, prendre au sud-ouest la direction du Cloutas par une petite route goudronnée qui, après ce hameau, se transforme en piste. 1 km après le hameau, se garer et rejoindre le bord de la rivière que l'on suit jusqu'à l'étroiture : 2 rappels, le deuxième peut être fait en toboggan après s'être assuré qu'il n'y a aucun danger. Un très beau passage en grotte. À la sortie, remonter par la rive droite et revenir sur ses pas.
Descente 2 : cette portion est située à l'aval du village de Trigance. Sur la D 955, 500 m au nord-est du carrefour avec la D 90, prendre une piste qui descend vers la rivière. Se garer et rejoindre la rivière. Le canyon commence après un barrage. Il offre de belles vasques et, après s'être assuré que la réception est bonne, de jolis sauts (6 m maximum) sont possibles.
Après un premier passage étroit, on peut soit sortir et rentrer par la rive droite, soit continuer un peu sur la rive gauche pour rejoindre le torrent à un deuxième étroit moins grandiose, mais mignon également, et passer ainsi sous le joli pont des Demoiselles. Revenir ensuite par la rive droite en longeant des champs cultivés.

Le canyon de l'Artuby

Repère : Le canyon de l'Artuby Départ : pont de l'Artuby sur la D 71, à mi-chemin entre Aiguines et Comps. Durée : 6 à 8 h. Difficulté: attention, il faut avoir une petite expérience de la nage en eau vive. En conditions normales, il faut marcher avec les mains sur des rochers parfois glissants. Cartes : IGN série bleue Ampus 3443 est et Senez 3442 est.

L'ambiance y est grande et l'arrivée à la Mescla (un lieu magique qui signifie en provençal "mélange des eaux" et où confluent Artuby et Verdon) reste pour beaucoup de pratiquants l'un des moments forts de leur histoire sportive...
Au pont sur la D 71, enjambant l'Artuby, se garer sur la rive droite. Du parking, emprunter parallèlement au cours de l'Artuby et vers l'amont, la piste qui longe le bord du plateau ; retrouver  un balisage jaune et fluorescent (bien peu esthétique, mais utile), 500 m environ après le parking. Suivre alors le sentier balisé qui descend dans le fond du canyon et y arrive sous le pont.
Suivre ensuite le lit de la rivière, dans une étroiture. Il faudra nager plusieurs fois, au maximum 200 m et dans une eau sombre et profonde entre deux vertigineuses parois. Ces vasques sont en fait des affleurements de nappes souterraines et elles en ont la fraîcheur... À la Mescla, le confluent avec le Verdon, la lumière vous inonde enfin après la sombre faille. Regagner du mieux possible la terre ferme. Trois possibilités en fait :
première possibilité, la sortie qui suit vers l'aval le sentier Martel, puis qui remonte à l'auberge des Cavaliers après le franchissement de la passerelle de l'Estellié ;
seconde possibilité (plus courte mais moins facile), celle qui remonte le sentier Martel, retraverse le Verdon à l'amont et regagne la D 71 à proximité du balcon de la Mescla: une échelle souple méritera dans ce cas quelques attentions pour franchir un ressaut rocheux ;
la navette n'est pas indispensable dans ce dernier cas, car le pont de l'Artuby n'est distant que de 3 km environ.

Le torrent du Bau

Repère : départ du pont de de Ponsonnet (coté 922m sur IGN) qui enjambe la rivière à 5km de la Palud-sur-Verdon, sur la route desservant les hameaux supérieurs (les Michels,…). Arrivée au pont sur la D952 la Palud-Castellane. Entre 3h et 6h, selon le rythme. D’avril (très aquatique) à octobre, attention au rappel de 15m et aux ressauts, les échappatoires en cas de montée du débit d’eau sont longues et difficiles. Catre IGN série bleue Senez 3442 est.

A mi-chemin, entre la descente de canyon et la randonnée aquatique, cette remarquable rivière toujours en eau (ce qui est rare dans le secteur) vous fera vivre de bons moments et une agréable "promenade à la fraîche". Prononcer le Baou !
Du Ponsonnet, suivre le cours de l'eau jusqu'à un premier petit étroit (saut possible après vérification dans une étroite vasque à droite ou rappel de 3 m à gauche). Atteindre ensuite une partie plus large avec un ancien moulin restauré (privé). Puis de courts étroits successifs (sauts possibles en général) amènent au sommet du passage clef : la cascade de 15 m (contournement possible par la gauche, 50 m en amont). Le rappel dans la cascade est plus pittoresque, mais il faut alors connaître les règles de sécurité et réchappes possibles (une autre ligne de rappel est-elle située hors d'eau et sur la droite). On continue ensuite soit par le cours d'eau soit par la rive droite jusqu'à la belle étroiture marquée d'un bloc coincé (petit rappel puis sauts possibles après vérification).
Après ce dernier étroit, des chemins situés sur les deux rives, ou le fil de l'eau, vous ramènent au pont sur la D 952 où un dernier toboggan vous attend. Retour pédestre possible au départ moyennant une petite heure et demie de marche qui évitera une manœuvre de véhicules.

Le ravin de Mainmorte

Repère : Accès: à La Palud surVerdon, prendre la D 23 en direction du chalet de la Maline, et repérer un petit parking à droite à 3,5 km environ du village. Départ : par le sentier balisé du Bastidon qui permet de rejoindre le cours du torrent en quelques minutes Arrivée: col de l'Olivier sur la D 952 (route La Palud-Moushers) ou chalet de la Maline. Durée : entre 5 et 8 h.
Période: d'avril à octobre. Matériel: équipement individuel de rappel et combinaison ; une corde de 90 m permet de réaliser d'un seul jet l'ultime et esthétique rappel avant le Verdon. Difficulté: canyon sec, uniquement accessible à un public familier de l'activité et bien équipé. La dernière partie du canyon est aérienne et le dernier rappel tombe à pic dans le lit du Verdon.
Sécurité : les gués du Verdon ne sont praticables que par un débit d'eau faible, inférieur à 4 m3/s. Cette randonnée aquatique peut s'avérer dangereuse pour des non-initiés. C'est une sortie en technique mixte (rocher/eau) requérant de nombreuses qualités.
Carte: IGN série bleue Senez 3442 est.

C'est l'un des plus beaux canyons de Provence, situé dans la partie sauvage et inaccessible où coule le Verdon. Il s'agit de descendre d'abord un très beau canyon à sec, puis de rejoindre le cours du Verdon lui-même, pour profiter des plaisirs de l'eau dans le cadre majestueux des gorges.
Un court sentier rejoint en quelques minutes le lit du torrent. Le canyon très étroit présente une belle série de cascades dès le début de la progression. Ressauts successifs de 3 à 30 m, jalonnés par une tyrolienne obligatoire au-dessus d'une vasque profonde et croupie.
Les méandres du canyon, malheureusement à sec, sont particulièrement étonnants. La dernière cascade, haute de 45 m, offre une vue superbe sur le Verdon. Le rappel se termine directement dans le Verdon. Il est possible de fractionner le rappel en deux tronçons : 35 m + 10 m ou encore 20 m + 25 m. Si le débit du Verdon est important, le premier qui descend a intérêt à défaire son descendeur sur le relais situé à 10 m de l'eau, puis à sauter à l'eau avec la corde à la main pour tirer les autres directement sur la rive gauche du Verdon. Lorsque vous êtes dans le Verdon, deux solutions vous sont offertes :
  • si le débit du Verdon est inférieur à 4 m3/s, vous pouvez remonter le long du torrent et rejoindre en rive gauche le sentier de l'Imbut qui vous fera sortir au chalet de la Maline par le GR 4 (solution plus longue mais préférable à celle du sentier du Maugué, très escarpé, exposé et non balisé).
  • si le débit est supérieur à 4 m3/s, les pratiquants habitués aux gros débits devront suivre vers l'aval le sentier des gués du Verdon. Le franchissement de ces gués (qui peut être effectué par des gens peu expérimentés, mais prudents, jusqu'à un débit de 4 m3/s) nécessite au-delà de cette limite une très bonne expérience de l'eau vive. Il faut donc repérer les endroits les moins profonds pour les traverser à pied. Une règle : vous devez toujours voir nettement le fond avant de vous engager et prévoir également quelle sera votre trajectoire dans l'eau en cas de glissade. On peut également suivant le débit, son expérience et son équipement, parcourir la partie des gués en nageant au maximum dans l'eau (attention dans ce cas aux nombreux passages délicats avec bloc siphonnant). N'hésitez pas dans tous les cas à mettre un gilet de flouai son, d'autant que peu après avoir rejoint le lit du Verdon, une partie encaissée nécessite 100 m de nage obligatoire en eau calme ! Au niveau de l'ancienne passerelle de Mayreste (ancienne pile du pont bien visible), rejoindre un chemin rive droite qui vous ramène au col de l'Olivier : prendre à droite à la première bifurcation, puis à gauche en montant sur le flanc du dernier vallon. Les infatigables prendront alors la D 952 sur environ 2 km, direction La Palud-sur-Verdon, puis au niveau du belvédère de Mayreste, ils suivront le sentier du Bastidon pour rejoindre le départ sur la D 23 (3 h de marche sympathique !).

Le val d'Angouire

Repère : Départ au carrefour de Saint-Clair (à 3 km au sud de Moutiers), de la D 952 avec la D 957. Heure conseillée : 9h 30. Durée : accès en 2 h ; descente en 5 h. Dénivelée: 400 m de montée pour l'approche. Le canyon lui-même présente une dénivelée de 250 m environ.
Difficulté: à sec, c'est pratiquement un canyon d'initiation. En eau, il faudra être beaucoup plus aguerri aux techniques de ce sport. Il ne présente cependant pas de pièges, sauf en cas de grosses crues. Sécurité: canyon plutôt engagé : il est possible de s'échapper rive droite vers "la piste des Belges" jusqu'au quatrième rappel, puis il faudra sortir vers le bas jusqu'au dernier rappel (où l'on retrouve l'eau) et où une mauvaise échappatoire existe rive gauche.
Equipement : excellent, prévoir une corde de 45 m et l'équipement individuel habituel pour les bains et autres rappels. Carte: IGN série bleue Moustiers-Sainte-Marie 3442 ouest.

Le val d'Angouire (ou des Angoisses, brrr!) est souvent à sec, mais présente la particularité de se terminer dans l'eau après une providentielle résurgence. Un couple d'aigles en a fait son territoire. Surtout ne les dérangez pas !
Du carrefour, partir en direction de La Palud-sur-Verdon, par la D 952 que l'on quitte très vite à droite pour le R 4 (balisage rouge et blanc) qui recroise la route, puis la quitte au niveau d'une carrière à gauche. Suivre ce sentier jusqu'à la crête qui descend du "Plein voir" - un lieu-dit bien nommé. Continuer sur le GR pour le quitter environ 500 m plus loin sur la gauche (balisage jaune). On traverse alors un plateau (direction est-nord-est, où l'on voit çà et là des ruines en pierres sèches. Après une chapelle ruinée, partir (balisage jaune) vers le nord dans le fond du ravin et le suivre. Les rappels courts et nombreux alternent avec les portions plus calmes. Et dans la « Poire » les rappels s’enchaînent : attention à ne pas descendre au fond de la première vasque asséchée et à rappeler la corde avant d’en être sorti, car la remontée peut être difficile si vous n'êtes ni grimpeur ni bien chaussé... On retrouve bientôt l'eau qui a fait son chemin par dessous. Dans cette dernière partie les passages délicats se contournent plutôt vers la gauche. Évitez l'eau, les pêcheurs locaux y tiennent. Une prise d'eau rive gauche alimente un canal privé : ne pas le suivre. Un peu plus bas, à droite, un autre canal commence. Descendre encore 100 m dans le torrent, puis sortir à droite vers un bon chemin que l'on suit, le plus discrètement possible car les propriétaires alentour ont la bienveillance de se laisser déranger par les visiteurs que nous sommes. Rejoindre enfin la D 952 et le départ.
Le vivre autrement : Un circuit pédestre peut du fond du ravin et avant la descente, ramener par la ferme de Vénascle et le ravin de Notre-Dame (ou plus simplement mais moins joliment, par l'ancienne voie romaine située elle un peu plus au sud), jusqu'à Moustiers-Sainte-Marie. Cette possibilité de boucle sera intéressante pour tous les accompagnants ne pouvant ou ne voulant pas affronter la succession des rappels et souhaitant malgré tout visiter les abords pittoresques du val d'Angouire.

Le Riou

Repère : départ de Moustiers-Sainte-Marie, prévoir 1h pour l’accès et 4h pour la descente, de mars à novembre avec de bonnes combinaisons, 250m de dénivelée, attention aux nombreux rappels dont un de 50m, en cas de besoin au peut s’échapper du canyon en rive droite après les deux premiers étroits ou en rive gauche (de préférence) entre le rappel de 50m et celui de 45m.

Il s'agit là certainement du parcours le plus classique autour de Moustiers. On y découvre l'aridité des plateaux et une entaille vertigineuse. C'est toutefois un canyon technique, qu'il convient donc d'aborder avec prudence, en connaissant précisément ses limites ou aptitudes.
Du parking le plus haut du village de Moustiers (près du cimetière), rejoindre le chemin de croix qui amène à Notre-Dame-de-Beauvoir, le quitter à droite par une porte voûtée (balisage jaune). Suivre le sentier jusqu'à déboucher sur le plateau. Le quitter à gauche vers un petit ravin (canyon de Notre-Dame) que l’on traverse pour remonter vers un collet (direction nord-nord-ouest). Descendre vers le torrent du Riou, au pré de la Chiéchié. La descente commence ici. Deux jolis étroits (sauts possibles après vérification) conduisent à un élargissement après lequel commence une série de rappels.

Voler au-dessus du lac de Sainte-Croix

Les Préalpes de haute Provence sont réputées pour leur aérologie exceptionnelle : l'une des meilleures du monde. Ceci grâce à la conjugaison des reliefs, de l'ensoleillement intense et de vents favorables. Moustiers-Sainte-Marie est un des quatre sites qui ont été choisis pour les épreuves du championnat du monde de parapente de 1991. C'est un site très esthétique, où les qualités du vol sont indissociables du plaisir des yeux; entrée des gorges du Verdon, lac de Sainte-Croix et plateau de Valensole. Ici les ascendances thermiques sentent la lavande.

Les décollages et atterrissages signalés sont repérés respectivement par les lettres D et A.
  • D1 : site de Courchon. Orientation : sud — sud-ouest — ouest. Altitude : 960 m. Dénivelée : 500 m. Conditions favorables : vent d'ouest à sud-ouest, déclenchement thermique vers 13 heures. Dangers : dangereux par vent de nord ou nord-ouest, très turbulent. 
  • D2 : site de Montdenier. Orientation sud-sud-ouest, nord-nord-ouest. Altitude : 1 560 m. Dénivelée : 1 000 m. Conditions favorables : déclenchement thermique vers 10 heures. Très favorable en vent d'ouest. Site facile. Recommandations : laisser les clôtures fermées pour les moutons. 4X4 interdit dans les propriétés. 
  • A1 : camping Saint-Clair. En contrebas du village de Moustiers, au bord de la D 952 en allant vers les gorges. Altitude : 520 mètres.
  • A2 : plateau de Vénascle. Il s'agit de la pente école ; elle doit rester libre pour l'évolution des élèves.
  • En faire plus : Après avoir repéré les sites décrits, rien ne vous empêche d'étendre votre domaine de vol. Les meilleurs cross réalisés ici : Moustiers - Briançon ou Moustiers - Digne - Saint-André-les-Alpes ; le meilleur plafond : 3 500 m.
  • En faire moins : Pour survoler cette merveilleuse région, choisissez de faire un vol en biplace.

Voile sur le lac de Sainte-Croix

Repère : départ de l’anse du Jas ; à la base de loisirs de Sainte-Croix. Entre 6 et 8h, de mai à octobre, assez facile (savoir nager et naviguer). Cartes IGN série bleue Moustiers-Sainte-Marie 3442 ouest et Aups 3443 ouest.
 
Entre haut pays varois et plateau de Valensole, au croisement de la route de la lavande et du grand canyon du Verdon, est né, grâce aux travaux des hommes et à la magie de la nature, un lac aux couleurs bleu-soleil. Un paradis également de la navigation à voile...
Départ de la base de loisirs de Sainte-Croix-du-Verdon au pied du village. Le vent dominant venant du sud, sud-ouest vous obligera à tirer des bords en direction du pont du barrage de Sainte-Croix.
Après quelques minutes de navigation, vous pourrez admirer le village de Sainte-Croix, construit sur un piton rocheux dominant le lac. Arrivé près du pont qui relie les civils départements du Var et des
Alpes-de-Haute-Provence, vous apercevrez l'entrée des basses gorges du Verdon où coulait l'ancienne résurgence de Fontaine l'Évêque. Puis, longez la rive varoise et mettez le cap sur le village de Bauduen (village de haut pays varois anciennement perché et devenu petit port provençal flanqué sur la colline).
Une fois dans le goulet, longez le village (nombreux bords à tirer) et venez vous amarrer au ponton situé au début du village, ou bien effectuez un mouillage forain à proximité. Une pause est indispensable pour aller découvrir les rues et ruelles de ce magnifique village très bien restauré (tous commerces dans le village). Ensuite, il faut repartir au vent arrière (attention aux empannages fréquents) et longer la rive au portant en mettant le cap sur le nouveau village des Salles-sur-Verdon (l'ancien village ayant été noyé au fond du lac). À l'endroit où la colline plonge dans le lac, non loin du "rocher aux Mouettes", vous aurez à faire le tour de l'île de Costebelle (se renseigner au préalable pour savoir si le niveau du lac est suffisant). Effectuez le tour de l'île et en longeant à nouveau la rive, vous ne tarderez guère à découvrir sur votre droite l'entrée du grand canyon du Verdon. Le retour s'effectuera au près pour les premiers bords (il est préférable de tirer des bords au milieu du lac pour revenir au portant vers le point de départ).
  • Le vivre autrement : Vous pouvez changer de moyen de locomotion et effectuer ce parcours en planche à voile ou encore en canoë, solution toutefois plus fatigante et offrant moins de répits.

Escalade à Quinson         

Repère : Accès: le site est à l'est du village de Quinson, non loin du barrage; se garer à proximité immédiate de la chaine on bord de route ; le départ des voies n'est qu'à 5 minutes à pied.
Hauteur: 15 à 80 m. Difficulté: 4b à 8a. Falaise équipée et entretenue par le foyer rural de Quinson. Environ une centaine de voies de difficulté moyenne dans la falaise principale: 30 m de hauteur, 6a à 7a. Sécurité: pompiers à Quinson. Équipement des voies sur chevilles et expansions; mais l'escalade est souvent engagée. Carte: IGN série bleue Tavernes 3343 est.   

Le dynamique village de Quinson est situé au bord du lac d'Esparron. Il est entouré de falaises encore méconnues, malgré leur ambiance très "haute Provence", la variété et le nombre de leurs voies équipées. Un site et une région à fréquenter sans la moindre hésitation.    
Les falaises calcaires de Quinson sont constituées d’un rocher sculpté, souvent raide et à petites prises, mais aussi varié et sain. Les expositions de ce site sont très intéressantes car elles permettent une escalade tout au long de l’année et quasiment par n’importe quelles conditions. En effet les falaises regardent l’est, l’ouest, le sud et sont proches du lac pour les grosses chaleurs. L’escalade est souvent « engagée » c’est-à-dire que si les chutes sont rarement dangereuses, elles peuvent être impressionnantes. La pratique familiale est agréable.

Les basses Gorges du Verdon et le lac d’Esparron

Repère : le départ a lieu sur la commune de Quinson en bordure du Verdon. Arrivée à la sortie des basses gorges, puis continuer en direction du barrage et s’arrêter au village d’Esparron-de-Verdon. 3h, parcours de 12km en eau plate et ne présentant aucune difficulté (éviter par temps de mistral). Carte IGN série bleue Tavernes 3343 est.
 
Le Verdon, après avoir été chahuté dans le Grand Canyon, perd de son tempérament et s'étale successivement sur trois superbes plans d'eau : les lacs de retenue de Sainte-Croix du Verdon, de Quinson et d'Esparron-de-Verdon. Plus de la moitié de ce dernier plan d'eau est engorgée et mérite le détour. Les basses gorges du Verdon (12 km) entre Quinson et Esparron sont un site privilégié pour la pratique de la randonnée nautique. A l'abri de tout accès motorisé, il permet, dans un cadre sauvage et préservé, un authentique retour à la nature. Seul, en famille ou entre amis, cette balade est un moyen de découvrir un site exceptionnel.
En aval du barrage de Quineson, le Verdon forme une petite cuvette avant de s'engouffrer dans ses basses gorges. Une fois passé sous le pont qui relie Quinson à Montmeyan, les falaises surplombent de plus de 200 mètres le cours d'eau. Très rapidement, on a l'impression de s'échapper de notre univers quotidien. Le silence envahit l'espace.
L'embarcation file sur l'eau couleur émeraude du Verdon. Puis les parois s'élargissent au niveau de la grotte murée perchée dans les falaises, et un peu plus loin se situe la grotte immergée dans laquelle les chauves-souris ont trouvé refuge. Enfin, le Verdon sort des gorges et s'étale de nouveau dans une large cuvette au niveau d'Esparron-de-Verdon.
  • En faire plus : Arrivé à Esparron-de-Verdon, continuer la randonnée en direction du barrage de Gréoux-les-Bains. Il est également possible de se dégourdir les jambes en se rendant à la chapelle Sainte-Maxime. Le sentier pédestre se prend au fond d'un cirque dans un virage à droite, au niveau d'une ancienne maison abandonnée. Débarquer, attacher son embarcation et s'engager dans le vallon de Sainte-Maxime. Au dédoublement du sentier, s'élever par le sentier de gauche. Tandis que la pente s'atténue, le sentier débouche sur la chapelle Sainte-Maxime : joli point de vue sur le Verdon.

A cheval sur le plateau de Valensole

Repère : Départ: centre équestre d'Aurabelle (au sud-ouest de Gréoux-les Bains). Durée: une journée pour les cavaliers confirmés, un jour et demi si l'on veut randonner plus tranquillement (sur un week-end de préférence)
Difficulté : plutôt facile, entièrement sur chemins peu accidentés, sauf une descente de 500 mètres pour arriver au Colostre , il est indispensable de savoir utiliser une carte.
Cartes: IGN série bleue Manosque 3342 ouest et Vinon-sur-Verdon 3343 ouest.

Cette randonnée équestre utilise beaucoup les anciennes drailles des troupeaux de moutons d'Arles qui remontaient autrefois par-là, après la pause traditionnelle de Vinon-sur-Verdon. Une balade qui vous permettra de traverser d'abord un paysage de collines, avant de pénétrer peu à peu un environnement unique, celui des champs de lavande du plateau de Valensole.
1ère étape: depuis Aurabelle, vous devez gagner au nord-est le hameau de Pigette. Ne pas manquer d'admirer une belle ferme du XIe siècle flanquée de deux tours, toujours habitée, 300 mètres après le départ sur la droite. Traverser le Verdon à gué pour rejoindre le ravin de l'Oumede, qui vous permet de monter jusqu'au début du plateau de Valensole. C'est là que vous prenez (nord-est) la draille des troupeaux qu'il faut suivre jusqu'à Saint-Grégoire, hameau sur le plateau au milieu des champs de lavande, après être passé à côté de deux fermes pratiquant l'élevage caprin et où il est sympathique de s'arrêter pour acheter quelques fromages. De Saint-Grégoire, il vous faut descendre sur la droite jusqu'au lieu-dit "La Trinité", après être passé à côté d'une distillerie de lavande.
Vous arrivez au gîte équestre de la Bellencroupe, étape de la demi-journée ou du soir, selon que vous laites le circuit en un ou deux jours.
2e étape : vous devez descendre dans le ravin de la Forge pour rejoindre ensuite la D 8, la traverser, puis longer le pied des collines jusqu'au chemin de La Javie. Après avoir croisé le GR 4, descendez jusqu'au confluent du Verdon et du Colostre. Ensuite, restez en bordure du lit du Verdon sur le GR 4, jusqu'à Gréoux-les-Bains. Traversez sur le pont, et suivez vers le sud le balisage équestre de l'ADRI qu'il faudra quitter sur la droite au chemin des Mauras. Traversez la D 8 et regagnez le centre d'Aurabelle par le ravin de Vallongue.
  • En faire plus : Nous vous recommandons vivement la traversée intégrale du plateau de Valensole en 3 ou 4 jours.
  • Le vivre autrement : Cet itinéraire est intéressant pour les amateurs de balades à VTT. Les pentes sont douces, les chemins généralement larges et les courses dans les champs de lavande ont un appréciable et inoubliable parfum. Une très belle boucle, réalisable aisément en une seule journée par des pratiquants entraînés.

La Vallée du Colostre

Repère : accès de la gare SNCF de Manosque. Départ et arrivée au centre équestre le Palhanet à 1km de Saint-Martin-de-Brômes et 6km de Gréoux-les-Bains. 5h, 130m de dénivelée, cartes IGN série bleue Manosque 3342 ouest et Tavernes 3343 est.

Terre de contraste, les basses gorges du Verdon offrent au randonneur la ruse calcaire du plateau de Valensole, les fonds humides des vallées et des forêts aux chênes séculaires. Présence agricole, habitats celto-ligures, villages perchés, diversité de paysages donnent à ce pays une forte identité dont nous vous recommandons, là encore, la découverte à cheval ou à VTT.
Du centre équestre, partir en direction de Saint-Martin-de-Brômes sur 150 mètres, tourner à gauche sur un petit sentier qui descend jusqu'à la rivière du Colostre. Franchir la passerelle et remonter jusqu'à la départementale 952. La traverser, rentrer dans le village et monter jusqu'à la tour Templière (point de vue sur les gorges du Colostre). Prendre le GR 4 qui monte sur le plateau et le suivre sur environ 4 km. En vue du village d'Allemagne-en-Provence, descendre un sentier jusqu'à une distillerie de lavandin.
De là, suivre une petite route jusqu'au village d'Allemagne (visite du château possible, XIVe, XVIe). C'est là qu'il convient de pique-niquer ou de faire halte (fontaine). Repartir direction Gréoux à la bifurcation et prendre à gauche direction Albiosc. Au bout de quelques mètres, tourner à droite sur la route goudronnée. Passer près du château de Beauvezet et des champs de tulipes. Continuer environ 1,5 km et après l'élevage de poules, descendre à droite en direction de la rivière, que l'on longera sur sa rive gauche jusqu'à une habitation. Juste après celle-ci, tourner à gauche et gagner une petite route goudronnée. Tourner à gauche, puis à droite et suivre un petit sentier de la forêt communale. Le suivre jusqu'à la chapelle Saint-Jean.
Remonter en oblique et traverser la départementale qui relie Saint-Martin-de-Brômes à Esparron, ensuite le chemin vous ramène au Palhanet.
  • Le vivre autrement : L'itinéraire de la vallée du Colostre est également très intéressant à VIT, pour les raisons déjà expliquées à l'occasion de la proposition équestre concernant le plateau de Valensole. Autre balade possible (pour ceux qui apprécient de rouler à tombeau ouvert sans prendre trop la peine de consulter la carte), celle qui relie Gréoux-les-Bains à Allemagne-en-Provence, en utilisant pour une bonne parte le tracé du GR4 : une douzaine de kilomètres pour ce parcours que l’on bouclera (et dont on doublera la distance) par la rive gauche de la vallée du Colostre, en traversant le bois du Défends (au sud-est de Gréoux) et en passant ensuite sous le barrage de Gréoux.

Saint-Martin-de-Brômes

Depuis Gréoux-les-Bains vers Allemagne-en-Provence, vous découvrirez l'un des plus aimables villages des pays du Verdon. Suivant les courbes de niveau au flanc d'un petit mamelon, le Castellanas, le village de St-Martin-de-Brômes étage ses toits de tuiles rouges.
Cette ancienne place forte dont la tour carrée (XIIIe siècle) faisait sans doute of lice de donjon, appartenait jadis au Prieuré de St-Victor de Marseille. Au XIIIe siècle, le fief passa aux Castellane, puis aux Payan au XVIIIe siècle. Vestiges de remparts, maisons de caractère et ruelles étroites attestent d'un riche passé du XIIe au XVIIIe siècle.
Le terroir de St-Martin-de-Brômes laisse paraître de nombreuses traces d'une occupation plus ancienne : tombes et poteries gallo-romaines, bornes milliaires .., objets visibles dans le petit musée installé dans la Tour Carrée.
Enfin, les fouilles effectuées en 1992 ont permis de connaître avec précision l'oppidum Buffe Arnaud bien représentatif de l'âge du fer (7e au 5e siècles avant J.-C). Il présente dans sa partie basse un épais rempart de pierres liées à l'argile. Un espace aménagé à l'intérieur de la muraille a révélé un mobilier surprenant notamment des poteries grecques et des oboles marseillaises qui attestent de la vivacité du commerce international à cette époque.

Saint-Pancrace - Digne
Digne
Vallée de la Bléone - Digne
Digne
Provence

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